Théâtre Matchbox 031 : Revue de presse

 

 

Par Fred Loewer et Daniel Fuchs

 

Mais c’est n’importe quoi ça.

Oh, oh, oh.

 

Hein !

Tu vas doucement. Je t’entends jusque dans les coulisses.

 

Mais écoute… Mais ce journal, il n’en peut rien ce journal.

Mais, c’est l’Express. Ça existe depuis longtemps.

 

N’importe quoi. Viens voir ça. L’histoire du stade, hein avec ces lumières…

C’est magnifique. Il est magnifique.

 

Il est magnifique.

Il est beau, ce stade.

 

Mais il faut enlever ces lumières. En tout cas, la lumière qui est en charge du dossier, parce que s’en n’est pas une celui-là.

Il n’a peut-être pas la lumière à tous les étages, mais enfin le stade, lui, il est beau.

 

Ouais le stade, mais moi, je me suis promené hier. Je peux te dire que c’est plutôt dégueulasse de voir ça. Hein. Moi, quand je veux construire un poulailler, on me fait des histoires pas possibles, parce qu’il a un mètre de haut…

On t’a juste demandé dans le poulailler de faire une sortie de secours, ce n’est quand même pas compliqué ou bien ?

 

Alors…non. Je ne préfère pas causer de ça.

Tu es d’un négatif même.

 

On va prendre les pages locales, « Les Jeunes Rives ».

Qu’est-ce qu’il y a « Les Jeunes Rives ? » Elles sont magnifiques « Les Jeunes Rives ». Je suis né à Neuchâtel, elles sont belles depuis tout le temps…

 

Mais tu as vu ça. Ils siègent pendant des heures pour parler des mouettes.

Ben oui.

 

Pour protéger les mouettes.

C’est important les mouettes. C’est important.

 

Tu te rends compte, on paye des impôts pour parler des mouettes.

Ben ouais, ma foi…

 

Après l’Expo, ils avaient dit : « Tout sera remis en ordre. » Ils ne sont même pas capables de remettre la place de jeux, non mais…

Ils nous ont bien pigeonnés à l’Expo, on peut bien protéger les mouettes aujourd’hui.

 

Je peux te dire alors… On a des sacrés oiseaux, là.

Mais non. Cela va quand même bien. Écoute, t’es négatif.

 

Et puis là, regarde-moi ça. Le jet d’eau. Tu as déjà vu marcher le jet d’eau à la place du Port, toi ?

Mais non. Il n’y en a pas besoin. De toute façon quand on va acheter, on se ferait gicler.

 

Mais cela fait six ans que cela ne marche pas, ces machins. Pourquoi payer un truc cher si cela ne marche pas ? Moi, je suis allé à Delémont. Il y avait une rencontre avec le Sillon romand. Je peux te dire que ça marche leur jet d’eau. Je suis allé à Berne manifester avec les paysans, il marche le jet d’eau.

Ouais… On n’a peut-être pas d’eau à Neuchâtel. On n’avait pas les pompes. On n’avait pas de quoi l’amener. Il ne faut pas non plus…

 

Non, mais c’est vrai.

Ce que tu es négatif aussi.

 

Non, mais moi cela me scie.

C’est bon. Tu as fini de critiquer tout ce que tu trouvais.

 

Moi je crois que je vais arrêter le journal, parce que tu sais, ça… De toute façon, quoi qu’on fasse, ces gens, ils n’ont jamais raison.

Ouais, ben excuse-moi d’en rajouter, mais moi faire une rétrospective sur TOR, alors que tu es négatif comme ça, c’est exclu. Parce que raison ou pas raison, c’est quand même TOR finalement, la seule télé qui a toujours raison.

 

 

Texte retranscrit par Françoise Berthod