Quoi de 9 ? 026 : du 3 au 9 juillet 2006

 

Quoi de 9 sur Télé Objectif cette semaine pour en parler, à mes côtés, Patrick Perret.

Salut Patrick.

Salut Jean-Pierre.

 

Nous avons été conviés à nous rendre dans la petite chapelle de l’Ermitage il y a quelque temps pour rencontrer une dame qui a de fortes croyances, ça c’est le moins que l’on puisse dire, mais qui a aussi une façon de pratiquer sa croyance assez particulière. Est-ce que tu peux nous en dire un mot ?

C’est une dame qui pratique une discipline qui s’appelle la danse prière. C’est quelque chose d’assez surprenant. On n’en avait jamais entendu parler avant. C’est une dame qui danse sur des cantiques chrétiens et qui raconte une histoire en fait. C’est un mélange entre la danse classique et le théâtre. C’est très surprenant et là, on a pu voir que la personne était vraiment à fond dans sa spiritualité. C’est comme cela qu’elle montre sa spiritualité. C’était vraiment très surprenant et j’ai trouvé ça très décalé aussi.

 

C’était quel genre de musique ?

C’est plutôt de la musique classique, de la musique baroque. C’est de la musique - ce n’est pas très gai - ce n’est pas très dansant. Elle fait des gestes, c’est un rituel religieux. Cela m’a mis un peu mal à l’aise de voir cela. J’ai trouvé très très surprenant.

 

Oui, c’est vrai. C’est toujours très sérieux. C’est dans une chapelle, cette longue robe blanche, ces longs cheveux, son visage blanc, c’est vrai que ça crée une certaine émotion et le fait que cette femme croit fortement en Dieu. Elle y met beaucoup d’elle-même, de l’intérieur. Elle ne le pratique que dans l’église réformée ?

Elle le fait pour toutes les catégories : les protestants, les catholiques. Elle fait cela pour des cultes ou à la demande de personnes privées. Elle participe à des séminaires, elle va aussi avec les sœurs de Grandchamp et elle prend toujours des cours. On peut tout à fait l’appeler pour faire une danse prière, elle pratique des prix très bas. Elle vit de cela et ce qui est très surprenant, c’est qu’avant elle était biologiste et elle a trouvé son chemin. Elle a arrêté la biologie et elle continue là-dedans !

 

Comment lui est venue l’idée de faire ces danses prières ? Est-ce que c’est une initiative personnelle ou elle a été mandatée par l’église ?

C’est une initiative personnelle. Elle l’a découvert au cours d’un séminaire et apparemment cela lui a beaucoup plu. Cela a changé sa vie et elle a décidé de dédier sa vie à Dieu et à la danse prière. Elle a tout abandonné pour cela.

 

Très bien. On va repartir du côté de la chapelle de l’Ermitage dans quelques minutes pour voir ce sujet qui est étrange - je suis d’accord avec toi - mais très beau quand même.

Oui. Étrange, décalé mais joli.

 

Merci Patrick et à très bientôt.

Merci à tout bientôt.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » en compagnie cette fois de Jéhan-Georges Muller. Salut Jéhan.

Salut ton altesse.

 

Merci. Si je te dis « Kyo yo yan ou In choc how ou dan yo yan, qu’est-ce que tu me réponds ?

Bienvenue à Objectif Réussir Télévision. Non, je crois que c’est le nom des artistes qui ont exposé à Artcanal.

 

C’est cela. Tout à fait. Je vois que tu as non seulement fait le montage, mais tu as aussi…

J’ai pris les cours.

 

En effet, Artcanal, c’est quoi ? Je le rappelle juste en quelques mots. C’est une idée qui est née durant l’Expo.02. Il avait fait une exposition du Landeron à Thielle ou de Thielle au Landeron. Ils ont repris cette idée cette année pour exposer en effet, des œuvres d’Allemands, de Français et surtout de Coréens. Cette exposition est encore quelques semaines ici, ensuite après, je crois qu’elle va partir en Corée, puis sauf erreur en Allemagne.

C’était un joli tournage. Je ne vais pas trop m’étendre là-dessus, même si je m’en souviendrai un petit moment, car c’était quand même vingt kilomètres de vélo entre Le Landeron et Thielle et retour pour filmer toutes ces œuvres. Un travail intéressant à faire, mais un travail de montage intéressant aussi. Premier grand sujet que tu montes après le Creux du Van ?

Oui, premier grand sujet et sujet assez vaste parce qu’il y avait quand même trente-trois œuvres si je me rappelle bien. Donc au niveau du découpage, du montage, il fallait rester dans l’ordre chronologique de la promenade de ces œuvres. C’était l’un des gros problèmes.

 

Tout se passait sur l’eau. Un travail intéressant, tu as pu jouer un peu avec les reflets, jouer un peu avec cette ambiance.

Oui, j’ai essayé de faire un montage qui ne soit pas trop lassant au niveau des prises de vues. J’ai essayé de faire quelque chose de différent du Creux du Van. Je pense que cela m’a donné un bon résultat.

 

Et toi-même personnellement, que penses-tu des œuvres que tu as vues ? Tu as pris le temps de voir et revoir.

Oui, voir et revoir effectivement et même très très beaucoup revues. Personnellement, ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je dois dire. Ma fille, qui était à l’école en première année, elle faisait à peu près le même genre de gags, le même genre d’œuvres d’art. Mais des goûts et des couleurs, il en faut pour tout le monde.

 

Il y a des petits bruits, mais c’est normal. Je rappelle qu’on est dans une gare à Bevaix, on ne va pas chercher à s’en cacher, donc si de temps en temps un train s’arrête, cela s’entend. C’est aussi des œuvres d’art quelque part. Donc, tu as fait ce montage, tu es également l’auteur de la musique ?

Oui, parce qu’on m’a demandé gentiment si je pouvais exercer mes talents de ce côté-là. Histoire d’économiser sur les droits d’auteurs, c’est ce que j’ai fait avec plaisir d’ailleurs.

 

On se réjouit de voir ce sujet assez long, 15 minutes.

Je crois qu’il fait quinze minutes et des poussières.

 

Quinze minutes et après ce montage, tu as également sévi dans un autre domaine - si je peux dire - avec une chanson que tu nous as… Tu es auteur, compositeur et même maintenant cameramen et monteur. Parle-nous de cette chanson qui traite, je crois, du racisme. En tout cas des étrangers.

Oui, du racisme en règle générale. Mais disons simplement le titre de la chanson c’est : « Pourquoi les autres sont si différents ? ». On ne se comprend pas finalement. Là, il a fallu trouver des images avec un maximum de gens différents possibles et on a tourné ça en ville, sur le marché de Neuchâtel.

 

Mais là, tu as voulu parler du racisme, de l’exclusion ?

De tout en général. Disons, de l’autre en particulier. On se trouve supérieur et l’on regarde les gens en disant : « celui-ci, celui-là ». Finalement, on est tous semblables. On a tous le même sang et puis on fait à peu près tous le même chemin sur la terre. J’ai voulu faire un petit texte là-dessus et je pense que j’ai bien fait.

 

Extra. On se réjouit de voir tout cela. A la fois, cette exposition sur le canal de la Thielle et ta chanson sur l’exclusion, sur les étrangers. Merci Jéhan et à tout bientôt.

À bientôt et bonne journée.

 

Merci.

 

 

« Quoi de 9 ? » sur Télé Objectif Réussir ça continue avec une autre question, c’est : « Qui est Georgette ? » Alors, qui est Georgette ? C’est le sujet que l’on va vous présenter maintenant en compagnie de Julien Pisenti. Bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors, qui est Georgette ? Georgette, c’est une artiste qui habite le Val-de-Travers et qui aime beaucoup cette région. Pour en parler du Val-de-Travers, pour le faire connaître, pour le faire aimer, elle a réalisé quatre clips avec un jeune cameraman du Vallon. Quatre clips que nous allons diffuser sur notre chaîne, à commencer par cette semaine, la semaine prochaine, etc. pendant un mois. Nous avons souhaité rencontrer Georgette, pas seulement diffuser comme cela ces clips. Alors, nous l’avons invitée à venir nous retrouver ici à la Gare de Bevaix pour lui demander de nous présenter elle-même ses quatre petits clips.

Alors, on a été plus ou moins surpris lorsqu’elle est arrivée parce que finalement, elle est arrivée en Georgette. Ce n’est pas la dame qui se cache derrière la comédienne, c’est vraiment la comédienne qui est venue nous retrouver.

Disons qu’en plein mois de juin quand on voit arriver une fille comme ça avec des skis, des patins à glace et tout dans le studio. On se dit qu’elle est un peu « secouée » !

 

Cela surprend un peu.

C’était très secoué, ça surprend beaucoup même, pas qu’un peu. Surtout aussi qu’elle descende les escaliers dans le sous-voies de la gare en skis, ça sera aussi un grand souvenir.

 

Oui, c’est vrai. Elle nous a un petit peu surpris. Elle est arrivée avec ses skis, sa canne de hockey, ses patins. C’est en rapport tout de même avec les quatre sujets qu’elle a tournés dans le Vallon.

Justement, on a essayé de rapprocher le plus les présentations des sujets, des lieux où elle a fait ses sujets et c’est comme cela qu’elle s’est ramenée en plein soleil avec ses skis aux pieds.

 

C’est vrai, elle nous a fait une descente en schuss du sous-voies, ici à côté de la Gare. Elle nous a fait aussi un numéro de hockey sur glace et puis, vous avez aussi eu le plaisir de lui balancer un seau d’eau à la figure ?

Le plaisir peut-être pas, mais en tout cas, je l’ai fait deux fois et cela a bien été. Ce n’était pas trop dangereux. Cela s’est bien passé…

 

Je crois en effet que ce tournage s’est bien passé, c’était sympathique. Alain Sunier va écrire dans notre prochain numéro d’Objectif Réussir, un article sur ce tournage. Pour ma part, ce que j’ai trouvé intéressant - c’était quand même un test un petit peu pour nous - parce que pour la télévision, c’est quelque chose de nouveau. J’ai trouvé intéressant. C’est la première fois qu’on tournait un sujet humoristique ?

Un truc pour l’extérieur qui n’est pas en rapport avec la télé, le premier sujet.

 

Premier sujet assez déjanté et c’est vrai que je constatais, c’est assez difficile. Il fallait à la fois, nous, derrière les caméras être sérieux. Essayer de faire cela correctement et avoir quelqu’un devant qui fait ce que faisait Georgette. J’ai trouvé cela intéressant et Alain Sunier va écrire un article là-dessus pour parler de ce phénomène finalement intéressant. D’un côté, juste derrière les caméras, on essaye d’être sérieux avoir un son, des images correctes et devant la caméra, vous avez quelqu’un qui nous demande qu’on lui jette des seaux d’eau sur la figure. Il y avait un contraste qui était intéressant pour nous.

Vivement qu’on fasse… si on fait une émission sur « Qui est vraiment Georgette ? » pour la connaître, vraiment savoir d’où elle sort et tout, cela serait sympa.

 

De connaître l’artiste, mais non pas le personnage spécifique de Georgette qui était là cette fois. Extra, on va regarder ces quatre émissions là maintenant pendant les quatre semaines qui suivent sur Georgette. Merci Julien.

Mais de rien Jean-Pierre, à bientôt.

 

 

Dernier volet de « Quoi de 9 ? » pour cette semaine avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Qui va vous présenter quelques nouvelles brèves sur notre télévision, sur notre journal et également sur la galerie Quint-Essences. Quant à moi, je prends congé de vous, je vous dis à bientôt, portez-vous bien, prenez soin de vous et des autres aussi.

 

Mesdames et Messieurs, bonjour.

 

Exposition.

Ce vendredi 7 juillet dès 17h30 aura lieu à la galerie Quint-Essences, ici à la Gare de Bevaix, le vernissage de l’exposition de photos « Entre ciel et terre » de nos deux collaborateurs, Julien Pisenti et Patrick Perret. Pour en savoir plus, consultez aussi notre journal.

 

Le journal.

Notre journal Objectif Réussir est également rédigé ici à la Gare. Il est vendu uniquement dans la rue par nos vendeurs. Si vous n’avez pas l’occasion de rencontrer l’un d’eux, vous pouvez également l’obtenir ici à la Gare de Bevaix ou nous écrire pour vous abonner. Merci d’avance.

 

Invitation.

Nous vous rappelons que « Quoi de 9 ? » sera désormais enregistré tous les lundis matin dès 10 heures. Si vous êtes curieux de voir comment cela se passe et assister à l’enregistrement, nous vous invitons à venir sur notre plateau à la Gare de Bevaix.

 

Voilà et si vous ne nous avez pas encore assez vu, entendu ou lu, vous avez toujours la possibilité de nous contacter sur notre site Internet www.objectifreussir.ch.

 

Passez une excellente semaine et à tout bientôt.

 

 

Présentation par Jean-pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod