Quoi de 9 ? 030 : du 31 juillet au 6 août 2006
Mesdames, Messieurs, bonjour. Merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Un nouveau « Quoi de 9 ? » pour vous présenter les émissions de la semaine en compagnie de Patrick Perret. Salut Patrick.
Salut Jean-Pierre.
Nous avons déjà parlé la semaine passée de Beberto. Ce musicien que tu connais bien, africain. Il nous a parlé un petit peu de sa vie, de ses voyages. Tu faisais allusion avec lui la semaine passée qu’il était passionné de musique. Alors, comment a-t-il découvert la musique, ce cher Beberto ?
Il l’a découverte depuis l’Afrique. En fait, il a été toujours passionné de cela et au fur et à mesure, au gré de ses voyages, il a toujours formé des groupes, il a toujours fait des concerts, sauf pendant une petite période où il a eu une femme, des enfants et il a arrêté. C’est vraiment en venant en Suisse qu’il a essayé, disons, de se professionnaliser dans ce domaine. Il a commencé la musique par une rencontre dans le train. On s’est rencontré dans le train et à partir de là, on a formé un groupe ensemble jusqu’à ce qu’on suive des chemins différents.
Oui. C’est quoi son style finalement de musique à Beberto ?
Son style, c’est un style très africain, c’est beaucoup tiré du sokou, qui est une musique traditionnelle congolaise, mais c’est aussi quelqu’un qui est aussi très passionné de rock. Donc les débuts d’Ingwhala, c’était vraiment essayer de faire du rock avec des sonorités africaines. Depuis, cela a changé. C’est plutôt de la musique africaine avec des sonorités rock. Il a, après, plus cherché des musiciens africains pour se rapprocher de sa culture et c’est en faisant des petits concerts à côtés acoustiques, comme on pourra le voir dans une émission suivante, qui marche le mieux en fait. C’est avec cela qu’il tourne le plus.
Il a de l’imagination. C’est un inventeur, ce n’est pas un gars qui prend forcément ce qui marche le mieux. On sent en tout cas, en effet, dans le concert qu’on a enregistré ici, il est très rattaché encore à ses racines.
Oui, énormément. Mais il aime aussi faire appel à des musiciens occidentaux comme sur l’album qu’il a fait. Il y a quand même la guitare électrique, la batterie et du rock quatre-quatre. Mais c’est vrai que sa culture est toujours en lui. C’est quelqu’un qui s’est bien intégré à la Suisse, qui travaille, mais qui a su en même temps conserver sa culture, sa façon de se vêtir. C’est aussi quelqu’un qui aime bien être vu, qui aime bien être remarqué.
Oui. Comme tous les Africains, artistes africains.
Puis on peut dire que c’est vraiment un aventurier.
Oui, je crois dans tous les sens du terme même sur le plan musical.
Oui, même sur le plan musical.
Il chante ses chansons, des chansons traditionnelles ?
C’est des chansons traditionnelles. Il y a aussi ses propres textes où il raconte ce qu’il a vécu un peu avec sa famille et avec ses voyages. Sa façon de voir l’Europe aussi, sa vie à Paris, la pauvreté. En fait, il aborde plein de thèmes et je crois que le thème principal, c’est aussi le thème des femmes. Parce que c’est quelqu’un qui aime beaucoup les femmes.
C’est un grand séducteur.
Un énorme séducteur et c’est vrai que cela influence beaucoup ses paroles et sa musique.
Il a fait des rencontres intéressantes. Le guitariste ou le chanteur avec qui il est ?
Le guitariste, Auguy Lutula, c’est quelqu’un qui est énormément connu en Afrique, qui a tourné avec Kester, qui est aussi un musicien très connu là-bas et c’est vrai qu’en Afrique, ce musicien a un autre statut qu’en Europe. Ici, on ne le connaît pas beaucoup. Mais en Afrique, il est très connu. D’ailleurs, si on tape son nom sur un moteur de recherche, il y a pas mal de pages à son sujet.
C’est une véritable star dans son pays.
Voilà ! Et c’est quelqu’un qui a beaucoup enregistré à Paris avec différents musiciens. C’est quelqu’un qui est capable de parler quand il joue de la guitare, parce que c’est tellement naturel qu’il parle et joue en même temps. C’est comme si la guitare faisait partie de lui en fait. C’est son cinquième membre, on pourrait dire.
C’est vraiment des personnages intéressants c’est certain. Beberto est déjà un personnage intéressant.
Oui.
On aura l’occasion d’y revenir la semaine prochaine, puisque nous allons présenter le petit concert qu’ils ont tourné ici.
Oui.
Merci Patrick, bonne semaine et à bientôt.
Merci et bonne semaine.
On se retrouve, une fois n’est pas coutume, pour vous présenter un reportage sportif qui a été réalisé à Bevaix. À mes côtés, Alain Sunier, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
Alors, tu vas nous parler des parcours Vita. Je pense que tout le monde sait de quoi il s’agit. Pour commencer, peut-être une question piège. Il y en a combien en Suisse ?
504
504 ?
354 en Suisse allemande, 114 en Suisse romande et 36 au Tessin.
Qui a eu l’idée de lancer ces parcours Vita ?
Alors, je dirais c’est vraiment des précurseurs. Puisqu’on constate encore aujourd’hui que la prévention au niveau de la santé, il y avait vraiment de très graves lacunes. Les médecins s’insurgent, les assurances s’insurgent. Cela commence à venir, mais là on est au début des années 60 et le but de Vita, qui est une compagnie d’assurances sur la vie, filiale de Zürich Assurances, aide à prévenir les accidents cardio-vasculaires et les maladies. Par exemple le diabète, puisque lorsque on fait un exercice physique, on a tendance à éliminer le diabète.
Ils ont été plus loin que simplement d’envoyer des prospectus. Ils ont décidé de passer à l’action finalement.
Ils ont passé à l’action. Aménagé comme je l’ai dit tout à l’heure, 504 parcours dont les caractéristiques sont toutes différentes. On regarde par exemple, si l’on met bout à bout l’ensemble des parcours, on arrive à 1135 kilomètres, virgule 300 mètres. On est Suisse ou on ne l’est pas ! Ce qui correspond à Genève-Romanshorn retour à pieds. La plus longue, c’est Einsiedeln, elle côtoie l’abbaye d’Einsiedeln connue pour sa Vierge noire.
Dans le canton de Schwytz ?
Canton de Schwytz au bord du lac de Zürich. Elle fait 4,3 kilomètres. La plus courte se trouve à Château-d’Oex, elle fait 600 mètres.
Au niveau du dénivelé, il semble qu’il se sont aussi amusés à accumuler les mètres comptabilisés et l’on pourrait imaginer que vous partez du niveau zéro, donc du bord de la mer, pointe Dufour 6435 mètres retour, re, re, re et re. Donc, trois aller-retour et vous avez fait le dénivelé total des pistes Vita en Suisse.
À part cela, juste pour les gens qui l’ignorent… 6435 mètres que je suis bête, 4635 mètres pardon. On n’a pas encore dépassé le Mont-Blanc, excusez-nous amis français. Pour toujours parler des dénivelés, il y a notamment à Veytaux, une piste Vita qui est redoutable, puisqu’elle est très longue et qui a un dénivelé énorme.
C’est un peu… ils s’adaptent au terrain. Ils décident d’en faire une dans tel ou tel village. Ils prennent ce qu’ils trouvent ?
Je suppose qu’ils jouent avec le relief, ça c’est bien clair. C’est difficile dans le Jura, suivant les endroits, de trouver du plat, au même titre dans les Alpes. Le but, c’est que ce soit accessible aux jeunes et moins jeunes, au rythme de chacun. Cela peut-être de la marche. Maintenant, la grande mode, c’est la marche avec les bâtons, cela peut-être de la course à pieds. Le but, c’est de développer l’endurance, la souplesse et la musculation. Et c’est vraiment ouvert. On nous dit… sur le site que j’ai consulté, que c’est sans doute le club de fitness le plus grand de Suisse.
Ah ça j’imagine.
Étant donné les adhérents… Adhérents sans être adhérents.
Bon. Il ne reste plus qu’à en découvrir un de ces parcours Vita. Il s’agit de celui de Bevaix sur lequel s’est enregistré notre rédactrice en chef préférée, Rita Hosang. Donc, tous à vos magnétoscopes. Je pense que c’est un moment à ne pas oublier…
Je n’en doute point.
À bientôt Alain.
À bientôt.
On continue ce « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler avec vous aujourd’hui d’une nouvelle émission que nous avons créée à Télé Objectif Réussir et dont vous allez être l’animatrice. Cette émission s’intitule « Evasion » et son rôle principal sera de présenter des émissions, mais qui n’ont pas été réalisées par notre équipe, mais qui ont été réalisées par soit, d’autres petites télévisions mais surtout TV Bourdo-Net, à Lausanne, que vous connaissez, je crois, un petit peu.
Oui exact.
On est allé la visiter et vous avez eu l’occasion de pouvoir interviewer les responsables. Nous allons visionner tout ce qu’ils font à TV Bourdo-Net. Eux, de leur côté vont faire la même chose. Ils vont regarder nos émissions, d’ailleurs ils ont commencé de diffuser certaines de nos émissions et nous, nous allons faire maintenant pareil avec comme toute première émission que vous avez choisie, qui a été réalisée par TV Bourdo-Net et qui s’appelle « Bonjour ».
Exactement « Bonjour ».
Une idée assez intéressante finalement. Est-ce que vous pouvez nous dire en quelques mots, quel est le concept de cette émission « Bonjour ».
Le concept de cette émission est, disons, simple. C’est une philosophie sur le « Bonjour » peut-on dire. Les gens disent bonjour dans la rue et certains pas. TV Bourdo-Net a fait une enquête dans leur quartier, où il y a beaucoup de nationalités différentes, et remarque que certains disent bonjour et d’autres pas du tout. Et cela les a interpellés de savoir pourquoi on dit bonjour, pourquoi on ne dit rien. Comme première approche aussi vis-à-vis des gens. Dans certains pays, on dit bonjour le matin d’une certaine façon. À midi autrement, le soir. Dans les petits villages, les gens disent bonjour quand on passe. Facilement. En ville, personne ne salue. Toutes des choses comme cela. Dans ce but-là, on a regardé.
Oui, c’est vrai que dans le quartier de la Bourdonette à Lausanne, il y a un très très grand nombre de nationalités.
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Oui je crois. Tous les pays du monde sont représentés. Et c’est vrai, ils ont été avec leurs caméras demander aux gens ce qu’ils pensaient. Est-ce que les gens disent facilement bonjour ? C’est vrai que c’est intéressant. On voit des Africains, des Asiatiques qui parlent…
Oui, ils parlent.
Ils philosophent là-dessus. On peut voir certaines différences.
Oui, vraiment.
Entre les jeunes et les moins jeunes. Pourquoi ils disent ou ne disent pas bonjour dans la rue ?
Et surtout dans ces immeubles, les gens même les tout jeunes disent que l’on doit dire bonjour parce qu’on doit peut-être aller sonner à une porte pour demander quelque chose. Il y a l’exemple d’un jeune qui n’a pas de clef, qui a oublié ses clefs et qui va sonner chez la voisine qui lui donne à boire et à manger en attendant le retour de ses parents. Ou des choses comme cela. Donc, il dit : « C’est bien de dire bonjour pour avoir une première approche vis-à-vis des gens ».
Oui, cela peut éviter peut-être certains drames.
Oui, exactement.
D’ailleurs, ils ont eu un drame il n’y a pas très longtemps à TV Bourdo-Net, puisqu’ils ont eu un assassinat peu de jours avant que nous allions leur rendre visite. C’est vrai que ce sont des quartiers chauds de la banlieue lausannoise, même si ce n’est pas aussi délicat que dans certaines grandes villes françaises, il y a quand même quelques problèmes. Et c’est pour cela que cette télévision de proximité est vraiment intéressante.
On se réjouit de voir cette émission sur ce thème « Bonjour ». D’autres sont en préparation, notamment des voyages en Afrique…
En Roumanie, au Niger, la descente du Niger.
On en parlera un peu plus en détails la prochaine fois et autrement, il y a quelques brèves nouvelles comme notamment l’exposition à la galerie Quint-Essences.
Il y a toujours l’exposition de Julien Pisenti et Patrick Perret. Exposition de photos qui a lieu jusqu’à fin août à la galerie.
Des photographies d’insectes, des photos… plus urbaines
Paysage urbain pour Patrick Perret.
Il y a aussi l’exposition ici au rez-de-chaussée.
Dans le hall d’entrée, exactement, de Joël Perrenoud, qui expose plutôt la Norvège, des paysages norvégiens.
C’est cela. Joël qui est l’un de nos plus anciens vendeurs.
On peut aussi rappeler à nos téléspectateurs de réserver un bon accueil à nos vendeurs du journal Objectif Réussir. Pour l’instant encore, c’est le journal qui sponsorise notre télévision. Chaque journal qui est vendu, c’est évidemment important pour nous et aussi continuer d’inviter…
Les gens à venir assister à l’enregistrement de « Quoi de 9 ? » qui a lieu le lundi à 10 h. ici à la gare de Bevaix.
Merci Françoise et à tout bientôt.
Merci beaucoup. À tout bientôt.
Mesdames, Messsieurs, je vous souhaite une très bonne semaine. Je vous dis aussi à bientôt, portez-vous bien, prenez soin de vous et des autres aussi.
Une émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod