Monsieur Dennis Esteves : Artiste peintre
Anaïs Laurent
Pour la nouvelle année, une nouvelle approche, un nouvel artiste, un nouveau pays et une culture tout à fait différente de celle de la Suisse. Il s’appelle Dennis Agabiti Esteves et il est né à Sao Paulo au Brésil en 1976.
Dennis est un artiste peintre qui a commencé très très jeune et qui a maintenant une soixantaine d’expositions, déjà, à son palmarès. En France, en Italie, en Espagne, en Suisse, déjà plusieurs fois à Lausanne et à Genève et maintenant chez nous, à la galerie Quint-Essences, à la gare dans le petit village de Bevaix. Merci Dennis et bonne continuation.
M. Dennis Esteves bonjour.
Bonjour Françoise.
Depuis quand faites-vous de la peinture, à quel âge avez-vous commencé ?
J’ai toujours dit que j’ai commencé à peindre dans le ventre de ma mère. Très petit, à trois ans, j’aimais bien faire des dessins et à quatorze ans, j’ai fait ma première exposition au Brésil. C’est comme cela, j’ai toujours fait de la peinture.
Oui. Vous avez des parents qui sont peintres aussi ?
Mon père, il avait beaucoup de talent pour la peinture mais il n’a pas suivi la profession. Ma mère est une chorégraphe brésilienne. Comme ça, j’ai une famille avec une ambiance très culturelle.
Vous avez fait une école d’art ?
J’ai fait l’école Panaramerica d’art à Sao Paulo et j’ai développé ma technique d’une manière presque autodidactique dans l’expérience de superpositions de couleurs.
Vos tableaux sont de couleurs très vives et joyeuses. D’où vous tenez cette joie de vivre ? C’est vous-même.
Moi-même et je pense l’influence du Brésil peut-être. Il y a toujours des couleurs partout et je parle toujours de ma famille parce que ma famille est aussi très joyeuse, d’origine italienne. On est toujours à chanter.
Oui faire la fête. Et votre inspiration provient ….
Je propose toujours de faire les personnages pour représenter le peuple. Moi, sans avoir un sujet typique, ce n’est pas ma proposition de faire un travail typique. Un travail où je peux montrer un petit peu le peuple brésilien et aussi des peuples mondiaux. Les sujets des tableaux sont plusieurs personnages différents, situations différentes.
Vous aimez le sport parce qu’il y a beaucoup de tableaux qui représentent des sportifs ?
J’aime voir le sport. Je n’aime pas faire beaucoup de sport. J’aime la symétrie du sport et tous les dessins.
Vous êtes là en Suisse depuis plusieurs années. Vous avez déjà exposé en Suisse ?
Oui La Suisse m’a toujours reçu à bras ouverts et j’ai exposé en Europe, quelques fois avec beaucoup de succès et je suis très jeune encore et je m’engage à développer ma carrière de la manière la mieux possible et comme ça je n’ai pas beaucoup de galeries en Suisse, mais je travaille pour agrandir tous les postes de travail en Suisse et en Europe. J’habite à Paris pour développer ma carrière.
Pourquoi avez-vous quitté le Brésil ?
J’ai quitté le Brésil parce que malheureusement le Brésil n’est pas un pays de traditions culturelles et j’ai déjà mon marché au Brésil, à Sao Paulo, à Rio de Janeiro, des grandes villes du Brésil qui m’ont déjà ouvert les portes pour mon travail. Moi, je pense que l’Europe est une grande vitrine pour les artistes et j’en profite pour développer ma carrière en Europe. C’est comme cela. Il y a beaucoup de traditions culturelles et beaucoup de choses pour agrandir mes connaissances. Pour moi, c’est très bon.
Pourquoi Paris et pas d’autres villes en Europe ?
En principe, à cause de la langue. Pas que je parle très bien le français, mais je pense développer aussi la langue et je pense que beaucoup d’artistes ont déjà habité à Paris et il y a une atmosphère, quelque chose, que je ne sais pas dire, qui m’enchante.
C’est Montmartre qui vous enchante ?
C’est tout. J’ai pensé que c’est une ville spéciale pour moi et c’est très stratégique aussi pour toute l’Europe.
Dans votre passion, il semble que vous avez une tendance Picasso ?
J’ai connu Picasso après avoir connu un grand maître brésilien qui s’appelle Candido Porcina. Candido Porcina a été beaucoup sous l’influence de Picasso et de la phase cubiste et moi. J’ai découvert Picasso après avoir découvert Candido Porcina. Je pense que j’ai beaucoup d’affinités avec Picasso. Une affinité, ce n’est pas personnel mais chez l’artiste il y a beaucoup de choses qui sont de l’intuition. Là, je pense qu’il y a une affinité et j’aime beaucoup beaucoup le travail de Picasso et c’est impossible de ne pas percevoir Picasso.
Vous habitez maintenant en France, pensez-vous rester toujours en France ou retourner une fois dans votre pays ?
Je ne sais pas. Pour moi, c’est bien de vivre six mois en Europe et six mois au Brésil. Je ne sais pas encore, c’est trop tôt. Maintenant je reviendrai au Brésil en novembre, parce que j’ai beaucoup de rendez-vous aussi au Brésil, pas d’expositions. Maintenant, il faut peindre de nouveaux tableaux pour les laisser dans les galeries au Brésil et je reviendrai en France. Je pense rester encore une année à Paris.
Quelles qualités faut-il avoir pour réussir dans la peinture comme vous avez réussi ?
Je pense que la discipline est la chose la plus importante pour développer une carrière solide. Et pour créer, c’est important, la liberté, pour produire et pour construire une carrière solide, la discipline c’est très très important pour l’artiste.
Interview réalisée par Françoise Berthod
Texte retranscrit par Françoise Berthod