Quoi de 9 ? 037 : du 18 au 24 septembre 2006
« Quoi de 9 ? » c’est l’émission qui vous dit tout sur les programmes de la semaine. Je suis en compagnie de Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Alors premier sujet que l’on va diffuser, c’est un sujet sur la galerie L’Enclume à Bôle.
C’est une petite galerie qui se trouve au centre de Bôle. Il y a une galerie et une brocante. Cette galerie s’appelle la galerie de L’Enclume, parce que le mari de Janine Haag, de la dame qui s’occupe de la galerie, est un féru d’outils et il a trouvé le nom « L’Enclume » pour appeler la galerie de sa femme.
D’accord. On va peut-être d’abord regarder ce sujet et après on se retrouve pour parler des artistes qui exposent. Alors à tout de suite.
À plus.
Voilà. On se retrouve après cette petite visite à la galerie L’Enclume. Une dame très intéressante, Madame Janine Haag, passionnée d’art, qui choisit bien ses artistes, qui aime le beau, qui aime ce qui est beau.
C’est elle qui va choisir ses artistes parce qu’elle dit bien dans le reportage qu’elle n’aime pas que les artistes lui envoient des trucs, parce qu’elle n’aime pas refuser l’art dans sa galerie. Donc, c’est elle vraiment qui va chercher les artistes.
Il y avait deux artistes qui exposent, Madame Éléonore Rabus, qui est décédée il y a quelques années. C’est son fils et son petit-fils qui ont organisé cette exposition.
Qui ont repris l’exposition sur les émaux de Madame…
Éléonore Rabus
Éléonore Rabus dite Aïda Pacini.
Donc, sa passion, les émaux.
C’est les émaux. C’est de l’émaillage sur cuivre. On prend de la poudre de cristaux, on la pile, on la mélange avec de la peinture et on met au four à environ neuf cents degrés, ce qui leur permet de choper des couleurs différentes, des formes différentes. Justement, ils font cet art comme cela, mais ils ne savent pas du tout ce que cela va donner à la sortie.
Oui, c’est vrai avec la chaleur, il y a des transformations qui vont se faire. Mais ces tableaux sont beaux, sont très très beaux.
C’est des super beaux tableaux. C’est un truc que l’on n’a pas l’habitude de voir, à part des petites œuvres comme cela religieuses. Ca se rapproche assez du vitrage.
Le deuxième artiste, lui, était présent. C’est Monsieur Michel Thamin.
Michel Thamin.
Un Breton.
Lui, il fait de la sculpture sur granit et qui essaie de plus représenter l’homme possible en fait avec des sculptures assez filiformes, longues et tout. Il essaie de se baser surtout dans le celtisme vu qu’il vient de Bretagne. C’est un gars qui adore justement l’art de son pays et qui essaie de le retransmettre dans son art.
Il dit être passionné par ce qu’il appelle « l’âme de la Bretagne ». C’est-à-dire les pierres d’il y a six mille ans.
Oui, les tombeaux néolithiques et tout.
Ses sculptures sont en effet très spéciales, très fragiles. Il nous disait au vernissage qu’il aimerait bien, mais ça, c’est un rêve impossible, pouvoir faire de la sculpture comme les peintres chinois, d’un seul trait, d’un seul coup de pinceau. Ses œuvres ressemblent un petit peu à cela.
Cela ressemble un peu à ça, parce qu’on retrouve des traits tout fins, la fragilité dans le caillou. On retrouve la fragilité du pinceau de la personne qui fait de la calligraphie.
Tout à fait. Extra. On ne peut que recommander aux gens de se rendre à l’Enclume, à Bôle. C’est jusqu’au 1er octobre 2006.
Surtout que là, il a pu profiter de la place dans le jardin de Mme Haag. Il a pu mettre des sculptures à l’extérieur.
C’est vrai.
Cela, il faut aller voir parce que c’est chouette. Le site est super sympa et Mme Haag aussi est super sympa.
C’est ouvert de mercredi à dimanche, de 15h à 18h30 et c’est fermé le lundi et le mardi. Voilà. On a tout dit sur cette exposition et vous aimeriez encore faire un rectificatif.
J’aimerais faire un petit rectificatif sur le dernier « Quoi de 9 ? » où je me suis trompé. J’ai dit que du temps moyenâgeux, on disait le lac d’Estavayer, mais c’est le lac d’Yverdon.
C’est une bonne rectification, mais c’est tout aussi surprenant que ce lac s’appelle comme ça. Extra. Merci Julien, à tout bientôt.
Ok, à tout bientôt. À la prochaine.
Après la peinture, la sculpture, les émaux, on passe à la musique avec Beberto avec Patrick Perret, salut Patrick.
Salut Jean-Pierre.
On a déjà souvent parlé de Beberto dans notre journal, sur la télévision, mais cette fois, c’est tout un concert, si on peut appeler ça comme cela, que nous avons enregistré ici à la gare. Alors, parle-nous un petit peu de Beberto. Tu es un spécialiste.
Depuis le temps que je le connais. Il est venu à la gare après avoir fait deux interviews et il a décidé de faire un petit concert avec ses copains. Ils se sont amenés avec plein de matériel, ce qui a surpris tout le monde, parce qu’il en avait comme cela. Ils ont fait un petit concert à la gare, c’était très sympa. C’était de la musique traditionnelle congolaise et ce qui était marrant, c’est que les gens depuis dehors, ils entendaient la musique, ils avaient envie d’entrer mais ils n’osaient pas. Ils se demandaient si il y avait un concert. C’était un super après-midi de musique.
On regarde, on écoute plutôt ce sujet et l’on rediscute après quelques minutes.
Ok.
À tout de suite.
À plus.
Alors on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » pour continuer de parler de Beberto. Il n’était pas tout seul. Il était avec un guitariste.
Il était avec un guitariste congolais qui s’appelle Auguy Lutula, qui a beaucoup joué en Afrique, qui est connu là-bas. Il a aussi pas mal joué à Paris avec des affiches africaines comme Kester. C’est un musicien très réputé et doué. C’est quelqu’un de vraiment très doué. J’ai pu connaître et jouer un peu avec lui dans le cadre d’Ingwhala, parce que j’avais fondé au départ ce groupe avec Beberto et cela m’a fait plaisir que ça existe toujours et qu’il continue à jouer.
C’était un vrai plaisir de les recevoir ici. C’était la première fois que l’on filmait un concert avec autant de musiciens. Cela n’a pas été trop problématique. Il me semble que le son, tu es plus connaisseur que moi ,est bon.
Le son a très très bien donné. C’est notre ami Julien qui a pris le son, c’était très bien. Les images ont bien donné aussi. Beberto a vu le résultat et il était très content de ce que l’on a fait. C’était un moment qui nous a replongé un petit peu en Afrique. Quand ils arrivent à une place, ils mettent toujours une ambiance de joie, de danse. Ca met les gens de bonne humeur, ça leur redonne le sourire. C’était une après-midi vraiment sympa.
C’est vrai que c’est une équipe sympathique. On aura peut-être l’occasion encore de les revoir probablement si ils ont envie de faire des clips.
C’est un petit peu dans le projet de Beberto. On est en train d’en discuter actuellement.
Extra. On aura l’occasion de les revoir. Tu auras l’occasion de nous reparler de…
De Beberto.
De ton ami Beberto. Extra. Merci Patrick et bonne fin de semaine.
Merci. A toi aussi.
On poursuit ce « Quoi de 9 ? » avec une légende. Une légende sur un lac qui s’appelle le lac des Chavonnes. Un sujet qui a été tourné par Rita Hosang. Le montage est de César Carrasco qui est à mes côtés. Bonjour César.
Bonjour Monsieur.
La musique, on en parlera tout à l’heure, est signée de Patrice Mojonnet. Un sujet un peu plus difficile que d’habitude ou bien ?
Cela change de mélanger le montage et la musique, que la musique, le montage et le texte. C’est différent.
Oui, parce qu’il y avait le texte, c’est sûr. Il y avait les images, la légende qui a été lue, le narrateur est Alain Sunier. Il a fallu jouer avec les images et le texte dans un premier temps.
Oui. C’est toujours comme je vous ai dit, il faut suivre le schéma et se plonger petit à petit.
Mais vous avez eu quand même pas mal de libertés pour travailler avec les images.
Oui.
Même s’il fallait suivre un petit peu la légende qui était racontée. Une légende un petit peu spéciale, qui parle d’une dame qui s’appelle « Dame Isabeau », qui était la fille d’un prince. Cela remonte à bien longtemps, qui a été se réfugier dans la montagne, se cacher au bord de ce lac de peur de se faire attaquer, de peur de se faire violer à l’époque. Elle avait ses bijoux dans un coffret et elle a jeté ses bijoux dans le lac pour que personne ne les trouve. Elle-même a passé, a fini sa vie au bord de ce lac.
Dans la légende, on dit que le lac brille. Dans le lac, il y a comme des étincelles et cela c’est à cause des bijoux.
Quand vous avez fait le montage, est-ce que vous avez vu ces étincelles qui brillaient sur le lac ?
Oui. C’est d’après ce qu’a dit Madame Rita, c’est un phénomène naturel.
C’est un phénomène naturel. Donc, on pourrait croire que c’est vraiment les bijoux de la princesse qui brillent encore…
Oui.
C’est assez spécial.
Ce qui est intéressant, il y a beaucoup de légendes dans beaucoup de cantons comme celle-là, vaudoise. Mais chaque légende est inspirée d’une histoire, je veux dire de la réalité. Ce que je ne savais pas.
Oui, souvent, bien sûr. Mais cette légende est encore très vivante. Les gens de l’endroit en parlent. C’est une région intéressante aussi pour cela et elle est aussi jeune. Les jeunes du village, paraît-il, on leur apprend cette légende à l’école.
Moi, je pense que c’est bien et c’est sympathique aussi. Cela fait venir du monde au bord du lac. En tout cas, merci pour cet excellent montage, belle collaboration entre les images de Madame Hosang et la musique de Patrice. À bientôt pour un autre sujet ?
Oui.
Extra. Merci César.
Voilà. On se retrouve avec Patrice Mojonnet, salut Patrice.
Salut Jean-Pierre.
C’est un vrai petit plaisir de regarder ce sujet, ce montage sur le lac des Chavonnes. C’est toi qui es l’auteur de la musique. Comment s’est passée ta collaboration avec César ?
Alors très bien, je dois dire. J’ai fait ça avec un vieux souvenir, c’est qu’à l’école primaire, nous avions été en course d’école au lac des Chavonnes.
Tu connaissais déjà la région ?
Je connaissais déjà la région. Moi, c’était des images que j’avais vues, ce qui m’a beaucoup aidé aussi pour la confection de la musique, la création de la musique. Cela m’a branché de faire cela, parce que je voyais ces petites papillotes de lumière sur le lac, c’est vraiment des diamants. Alors, j’ai essayé de faire dans ma musique quelque chose de subtil dans les hautes notes pour faire éclater ces pépites de diamant et un coulis pour l’eau et également la tranquillité des lieux, de voir cette fille à tout moment, elle disparaît. C’est vraiment l’élément mystérieux. De faire cette musique en respectant la nature, en respectant le repos des lieux.
On voit que tu as, non seulement étudié, lu, la légende, mais tu as aussi regardé attentivement les images qu’a montées César.
Voilà. Tout d’un coup, il y avait les fleurs, alors pour les fleurs, quelque chose de différent et puis quand il y a l’éclat de ce lac, alors les notes qui font craquer en fait ces pépites les unes après les autres qui sont en fait un reflet du soleil sur le lac. La réalité, c’est ça. A un moment donné, à un lieu donné, à un espace donné, on peut voir ces pépites et c’est vraiment magique.
En tout cas, c’était un très très beau travail. César a eu du plaisir aussi à faire ce montage et le résultat est vraiment très très bien. On se réjouit alors de voir d’autres sujets que tu vas illustrer.
Oui, tout à fait.
Merci Patrice et à tout bientôt.
Je t’en prie. Au revoir, merci.
On termine ce « Quoi de 9 ? » comme d’habitude avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Alors quelques brèves informations comme toujours ?
Comme toujours, très brèves.
Des expositions, bien entendu.
L’exposition de Mme Danielle Chasles à la galerie Quint-Essences jusqu’à fin octobre sur le thème Echec et Mat.
C’est ça. Des collages, des peintures à l’huile. Une autre exposition ici au rez-de-chaussée.
Toujours l’exposition de Joël Perrenoud, notre vendeur, sur la Norvège.
Très bien et autrement que dire d’autre ? Continuer peut-être de dire aux gens de venir si cela les intéresse d’assister aux tournages.
Oui. Le lundi matin à 10 h. On les invite à venir sur le plateau.
Voilà. Je sais qu’il y a des personnes qui aimeraient bien savoir un petit peu quels sont nos projets sur les émissions qui vont bientôt être diffusées. Il y en a une… lorsque nous avons travaillé l’autre jour… Vous connaissez sûrement, si je vous dit MIAOU, vous savez ce que c’est ?
Oui. La fête à…
Ce n’est pas seulement le cri d’un chat…
Non, c’est une fête à Bevaix. Mais c’est vous qui êtes allé filmer la fête à Bevaix, alors c’est à vous à nous expliquer de quand elle date ?
Cela c’est très fin, oui. La fête de la MIAOU, ça date, ça remonte à environ en 1978. Le municipal que nous avons interrogé n’était plus très sûr de la date et son collègue fondateur, lui, paraissait un peu plus sûr. Il nous a dit 1978.
C’est vrai que nous avons ramené tellement de bonnes images, d’après Daniel le monteur, qui prétend que je n’ai jamais aussi bien travaillé de ma vie. On s’est dit, on va faire deux sujets tellement les images sont bonnes.
Un sujet où il y aura spécialement les enfants et un autre où on verra surtout les adultes. On va essayer de faire cette petite variante sur la fête de la Miaou. Donc un beau sujet, il me semble, avec beaucoup de musique, de l’accordéon, la fanfare.
Vraiment la fête villageoise.
La vraie fête, belle fête villageoise que nous allons diffuser prochainement. Alors, il y a un autre sujet qui vous passionne, parce que vous en avez fait la retranscription.
Exactement, oui. Vous êtes allés voir M. Gérard Lopez.
Gérard Lopez.
Directeur du développement.
Économique
Neuchâtelois.
Neuchâtelois. Un sujet absolument passionnant.
Très dur.
Très difficile à comprendre. Mais une chose est sûre, lui, il sait probablement de quoi il cause.
Tout sur l’économie neuchâteloise.
On sait tout. On ne va même pas trop en parler maintenant finalement.
Que les gens découvrent eux-mêmes.
Que les gens aient le plaisir de découvrir ce sujet. En gros, son rôle c’est d’attirer les entreprises dans le canton de Neuchâtel pour essayer de créer des emplois. C’est intéressant ce qu’il a dit. C’est vrai, difficile à comprendre parce que…
C’est un langage particulier.
Ce Monsieur est un top manager. Il a son langage à lui. Enfin un beau sujet, comme quoi on est capable ici de s’intéresser aussi à des sujets un petit peu plus pointus.
Exactement.
Voilà. Bon, si on a fait le tour, ce n’était pas si bref que cela, bonne fin de journée Françoise, à bientôt.
Merci et bonne fin de semaine.
Merci et bonne fin de journée à vous, Mesdames et Messieurs. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Emission animée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod