Fête de la MIAOU 2006 à Bevaix : Adrien Laurent

 

 

Donc, l’historique de la Miaou, c’est quelque chose comme 1976 ou 1977. Un groupe qui émanait de la Société de développement, je vous cite ça de mémoire, cela commence à dater. Il y avait M. Wannenmacher, il y avait l’instituteur, M. Daniel Steiner, puis on a inventé une activité au centre du village.

En fait, cela ne se donnait pas ici au jardin communal, mais devant la laiterie, comme on disait, avec une particularité, c’est qu’à cinq heures du matin, il fallait avoir déblayé la place pour que le camion du lait puisse faire son œuvre. Alors, on a fait cela un certain nombre d’années. En ce qui me concerne, quelques années après, j’ai quitté momentanément la localité… La pièce importante de la Miaou, c’était une revue qui était conçue par une équipe de la Société de développement avec chants et moments de commentaires sur la vie du village, bien sûr acides ou acidulés. Forcément, on critiquait le Conseil communal, on avait certainement bien raison, le Conseil d’État, tout ce qui se passait par là autour, et la fête a réussi à prendre une certaine ampleur et surtout une certaine notoriété.

L’année suivante, on nous a demandé de refaire et on a continué et cela fait maintenant une trentaine d’années que cela existe.

 

Bien sûr, le Conseil communal a eu la bonne idée un jour de décider une réfection au milieu de la commune, au milieu du village. Alors, il n’était pas possible de faire la fête. On s’est dit : « Où est-ce qu’on va aller ? » On a cherché très longuement et tout à coup, on s’est souvenu qu’il y avait un jardin communal. On s’est dit : « Est-ce qu’on peut y aller ? » On l’a colonisé et au bout de quelques années, on a admis que c’était la meilleure des solutions et la fête a évolué comme il se devait.

 

Je dirais qu’il y a une chose que je regrette un peu, c’est qu’au départ, c’était une fête qui n’avait aucun but économique. Il n’y avait pas de recherches de fonds, de recherches d’alimenter les caisses des sociétés, mais certains de nos collègues dans nos sociétés se sont plaints en fait de ne pas pouvoir profiter de cette occasion pour renflouer les caisses. Et là, il y a eu une légère dérive ou en tout cas une adaptation de la fête. Ce n’est pas vraiment le but actuellement, j’entends, il n’y a aucune société qui cherche à faire de l’argent de manière éhontée. Mais, c’est un tout petit peu dommage qu’on laisse glisser cette attitude. C’est toujours facile de critiquer. En tout cas, moi, je suis très reconnaissant à tous ceux qui ont succédé à l’équipe de départ, d’avoir pérennisé la fête et de l’avoir conduite dans l’état dans laquelle on la trouve jusqu’à ce jour.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod