Quoi de 9 ? 025 : du 26 juin au 2 juillet 2006
Quoi de 9 sur Télé Objectif Réussir cette semaine ? À mes côtés, pour répondre à cette question, l’un de nos collaborateurs, Julien Pisenti.
Bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Nous avons parlé souvent des émissions que nous avons réalisées, mais nous n’avons encore jamais abordé le sujet technique de ces émissions, parce que tout ne va pas forcément toujours comme on souhaiterait que ça marche. Il y a quelques semaines, nous avons tourné toute une équipe, dont vous, derrière la caméra, un sujet sur Monsieur Jean Carol Godet, ce Monsieur qui a cent ans, qui a vécu plein de choses durant sa vie. Et c’est vrai que vu son âge, nous avons été chez lui pour tourner le reportage. On n’a pas voulu le faire venir ici à Bevaix, c’était normal et en arrivant comme cela, en débarquant avec nos trois caméras, on s’est retrouvé face à plein de complications, plein de difficultés et ça c’est un excellent apprentissage aussi pour nous, pour vous. Alors, quel genre de difficultés avons-nous eues par exemple quand nous avons été chez M. Godet.
Alors, vu que c’était dans une vieille maison, on a eu le classique des classiques : le plancher qui grince. Ensuite, on a eu des problèmes avec des reflets de miroir avec la luminosité, parce qu’il y avait des gros rideaux et tout et il y avait aussi énormément de choses, des livres, des diapositives. On ne pouvait pas se poser n’importe où.
Et l’on n’osait pas non plus, parce que ce Monsieur, encore une fois, avait cent ans. On n’a pas osé lui faire déménager ses meubles et son canapé. On a dû tourner à peu près, il n’y avait que cet endroit-là possible pour faire notre tournage. Par politesse, on n’osait pas déplacer les meubles. Et on a aussi eu un problème technique. Mais on débutait aussi au niveau du réglage des caméras, parce que nous avions une très forte lumière qui venait des grandes fenêtres et puis on s’est amusé à dérégler les caméras, je ne sais pas si vous vous souvenez de l’exercice ?
On a déréglé les caméras pour la luminosité, parce qu’on arrivait… la pièce il y avait une grande fenêtre sur le côté, les murs étaient jaunes et tout- et on a essayé de dérégler les caméras pour choper le plus de lumière, mais du coup, cela a fait plus le contraire qu’autre chose, quoi.
Voilà, tout cela pour dire, non pas pour vous dire que cette interview n’est pas bonne même si certaines images sont un petit peu troubles ou un petit peu surexposées. Mais pour dire, voilà les différents problèmes que l’on peut avoir lorsqu’on fait ce genre de tournage. On pourrait peut-être parler un petit peu de M. Jean Carol Godet parce que comme je le disais à Patrick Perret la semaine passée, c’est vrai, ce Monsieur est intéressant. Vous êtes vous-même l’un des plus jeunes collaborateurs de Télé Objectif Réussir, M. Godet a plus de cent ans.
C’est la grosse différence.
Voilà. Il pourrait donc être votre arrière grand-père facilement. Vous n’avez probablement pas souvent l’habitude de rencontrer…
Vraiment pas.
Il ne doit pas courir tellement les festivals, M. Godet. Quelle est votre impression face à ce type de plus de cent ans ?
Moi, j’ai trouvé excellent l’histoire qu’il avait à nous raconter sur les propos de son père. Le fait qu’il a connu Einstein, qu’il a fait ses écoles avec lui et tout. Tous ces débuts au début du siècle qu’il nous a racontés, moi je ne connaissais pas et vu que ce n’est pas du tout la même génération, c’est vraiment le gros saut.
Votre impression, là, vraiment sur les personnes âgées que l’on traite de vieux, etc. M. Godet est quand même intéressant. Il fait de la gymnastique tous les matins.
Alors pour ça, c’est excellent parce que, pour un centenaire, il a vraiment la forme et tout. Il nous a offert un petit verre de porto, il fait sa gym tous les matins. C’est vraiment déjà la grosse différence de personnages, c’était super sympa. Très gentille la personne.
Il nous donne en effet l’impression de n’être pas si vieux que cela dans sa tête, puisqu’il fréquente aussi l’Université du troisième âge, une amie bien sûr qu’il a, qui a quatre-vingt ans et qui est beaucoup plus jeune que lui et ses voyages qu’il fait à travers toute l’Europe et dire aussi qu’il va tous les matins boire son café tout seul à Neuchâtel, sans canne, etc.
Voilà, je crois qu’on a fait un petit peu le tour, à la fois des problèmes techniques rencontrés dans les tournages de chez M. Godet et votre impression sur ce personnage. Alors, à très bientôt Julien et merci pour ce témoignage.
Mais de rien et au prochain rendez-vous.
Après cette présentation du premier reportage de la semaine sur Monsieur Jean-Carol Godet, cet alerte centenaire neuchâtelois, j’ai eu envie, parce que lorsqu’on se retrouve en face d’un centenaire et même si on a cinquante-cinq ans on se sent tout jeune… J’ai ressenti après, le profond besoin de replonger dans mon enfance, en allant faire un reportage à Gampelen dans ce charmant petit village situé à l’est de Neuchâtel où se déroulait ce week-end une grande course de formule caisses à savon. Quoi de plus beau et de plus simple de replonger ainsi dans son enfance. Alors, avant de vous parler de ce reportage, avant de vous montrer ces images, j’ai demandé à notre toujours très jeune collaborateur, Alain Sunier, de faire quelques petites recherches pour nous, pour nous parler finalement des origines des caisses à savon. Je pense que c’est une chose où tout le monde n’est pas forcément au courant. Alors, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
Tu n’as pas mis tes culottes courtes aujourd’hui, mais le cœur y est. Qu’as-tu à nous dire aujourd’hui sur les origines des caisses à savon ?
Les caisses à savon, elles apparaissent en 1904 très rapidement dans le cadre de la Gordon Bennet qui était une course automobile où l’on voit tout à coup surgir deux gars dans une curieuse bagnole, l’on pourrait dire, dotée d’un châssis et de deux axes dont l’un mobile et de quatre roues. Cela peut aider. Et l’on n’en entend plus parler jusqu’en 1933 où un fabricant de savons emballe son produit dans des caisses en fait de planches et il a l’idée géniale d’y ajouter un plan pour les enfants pour construire une caisse à savon ainsi que quelques éléments métalliques. Très vite, aux États-Unis, cela prend une ampleur incroyable à tel point qu’un reporter du Dayton Daily News organise une course le 19 août 1933 et, imagine ou imaginez, chers téléspectateurs, qu’il y a quarante mille personnes pour regarder cet événement. Quarante mille personnes, c’est à peu près l’affluence qu’on a en Coupe du monde actuellement en football. L’Europe est gagnée par cette contagion après guerre, sans doute en raison de la présence des Américains sur le continent après la Deuxième guerre mondiale et en 1950, est organisée la première course en France qui s’appelle « Le Derby des moins de quinze ans ». Il faut dire, comme tu as pu le constater, que c’est pour tous âges puisque les plus jeunes ont six ans jusqu’à plus d’âges, je dirais. Petit à petit, il y a des structures qui se mettent en place et l’éclipse, comme toute mode. On sait que toute mode passe et vers les années quatre-vingts, ça reprend et en 1984 est organisé le premier championnat d’Europe de caisses à savon. En Suisse, il y a une organisation faîtière qui chapeaute toutes les courses et pour avoir consulté le calendrier, il y a une course par week-end à peu près. Un peu partout en Suisse et je tiens à signaler pour les fadas de vitesse qu’il y a du 20 au 23 juillet, à Château-d’Oex, les championnats d’Europe de caisses à savon.
Tu as toi-même, quand tu étais jeune et beau et dynamique fait des courses ?
Beau et dynamique, je le reste. Jeune, d’accord, j’admets. Je n’ai pas fait des courses, mais j’avais ma caisse à savon. J’avais les couleurs d’Alonso, jaune et bleu.
Déjà à cette époque ?
Merci Alain pour ce rappel historique. Intéressant en effet de penser qu’il pouvait y avoir quarante mille spectateurs à une course de caisses à savon. À Gampelen, où je me suis rendu il y a quelques jours pour faire ce reportage, il y avait beaucoup moins de spectateurs. Par contre, l’aspect intéressant que j’ai découvert à Gampelen, c’est l’aspect social d’une course de caisses à savon. Elle était organisée par un habitant de Gampelen qui a lui-même un fils qui a sept, huit ans, l’âge de faire des courses de caisses à savon et durant ce week-end, je peux dire sans exagérer, que presque tout le village de Gampelen, un peu près un millier d’habitants j’imagine, était mobilisé. Que ce soit la protection civile pour la sécurité, que ce soient les samaritains au cas où il y aurait des accidents, les paysans du village pour amener des bottes de paille, les fils de paysan qui s’occupaient de remonter les caisses à savon, les mamans, les papas, les enfants qui étaient là pour cette course.
Ils ont même remonté un caméraman, si je ne fais erreur ?
J’ai même eu le droit, j’aurais presque pu descendre dans une caisse à savon. Le problème était une question de poids, je crois. Cela, c’est un autre sujet sur lequel on ne va pas s’étendre.
On ne va pas s’étaler.
D’accord. C’était intéressant. L’organisateur n’a pas voulu faire une course de vitesse, donc les garçons et les filles qui ont fait cette course ont dû faire un slalom pour éviter les accidents. Mais c’était intéressant de voir à quel point les jeunes étaient concentrés, qu’ils avaient envie de faire de bons résultats et puis voilà, c’est un vrai plaisir.
Une question. Est-ce que c’est comme en football, est-ce que les parents sont plus excités que les enfants parce que, quand on regarde un match de football, c’est les parents qui sont excités au bord du terrain. Alors, est-ce que c’était le cas ?
Oui, c’est vrai que les parents donnaient des conseils sur la trajectoire qu’il fallait suivre. Un père remontait le parcours et expliquait aux enfants les bonnes trajectoires pour gagner quelques centièmes de seconde. Enfin, voilà. Un sujet que je vous invite à visiter dans quelques secondes. Merci Alain.
Merci Jean-Pierre.
Cela, c’est le bruit d’un train qui fait Lausanne-Neuchâtel. Alors à bientôt pour d’autres aventures et accrochez vos ceintures. Vous allez voir, cela décoiffe !
Troisième émission que nous avons préparée pour vous cette semaine. Il s’agit d’une rencontre avec un Monsieur que l’on vous a déjà présenté la semaine passée, M. Lièvre qui nous parlait de son enfance. Alors, à mes côtés cette fois pour en parler, Patrick Perret.
Salut Patrick.
Salut Jean-Pierre.
M. Lièvre, ce n’est pas toi qui l’as interviewé. Par contre, c’est toi qui l’as suivi lors de son activité, cette nouvelle activité qu’il est en train de mettre en place. Il faut savoir, il a fait beaucoup de choses dans sa vie, il s’est retrouvé au chômage. Il n’a pas voulu rester trop longtemps au chômage, il n’a surtout pas voulu non plus aller à l’aide sociale. Cela paraissait trop fort pour lui. Donc, il a eu cette idée un peu folle de faire chauffeur de taxi, mais pas un chauffeur de taxi tout à fait comme les autres ?
Il a décidé d’être chauffeur de taxi en fait pour chiens. Il conduit soit les chiens, soit les chats chez le vétérinaire.
Juste. On laisse peut-être passer le train. Celui-là, on l’attendait presque…
En effet chauffeur de taxi pour chiens, pour chats aussi.
Pour chats aussi. Pour tous les petits animaux, c’est-à-dire qu’une personne peut lui téléphoner si elle a une urgence et emmener son animal chez le vétérinaire. Il le fait avec des tarifs très réduits et je l’ai suivi comme cela avec mon collègue Julien, et c’était très sympa, parce qu’il discute vraiment avec la personne, il aide la personne à transporter les animaux. Il est très présent, il n’est pas seulement chauffeur. Il est aussi quelque part, c’est aussi un soutien psychologique pour la personne qui met son animal chez le vétérinaire.
C’est vrai, je pense que parmi ces personnes, beaucoup de personnes âgées je suppose ?
Pour la plupart, oui. Pour la plupart, des personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer en bus ou en train toutes seules et qui ont vraiment besoin d’assistance.
Cela, c’est vraiment un concept intéressant. C’est le premier chauffeur de taxi pour animaux, mais c’est impressionnant. Cela lui a demandé très peu d’investissement je pense, juste une voiture, juste un break ?
Juste son break et un téléphone portable. Autrement non, il n’a pas d’investissement, mais ce qui m’a impressionné beaucoup chez ce monsieur, c’est qu’il ne fait pas seulement cela. Il travaille énormément. Le soir, il livre des journaux. Il fait encore le taxi le matin et le transport d’animaux en milieu de journée. C’est quelqu’un qui est tout le temps occupé. J’ai trouvé cela impressionnant.
En effet, c’est l’impression qu’il nous donnait. Son refus catégorique de vouloir bénéficier du chômage ou de l’aide sociale. Prêt à bosser jour et nuit. Vous l’avez suivi ce jour-là. On va peut-être montrer quelques images. Que transportait-il ce jour-là et pour qui transportait-il des animaux ?
Il transportait un petit chien et quatre chats pour l’une de ses amies. Je ne sais malheureusement plus son nom et nous sommes donc aller avec lui chercher la dame devant chez elle, avec mon collègue Julien. On a pu filmer tout le transport. C’est lui qui charge les caisses dans la voiture et à la descente chez le vétérinaire, c’est lui qui les décharge et qui même discute un petit peu avec le vétérinaire.
Extra. On se réjouit d’aller à la rencontre de ce monsieur. C’est vrai qu’il a aussi - je ne peux presque pas me retenir de le signaler - il porte un nom de famille « Lièvre » qui lui va comme un gant pour faire ce job.
C’est vraiment le nom qu’il faut.
Extra. Merci Patrick pour ces explications et à très bientôt sur le plateau de quoi de neuf sur Télé Objectif Réussir.
À tout bientôt. Merci Jean-Pierre.
Avant de vous laisser regarder les émissions que nous vous avons préparées cette semaine, j’ai le plaisir de recevoir encore sur notre plateau, Françoise Berthod si elle veut bien venir me retrouver. Françoise Berthod qui va… Tout d’abord bonjour.
Bonjour.
Qui va nous donner quelques nouvelles brèves sur la vie au sein de Télé Objectif Réussir et quelques informations aussi sur de prochaines émissions. Quant à moi, je vous retrouverai dans une semaine pour vous présenter d’autres émissions. Voilà Françoise, on vous écoute.
Bonjour.
Tourisme.
Ne manquez pas quoi de neuf de la semaine prochaine. Georgette débarque… Georgette, rien ne l’arrête pour nous faire découvrir notre région, mais elle nous parlera elle-même de ses aventures.
Exposition.
Nous vous rappelons qu’à la galerie Quint Essences qui se situe juste au-dessus de nos têtes, c’est-à-dire sous le toit de la gare, se tient cette semaine encore l’exposition des œuvres de deux jeunes taggeurs, Wilo et Kesh. La galerie est ouverte tous les après-midi sauf lundi et dimanche.
Le journal.
Notre journal Objectif Réussir est également rédigé ici à la gare. Il est vendu uniquement dans la rue par nos vendeurs. Si vous n’avez pas l’occasion de rencontrer l’un d’eux, vous pouvez également l’obtenir ici à la Gare ou nous écrire pour vous abonner. Merci d’avance.
Invitation.
« Quoi de 9 » sera désormais enregistré tous les lundis matin à 10h00. Si vous êtes curieux de voir comment cela se passe et assister à l’enregistrement, nous vous invitons à venir sur notre plateau à la Gare de Bevaix.
Voilà ! Et si vous ne nous avez pas encore assez vu, entendu ou lu, vous avez toujours la possibilité de nous retrouver sur notre site Internet. www.objectifreussir.ch.
Passez une excellente semaine ensoleillée et à bientôt.
Présentation par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod