Théâtre Matchbox
024 : Quelle histoire…
Par Fred Loewer et Daniel Fuchs
Encore une fois, bonjour Mesdames et
Messieurs. Aujourd’hui, notre petit sketch de cinq minutes sur TOR va vous
parler de culture comme on le fait quelques fois… Pierre, oh, oh…
Eh
Roger.
Ça tourne là. On y est là…
On
est où ?
On est sur le plateau de la télé TOR
pour parler d’Histoire.
Oh
je me réjouis…
Oui. On va donc vous parler un petit peu
d’Histoire, ça paraît important aussi dans la culture générale. Pierre, tu
étais censé nous amener un sujet, tu as…
Oui
d’où ma fatigue. J’ai potassé mes livres d’Histoire. Alors, je me suis planché,
je me suis planché sur les civilisations.
Les civilisations. Voilà un sujet
intéressant, les civilisations.
Eh
je suis allé voir un copain qui est conservateur. Il m’a donné un objet pour
illustrer.
D’accord. On se réjouit de le voir.
Ouais.
Je n’ai pas l’habitude de ce mobilier, moi… Moi, j’ai mon brodzon
de traite. Alors, ça…
Très bel objet.
Très
bel objet que je vais vous expliquer.
Est-ce que l’on peut acheter cet
objet ?
On
ne peut pas l’acheter. C’est trop cher !
C’est dommage.
Le
conservateur a trouvé ça lors d’un voyage de recherches sur les civilisations.
C’est un squelette qui tenait ça comme ça. Il a trouvé toute une bande alignée de
squelettes. Il y en avait un comme ça et à côté, il y avait un petit squelette aussi
avec un grand cheval squelette aussi.
D’accord.
Il
s’est posé des questions. Il s’est dit : « Cela doit être le chef, le
petit avec le cheval. »
Ouais. Là, on suit bien.
Il
faut s’imaginer que ces civilisations, à l’époque, elles faisaient la guerre.
Encore aujourd’hui.
D’un
côté, il y avait les Huns.
Bien sûr.
C’est
connu. Les Étrusques et après les Huns. En face des Huns, il y avait qui ?
Il y avait les autres.
Évidemment.
Ils
faisaient la guerre comme ça. Pour comprendre cette signification, il a
réfléchi le conservateur, il s’est dit : « Cela doit être un gueulophone. »
Un quoi ? Je n’ai pas bien compris.
Un
gueulophone. Justement quand il fallait partir à la bataille,
le petit qui avait cet objet dans les mains.
Le petit qui était sur le cheval ?
Le
plus petit, c’était le chef.
C’était un nain plus grand que les
autres.
Oui.
C’était un nain mais un nain portant.
Ah quand même.
C’était
le chef.
Bien sûr.
À
côté, celui qui avait ça, quand il voyait que le chef faisait un petit signe,
il disait : « À l’attaque » et tous, ils partaient attaquer…
Ils attaquaient les autres.
Ils
attaquaient les autres, les Huns.
La question, il y a quand même des questions
qui découlent de tout ça, quand un des Huns allaient chez les autres comme un
espion, qu’est-ce que cela pouvait donner ?
Cela
dépendait de quel sens tu étais ? Si tu étais à la place des autres pour
les Huns, tu n’étais plus l’autre !
Donc les Huns au Valais.
Oui.
Et les autres aussi, ils étaient au Valais. Il y avait des valets… Ils
s’éclataient comme ça. Ils s’éclataient la tête. Voilà.
Comme quoi la guerre.
C’est
riche l’histoire.
C’est bien de nous le rappeler à travers
cette épopée.
Il
le fallait.
Des Huns et des autres.
C’était
un peu louche cette histoire. Mais bon. Ensuite, c’est toi qui devais raconter
la suite…
Oui, moi j’ai potassé pour vous,
Messieurs, Dames. En effet, moi, j’ai trouvé un bouquin très intéressant qui
montre finalement les mensonges de l’histoire.
Comment
les mensonges ?
Dans l’histoire, dans les manuels d’enfants,
d’école, dans ce qu’on peut lire, c’est bourré de mensonges…
Alors
là, je suis curieux.
Quelques exemples, je ne sais pas. Par
exemple Waterloo. Déjà Waterloo, c’est un pléonasme.
Un
quoi ?
Un pléonasme : « water », l’eau. Cela veut dire la même chose.
Ah
bon.
Ce n’est pas grave. Les gens ont compris
à la maison. Waterloo, ok, c’est connu. Les Anglais auraient gagné, c’est faux.
Déjà, c’est faux. C’est bien connu, les Anglais ont fini deuxième et Napoléon 1er.
Je
n’ai pas vu ça dans le Sillon romand. Il ne parle pas de ça. Ils ont parlé du
coût de la betterave, mais Waterloo.
Ce n’est pas le Sillon romand, c’est le
livre d’histoire.
Il
y a des histoires. Il y a des histoires de Toto chaque semaine.
Bon, c’est bon. On essaie de faire une
émission…
J’essaie
de montrer la réalité dans l’histoire.
On va se ressaisir. Ce que je veux dire,
c’est qu’il y a quand même des choses aberrantes. Waterloo je ne sais pas.
Oui.
Ah
oui.
Et puis ce que je n’ai peut-être pas
dit, c’est à Waterloo, c’est quand même là qu’on a inventé les toilettes.
Ah
oui.
Et c’est Louis XVI pendant
Ah
oui. Ça c’est bien. Je comprends maintenant.
Alors ça, on ne le dit pas dans les
manuels d’histoire.
Non,
on ne le dit pas. Je comprends pourquoi ils étaient sans culottes…
Voilà comme quoi tout a un sens dans
l’histoire.
Il
y a une symbolique symbolisant.
Tout a un sens.
Oui.
Alors évidemment, Louis XVI qui se bat.
Oui.
C’est un irréductible, il s’est battu
jusqu’au bout.
Pourquoi ?
Louis XVI, ils l’ont coupé en deux, après
il restait Louis VIII.
Non.
Et après Louis IV.
Non.
Louis II, Louis I.
Cela
faisait du cheni à ramasser…
Louis XVI par tous les petits bouts, il
est irréductible. Il a toujours quelque chose 0,5… 0,25.
C’était impressionnant.
Ah
oui.
Sa femme, Marie-Antoinette.
Ah
oui. Laquelle, celle de Coffrane ?
Non, Antoinette, la femme de Louis XVI.
Ah
ouais.
Depuis qu’on lui a tranché la gorge,
elle a perdu l’ouïe… C’est pas écrit aussi.
Il
y a au moins un avantage, elle est morte sur le cou !
Eh ben voilà. Comme quoi l’histoire en
amène une autre. Franchement du bouquin que j’ai lu sur les mensonges, le plus
énorme, c’est Jeanne d’Arc.
Non.
Jeanne d’Arc la pucelle par ci, Jeanne
d’Arc la pucelle par là.
Elle
vient d’où celle-là, Montmollin ?
De quoi la pucelle ?
Ouais.
Non, non elle vient d’Orléans.
Je
me disais aussi.
Pourquoi ?
Je
ne la connais pas.
C’est bon. Jeanne d’Arc la pucelle.
Jeanne d’Arc, elle n’est pas pucelle du tout.
Non.
On a trouvé son arrière-arrière-arrière-petite-fille.
Elle s’appelle Mireille Darc !
Non.
Tu n’as pas lu ?
Non.
En tout cas Jeanne d’Arc n’était pas émancipée, parce que c’était la première
femme au foyer…
Voilà. Encore une fois, on a dit toute
la vérité, ce qui était important, c’est TOR, la seule télé qui a toujours
raison…
Texte retranscrit par Françoise Berthod