Fête de la MIAOU 2006 à Bevaix : Claude Wannenmacher

 

 

Est-ce qu’on peut dire que la Miaou, c’est un peu la fête du village de Bevaix ?

Oui. C’est très certainement la fête du village de Bevaix. Il faut dire qu’on l’a conçue un peu comme cela au départ en 1978, quand une série de personnes sont venues me trouver, parce que je m’occupais à ce moment-là de la Société de développement pour animer la reprise de l’année scolaire. Au moment où tout le monde rentre de vacances, où les gens de l’extérieur, les quartiers extérieurs qui commençaient à se construire et les gens du centre, les anciens de Bevaix, puissent se rassembler, se rencontrer, boire un verre et manger quelque chose dans des conditions tout à fait acceptables avec des coûts qui étaient faibles.

Le but, ce n’était pas de faire du bénéfice. La première année, je me souviens, on était dix à garantir la fête du point de vue financier, parce que tout le monde avait peur. Et puis, au lieu d’avoir trois mille francs de déficit comme prévu, on s’est retrouvé avec deux mille cinq cents francs, ce qui nous a permis de soutenir les jardins d’enfants à l’époque qui n’étaient pas subventionnés et d’offrir le premier éclairage du temple de Bevaix. Voilà.

 

C’était un petit peu l’idée ça au départ : si il y a des bénéfices, cela sera pour améliorer des choses appartenant à la collectivité ?

Tout à fait. C’était bien l’idée de départ. Il y avait une cantine commune. On faisait à manger en commun. On allait chercher des bons. Personne, aucune société n’exploitait la fête et de cette manière, on répartissait les bénéfices. Cela a été très souvent les jardins d’enfants ou d’autres sociétés du village ou d’autres associations du village.

 

Pourquoi cette tradition n’a pas pu perdurer ?

Alors ça c’est … Il faut voir ce qu’il s’est passé. Les comités changent. Moi, j’ai présidé les trois premières années. On a essayé de maintenir ça. Après, il est évident que pour amener les gens à travailler pendant toute une soirée et toute une nuit, voir plus puisqu’on était sur la place principale du village sur la route cantonale et il fallait vraiment tout nettoyer pour laisser passer le premier bus du matin, le dimanche.

Donc, il y a eu un moment où l’on trouvait un peu moins de monde et où il a fallu intéresser les sociétés, mais je crois que l’esprit reste quand même. On a déjà des prix assez bas.

 

Les sociétés en effet sont présentes et les jeunes aussi, j’ai vu.

Oui. Cela, c’est certain. Je dois dire que ce qui a été gardé dans l’esprit général de la fête, c’est que, quand même, les sociétés ne se font pas de concurrence. Dès le départ, il a été décidé par mes successeurs qu’une société s’occupait de faire de la pâtisserie, une société les frites, etc. Donc, il n’y a pas de concurrence. Chaque société a sa spécialité et se répartit. Cela, c’est une bonne chose.

 

Que ce soit en bonne harmonie dans l’intérêt de la fête.

Absolument et dans l’intérêt aussi des sociétés qui récoltent un peu de bénéfice pour leurs actions. C’est évident.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod