Quoi de 9 ? 033 : du 21 au 27 août 2006
Mesdames, Messieurs, merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. À mes côtés. Philippe Rollier, bonjour Philippe.
Bonjour.
Vous allez nous présenter aujourd’hui votre premier reportage.
Oui, donc on est allé rencontrer à Vaumarcus un imprimeur, M. Stauffer, qui notamment imprime un petit journal qui s’appelle « Le Soleil des Aînés », et je crois que c’est de là que l’idée du sujet est partie.
Tout à fait. Alors, on parlera un petit peu plus longuement de ce Monsieur et aussi du tournage que vous avez réalisé avec Yves Dürr également, qui était derrière la caméra. Très bien, alors on part tout de suite dans ce magnifique décor du château de Vaumarcus.
Voilà, on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Philippe Rollier. Alors, comment s’est passé ce reportage sur le plan technique et aussi comment avez-vous senti cette imprimerie, cet imprimeur ?
Au départ, je voyais peut-être l’imprimerie plus grande déjà. Je m’imaginais peut-être quelque chose comme l’imprimerie l’Express par exemple et en fait, c’est relativement petit mais avec un certain nombre de machines.
Mais l’homme lui-même, qu’est-ce qui vous paraît vraiment intéressant chez cet imprimeur ? Là, on a à faire à un petit imprimeur qui essaie de se battre dans un monde qui est monopolisé par justement, des grandes imprimeries comme celle de l’Express ou celle du Matin à Lausanne.
En fait, ce qui m’a intrigué, je dirais, c’est aussi le fait qu’il est arrivé là presque par hasard, puisqu’il était responsable déjà de l’entreprise et puis, comme il le dit dans le sujet, c’était en gros, soit il reprenait l’entreprise, soit ça fermait et faisait de lui un chômeur. Donc, il a pris finalement des risques au départ.
Cela, c’est peut-être en effet le côté intéressant, sympathique de sa démarche. Hésiter entre aller au chômage ou tenter de faire fonctionner cette imprimerie ?
Oui. Est-ce que c’était un choix ? Peut-être pas forcément… Je pense que si l’on avait ce choix à faire, j’ose espérer que l’on ferait le même choix que lui.
Je pense… Alors techniquement, comment cela s’est-il passé ? C’était votre premier reportage ?
Donc effectivement au départ, on a eu d’abord à faire des plans de coupe. Cela a été assez rapide j’ai trouvé. Puisqu’on a passé finalement beaucoup de temps sur l’interview que l’on voit et après les plans de coupe. Peut-être, est-ce qu’il aurait fallu en faire plus, c’est peut-être ma réflexion, cela a été très rapide pour les plans de coupe en tout cas.
C’est vrai qu’il ne se passait pas énormément de choses dans l’imprimerie. On n’a pas voulu le déranger particulièrement. On est venu presque un peu par hasard et on a filmé les machines qui tournaient.
Oui. Il a mis en place justement cette ancienne machine qu’il a faite tourner lui-même, finalement exprès pour nous aussi.
Voilà. C’est cette machine que l’on voit où M. Stauffer est derrière.
Où il travaille.
Machine qui fait du gaufrage, une sorte d’impression en relief. Très bien et merci pour toutes ces explications et à très bientôt pour un autre sujet.
À bientôt merci.
Merci.
Après les décors idylliques du château de Vaumarcus, on se retrouve avec Alain Sunier, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
Pour partir dans un autre décor absolument magnifique qui est, je crois, celui du Jardin botanique.
Oui, qui se situe donc dans le vallon de l’Ermitage, au nord de Neuchâtel. Mais avant toute chose, il faut savoir peut-être qu’il n’a pas toujours été là - sa naissance, c’est en 1998. Apparaît un premier jardin botanique, au Nid-du-Crô, en 1845. Et quand on pense que trois ans plus tard, les Neuchâtelois boutaient le roi de Prusse hors du canton. Ils ont fait preuve vraiment de savoir vivre, de manque de savoir vivre dans le sens que c’est Frédéric-Guillaume IV qui a avancé l’équivalent de douze mille francs actuels pour créer ce jardin botanique qui comprenait une serre, une orangerie et évidemment la maison du jardinier et mille deux cents espèces.
On reviendra peut-être sur l’histoire tout à l’heure du jardin botanique, mais on regarde peut-être d’abord ce reportage qui a donc été réalisé dans le nouveau jardin botanique qui se trouve à l’Ermitage. Le montage est l’œuvre de César Carrasco, notre collaborateur et la musique de Patrice Mojonnet.
On se retrouve donc dans une petite dizaine de minutes avec Alain pour parler de choses assez compliquées, style saprophyte, épiphyte, etc.
Voilà, on est de retour à la gare de Bevaix, dans notre studio de « Quoi de 9 ? » On vient donc de faire la tournée de ce magnifique jardin botanique. Alors toi, pour qui la botanique n’a aucun secret, une plante épiphyte, une plante saprophyte…
Ça profite quand il s’agit d’épinards effectivement. Mais là, ce que l’on voit ne profite pas vraiment. En revanche, on a l’occasion d’admirer un jardin de rocailles, on a l’occasion d’admirer un jardin à thème, que l’on pourra appeler « un petit Versailles » et surtout trois serres de plantes de Madagascar. Et là, je pense que cela vaut le coup de s’arrêter un moment lorsqu’on sait qu’il y a plus de dix mille plantes protégées à Madagascar étant donné la situation. C’est un endroit qui est isolé, ce qui fait qu’il y a des plantes que l’on trouve que là et qui font partie du patrimoine mondial. Dans le but de tout jardin botanique ou de zoo dans un autre domaine, c’est bien sûr la préservation et l’étude de ces plantes qui est privilégiée. Quant on sait que c’est des universitaires qui s’en occupent, on peut comprendre la démarche. Cela me paraît assez logique.
Donc, voilà à quoi ça sert un jardin botanique. On pourrait se poser la question : « Mais à quoi ça sert, ça coûte probablement très cher » ? Donc, ça sert à étudier et protéger des espèces.
Des espèces qui sont en voie de disparition. C’est évidemment un dépaysement fantastique. On se retrouve parmi des serres, l’une qui s’occupe de plantes utilitaires, l’autre qui s’occupe des plantes qui résistent à la sécheresse et la troisième, les plantes épiphytes.
J’avais peur que…
J’avais peur de le rater celui-là. Les plantes épiphytes qui poussent essentiellement dans la brousse tropicale. Pour le profane que je suis, je suis allé consulter le dictionnaire, c’est une plante qui pousse sur une autre plante, mais qui ne donne, ni ne prend de substances de l’autre plante. Donc, cela serait plus ou moins une plante parasite.
Au niveau de ce que l’on peut voir, évidemment les traditionnels nénuphars, ça c’est bien clair et surtout ce qui est important, c’est que les gens qui travaillent dans ce jardin botanique sont en collaboration avec d’autres universités, d’autres institutions et organisations qui sont soucieuses de préserver la nature, on dira. Ca donne lieu à des échanges, il y a même une petite association qui s’est créée, qui s’appelle « Adaje », je l’épelle, parce qu’on pourrait croire que… et qui a pour les férus de culture de botanique, un site qui est tout ce qui a de plus clair, avis aux amateurs.
Tu parles donc du site du jardin botanique de Neuchâtel.
Voila.
D’accord. Il peut se visiter quasiment toute la semaine je crois.
Oui. Il y a des horaires, je ne les ai plus en tête maintenant, il y a six mois où il est visitable de 9 h. à 20 h. et six mois, où l’on s’arrête à 17 h. C’est plutôt les mois d’hiver à 17 h. et 20 h. pour les mois d’été, ce qui est logique étant donné la luminosité, c’est peut-être mieux d’avoir de la lumière !
En tout cas, c’est vrai que l’on peut recommander à tous les Neuchâtelois et Neuchâteloises qui n’ont pas encore été visité ce jardin de s’y rendre. De s’y rendre même avec des enfants. On y voit des poissons, on y voit des grenouilles. Il y a même un rucher.
Il y a l’aspect didactique aussi qui est important, puisque chaque plante a son nom avec éventuellement son utilité. On essaie de sauvegarder aussi l’héritage des anciens dans ce lieu. Donc, on va découvrir des plantes qui ne sont plus forcément courantes dans la région.
Bon. Extra et merci Alain. Je crois qu’on a fait le tour.
Je l’espère.
De toute façon, si le téléspectateur n’a pas très bien compris la définition d’épiphyte ou saprophyte, comme le veux notre programme, tu reviens de toute façon dans une heure nous reparler du jardin botanique.
Mais bien sûr.
Alors à tout de suite.
Après le château de Vaumarcus, le jardin botanique de Neuchâtel, on va rester dans les roses et dans les fleurs avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
On va rester dans les fleurs je disais, parce qu’on va parler d’un cantonnier.
Exact.
On va surtout parler d’un article qui a été réalisé par nos rédacteurs à Fribourg sur un cantonnier fribourgeois, un cantonnier pas tout à fait comme les autres.
Exact. Il a décidé de réagir autrement. Il s’est trouvé en ville de Fribourg après avoir fait des études de théologie et il a décidé que c’était trop triste de devoir se promener chaque matin comme cela avec sa brouette vide. Donc, il a mis une rose à sa brouette.
Donc tous les matins il accroche à sa brouette de cantonnier, de balayeur, une rose.
Oui, une rose. C’est en général les fleuristes, c’est un fleuriste de Fribourg qui lui offre un reste de fleurs qui était destiné à la poubelle, mais malheureusement certaines fois, on lui a même volé sa rose.
Donc, certaines fois on lui a volé sa rose, mais il y a aussi une certaine fois où des touristes se sont arrêtés pour faire des photos.
Oui.
Un peu surpris par ce contraste.
Oui exactement ce contraste propreté saleté. C’est ce qu’il a voulu montrer que c’est un métier qui n’est pas aussi sale que cela.
Entre la propreté et la saleté, il y a cette rose comme cela.
Genre de symbole.
C’est assez intéressant car finalement on veut dire à quelqu’un : « Tu es trop bête pour faire un apprentissage, tu vas finir balayeur ». C’est très méchant, finalement de dire cela parce que ce Monsieur là est en train de nous dire qu’il fait le plus beau métier du monde. Un métier qui consiste à rendre les rues…
Propres et belles. Surtout dans les quartiers de Fribourg, suivant où, cela ne doit pas toujours être facile.
J’imagine. Donc ça, c’est un article que l’on peut lire dans ce numéro-là d’Objectif Réussir, qui est encore en vente et il y a des très belles photos qui ont été réalisées par l’équipe de Fribourg où l’on voit le cantonnier. Voilà, je ne sais pas si on les voit bien. Avec sa rose sur sa brouette. Un bel article, comme on aime bien en trouver dans notre journal qui revalorise un métier qui souvent a été critiqué.
Voilà, à part cela toujours des expositions.
Oui, à part cela il y a toujours l’exposition de Patrick Perret et de Julien Pisenti, à la galerie Quint-Essences jusqu’à fin août, c’est donc la dernière semaine qu’on peut la visiter. Exposition de photos.
Photos d’insectes et de paysages urbains concernant Patrick Perret.
Magnifiques photos.
C’est la dernière semaine. Il faut que les gens profitent de venir la visiter. Et ici, au rez-de-chaussée au niveau de notre télévision…
Toujours l’exposition de Joël Perrenoud sur la Norvège.
Sur la Norvège. Très bien. Je crois qu’on a fait un peu le tour de l’actualité, alors merci Françoise, bonne journée.
Merci à vous.
Bonne semaine
Bonne semaine et à tout bientôt.
Merci prenez soin de vous et des autres aussi. Au revoir.
Présentation de l’émission par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod