Théâtre Matchbox
304 : Le festival du film paysan
Par Daniel Fuchs, Frédéric Loewer et Ismaël Frautschi
Mesdames,
Messieurs, membres du jury, cher public, je déclare ouvert la 174ème
compétition du film paysan du Val-de-Ruz. Sans plus
attendre, voici l’enveloppe qui couronnera le meilleur producteur. Pour son
film « Sois terre à terre ou je t’enterre dans mes terres », Pierre
Ponce.
Mais j’y crois pas, j’y crois pas. Hé, je
n’y crois pas. Merci.
Félicitations.
Je suis tout émouillé.
Je suis tout ému.
Félicitations.
Mais c’est pour moi ça.
C’est
votre coupe.
Ouah… Hé, le club de Boudevilliers.
Mais vous savez, je n’étais pas seul. Mais ça fait bien plaisir.
Toutes
mes félicitations.
Merci, merci.
Tu
vas annoncer la suite ?
Hein non, non. Je vous laisse faire.
Ah
vous voulez rester. Sans plus attendre, l’enveloppe qui couronnera le meilleur
acteur. Pour son rôle dans le film « Sois terre à terre ou je t’enterre
dans mes terres », Roger Sassuit…
Hé Roger.
Non,
je déconne. En fait, je savais que je l’aurai. Je savais, c’est le meilleur
film.
Oui, mais c’est quand même moi qui l’ai
produit.
Tout
ce qui est produit, c’est toi. Mais, je savais. Je vous remercie quand même,
c’est sympa. Mais je savais, quoi.
Il faut savoir que ce film n’aurait pas
eu lieu si je n’avais pas mis mon champ à disposition.
Non
mais si tu veux, c’est bon si tu joues comme ça. Mais j’ai quand même le rôle
principal, je sauve le film. D’ailleurs, il faut tous aller me regarder dans le
film.
Ouais, ouais et surtout le générique au début,
parce que c’est moi, producteur…
Dans
le générique, évidemment que c’est mon nom qui apparaît en premier, ce qui est
normal quelque part. Il faut rendre à César ce qui est à César. Mais je vous
remercie de m’avoir invité ce soir. C’était une chouette soirée, un peu
longuette.
Ouais mais quand même pendant le
tournage, les jus de pommes que vous avez eus dans vos loges, ça venait de chez
moi.
Bon
c’est bon. Tu as fini de nous faire de l’ombre, là.
Quoi je ne fais pas de l’ombre…
Donne-moi
ça parce que ça me revient. Voilà, merci. Merci à mon public. Je dis mon
public, parce que je n’ai qu’un public, une personne. Elle est fidèle et voilà…
C’est tout. C’est un moment d’émotion.
Ben je vois que t’es émotionné.
Dis
donc en parlant d’émotion, vous avez un prochain projet en cours.
Ah
ouais, ouais. Oui.
Si tu veux en parler, parce que moi…
Oui,
c’est-à-dire qu’il faut comprendre que Pierre a eu énormément de peine à
travailler sans moi. Évidemment parce que je sauve quand même les scénarios, il
faut le dire. Oui, la prochaine production, j’ai d’ores et déjà été invité pour
le premier rôle.
Oui.
Production
qui s’appellera sauf erreur : « Les torts d’un castor sur TOR »,
la seule télé qui a toujours raison.
Texte retranscrit par Françoise Berthod