« Quoi de 9 ? » 041 : du 16 au 22 octobre 2006

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » en compagnie de Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors, on va diffuser cette semaine deux émissions, la première où l’on va parler cheval avec ce que l’on appelle « l’équitation western ». C’est un petit sujet que j’ai tourné dans le village de Ponthaux. Ponthaux, ça se trouve entre Avenches et Fribourg, à peu près à mi-chemin où là j’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas et je crois vous, non plus.

Moi non plus.

 

Vous avez un petit peu étudié ce que c’était que…

J’ai regardé un petit peu la différence

 

De l’équitation western. Quelles différences il y a, fondamentales. Je veux dire par rapport aux autres formes d’équitation.

L’équitation western est plus tranquille, plus douce. On ne force pas les chevaux à obéir. On va tout dans la douceur. L’équitation anglaise, on leur met un mors, ils obéissent par la force, tandis que le western, c’est beaucoup plus doux.

 

C’est aussi ce que j’ai constaté et ce qui est ressorti un petit peu du reportage, en effet. On va peut-être regarder le sujet et l’on en discute juste après.

D’accord.

 

 

Après cette ambiance très western, on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? ». Comme nous le disions tout à l’heure, on voit aussi qu’il y a beaucoup de filles qui pratiquent cette discipline.

Oui. Que des filles. Elles aiment mieux les chevaux, je pense. La juge disait justement dans le reportage que les garçons sont plus forts, mais il y en a très peu en général. Si c’est des garçons, ils sont plus captivés que les filles.

 

Cela dit. Je ne crois pas qu’on le dit dans le sujet : On voit la petite fille qui a gagné, qui est une fille, si je me souviens bien, qui n’avait que trente heures d’école derrière elle et ce que vous disiez tout à l’heure est vraiment très juste. Quand on a vu cette petite fille faire ce numéro, puisque c’est elle qui a gagné. On le voit à la fin, c’est elle qui reçoit la coupe. Je me souviens avoir dit à la juge : « Mais comment vous allez faire pour juger », parce que, finalement, cette fille qui n’a que trente heures a battu ce jour-là toutes les filles qui avaient plusieurs années d’expérience.

Il juge beaucoup sur la musique, l’habillement, des choses comme ça.

 

Tout est ausculté, mais ce qui est intéressant, c’est que cette jeune fille a gagné, la petite, parce que finalement elle n’y connaît rien encore, mais par contre le cheval savait ce qu’il devait faire.

Elle est plus souple, plus douce, elle aussi pour se déshabiller, mettre des sacs…

 

Elle était sans complexes aussi.

Oui. Voilà.

 

On voit que c’est vraiment des chevaux qui sont faits pour le travail. Ils sont dressés pour être un petit peu l’adjoint, une aide au cow-boy.

Contrairement au rodéo où c’est vraiment autre chose.

 

Mais cette petite fille disait, on observait cette petite fille, quand elle s’approchait du portail pour passer cette couverture d’un côté ou de l’autre, il n’y avait rien besoin de dire au cheval. Le cheval savait que la fille allait faire ça. Quand elle a dû reculer aussi avec le cheval, le cheval sait ce qu’il doit faire. Il n’y a presque pas besoin de le forcer. Alors que les filles qui avaient plus d’années commençaient de vouloir diriger le cheval et c’est là où elles perturbaient le cheval finalement.

Elles font presque comme de l’équitation équestre les autres. Elles ont de la peine…

 

Voilà. Au bout de quelques années, elles ont voulu diriger le cheval et vraiment elles poussent le cheval à la faute. Alors que cette petite fille, en laissant complètement le cheval faire, le cheval a fait juste. Ca c’est ce que j’avais trouvé d’assez intéressant.

Autrement, vous avez pu voir l’ambiance aussi à travers le film ?

C’est une ambiance très très rodéo en fin de compte. Ils sont très cow-boys, les habillements, tout. C’est vraiment le style, même le monsieur, la juge, tout le monde est habillé en cow-boy.

 

On sent que c’est des gens, en effet, qui sont passionnés.

Oui.

 

C’est plus que du folklore. Ils s’identifient complètement au métier de cow-boy.

Ils se prennent vraiment au jeu, là.

 

Même les organisateurs à côté faisaient un feu comme on imagine le cow-boy qui se fait à manger le soir.

Même la juge qui vient…

 

Même la juge qui vient en habits. Elle doit vivre probablement toute l’année quasiment comme cela. Et ce qui était beau aussi, c’est de voir ces chevaux arabes.

Ils sont magnifiques.

 

Ils sont impressionnants, parce qu’ils sont finalement très nerveux, très rapides, très puissants et quand on les voit s’amuser tout seul, ils font presque peur. Moi qui étais tout près avec la caméra, ils m’ont fait peur quelques fois et dès que les jeunes filles étaient dessus, il n’y avait plus de problème.

Ils se calmaient.

 

On sent que c’est des chevaux qui sont dressés pour faire leur boulot. Voilà tout ce que l’on pouvait dire plus ou moins sur ce ranch qui se trouve donc à Ponthaux. Si des gens de la région aimeraient envoyer leur petit-fils ou petite-fille, ils peuvent y aller. Ce n’est pas dangereux.

Et ce n’est pas très cher non plus. C’est vraiment abordable.

 

Ce n’est pas très cher. Très bien. Merci Françoise de m’avoir aidé à présenter ce sujet.

Merci à vous.

 

Et l’on se retrouve tout à l’heure pour les « news » sur Télé Objectif Réussir.

D’accord à tout à l’heure.

 

À tout à l’heure.

 

 

C’est en compagnie d’Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Que nous allons parler du deuxième sujet de la semaine. Il s’agit de l’interview que tu as réalisée de M. Daniel Pfaff.

Exactement.

 

Qui va nous parler en effet de tous les problèmes qui sont liés à l’alcool et durant cet entretien, tu lui as beaucoup posé de questions. Mais je pense qu’on y reviendra tout à l’heure.

Tout à l’heure.

 

Alors, à tout de suite.

 

 

On se retrouve avec Alain. Daniel Pfaff, c’était, je ne veux pas dire un de tes amis, mais tu disais dans la première émission que tu l’avais rencontré à l’hôpital.

Oui.

 

Et à cette époque, il avait de gros problèmes d’alcool.

Il avait et j’avais. Là, actuellement je suis en train de sortir de ce cercle de l’alcool et c’est vrai qu’on a consommé, notamment, force litres de bière à cette époque-là.

 

Quand on regarde ce sujet. Enfin, quand je regarde ce sujet, bien sûr, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que tu viens de dire déjà en une phrase. Tu as encore ce problème, tu essaies de t’en sortir. Tu es sur le bon chemin. Mais quand tu discutes avec lui, finalement qu’est-ce que l’on ressent quand on discute avec un gars avec qui on a fait la foire, avec qui on a bu beaucoup d’alcool et qui s’en est sorti aujourd’hui et tu te trouves là, face à lui, à discuter avec lui.

Je pense que ça dépend de l’état d’esprit dans lequel on évolue. Dans le sens où je suis tout à fait conscient, moi, de ce qui m’arrive. J’ai fait un bilan et je me rends compte que j’ai perdu énormément de choses au niveau professionnel et au niveau affectif par rapport à l’alcool. Donc, le fait d’être conscient des conséquences d’une absorption exagérée change peut-être la vision des choses quand on discute avec Daniel.

Celui qui s’obstine à dire : « C’est moi qui ai raison, je suis dans mon droit » ne va pas forcément travailler ou discuter de la même manière.

 

Quand tu l’écoutes à simplement parler, cela te donne envie d’arriver où il en est arrivé ou tu n’en es pas là ?

Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une envie par rapport à quelqu’un d’autre. Là, je me répète sans doute, mais je reste persuadé que c’est une démarche personnelle. On peut avoir vingt, trente témoignages de gens qui sont sortis du système alcoolisé, le premier pas, c’est toi qui le fais. Moi, j’ai de bons amis qui m’ont dit, cela fait dix, vingt ans de cela. Ils me disaient : « Tu es nettement plus agréable lorsque tu n’as pas bu ! ». Tant qu’on entend l’histoire, on entend, on écoute même, mais c’est à soi de faire le pas pour finalement se dire : « Non de botte, où j’en suis ? ».

 

En écoutant quand même un type comme lui qui s’en est sorti et qui explique les démarches qu’il a entreprises, après avoir pris la décision, il donne quand même, on peut considérer que ses conseils sont de bon aloi quand même.

Disons que par rapport à la première interview que nous avons faite où c’était vraiment son témoignage, là on est arrivé dans le concret. C’est plutôt, je dirais, une technique d’approche pour peut-être parvenir à sortir des bitures régulières qu’on peut prendre lorsqu’on boit de l’alcool.

 

Daniel Pfaff dit, répète souvent que quand on a pris la décision d’arrêter de boire, il faut quitter ses copains. C’est aussi ton avis ?

Je dirais que ça dépend de l’intelligence des gens que l’on fréquente peut-être. Expérience faite, dimanche dernier, j’ai retrouvé mes copains d’apéro habituels qui étaient à la grande bière. Moi, j’étais au thé froid, cela ne m’a absolument pas gêné, parce qu’ils ont des discussions qui sont intelligentes. Cela ne devient pas grivois, ça reste quand même tout à fait correct. C’est clair que je me vois très mal être au milieu de la Fête des vendanges où tout à coup vers deux heures du matin, ça dégénère. Je donne simplement l’exemple du foot, du dernier match de foot que j’ai fait. On a pour habitude de faire la troisième mi-temps, c’est-à-dire un repas avec rouge, bière et compagnie. C’est un moment que j’ai évité parce que c’est trop tentant, tout simplement.

 

Enfin bon, l’avenir te le dira si vraiment c’est vivable de continuer de fréquenter les copains aux mêmes heures puisqu’on ne partage plus tout à fait les mêmes rituels.

Ce que j’ai remarqué, disons, par rapport à quelqu’un qui m’est proche pourtant, c’est que je deviens malheureusement intransigeant. Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut, où il m’a bousculé volontairement et je lui ai adressé un regard qui n’était pas tellement, pas très sympathique, ce d’autant, qu’il sentait fortement la pomme. Il avait le comportement de quelqu’un qui avait déjà pas mal picolé. J’ai été assez sec. Alors qu’autrefois, j’aurais peut-être pris ça avec bonhomie ou en plaisantant. Je deviens peut-être un peu plus dur. Un petit peu comme les gens qui ont arrêté de fumer et qui ne supportent plus les fumeurs.

 

D’où la théorie : « Tu t’es vu, quand t’as bu ! ». On ne s’en aperçoit peut être pas, mais quand on voit les autres, on se dit : « Je ne suis pas comme cela quand j’ai bu, ce n’est pas possible ! »

Je suis pire qu’eux ! On me l’a assez dit. J’ai un de mes bons amis qui m’a dit : « Je vais te filmer une fois, parce que tu ne te rends pas compte de ton comportement lorsque tu as bu ». Il me donnait l’exemple de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Donc, pour ceux qui ont vu le film, ils vont très bien comprendre.

 

Oui et pour nous qui faisons de la télévision. On a l’occasion de nous voir nous-même sur l’écran. Tu as dû voir toi, des différences aussi ?

Je les vois notamment au niveau des valises que j’ai sous les yeux. Il est vrai que je dors très très bien, alors que je craignais justement les insomnies en ayant arrêté, mais ce qui m’a frappé après trois ou quatre jours, donc c’est rapide, c’est au niveau de la peau. On a souvent des taches. Ma peau est déjà plus, on va dire, vivante et non pas nécrosée par l’alcool.

 

Je pense que nos téléspectateurs et nos téléspectatrices…

Ah, j’y compte bien.

 

Vont pouvoir te suivre de très très près, surtout si l’on zoom de temps en temps sur ton visage. Tu n’auras même plus besoin de parler de ton état de santé à nos téléspectateurs, ils vont pouvoir s’en rendre compte.

Je crois qu’ils s’en sont rendus compte auparavant parce que comme on tourne le lundi matin et que le week-end vient de se dérouler, en général, je ne suis pas forcément frais lorsque j’arrive en début de semaine.

 

Bon. On peut dire à nos téléspectatrices d’enregistrer peut-être nos émissions, parce qu’elles sont peut être en train de vivre là, une expérience en directe. Elles pourront se repasser les cassettes d’Alain Sunier il y a un mois, il y a deux mois pour analyser…

Un petit check-up.

 

Pour découvrir une renaissance en directe sur Télé Objectif Réussir.

Une merveille. Cela s’arrose !

Cela s’arrose au thé froid. Bien. Écoute, sur ces bonnes nouvelles, je te dis à tout bientôt Alain.

À bientôt.

 

Et merci aussi à toi pour ce témoignage.

Pas de quoi.

 

 

Dernier volet du « Quoi de 9 ? » de cette semaine avec Françoise qui m’a rejoint pour parler des émissions qui attendent les téléspectateurs.

La semaine prochaine, oui.

 

Deux sujets.

Un sujet sur M. Roland Debély.

 

M. Roland Debély qui est le conseiller d’État neuchâtelois, chef du Département des affaires sociales. Un entretien qui a été réalisé par Philippe Rollier. Durant cet entretien, M. Roland Debély, qui va nous parler de ses premiers mois à la tête de ce département, mais il va nous apprendre des choses intéressantes. Notamment sur la problématique des jeunes qui sont à l’aide sociale. Il nous apprend par exemple que le deux tiers des jeunes qui ont moins de trente ans, qui sont à l’aide sociale, n’ont pas terminé leur formation professionnelle. Cela pose un gros problème. Le Conseil d’État va s’atteler à ce problème pour absolument ne pas laisser ces jeunes trop longtemps à l’aide sociale et la deuxième chose qu’il nous apprend, c’est au niveau des chiffres. Il nous apprend que les coûts de l’aide sociale ont explosé. Ils ont passé de vingt millions à soixante millions en moins de dix ans. Donc, cette interview de M. Roland Debély, ici à Bevaix, à la gare.

Et le deuxième sujet ?

 

Vous êtes allé interviewer Mister DAN, une marionnette, à Boudry.

Voilà. Moi qui pensais avoir tout fait ! Je n’avais jamais encore interviewé une marionnette. C’est le petit théâtre de Mister DAN. C’est un spectacle très intéressant que nous avons pu filmer à Boudry. On ne va pas tout raconter non plus déjà maintenant de quoi il s’agit, mais c’est évidemment destiné à des enfants. Mister DAN a visité, revisité les contes de M. Jean de La Fontaine. C’est assez intéressant. Ses contes sont toujours d’actualité, même si ils ont déjà trois cents ans. Voilà pour Mister DAN.

À découvrir.

 

À découvrir la semaine prochaine. Et autrement pour les informations, qu’est-ce qu’il se passe ici à la gare ?

Toujours la même chose. Toujours l’exposition de Joël Perrenoud, exposition de photos sur la Norvège dans le hall d’entrée de la gare.

 

Et la dernière semaine…

Vraiment la dernière semaine d’Échec et Mat, Mme Danielle Chasles.

 

Magnifiques tableaux, etc. très lumineux. Très bien. Je crois que l’on a tout dit sur ce qui se passe ici dans cette gare. On se retrouve donc la semaine prochaine pour pouvoir reparler des émissions. Bonne fin de journée Françoise.

À vous aussi, bonne fin de journée.

 

Bonne fin de journée Mesdames et Messieurs, prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod