« Quoi de 9 ? » 045 : du 13 au 19 novembre 2006
On se retrouve dans le cadre de l’émission « Quoi de 9 ? » pour vous présenter les émissions de la semaine avec à mes côtés, Patrick Perret, salut Patrick.
Salut Jean-Pierre.
Alors, tu as monté un sujet assez sympa, assez original pour un canton citadin un peu comme l’est Neuchâtel, c’est la Désalpe de Lignières.
La Désalpe de Lignières, oui, qui est une fête de la descente des vaches de l’alpage. Ils fêtent ça chaque année et ça nous replonge dans les traditions suisses. C’était marrant à monter, en fait, avec toute cette musique traditionnelle, ces petits stands, ces vaches, ces cors des Alpes. C’était intéressant. Un peu dépaysant, l’on va dire.
Oui. Je disais parce que c’est un peu spécial de dire dans un canton quand même citadin, avec des villes comme Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. On oublie quand même qu’il y a des paysans, des troupeaux, même si il n’y a pas vraiment des Alpes. Il y a quand même des…
C’est vrai qu’on se serait plutôt cru dans un canton suisse allemand.
Voilà, c’est ça un petit peu.
Cela nous plongeait vraiment dans la Suisse profonde.
On va peut-être regarder ce sujet. Il dure une quinzaine de minutes et après l’on se retrouve. Vous pourriez pendant la Désalpe rencontrer Guido Scherz qui est le président.
Le président de l’Association qui fait cette fête chaque année. Il la fait depuis vingt-cinq ans.
Extra. On regarde le sujet et l’on se retrouve pour entrer un petit peu en détails dans la Désalpe.
On se retrouve après ce petit sujet. Un sujet intéressant. Il y avait d’ailleurs une fanfare qui était une fanfare valaisanne, qui était l’invitée.
Oui.
Et alors de très très nombreux stands. On n’arrivait pas au bout quand on est allé faire le tour de ces stands. Tous des stands du village.
Tous des stands du village. Il y avait plein de plans de coupe à choisir. C’était vraiment riche. Ce qui était intéressant aussi, c’est qu’ils voulaient que des stands traditionnels. Des stands avec des gens du village, de la communauté. Ils ne voulaient pas de stands chinois ou mexicains. C’était vraiment que du village. L’artisanat du village, la nourriture du village et ils étaient nombreux.
Oui, ça c’est un choix assez intéressant qu’ils ont fait. Il y a, je crois, un village qui a voulu faire la même chose ou une petite ville et ils ont eu des problèmes parce qu’ils ont refusé des commerçants qui voulaient venir. Ils se sont presque faits traiter de racistes.
Disons c’est vrai que cela pourrait créer tout un débat. Moi, je pense que c’est bien d’être ouvert à l’étranger. Mais tout en étant ouvert à l’étranger, il faut aussi savoir garder ses traditions et je pense que Lignières, ils ont réussi ce coup de force. Je ne le prends pas comme quelque chose de raciste. En fait, je trouve que c’est quand même important de garder ses traditions.
Mais il y a une telle tendance aujourd’hui à vouloir lutter contre le racisme, la xénophobie, qu’on mélange un petit peu tout quand même parfois. Et c’est vrai que cela serait dommage, franchement, sans être un patriote, cela aurait été dommage de voir des stands venant des quatre pays du monde dans ce petit village campagnard.
Oui. Cela aurait créé une autre ambiance. Disons que maintenant quand on va dans des fêtes, c’est un peu uniformisé. On voit toujours les mêmes stands. On voit toujours les mêmes choses, tandis que là, c’était quelque chose d’original. C’est un peu bizarre de se dire aussi qu’un stand typiquement traditionnel en Suisse est original par rapport aux autres fêtes.
Oui, c’est vrai. Quand on regarde la Fête des vendanges de Neuchâtel, cela n’a plus rien de vendanges. Cela n’a plus aucun rapport avec la Fête des vendanges.
Non, plus du tout.
Tandis qu’à Lignières, c’est vrai, je discutais aussi avec le président de la fanfare de Lignières qui me disait que c’était la manifestation de l’année qui permettait à la fanfare de remplir ses caisses.
Voilà. Cela fait participer toute la communauté du village. On voit qu’ils sont soudés. On voit qu’ils participent à la vie de leur commune. C’est très intéressant.
Beaucoup de bénévoles, les personnes qui travaillaient là étaient toutes des bénévoles. Ca fait plusieurs mois à l’avance qu’ils s’y préparent.
Je crois que c’était une belle fête qui attire énormément de monde.
C’est vrai qu’en regardant les images, j’ai vu qu’il y avait énormément de monde dans les rues, qu’il y avait beaucoup de passage.
C’est quand même courageux, parce qu’en même temps se déroule la Fête des vendanges de Neuchâtel et en même temps, la Brocante du Landeron aussi.
C’était trois manifestations. Ce qui est intéressant à Lignières aussi, c’est que depuis de nombreuses années, ils pratiquent toujours les mêmes prix. C’est des prix très abordables en fait pour les consommateurs.
Oui, tout à fait. Comme tous les produits sont faits sur place, ils ne cherchent pas absolument à tordre les gens, comme c’est également le cas dans d’autres manifestations. Cela, c’est sûr.
Bien. À tous ceux qui n’ont pas été à la Désalpe de Lignières cette année, on ne peut que les encourager à y aller l’année prochaine. Je suis sûr qu’il y aura tout autant…
Ils pourront quelque peu y participer en regardant le petit reportage.
Aussi. Extra. Merci Patrick et à tout bientôt.
À tout bientôt Jean-Pierre, merci.
Après la Désalpe de Lignières, on se retrouve pour la deuxième partie de « Quoi de 9 ? » en compagnie de Patrice Mojonnet, notre collaborateur, salut Patrice.
Salut Jean-Pierre.
On sait que tu n’es pas un grand sportif.
Non.
Toi, c’est plutôt la musique. Et pourtant, on va parler d’un homme qui a d’abord été connu pour être un grand sportif, c’est M. Hervé Pethoud, un grand hockeyeur neuchâtelois qui a fait les beaux jours du Neuchâtel Young Sprinters. On a déjà parlé de ce Monsieur, mais sa carrière s’est arrêtée à l’âge de trente-quatre ans, puis ensuite il a dû faire autre chose, parce qu’à cette époque, on ne devenait pas riche en jouant du hockey sur glace. C’est là qu’il a eu plein d’idées ce Monsieur, ce qui est d’ailleurs assez extraordinaire. Il y a des gens comme cela qui marquent un petit peu l’histoire et lui, on peut dire qu’il a marqué l’histoire du canton de Neuchâtel, à force d’avoir des idées, du courage, de la volonté.
Enfin, on va peut-être l’écouter. Il va nous parler des restaurants, des bars qu’il a créés. Après, on expliquera quel rapport il y a finalement entre toi et M. Hervé Pethoud. On se retrouve dans une dizaine de minutes.
D’accord.
Voilà. On se retrouve avec Patrice. Dans ce petit sujet, Jéhan-Georges Muller qui interrogeait Hervé Pethoud parlant du Spot bar qui a été le premier bar que M. Pethoud a ouvert à Neuchâtel. Bar qui était à l’époque assez célèbre pour plusieurs raisons.
Oui. Il a créé en tout premier, le bar le 21 sous le cinéma Apollo. C’est ça qui s’est passé. Le premier, et maintenant ce bar 21 est tout à fait ailleurs.
Déménagé à l’autre bout du Jardin anglais.
En face de la Rotonde. Ensuite, il a créé le Spot bar. Ancien hockeyeur, c’est juste. Il connaissait très bien Milo Golaz, qui était lui-même aussi ancien hockeyeur. C’était deux amis. Ils sont restés deux amis. Milo Golaz tient, qui tenait l’ABC et le Big Ben à Neuchâtel. Je crois qu’il tient toujours le Big Ben.
C’est possible.
Hervé Pethoud tient en ce moment le Baron et la Fleur-de-Lys, je crois.
Il l’a dit. Encore plein de bars. C’est vraiment sa passion. Mais le Spot bar, c’était quand même quelque chose à l’époque.
C’était quelque chose qui était connu en dehors de nos frontières. C’était quelque chose qui était connu dans l’Europe, parce qu’il a fait venir les Pink Floyd à Neuchâtel. Il a fait venir les Moody Blues, à Neuchâtel également.
Cela, c’est quand même assez extraordinaire. Les Pink Floyd, il a vraiment eu du nez, parce qu’ils sont venus, comme il le dit, pour cinq mille francs, alors qu’une année ou deux après, il fallait payer des centaines de milliers de francs pour les avoir.
Mais on disait aussi qu’il y avait un rapport entre toi, Hervé Pethoud et le Spot bar, parce qu’à l’époque, tu jouais dans un orchestre neuchâtelois assez connu.
Alors, effectivement, j’ai connu, j’ai pris contact avec Jo Meyer qui m’a entendu et Jo Meyer était le leader des Goldfingers et les Goldfingers, j’ai pu rentrer avec eux comme clavier, donc à l’orgue Hammond et au Farfisa professionnel. C’étaient deux instruments sur lesquels je jouais. Les Goldfingers avaient énormément de monde. On était très connu. On n’a pas seulement joué à Neuchâtel. On a joué à Genève, Lausanne, Zurich, à Bâle, au Casino de Montreux même, en avant-première du groupe Chicago Transit des États-Unis qui était très connu. Je dois dire alors qu’on a joué pour Neuchâtel. On a joué au Casino de la Rotonde. On a joué au Spot bar et on a joué à la salle de la Paix. C’était les trois endroits où l’on jouait à Neuchâtel.
Alors Hervé, je l’ai connu effectivement au Spot bar et c’est là, où l’on jouait chez lui au Spot et la salle était pleine. Toutes les salles que l’on faisait étaient pleines à craquer. On reprenait des thèmes de Genesis, des thèmes de Pink Floyd, des Beatles et d’autres.
Je ne faisais que ça. Je ne faisais que de la musique. J’étais payé par cachet et je ne faisais rien d’autre. Alors, il était très facile d’avoir des filles, parce que quand on joue sur scène, il y a une marée…
Ah la nostalgie…
Nostalgie, voilà.
On aura certainement l’occasion de reparler musique tous les deux. C’est vraiment le sujet qui te tient vraiment à cœur.
Oui absolument.
Extra. Merci Patrice pour nous avoir rappelé tout ça et à très bientôt.
Je t’en prie. À bientôt, merci.
On va parler apprentissage, on va parler de la problématique des jeunes et du chômage avec notre collaborateur, Oscar Garcia, bonjour Oscar.
Bonjour Jean-Pierre.
Il y a eu, il n’y a pas très longtemps, une grande manifestation à Neuchâtel, une grande exposition, je ne sais pas trop comment on peut appeler ça. On va peut-être la visiter, la parcourir et l’on se retrouve juste après pour en discuter.
Après cette petite balade à travers Neuchâtel dans le cadre de cette manifestation qui s’appelait « Capa’cité », c’est vous Oscar qui avez monté le sujet, qui avez aussi un petit peu étudié ce qui s’est passé.
Absolument.
C’était surtout réservé aux jeunes qui sont à la recherche d’une place d’apprentissage.
C’était surtout réservé aux jeunes, mais également aux parents, aux chefs d’entreprise.
Oui. Qui venaient présenter leurs activités. Expliquer ce qu’ils faisaient, si ils avaient besoin d’apprentis ou comme ça, je pense.
Disons que c’était une vitrine à l’échelle cantonale de tous les métiers. Une plate-forme d’échanges et de rencontres adressée à tout public. Mais surtout visant les jeunes en fin de scolarité et qui ne sont pas encore, qui sont dans l’incertitude. C’était la possibilité de mieux connaître les différents métiers afin de mieux choisir leur avenir et de construire un avenir, chercher de jeunes talents pour construire un avenir professionnel.
Ils avaient fait plusieurs secteurs. On ne va pas entrer dans tous les détails, on a pu le voir durant le reportage, presque tous les métiers étaient représentés.
Absolument.
Les jardiniers, les bûcherons. Je pense, j’espère que cela a pu aider pas mal de jeunes à trouver une place d’apprentissage ou à se faire une idée sur ce qu’ils aimeraient faire.
Absolument. À mon avis, ça été une plate-forme d’échanges et qui donnait la possibilité de montrer les talents en pratique…
De ces jeunes apprentis.
De ces jeunes apprentis.
Vu le succès, je pense que cela va probablement se refaire d’ailleurs l’année prochaine. On aura l’occasion d’y retourner faire un tour, je pense.
Avec plaisir.
Merci Oscar pour toutes ces explications. On se retrouve bientôt pour parler d’un autre sujet.
Volontiers.
Merci, à bientôt.
On termine ce « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Qui va nous parler probablement de Joël Perrenoud.
Exact, toujours là. La même exposition de photos sur la Norvège.
Au rez-de-chaussée. Et sous le toit, deux artistes.
Une nouvelle exposition sous le thème La Suisse, peintures à l’huile. Des paysages de la région neuchâteloise.
Région neuchâteloise, Saut-du-Doubs, lac des Taillères, etc. Les deux artistes sont...
Denis Basset et Mme Pierrette Dubois.
Nous aurons d’ailleurs la semaine prochaine un reportage que nous avons réalisé sur eux et des entretiens où on pourra en dire un petit peu plus.
Où ils expliquent un peu leurs parcours de vie.
Tout à fait. Et la semaine prochaine également, à part la galerie Quint-Essences, deux autres sujets :
M. Philippe Zumbrunn, deuxième volet, photographe.
Deuxième volet, fondateur de Radio Framboise, de Radio Jazz International et là, il va nous parler de photographies.
Oui d’artistes de jazz.
Il a rencontré beaucoup de jazzmen. Il a fait de très très belles photos.
C’est sa passion.
Il y aura également un sujet.
Un reportage sur la kermesse de Belmont.
Kermesse à Belmont sur la Fondation « l’enfant c’est la vie » où nous avons pu rencontrer son président. M. Thiébaud.
Exact oui.
Voilà. Je crois qu’on a tout dit. On avait très peu de temps.
Oui très peu.
Merci Françoise pour toutes ces explications, à la semaine prochaine.
Bonne semaine aussi. Merci.
Merci. Bonne semaine. Mesdames et Messieurs portez-vous bien, prenez soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod