« Quoi de 9 ? » 040 : du 9 au 15 octobre 2006

 

 

Pour m’aider à présenter la toute nouvelle émission de cette semaine, à mes côtés, Alain Sunier. Salut Alain.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler de l’Agoramobile qui anciennement s’appelait La Bulle peut-être que cela vous dit quelque chose. Avant de savoir ce qui se cache derrière l’Agoramobile, derrière cette philosophie, on va peut-être si rendre, si tu es d’accord ?

Avec plaisir.

 

Il était il y a quelque temps à Bevaix. Le thème de discussions était…

Ce n’était pas à Boudry ?

 

À Boudry. Le thème de discussions était : « Allons-nous vers une éventuelle fusion des villages de Bevaix, Cortaillod et Boudry ». On regarde peut-être ce sujet et après on philosophe sur l’origine de l’Agoramobile.

 

 

Voilà. On se retrouve après cette séance à l’Agoramobile. On a pu y voir M. le conseiller d’État, Jean Studer, on a pu voir différents municipaux de la région. Le but n’est pas tellement de parler, de rentrer en matière sur cette histoire de fusion éventuelle, c’est un sujet qui va probablement revenir. Ce qui nous intéressait, c’était le principe. Le principe de cette Bulle, de cette tente qui se déplace comme ça depuis déjà pas mal d’années. Mais qui se déplace comme cela, à gauche, à droite, en Suisse romande. Ils ont même été en France.

Peux-tu nous expliquer, Alain, ce que signifie finalement Agora ?

Agora, c’est la place publique chez les Grecs et chez les Romains où l’on débattait publiquement des sujets brûlants du moment. Cela veut dire que tout le monde pouvait y participer, tout le monde avait son grain de sel à amener. Agora, ça signifie en fait, foule ou public.

Agoramobile cela veut dire, déplacement, finalement d’une place publique où les gens peuvent débattre, c’est ça.

 

Cela remonte aux Romains, tu as dit ?

Cela remonte à Mathusalem quasiment.

 

Mais en Amérique du Sud, cela n’a pas mal de succès.

Tout est parti d’un Brésilien, né en 1921, Paolo Freire, qui était étudiant en droit, mais qui s’intéressait à la psychologie et à la philosophie de la langue. Il a fait des expériences par rapport à des gens réputés analphabètes pour voir quelle était l’interaction, si on veut, entre l’éducateur et l’éduqué. Il est arrivé à la conclusion que finalement, que chacun apportait à l’autre ce qui fallait, c’est-à-dire qu’il y avait une interaction.

 

D’accord. D’où le succès que cela avait là-bas.

Il y a des circonstances politiques qui ont, on prêche le pire pour avoir le mieux, dit-on. En 1964, il y a eu un coup d’État au Brésil et le Paolo en question était très impliqué politiquement. Il a dû s’exiler au Chili. Au Chili, il a recréé son mouvement, puis il est allé enseigner aux États-Unis, à Harward, et le mouvement s’est étendu d’Amérique du Sud en Amérique du Nord.

 

Ensuite après, c’est venu progressivement. Je crois que si c’est dans toute l’Europe. En tout cas, c’est en Suisse déjà depuis pas mal d’années.

Son co-directeur, on a oublié de le mentionner, on l’a vu dans le petit film, M. Jacques de Montmollin. Jacques de Montmollin qui avait un problème peut-être que toi, tu vas pouvoir y amener la réponse, vu que tu as une formation d’instituteur. C’est un peu une question piège-là. Est-ce qu’on dit : « Un Agoramobile ou une Agoramobile ? ».

Je dirais, une.

 

Tu dirais une. Ok, on va lui transmettre.

Merci Alain pour toutes ces explications. À bientôt.

À bientôt.

 

 

Après ce sujet bien sérieux qu’on vient de traiter avec Alain Sunier, on se retrouve avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Pour parler de la fête de la MIAOU. On a déjà vu la première partie il y a deux semaines. On va voir maintenant la deuxième partie durant laquelle on s’est surtout consacré. C’est toi qui t’es consacré, puisque tu as fait le montage, sur les jeunes, sur les enfants qui étaient présents à cette fête. On regarde le sujet et l’on se retrouve juste après.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » toujours avec Daniel. Alors, comment s’est passé ce montage ?

Cela s’est bien passé, ça c’est déjà une bonne chose. Maintenant c’est vrai qu’il y avait beaucoup de choses à voir. C’était très diversifié. On a déjà essayé, un petit peu entre guillemets, de se simplifier la tâche en divisant le sujet en deux parties. Cela permettait déjà de cibler au niveau de la musique. On a pris de la musique, je ne veux pas dire pour adultes, on a pris la musique des sociétés locales, la fanfare, des accordéonistes, etc. pour le sujet des adultes et l’on a utilisé de la musique un peu plus moderne avec du breakdance, des trucs un peu plus modernes pour illustrer la deuxième partie qui est plus consacrée aux jeunes, aux adolescents et aux enfants.

 

C’est vrai. Cela paraît peut-être beaucoup d’avoir fait deux sujets sur la fête de la MIAOU, mais c’était quand même sympathique parce que sinon, on aurait dû sacrifier beaucoup d’images et je pense que cela pourrait être très drôle pour les enfants quand ils se reverront dans cinq ou dix ans. Là, on en a vu quelques dizaines si ce n’est pas plus d’une centaine.

C’est cela qui est bien. On peut se permettre d’un petit peu faire des sujets un peu plus longs et l’on peut voir un peu tout le monde, parce que c’est clair que toutes les personnes qui étaient à la fête, t’on vu tourner des images, toutes sont passées devant la caméra d’une façon ou d’une autre, alors s’ils peuvent se voir, c’est toujours mieux.

C’est clair qu’on ne peut pas montrer tout le monde. D’ailleurs, il y a peut-être des fois où j’ai fait exprès de ne pas montrer certaines personnes en train de faire certaines choses ! On a essayé d’être un peu neutre envers les personnes pour ne pas montrer non plus un côté négatif. Ce n’est pas notre rôle.

 

Tout à fait. Mais je pense que c’est le rôle, par contre, d’une télévision locale de prendre quand même un certain temps pour traiter ce genre de sujet et ce serait vraiment ridicule de consacrer qu’une ou deux minutes pour un événement de ce genre.

Cette fête a lieu une fois par année, donc c’est clair qu’on ne peut pas vraiment la louper en étant sur Bevaix. On se sent obligé, mais quelque part, c’est un plaisir aussi.

 

Tout à fait. Cela nous a permis de rencontrer les gens, de faire connaître notre télévision et je suis convaincu que les gens auront du plaisir à voir et à revoir ces images.

Très bien. Merci Daniel et bonne fin de journée.

À toi aussi. Merci.

 

 

Après l’Agoramobile, la MIAOU de Bevaix, on se retrouve avec Oscar Garcia. Bonjour Oscar.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Cela me fait plaisir de pouvoir vous présenter finalement à nos téléspectatrices et téléspectateurs puisque vous êtes un tout nouveau collaborateur au sein de Télé Objectif Réussir.

Le plaisir est partagé.

 

Merci. On va, avant de discuter, de développer le sujet que vous avez monté, on va peut-être le regarder. Il s’agit d’un petit film sur l’écrivain philosophe neuchâtelois Denis de Rougemont. On se retrouve juste après.

 

 

Voilà. On se retrouve ici à Bevaix pour parler avec Oscar un peu de M. Denis de Rougemont. Pour dire aussi peut-être que cette exposition a lieu jusqu’au 28 octobre dans la Tour de l’Office fédéral des statistiques, près de la gare à Neuchâtel.

Denis de Rougemont, vous ne le connaissiez pas cet écrivain, ce philosophe.

Malheureusement, je n’en avais jamais entendu parler. Mais j’ai été très très intéressé et j’ai trouvé que c’était un Monsieur qui avait une personnalité, à la fois sensible mais forte également et qui ose dire des choses qui peuvent déranger, mais qui peuvent également faire bouger les choses dans une bonne direction.

 

J’ai eu le plaisir, il y a déjà très très longtemps de le rencontrer. C’était très bref. Il m’a donné l’impression d’un homme très calme, très serein, plutôt timide. Mais c’est vrai, quand on lit ses livres ou quand on lit les extraits de ses paroles, c’est assez intéressant. D’ailleurs, j’aime bien cette petite phrase de l’écrivain Roger Favre qui dit de Rougemont : « Il est plus dérangeant que Dürenmatt ».

Tout à fait.

 

Dieu sait que Dürenmatt était un homme qui dérangeait un peu. Vous avez donc étudié un peu qui était Denis de Rougemont. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?

Tout à fait. Il est originaire d’une famille de la Franche-Comté qui s’est établie à Neuchâtel dès le XIVe siècle et en 1784, il a reçu une reconnaissance d’ancienne noblesse du roi Frédéric II. Neuchâtel était alors une Principauté de la Prusse et les membres de la famille de Rougemont ont également fait partie du Conseil d’État de Neuchâtel.

 

Il est né à Couvet ?

Il est né le 8 septembre 1906 à Couvet dans le canton de Neuchâtel, en Suisse.

 

Donc, on est bien en train de fêter son centième anniversaire.

Oui.

 

On conseille, on va proposer aux gens d’aller le visiter et pourquoi pas d’acheter le livre de Roger Favre, ça je pense que cela en vaut la peine et d’autres livres de Denis de Rougemont.

Pour vous personnellement, c’est le premier montage que vous avez effectué chez Télé Objectif Réussir, comment ça s’est passé, pas trop difficile ?

J’ai eu beaucoup de plaisir. C’est parce que, c’est vraiment un travail artistique. Comme Denis de Rougemont m’a également touché et quelque part je me suis un petit peu identifié par rapport au malaise qu’il souligne de la société. J’ai vraiment eu du plaisir du début à la fin.

 

C’est parfait. J’espère que les autres sujets que vous allez avoir le plaisir de monter vont autant vous toucher que Denis de Rougemont. Merci en tout cas pour ce premier travail que vous avez fait.

Je vous en prie.

 

Bravo pour vos débuts à l’antenne de Télé Objectif Réussir. À bientôt.

Merci. À bientôt.

 

 

On termine cette émission « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler de l’actualité, de l’actualité ici à la gare de Bevaix.

Oui. Toujours l’exposition de Joël Perrenoud des photos de la Norvège.

 

À l’entrée de la gare, au rez-de-chaussée.

 Exact. Dans le hall d’entrée.

 

Et à la galerie Quint-Essences ?

De Madame Danielle Chasles. Dernière semaine de son exposition sur le thème Échec et Mat, des échiquiers.

 

D’accord. Pour ceux qui n’ont pas encore visité l’exposition, il faut qu’ils se dépêchent. On va continuer aussi de présenter un petit peu les émissions de la semaine prochaine. Je crois que les téléspectatrices et téléspectateurs aiment bien savoir un petit peu à l’avance ce qui les attend.

Oui. L’équitation western.

 

L’équitation western que j’ai eu le plaisir de tourner il y a quelque temps près de Fribourg. Pour dire en deux mots, ce que c’est, c’est des concours un petit peu particulier où le but est de réussir à franchir des obstacles comme le cow-boy doit le faire dans sa vie, dans son métier de tous les jours.

D’accord. Il y a aussi des enfants qui y participent ?

 

Là, il y avait beaucoup de filles. C’est un sport où les 80 à 90% des participants sont des filles. Mais c’est très beau. C’est un très beau sujet qui est encore peu connu en Suisse romande.

La suite du sujet du témoignage de M. Daniel Pfaff.

 

Oui. M. Daniel Pfaff dont on a déjà diffusé la première partie. Dans ce que nous allons voir, il s’entretient avec l’un de nos collaborateurs, Alain Sunier, où ils ont tous les deux une discussion, l’on peut dire très émouvante, où l’un ou l’autre parle de son problème présent d’alcoolisme et M. Pfaff lui parle de son problème passé. Un beau sujet plein d’optimisme et d’espoir pour ceux finalement qui ont cette maladie. Voilà tout ce que l’on pouvait dire…

Pour cette semaine.

 

Je vous souhaite une bonne fin de semaine à vous.

À vous aussi. Bonne fin de semaine. À bientôt.

 

À bientôt. Bonne fin de semaine Mesdames et Messieurs, portez-vous bien, prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod