Théâtre Matchbox
321 : La musique
Par Daniel Fuchs, Frédéric Loewer et Ismaël Frautschi
Moiiiiiiiiiii, j’aime ma mie…
C’est quoi ça ?
Ben, c’est quoi ça ? Ben, c’est une
chanson. Il faut bien un peu amuser les
gens dans la rue.
Amuser les gens avec ça ?
C’est un peu de musique, quoi. Ca change
un peu…
Ce n’est pas de la musique ça.
T’as
pas de boulot ou quoi ? Tu n’as pas étudié, non ?
Quoi ? Mais si ! Ce n’est pas
le problème. Mais c’est que j’aime la musique. J’aime la musiiiiique…
Ouais,
mais non, non !
Non, non !
Hé, pense aux oreilles de chacun.
Mais ce n’est pas le problème. Non, mais
j’ai une thèse en psycho-physique théologique à l’université. J’ai pas de problème. J’aime la musique.
Alors,
c’est ça le problème. C’est anti-atomique.
Quoi, c’est anti-atomique ?
Ouais,
c’est quand une thèse contredit une autre thèse. Au-lieu de faire la synthèse,
ça fait une antithèse. Enfin, c’est « antitomique ».
Je me demande qui c’est qui devrait…
Bon,
moi je n’ai pas étudié.
Bon alors, taisez-vous maintenant
que je joue!
Bah !
Quoi ?
Faudra écouter ?
Ben, oui !
C’est
quoi ce machin ? Sérieusement !
Sérieusement, ce n’est pas le problème.
Il faut bien qu’on tourne. Il faut bien qu’on tourne parce qu’au théâtre Matchbox, c’est comme partout ailleurs. Il y a l’économie.
Il ne faut pas avoir fait que des études. Il faut bien…
Oui, oui d’accord !
Moi, ce que je propose, c’est qu’on pourrait peut-être l’aider
Ben, peut-être les gars. Parce que pour
nous…
Je
vais l’aider, je vais l’aider
Tu vas l’aider ?
Je
l’aide !
Ben moi, je n’ai pas d’instrument.
Moi,
j’ai ce qu’il faut, J’ai trouvé ce qu’il faut.
Requête, requête…
Je requête.
Pendant
que tu lui quêtes de la bonne musique…
Il faut aider les malheureux.
Et
bien moi, je suis.
Vas-y !
Il en fauuut
peu pouuur être, heuuureux,
vraiiiment peuuu pouuur être heuuureux…
Ben, il faut donner un peu plus de rythme.
Ah, ben voilà ! Tu
vois ? Comme ça, ça va mieux.
Ben ouais !
Et puis en même temps, ça
fait passer un message très important pour tout le monde. Et sur TOR aussi.
Ha, ouais !
Parce que c’est vrai, crise
économique ou pas, il en faut peu pour être heureux, non ?
Texte retranscrit par François Gombàs