Quoi de 9 ? 036 : du 11 au 17 septembre 2006
« Quoi de 9 ? », c’est l’émission qui vous dit tout sur les émissions que nous avons réalisées pour vous sur Télé Objectif Réussir. On vous dit tout, et même plus que ça, grâce à la présence de nos collaborateurs sur notre plateau ce matin. Aujourd’hui, Daniel Zumbrunn. Salut Daniel.
Salut Jean-Pierre.
On va parler des festivals. En Suisse, il y en a beaucoup, il y en a même de plus en plus.
On peut presque dire qu’il y en a même trop. Mais bon, ça c’est l’avenir qui nous le dira.
Alors peut-être même trop. Alors pour illustrer ce sujet, nous nous sommes rendus dans un festival que nous aimons beaucoup. Il s’agit du festival Hors Tribu qui se déroule chaque année depuis déjà pas mal d’années dans le Val-de-Travers.
C’était la onzième édition.
La onzième édition. Nous, on aime bien ce festival, pourquoi ? Parce que c’est un festival qui a un petit peu notre philosophie. J’entends par là que c’est un festival qui ne vit pas en dessus de ses moyens, un petit peu comme notre journal et notre télévision. C’est peut-être pour cela que notre festival va pouvoir durer et résister. Et c’est un festival qui est très humain, très écologiste, qui fait de la prévention etc. Enfin, un festival que l’on aime bien. On avait déjà réalisé un reportage dans notre journal sur eux, il y a quelques années. On est allé rencontrer cette année, les responsables du festival. On regarde ce petit sujet et l’on se retrouve après pour parler des autres festivals en Suisse.
On redescend du Val-de-Travers. On quitte la boue, la pluie qui nous ont accompagnés pendant tous ces jours du festival, mais cela n’a pas empêché que cela reste un très très beau festival. Tu connais un peu le festival Hors Tribu. En tous cas, tu as étudié un peu son concept ?
Disons que je l’ai découvert grâce à toi, parce que je connaissais son existence, mais je ne m’étais jamais penché plus précisément sur ce festival. Je n’y étais même jamais allé… je n’y suis d’ailleurs toujours jamais allé. Mais, j’ai pu m’y rendre grâce à la télé interposée et, ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’ils ont vraiment un concept d’écologie mais douce, comme ils le disent. C’est-à-dire qu’ils ne cherchent pas à faire de l’écologie à tout prix, à être plus royaliste que le roi, mais ils cherchent à développer des concepts d’énergie durable, de développement durable. On voit qu’ils ont bien étudié la question. Comme Mme Jeanneret dit dans le reportage, ils utilisent de la vaisselle, de la vraie vaisselle pour les repas et pour laver cette vaisselle, ils utilisent un lave-vaisselle. On peut se dire attention : un lave-vaisselle, ça consomme beaucoup d’eau et tout. Mais un lave-vaisselle qui est plein, elle le précise bien, ça consomme étonnamment moins d’eau que si l’on fait la vaisselle à la main. On voit qu’ils ont bien réfléchi à toutes ces questions. Ce n’est pas juste un slogan pour attirer du monde sur ce plan-là.
Tout à fait et ils tiennent aussi au paysage. Ils ne veulent pas de publicitaires, ils veulent que cela reste sympathique. Ils veulent qu’on continue de voir…
Exactement. Il n’y a pas de grandes clôtures fermées tout autour. Il y a juste une petite barrière pour délimiter l’endroit, mais il n’y a pas des bâches qui cachent justement la vue comme certains festivals pour des questions de resquilles ou autres. Eux, quelque part, tout le monde est le bienvenu. Même si il y a une entrée payante certains soirs. Pour eux, ce qui compte vraiment, c’est garder ce cadre très naturel qui fait leur charme.
Je pense qu’un festival comme cela va peut-être tenir la route, parce que justement, ils ne vivent pas au-dessus de leurs moyens.
Déjà, ils ne vivent pas du sponsoring, parce qu’ils n’ont pas de sponsors. Ils refusent d’avoir des sponsors, ce qui peut paraître un peu choquant, mais ils s’en sortent avec les soutiens des bénévoles, des communes. Il y a la Loterie romande qui les soutient un peu et c’est surtout toute une équipe de bénévoles. Ils fabriquent ce festival vraiment. Tout est fabriqué par eux, tout est monté, démonté, tout est organisé, la cuisine. Tout est fait vraiment par leurs soins. Ils ne sous-traitent rien, ils font tout eux-mêmes. Donc, tant qu’ils ont la motivation, je pense qu’il n’y a aucun problème pour que cela ne perdure pas, même si cette année, avec la météo, ils n’ont peut-être pas eu le public escompté. Je pense qu’ils ont une taille qui leur permettra de continuer tant qu’il y aura des gens motivés. D’après ce qu’on a vu, ils sont vraiment motivés.
Ils sont motivés. Il y a d’autres festivals, par contre, qui ont des problèmes. Il y a le festival du Mont-Soleil par exemple.
Oui. Eux, cela fait trois années de suite qu’ils se ramassent la flotte et cette année vraiment, c’était leur dixième anniversaire, mais je crois que la bougie, elle sera amère, parce que là, ils ont vraiment une grande infrastructure. Ils cherchent vraiment à faire un grand festival, mais là, ils n’ont pas eu le public qu’ils voulaient et cela fait trois années de suite que cela dure. Ils vont avoir du mal à s’en relever. On souhaite pour eux qu’ils arrivent à continuer parce qu’eux aussi, ils ont une philosophie un peu différente. C’est qu’eux, ils compensent entièrement leur énergie qui est utilisée par de l’énergie verte. Ils achètent le kW/h plus cher, mais qui est garanti vert, produit par des éoliennes qu’il y a sur le Mont-Crosin à côté ou par panneaux solaires, etc. Ils ont aussi une philosophie intéressante, mais maintenant on ne sait pas si cela va pouvoir perdurer, parce qu’ils ont quand même vu grand. Ils se sont inspirés des autres festivals et comme ils sont dans une région quand même reculée, difficile d’accès, c’est clair qu’ils n’ont pas le bassin de population du bassin lémanique. Les gens ne se déplacent pas si facilement dans ces régions. Là, on verra ce que cela donne.
Et le fait qu’ils sont enco, ce n’est pas à toi qui es Jurassien que je l’apprends, dans le Jura bernois.
Tu penses que c’est le joug bernois qui influence sur la qualité ?
Ce n’est pas le joug bernois qui joue sur la qualité, mais le fait qu’ils soient dans le Jura bernois, ils ne peuvent pas recevoir de subventions de la Loterie romande, puisque la Loterie romande ne s’occupe que de la Suisse romande. Voilà peut-être une bonne raison pour revoir un éventuel rapprochement…
Il faudra leur suggérer.
Quoiqu’il en soit, cela leur pose un problème. Au lendemain du festival, il est vrai que le président n’était pas sûr que l’année prochaine, le festival aura de nouveau lieu.
Je pense que c’est quand même un problème de grandeur, parce que juste à côté, là dans le vrai Jura, même si c’est les Franches-Montagnes, au Noirmont, il y a le festival du Chant du Gros qui va fêter sa quinzième édition cette fin de semaine et eux, ils n’ont jamais voulu voir trop grand. Eux aussi, ils construisent tout eux-mêmes, ils font tout eux-mêmes. Ils ne vont pas commencer à débourser des cachets pas possibles pour avoir une exclusivité suisse, comme a fait Mont-Soleil cette année avec « Hooverphonic ». Ils avaient une exclusivité suisse et ça se paie aussi, tandis que… C’est peut-être aussi le problème des grands festivals qui ont, depuis quelques années, demandé à avoir des exclusivités. Les grandes têtes d’affiches qui pourraient attirer du monde ne peuvent plus se rendre dans les petits festivals, parce qu’il y a ces exclusivités qui bloquent tout.
Donc, c’est bien possible qu’à l’avenir, il n’y aura plus que les très très grands festivals qui ont réussi à faire des réserves et les très très petits festivals qui ont su rester modernes et qui n’ont pas pris de risques.
Modernes ou modestes plutôt, je dirais.
Modestes plutôt. Extra. Je ne sais pas si l’on a fait le tour ou si tu as…
Oh ! On pourrait encore en dire beaucoup, mais je pense que là, l’essentiel… on a fait le tour.
D’accord. On aura sûrement l’occasion de reparler de ces festivals, puisqu’on aime bien la musique aussi chez Télé Objectif Réussir. Alors, merci Daniel.
Mais de rien.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Alors Julien, vous allez nous emmener aujourd’hui faire une balade à travers Bevaix. Il y a des images qu’on a prises depuis notre voiture et il y a des photos que vous avez faites du village.
Oui.
Je pense que c’est un joli sujet qui va faire découvrir le village à ceux qui ne le connaissent pas très très bien.
J’espère qu’ils vont apprécier.
Voilà. Et après cela, vous allez nous faire un magnifique exposé, je crois, sur le site de Bevaix. Mais on regarde peut-être d’abord le film et l’on se retrouve juste après.
Voilà, on se retrouve après cette magnifique promenade à travers Bevaix. Alors, ce n’est pas une question piège, car on avait quand même préparé un petit peu tout cela, mais quand on rentre dans le village de Bevaix, on voit l’écriteau Bevaix et l’on voit dessous qu’il est écrit : « site clunisien ». Un jour, je me moquais un peu de vous en vous posant la question : « Est-ce que vous savez ce que c’est ? Mais en réalité, moi-même, je ne savais pas du tout ce que c’est… et je suis sûr qu’il y a beaucoup de personnes à Bevaix qui ne savent pas ce que signifie site clunisien.
C’est un ensemble de bâtiments qui a été créé par Guillaume Ier et était occupé par des moines bénédictins. Les moines bénédictins dans le village de Bevaix se trouvaient à l’extérieur dans une maison qu’on appelle « L’abbaye de Bevaix ».
Qui existe toujours.
Qui existe toujours. Il reste, c’est juste un vestige, parce qu’avant c’était beaucoup plus grand. L’abbaye de Bevaix a été fondée en 998, un 20 février, par un certain Rodolphe qui appartenait à la très haute noblesse du royaume de Bourgogne. Il a fondé ce prieuré au bord du lac, parce qu’il devait se rendre… C’est en revenant d’un voyage à Estavayer qu’il a décidé de construire un prieuré pour les gens qui partiraient à la traversée du lac ou comme cela, pour aller de l’autre côté du lac, qui à l’époque, était appelé le lac d’Yverdon.
Ah tiens !
C’est depuis cette date, le 20 février 998, que le village de Bevaix se nomme Bevaix.
Cela fait partie des plus anciennes traces.
Voilà. C’est l’une des plus anciennes traces, parce qu’on retrouvait aussi déjà en 3900 avant J.-C dans la baie de Bevaix que était occupée par les néolithiques. C’est un grand site de fouilles néolithiques et…
Il y a des plongeurs d’ailleurs en permanence sur ce site.
Il y a beaucoup de plongeurs et cela a été aussi occupé par les Romains et après par les Burgondes et maintenant Bevaix, c’est devenu plutôt un petit village tranquille et tout depuis qu’il y a eu la motorisation.
Mais avec une télévision.
Mais avec une télévision surtout qui … je ne veux pas le dire !
C’était intéressant et je suis convaincu que beaucoup de personnes ne connaissaient pas du tout l’origine de ce site.
Un site clunisien est un site monastère, prieuré, église qui a un rapport, qui a des liens avec l’abbaye de Cluny en France.
On pourra très bien un jour aller chercher des spécialistes. Dans la région, il y en a sûrement beaucoup qui ont dû étudier cela d’une façon très très approfondie.
Oui. Surtout que je vais essayer de ramener un spécialiste qui travaille dans la datation des pilotis.
Voilà un beau sujet. On va pouvoir revenir indirectement sur les sites clunisiens. D’accord et merci Julien.
De rien.
On termine ce « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler peinture avec vous car en ce moment, au-dessus de nos têtes, à la galerie Quint-Essences, il y a l’exposition de Mme…
Danielle Chasles.
Vous avez eu le plaisir de la rencontrer, de l’interroger. Qu’avez-vous à nous dire sur ses œuvres ?
Exposition Échec et Mat comme thème et c’est de la peinture à l’huile et du collage. C’est une technique mixte qu’elle emploie.
D’accord. Vous avez aimé ce genre de tableaux, de peinture ?
Oui. J’ai beaucoup aimé. Les couleurs étaient très lumineuses dans les jaunes, oranges. Les maisons, c’est beaucoup imaginaire, des pièces qui sont un peu volantes, un genre de tapis volant.
Oui. C’était une très belle exposition. On peut inviter tous ceux qui suivent nos émissions à venir ici à la gare de Bevaix pour se rendre à la galerie et visiter son exposition. On va peut-être regarder le petit sujet que vous avez réalisé. Les images sont de Julien Pisenti et le montage également.
Après ce magnifique reportage sur l’artiste Danielle Chasles, on se retrouve avec Françoise pour une brève information.
Exact. C’est une brève information. Dans le hall de la gare de Bevaix se tient toujours l’exposition de notre vendeur Joël Perrenoud.
D’accord. Des photos…
Sur la Norvège.
Très bien. Et l’on peut aussi dire à nos téléspectateurs d’acheter notre journal, lorsqu’ils croisent nos vendeurs dans la rue, car notre journal reste…
Notre moyen de vivre
Notre moyen de vivre et que dire d’autre encore…
Qu’on les invite à venir sur le plateau.
Voilà. Si vous souhaitez assister à l’enregistrement de nos émissions, vous le pouvez. Vous êtes les bienvenus tous les lundis à partir de 10h et j’aimerais également saluer deux personnes qui sont venues aujourd’hui nous rendre visite. Il s’agit de M. Boyon et de M. Boujeka, qui sont Camérounais et qui souhaitent créer une télévision à Yaoundé, une télévision locale. Un petit peu comme la nôtre et ça nous fait très plaisir qu’ils aient pensé à nous, qu’ils soient venus regarder comment nous travaillons ici. J’espère, qu’ils pourront, très sincèrement créer cette télévision à Yaoundé, de façon à ce que l’on puisse collaborer également avec eux, échanger des émissions, échanger nos connaissances et nos expériences. Alors, on ne peut leur souhaiter que…
Bonne chance.
Bonne chance, bon courage pour la réussite de leurs projets. Voilà. Si on a fini pour cette semaine, je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Bonne fin de semaine aussi et à bientôt.
Bonne fin de semaine, bonne journée à vous Mesdames et Messieurs. Prenez soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod