Théâtre Matchbox 326 : Concours hippique

 

 

Par Daniel Fuchs et Fred Loewer

 

Mesdames et Messieurs, bonjour. Encore une fois sur TOR de la culture. De la culture oui, mais de la culture hippique. En effet, on va profiter aujourd’hui d’avoir un petit peu de temps devant nous pour vous expliquer ce que c’est qu’un concours hippique. Qu’est-ce que tu fais ?

Ça me pique.

 

Et pis, ce n’est pas un concours.

Non, mais je dis que ça me pique. C’est tout quoi. Tu m’as dit de venir, voilà je suis là maintenant.

 

Je t’ai dit de venir pour m’aider à expliquer ce que c’est… aux téléspectateurs, aux téléspectatrices, pardon, ce que c’est qu’un concours hippique.

Ah…

 

Tu dois le savoir toi qui fais…

Ben ouais. J’ai été champion de la cantonale.

 

Pour ta coupe de cheveux ou bien ?

Non avec mon cheval.

 

Ah non. Tu dis que toi, t’as fait des concours hippiques ?

Ben ouais. J’ai fait toutes les disciplines. J’ai fait le dressage. Tu sais ce que c’est que le dressage ?

 

Ouais, c’est quand on met la table.

Non, non, non. En concours hippique, le dressage c’est dans un rectangle. Tu as plein de lettres partout et avec ton cheval, tu dois aller, suivre les lettres.

 

Il n’y a pas besoin d’un cheval pour suivre les lettres…

Eh ben si, puisque le cheval, lui ne sait pas lire. Tu es bien obligé d’être dessus pour l’amener aux lettres. Et tu ne vas pas de A à B. Tu vas de A à C et tu reviens à B. Tu vois. Même si, même si, c’était à Môtiers que ça se déroulait. Je n’allais pas toujours à Bex, tu vois. C’est une expression. Quand tu es sur ton cheval comme ça, tu repères la lettre et tu dois…

 

Non, je ne pensais pas que tu en savais autant.

Ah c’est difficile.

 

Ah c’est difficile.

C’est difficile.

 

Et alors, profitons de ta science. Qu’est-ce qui aurait d’autre que ?

Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Il y a quelque chose que j’aimais beaucoup, quand j’étais plus jeune…

 

Ta jument. Ta jument, tu devais l’aimer beaucoup ta jument. J’imagine.

Ah ouais, elle était belle. J’y faisais des tresses, là. Elle était magnifique.

 

Elle a la même coupe que ta femme.

Ben ouais, on avait le même coiffeur. Une fois qu’il m’avait fini, il faisait la jument…

 

Forcément, après il y a des rabais comme ça pour les couples.

Ouais, il y a les rabais.

 

C’est bien.

Avec les cheveux comme ça, il pouvait faire une moumoute après… Ce que j’aimais bien, c’est le saut. Le saut.

 

Non, le sautoir.

Ouais, il aimait bien le seau d’avoine. Il adorait.

 

Ah ouais.

Moi. J’aimais le saut des concours. Tu as des obstacles.

 

Oui, tu dois sauter les obstacles. On voit ça tout le temps à la télé. Il n’y a pas besoin d’expliquer…

Ouais mais tu sais, quand tu es dans ton fauteuil, ce n’est pas la même chose que quand tu es sur scène.

 

Mais si, c’est la même chose dans ton fauteuil…

Ce n’est pas la même chose. Il fait quelle hauteur, ton fauteuil ?

 

Je ne sais pas. 70 centimètres assis.

Un cheval, il fait 1,50 mètre quand il est jeune.

 

Et puis ?

Et tu as la selle et tu es assis dessus. Ta tête, elle est bientôt à 2,50 mètres. Et en plus, l’obstacle, il est à 2 mètres en face, tu te retrouves à 3,50 mètres quand tu sautes avec la tête.

 

C’est facile, ça. C’est facile de dire aux gens, j’ai fait ci, j’ai fait ça. Ils n’ont aucune preuve.

Attends, j’ai la cassette du dernier championnat des Breuleux.

 

Mais bien sûr.

Je vais te la mettre.

 

C’est facile. Moi je viens, je vous raconte plein de trucs et j’en n’ai pas fait la moitié.

Ben regarde moi, regarde…

 

C’est une télé. Il y a une vidéo qui commence. C’est toi là sur le cheval ?

Ouais.

 

Mais, mais, t’es tombé là ?

Mais c’est normal.

 

Pourquoi ?

C’est la chute…

 

 

Texte retranscrit par Françoise Berthod