Quoi de 9 ? 029 : du 24 au 30 juillet 2006

 

 

J’ai le plaisir de recevoir dans le cadre de notre émission « Quoi de 9 ? », l’un de nos plus ancien vendeur, Joël Perrenoud. Salut Joël.

Salut Jean-Pierre.

 

Joël, cela doit faire plus de dix ans que tu travailles au sein de notre équipe.

Oui, à peu près.

 

Aujourd’hui, tu fais beaucoup de choses. Mais si l’on veut faire un petit peu l’historique, tu as commencé par vendre le journal.

Oui. J’ai commencé à vendre le journal et cela m’a beaucoup aidé.

 

Puis ensuite, tu as décidé d’écrire des articles. Donc, aujourd’hui tu vends le journal et tu écris des articles. Pourquoi as-tu gardé cette activité de vendeur à laquelle tu tiens beaucoup, je crois ?

Parce que cela m’apporte beaucoup d’avoir du contact avec les gens. Cela me permet de m’intégrer à la société, de savoir ce que les gens pensent du journal et faire des articles, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Cela me permet de rencontrer des gens simples, des gens connus, de découvrir des choses, que sans le journal, je n’aurais jamais découvertes, comme un fait de lumière, comment on monte une pièce de théâtre, aller au théâtre, aller voir Xamax.

 

Quand tu parles d’intégrer la société, tu sous-entends par là que tu n’as pas toujours été intégré ? C’est juste un train, vas-y seulement !

Alors, je dois dire qu’avant, j’étais plutôt en marge de la société et c’est le journal qui m’a permis de me sentir dedans la société et de suivre ses règles pour vivre mieux.

 

C’est un joli hommage que tu rends au journal en disant cela.

Je peux dire que le journal m’a apporté une nouvelle naissance, une nouvelle manière de voir la vie, une nouvelle manière de vivre, une nouvelle manière de penser, une nouvelle manière de me comporter avec les autres. Une manière de voir que les autres existaient et que les contacts entre les êtres humains, c’est magnifique.

 

Une très belle philosophie. Je suis heureux si c’est le journal qui t’a apporté tout cela.

Tout à fait.

 

Tu t’es découvert ensuite une autre passion, c’est la photographie.

Oui. Je dois dire que tu m’as dit une fois de prendre l’appareil et d’essayer de faire des photos et tu m’as dit que j’étais doué, ce qui m’a poussé à acheter un appareil de photos et j’ai découvert qu’avec une photo, on pouvait dire autant que dans un article. On pouvait avoir un autre œil sur la réalité et montrer un climat, montrer une pensée. Pour moi, une photo, c’est en tout cas mille mots. Donc, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup.

 

Tu as déjà fait plusieurs expositions, notamment à Neuchâtel, à l’Espace des Solidarités et à la Galerie YD.

Oui.

 

Ici aussi, à la galerie Quint-Essences il y a deux ans à Bevaix. Aujourd’hui, c’est pour cela aussi que nous t’avons invité dans cette émission, tu présentes dans le hall d’entrée de notre journal et de notre télévision à Bevaix, un reportage photos sur la Norvège. Est-ce que j’ose te demander pourquoi la Norvège ?

Parce que pour moi la Norvège, c’est le pays de l’amour.

 

Explique cela ?

Ma femme est Norvégienne et j’ai voulu découvrir son pays. Alors, je suis allé à Oslo. J’ai pris des photos du port d’Oslo, de la ville d’Oslo et après je suis allé à Kirkenes, parce que j’ai eu une fille avec ma femme et Kirkenes, c’est le pays du vent, c’est le pays de ma fille et on est allé en face du pôle Nord et j’ai fait des photos du seul endroit à Kirkenes qui m’a semblé magique. Et je présente mon travail dans l’ancienne salle d’attente de la gare où je crois que c’est la meilleure exposition que j’aie faite depuis que je commence à faire de la photographie, parce que je suis amoureux. Cela change tout.

 

Depuis que tu es amoureux, tu fais les photos autrement ?

J’ai plus de passion encore pour la vie et pour la nature et pour la réalité.

 

J’invite tous les habitants de Bevaix et d’ailleurs de venir nous rendre visite ici à la Gare, de pouvoir découvrir cette exposition que tu présentes et cela me ferait aussi très plaisir une fois de parler plus longuement de ce pays, la Norvège,  et aussi pourquoi pas de l’amour que tu as rencontré en Norvège ?

Je pense qu’on va faire un article. C’est Alain qui va l’écrire, puisqu’il écrit très bien et il va raconter notre histoire et les lecteurs du journal en sauront un petit peu plus sur ce miracle qui m’est arrivé.

 

Extra Joël. Merci et bonne continuation. Tous mes vœux de bonheur encore.

Merci beaucoup.

 

 

À mes côtés, Jéhan-Georges Muller. Salut Jéhan.

Bonjour votre Altesse.

 

Nous avons donc été il y a quelques jours visiter le site Evologia qui s’appelait dans le temps « Site de Cernier » pour faire un reportage sur les jardins extraordinaires 2006. Je sais que rien ne t’échappe, que tu es parfaitement documenté sur ce sujet.

L’entreprise Evologia - on peut parler d’une entreprise - a reçu le label de qualité en 2001, qui a été reconduit en 2004 et qui est valable jusqu’en 2007. C’est un label décerné aux entreprises méritantes, à tous les niveaux que ce soit social, administratif et de gestion des entreprises. C’est une entreprise formatrice, qui forme des apprentis de toutes sortes : mécanique, serrurerie, menuiserie, horticulture, évidemment. Et j’en oublie certainement. La cuisine, je crois. Cela, c’est plus le général.

 

Et c’est aussi, ce qu’ils appellent eux, une unité de réinsertion sociale et professionnelle.

Tout à fait. Cela sert en même temps pour les gens qui sont en fin de droit ou qui sont au chômage et qui, malheureusement, ne trouvent pas de travail vu leur âge, parce qu’il paraît qu’à partir d’un certain âge, on coûte trop cher à la société. Cela leur permet quand même de se réaliser, d’avoir quand même un travail même si il n’y a pas un salaire au bout qui est conséquent au travail qu’ils font.

 

Et pour en revenir au sujet précis qui nous intéressait là-haut, c’était les jardins extraordinaires qui sont dirigés, notre guide fut M. Roger Hofstetter, un paysagiste qui connaît vraiment bien son métier.

M. Roger Hofstetter évidemment est un personnage avec un charisme évident. Je pense que vous le verrez dans le reportage. Il a le sourire des gens de la terre qui aime ce qu’il fait. J’aimerais juste encore signaler que le directeur de cette entreprise est M. Renaud Tripet et l’administrateur, M. Michel Gonella. Je ne veux pas donner le nom de tout le monde, peut-être juste encore le responsable de la sécurité qui est en même temps l’intendant de tous les bâtiments qui est Patrick Zbinder.

 

Tout à fait. Je pense qu’on aura l’occasion de retourner à Evologia, parce qu’on a visité les jardins extraordinaires, mais il y a encore plein d’autres choses très très intéressantes à découvrir. Merci Jéhan pour toutes ces explications, merci aussi pour l’excellent montage que tu as fait, les images sur ce jardin.

Écoute, quand on a des images faites par un professionnel comme toi, on ne peut faire qu’un bon montage.

 

J’allais le dire.

Je n’ai pas osé.

 

À bientôt.

Merci et à bientôt.

 

 

Dans le cadre de notre émission « Quoi de 9 ? », j’ai le plaisir de recevoir l’un de nos plus anciens collaborateurs, César Carrasco. Bonjour César.

Bonjour Monsieur.

 

César, cela fait plus de cinq ans que vous travaillez pour le journal Objectif Réussir. J’ai calculé ce matin, plus de septante articles que vous avez écrits.

Déjà.

 

Oui, déjà. Cela va vite. Beaucoup de sujets très philosophiques. Cela, c’est des sujets qui vous plaisent.

Oui, je crois.

 

Pourquoi, cela vient de votre passé, de votre vécu ?

Je ne sais pas. Je crois que j’aime bien étudier la vie.

 

Étudier la vie.

La vie, les événements, le comportement des gens. Je pense qu’il y a des personnes qui le font aussi. Je ne sais pas. Des fois, on peut apporter quelque chose.

 

Le fait que vous soyez en chaise roulante, vous pensez que cela vous donne une vision de la vie différente ou pas du tout ?

C’est un truc qui donne beaucoup d’influence des fois. Par exemple, on a un camarade ici qui fait de la photo qui a une autre vision, d’autres qui font de la photo aussi. Oui, c’est… je ne sais pas, mais il y a des fois des personnes qui sont placées dans un certain grade en hauteur et cela ne donne pas une réflexion plus profonde, mais peut-être qu’il y a des différents chemins pour franchir.

 

Pour vous, l’écriture, c’est un chemin que vous aimez bien.

Oui.

 

Il y a aussi la musique qui est l’une de vos passions. Vous avez d’ailleurs composé plusieurs musiques de générique. En tout cas, pour l’émission « Confidentiel », c’est vous qui avez fait le générique.

Oui. J’aime bien me casser la tête.

 

Mais, à part l’écriture, à part la musique, vous aimez aussi vous exprimer à travers la mise en pages, puisque c’est aussi vous qui faites la mise en pages de notre journal Objectif Réussir.

Oui.

 

Une activité que vous faites déjà depuis plusieurs mois avec beaucoup de talent.

Oui. C’est grâce à Mme Rita.

 

C’est grâce à Mme Rita.

Mais, je trouve très intéressant

 

De faire de la mise en page.

Oui.

 

Et depuis quelque temps, et c’est aussi la raison pour laquelle on vous a invité aujourd’hui, vous avez commencé à faire du montage, du montage vidéo. Vous avez monté votre premier film. C’est d’ailleurs ce film que nous allons regarder tout à l’heure. C’est une balade en forêt que j’ai moi-même tourné. Comment est-ce que cela a été l’apprentissage pour faire ce montage ?

Gratifiant.

 

Gratifiant.

Oui, assez ! Chaque fois que l’on rentre dans un truc, on essaie de s’y plonger, même si au début ça ne nous touche pas, c’est intéressant. Je ne le cache pas. Mais moi, dans le montage, j’aime beaucoup les effets spéciaux.

 

Les effets spéciaux.

Oui. Mais ce qui est le plus important, c’est toujours le travail en équipe.

 

Je pense en effet que la télévision, plus que le journal, c’est vraiment un travail d’équipe. Merci d’avoir accepté de répondre à toutes ces questions.

De rien.

 

Et l’on se réjouit de regarder cette balade dans la forêt, puis le prochain sujet que vous êtes en train de préparer qui est une visite du jardin botanique de Neuchâtel, dont on aura encore l’occasion de discuter ensemble.

C’est d’accord.

 

À bientôt.

À bientôt.

 

 

À mes côtés, notre collaborateur, Patrick Perret. Salut Patrick.

Salut Jean-Pierre.

 

Patrick, tu as rencontré un homme que tu connaissais déjà, que tu connais depuis longtemps, qui est Beberto Kumbaro, qui est Africain, qui est un passionné de musique et qui a aussi une trajectoire de vie qui est assez intéressante. On a fait trois émissions sur lui. Une qui traite de l’Afrique, une sur la musique qui est sa grande passion et aussi un reportage très musical sur le groupe qu’il a créé avec toi il y a quelques années.

Oui, le groupe Ingwhala.

 

On commence par Beberto, sa vie, son enfance en Afrique, qu’est-ce que tu peux nous en dire ?

Disons que Beberto, c’est quelqu’un, comme tu le disais, que je connais depuis longtemps, depuis 1999. On a eu un projet musical ensemble et il a eu l’occasion de beaucoup me parler de sa vie, de sa trajectoire de vie en Afrique et un peu partout en Europe. C’est quelqu’un qui a énormément voyagé, qui connaît aussi beaucoup de choses, qui a beaucoup travaillé. C’est quelqu’un d’assez incroyable et c’est pour cela que j’ai eu l’idée de le faire venir ici à la télévision pour l’interviewer. Je pense que cela méritait une petite interview en fait.

 

Il est né à Kinshasa, c’est juste ?

Il est né à Kinshasa, oui. Où il a passé la majeure partie de son enfance. Il s’est aussi marié là-bas. Il a eu cinq filles et un garçon aussi. Après, il est parti en Angola et peu après Portugal, France, Suisse.

 

Dans cet entretien, il nous parle de la guerre… on ne va tout dévoiler ce qu’il dit, mais enfin, il a quitté l’Afrique à un moment donné où c’était la dictature qui régnait dans son pays ?

Le Congo, cela n’a jamais été facile. Déjà, par rapport à la colonisation belge. Après les Belges sont partis et cela a été l’anarchie. Il y a toujours eu de la dictature et encore maintenant. Comme il disait, un Congolais qui retourne à Kinshasa maintenant et qui a été habitué à la Suisse, il a beaucoup de peine à revenir dans son pays, parce que c’est vraiment catastrophique.

 

Il s’est vraiment attaché à la Suisse. C’est un pays qui lui convient bien, même si – il s’est encore permis d’aller habiter dans le Vallon qui n’est pas la région la plus chaude du canton de Neuchâtel.

Il s’est super bien intégré au Vallon. On peut même dire qu’il est Vallonier, tout en gardant son style très africain. J’ai connu d’autres Africains qui sont vraiment devenus Suisses, mais pire que Suisses. Tandis que lui, il s’est bien intégré. Il a plein de copains, mais en même temps, il a su rester, garder sa culture, sa façon de s’habiller, des souvenirs de là-bas.

 

C’est vrai qu’il a une façon de s’habiller très particulière. C’est un vrai Africain.

Oui. Des fois, il s’habille en jaune pétant, on le repère à cinquante mètres, mais cela lui va bien. On s’habillerait comme cela nous, comme Blanc, cela n’irait pas du tout. Lui, cela lui va super bien.

 

On va déjà dans un premier temps regarder ce reportage sur son enfance, sur sa trajectoire et dans une semaine, on parlera musique avec lui.

Oui.

 

Très bien, merci Patrick.

Merci à toi Jean-Pierre. A bientôt.

 

 

Comme à l’accoutumée, on termine ce « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Françoise Berthod qui va nous donner quelques brèves informations sur notre journal, sur notre télévision. Quant à moi, je vous dis à bientôt, portez-vous bien, prenez soin de vous et des autres aussi.

 

Mesdames et Messieurs, bonjour.

 

Nous vous rappelons qu’à la galerie Quint-Essences, qui se situe juste au-dessus de nos têtes, c’est-à-dire ici à la Gare de Bevaix, se tient actuellement l’exposition de photos de nos deux collaborateurs, Julien Pisenti et Patrick Perret.

 

Dans le hall d’entrée, ici à la Gare de Bevaix, se déroule actuellement l’exposition de photos de notre collaborateur, Joël Perrenoud. De magnifiques paysages norvégiens.

 

Georgette revient pour la dernière fois en nous faisant découvrir une curiosité géologique du Vallon, le Corridor aux loups. Alors avec nous pour le découvrir.

 

« Quoi de 9 ? » est enregistré tous les lundi matin à 10 h. à la Gare de Bevaix. Si vous êtes curieux, venez nombreux voir cet enregistrement et y assister.

 

Passez une excellente semaine et à tout bientôt.

 

 

Entretiens réalisés par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod