Théâtre Matchbox
337 : La poésie
Par Daniel Fuchs et Fred Loewer
« Quand je vois le lac et tous ces
voiliers naviguant, je me revois chez moi et chez ma maman. »
Pourquoi,
elle a mis les voiles ?
Ah non, ça c’est ma femme. C’est une
autre histoire, c’est la poésie ça…
Eh
bien moi, « quand je vois toute cette eau », je me dis :
« Je prendrais bien un Pernod. »
Mais ça, ce n’est pas poétique.
Non,
mais ça rassasie.
« Quand les oiseaux partant au loin
à travers leurs gestes, on retrouve enfin, l’aventure de l’Est. Oh, que l’on
aimerait partir parfois très loin. Si loin de Pierre, si loin de toi… tagada tsoin tsoin… »
« Eh
moi, quand je suis près de mon bateau et que je vois tous ces oiseaux »,
je me dis : « Ça y est, je vais pouvoir nettoyer la bâche… »
Eh bien, il faut être positif dans la
poésie aussi. C’est les poésies les plus tristes, les plus belles, mais enfin
quand même. Je ne sais pas moi, « regarde les montagnes gisant derrière
l’eau, coulant… Ces montagnes si hautes à peine on arrive à voir le gisant. »
« L’eau
qui coule l’hiver quand elle est toute boueuse me fait penser à un camembert… »
Ça ne rime pas en plus.
Pourquoi ?
Parce que ça doit rimer.
L’eau
boueuse…
Avec un camembert…
« Goûteux. »
Ce n’est pas une rime riche.
Mais
le camembert, il l’est suffisamment.
« Regarde mon ami ces nuages se
dessinent dans le ciel… »
Où
ça des cygnes ?
Non, les cygnes c’est dans le lac.
Ah
oui, je me disais.
Si tu vois un canard blanc sur le lac…
Ouais.
C’est un cygne.
C’est
un bon signe.
« Mais regardes ces nuages mon ami
dans le ciel qui te font un salut éternel… »
Ouais
et ces nuages gris qui me prédisent surtout de la pluie.
Sans parler de ta Cumulus.
Hein…
Moi, j’ai
Ce n’est pas tout ça, ce n’est pas tout
ça.
Non,
parce que c’est bien d’être au bord du lac, mais mes vaches m’attendent…
Alors, il est temps Mesdames et
Messieurs de passer à la conclusion et il est bien espoir de dire une dernière
fois que c’est TOR, la seule télé qui a toujours raison…
Texte retranscrit par Françoise Berthod