Théâtre Matchbox
331 : Le rugby
Par Daniel Fuchs et Fred Loewer
Bienvenue !
Aujourd’hui, pour un entrainement spécial, en direct de Puits-Godet pour le Rugby
Club de Neuchâtel qui a enjolivé son entrainement, aujourd’hui, de deux
nouvelles recrues pour leur premier entrainement. Le Duo du Bas nous fait
l’honneur de jouer aujourd’hui avec nous. Évidemment beaucoup d’organisation.
Le rugby est un sport où l’on court et l’on réfléchit énormément. On le voit
très bien sur cette image où Roger Sassuit réfléchit
plus qu’il ne court et essaye d’attraper la balle, mais impossible ! C’est
bien sûr l’adversaire qui s’en empare en sachant évidemment que chaque équipe
est composée de cinq joueurs et que Roger Sassuit et
Pierre Ponce sont l’un en face de l’autre.
Alors
que Pierre Ponce donne tout ce qu’il a, par-dessus le joueur, il ne touche plus
terre, il ne touche plus pied, il n’est plus du tout avec nous. Ah, on voit,
une pause de Roger Sassuit qui, peut-être une Camel
filtre ? Non, pas le temps. La balle revient et c’est tout de suite Pierre
Ponce qui court encore une fois pour reprendre la balle. Mon Dieu, mon Dieu et
un placage. Un placage impalpable, implacable. En effet, c’est Pierre Ponce à
terre. On dirait une limace morte. C’est dommage, dans le champ, dans le pré.
Alors, encore une motte de terre de fichue pendant que Roger Sassuit ne comprend pas. Il ne suit pas en effet. Et Pierre
Ponce ne prend plus vraiment goût au jeu. Si, voilà, il a de nouveau le ballon.
La courge est dans ses mains et il fait une dernière tentative par rapport à un
passement à gauche.
Ah,
de nouveau Pierre Ponce qui reprend du service. Oui, oui, on le sent très
essoufflé et très motivé aussi. Va-t-il aller jusqu’au bout de l’entrainement ?
On en doute, alors qu’une dame du club semble drôlement s’approcher de lui.
Mais ce n’est pas grave, Pierre Ponce ne se laisse pas déstabiliser si
facilement.
Voici
donc la dernière prouesse du Duo du Bas. Le Duo du Bas qui, évidemment, fait
preuve de tout son fair-play lors d’un entrainement, qui a été, faut-il le dire,
encore une fois un échec pour notre Duo du Bas.
Texte retranscrit par Françoise Berthod