« Quoi de 9 ? » 046 : du 20 au 26 novembre 2006

 

 

Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Pour vous présenter les émissions de la semaine, j’ai le plaisir d’avoir à mes côtés, deux de nos collaborateurs, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Et Patrick Perret.

Salut Jean-Pierre.

 

Salut Patrick.

On va parler ensemble d’un homme que vous avez tous les deux rencontrés. Patrick, tu as écrit un article dans notre journal Objectif Réussir et Daniel, tu as eu le plaisir de pouvoir interviewer ce Monsieur. Il s’agit donc de M. Philippe Zumbrunn que tu connais bien. Tu peux peut-être rapidement peindre le portrait.

M. Zumbrunn qui est l’ancien créateur et directeur de Radio-Framboise. C’est de ça qu’il est le plus connu. Il a beaucoup d’autres passions. On a déjà diffusé un sujet avec lui qui traitait de la première partie de sa vie, lorsqu’il habitait dans la région parisienne et qu’il s’occupait d’une maison des jeunes. Dans le cadre de cette maison des jeunes, il avait créé un petit atelier de photos, parce qu’il est passionné de photographies et aussi un atelier musical qui traitait un peu de toutes les musiques qui arrivaient à l’époque, notamment d’Amérique et spécialement le jazz. Il a mêlé ses deux passions en allant faire des photos des vedettes de jazz qui passaient à Paris. Il avait l’occasion d’être sur place et cela fait qu’il a une collection de photos de ces vedettes de jazz de l’époque absolument incroyable. Il a des milliers, des dizaines de milliers de photos qui sont d’une rareté, parce que tous ces artistes maintenant, ils sont morts forcément. Ils avaient déjà un certain âge quand ils étaient connus et là, il va nous parler un peu plus de cette passion pour le jazz et pour la photo.

 

Extra. Tout à fait. Je vous propose que l’on regarde ce sujet et tout de suite après, on reviendra sur M. Zumbrunn et Patrick nous parlera également de cette caverne d’Ali-Baba qui se trouve dans sa maison. Alors, à tout de suite.

 

 

Voilà. Vraiment surprenant ce M.Philippe Zumbrunn, ça fait toujours plaisir de le voir. Il était connu, sauf son visage qui n’était pas très connu, parce que quand on est un homme de radio, évidemment qu’on a moins l’habitude de montrer son image un peu partout. Toi qui es aussi un passionné de musique, cela a dû te faire plaisir de le rencontrer et surtout de pouvoir visiter sa fabuleuse collection de photos et de différents appareils aussi.

Le matériel audio aussi. J’ai eu la chance de le rencontrer lors d’un article. Il était venu parler à la rédaction dans l’article que j’avais co-écrit avec César où il nous a parlé de ses différentes passions qui étaient la photographie et la musique. Il a réussi à allier les deux. C’est quelqu’un qui – cette passion lui a été inoculée par son père en reprenant ses propres termes -, qui lui a donné cette passion pour la photographie et depuis tout petit, c’est ce qu’il fait. Il a pu acquérir quarante-cinq appareils de photos, donc six ou sept qui sont complètement usés jusqu’à la corde. On a eu la chance d’aller justement chez lui à sa rencontre pour filmer un petit peu sa caverne d’Ali-Baba. C’est une immense cave où il y a de tout, autant du matériel audio que des photos, que divers bouquins. Ce n’est absolument pas classifié. C’est un peu rangé dans tous les coins, c’était incroyable de voir cela. Surtout les photos de jazz. Il a eu la chance de photographier Billie Holiday, Benny Goodman, Lionel Hampton et tant d’autres, des grandes légendes du jazz. C’était fantastique à voir.

 

C’était une facette que peu de gens connaissent de M. Philippe Zumbrunn, la photographie.

C’est vrai que ce n’est pas connu. En fait, c’est quelqu’un qui n’est pas connu. On sait que c’est l’ancien directeur de Radio Framboise. Il faut aussi savoir que c’est le créateur de Radio Jazz International qui diffuse sur Internet. C’est quelqu’un qui a énormément d’activités, mais qui reste dans l’ombre. Il connaît un nombre incalculable de stars aussi anciennes et actuelles. C’est quelqu’un qui bouge beaucoup et qui a la frite à bientôt quatre-vingts ans.

 

C’est vrai que c’est un homme fantastique. Tout au début, quand nous l’avons rencontré ici, c’est même lui qui nous encourageait, à ce moment-là, on était en train de faire notre demande pour avoir une concession télévision, il nous prévenait que cela allait être difficile, mais qu’il fallait absolument persévérer, qu’un jour, on l’aurait cette concession. Ce qui est arrivé pour finir !

Extra. Je pense qu’on a tous eu du plaisir de retrouver M. Zumbrunn et en effet, il y aura encore d’autres volets sur lui, dont notamment, cette radio qu’il a créée sur Internet, qui s’appelle Radio Jazz International.

Merci à vous pour toutes ces explications et à tout bientôt.

À tout bientôt.

 

 

On continue de vous présenter les émissions de la semaine avec à mes côtés, Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Et Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Nous nous sommes rendus il y a quelques semaines à Boudry, où vous avez eu l’occasion de pouvoir faire votre première interview de M. Thiébaud.

Voilà M. Pierre-Alain Thiébaud, le directeur du site de Belmont de « L’enfant, c’est la vie ». La première interview sous le soleil, à l’extérieur, première expérience, nickel.

 

Absolument. Et c’était à l’occasion de la kermesse qui était organisée par la Fondation.

Voilà. Ils ont organisé une kermesse qui durait plusieurs jours. Le samedi, ils ont fait justement une porte ouverte pour montrer aux personnes des alentours, pour faire connaissance de leur fondation « L’enfant, c’est la vie ». Il y avait plein de stands, il y avait plein de gens qui se promenaient là. Il y avait plein d’animations. Il y avait même un petit tour en calèche. C’était sympa.

 

Je vous propose que l’on regarde le sujet et on revient ensuite sur cette institution avec Françoise.

 

 

Après ces très belles images, on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » toujours avec Françoise et Julien. Il y avait en effet beaucoup d’enfants qui étaient là. Des enfants qui sont pour la plupart d’entre eux dans l’institution.

Une trentaine d’enfants qui sont dans l’institution, plus ce jour-là, ils avaient le droit d’inviter un copain chacun et pour mettre plus de vie sur le site, c’était portes ouvertes aux parents, aux copains, à toute personne qui était curieuse de voir.

 

Ce que l’on n’a pas dit, c’est à quoi sert cette fondation.

Je ne sais pas si cela serait mieux que Françoise le dise.

 

C’est une fondation avec des enfants en accueil d’urgence. Il y a vraiment un groupe d’accueil d’urgence en cas de graves problèmes personnels. Si par hasard, en pleine nuit, les enfants ne peuvent pas rester chez eux, en cas de conflits familiaux ou un crime ou des choses comme cela, les enfants sont pris par la police et amenés directement dans cette maison.

 

C’est juste à côté, au bout du jardin.

Une petite maison qui est juste pour ça.

 

Jour et nuit, ils peuvent accueillir des enfants.

Jusqu’à une dizaine d’enfants.

 

Et on est surpris. Cela peut arriver souvent. Plusieurs fois cette année, des parents avaient de graves problèmes, soit des graves troubles ou carrément des homicides comme il y a eu il n’y a pas longtemps, où la police ne peut pas garder les enfants et doit les amener dans une institution.

Françoise : Ce qu’il faut relever, ce n’est pas seulement les enfants qui ont des problèmes, mais des fois, c’est les familles qui ont les problèmes.

 

C’est souvent les parents qui ont des problèmes.

Françoise : Voilà, justement.

Julien : Cela se répercute sur l’enfant et l’enfant n’y peut rien dans cette histoire.

 

C’est ce que M. Pavillon, le directeur général de l’institution nous disait. C’est bien que cette institution existe parce que c’est vrai que ce sont des petits enfants.

Julien : Ce qui me choque un petit peu là-dedans, c’est le mot « institution », ça fait tout de suite grand. On a eu l’occasion de visiter le site, mais je trouve cela excellent. Les gamins sont super bien encadrés. Le site est super beau. Ils sont par groupe de dix dans des chambres comme s’ils vivaient dans des appartements séparés, c’est super chouette. Le mot « institution », moi je trouve, qu’il refroidit un peu.

Françoise : C’est resté … Orphelinat, c’est encore pire.

 

C’est vrai. L’intérieur est magnifique. Il a été complètement refait. Il y a trois ou quatre secteurs selon l’âge des enfants, par groupe de dix, presque des chambres individuelles, je crois.

Julien : Ils ont leur petit coin télé, leur petit coin lecture ainsi que le bureau pour les éducateurs qui sont toujours sur place. Même quand ils ont une petite faim, un petit coin cuisine où ils peuvent passer du temps ensemble. Cela, c’est super.

 

Je pense que c’est une magnifique maison. En tout cas, très bien tenue, des supers éducateurs, un directeur bien sympathique aussi.

Extra. Nous avons eu beaucoup de plaisir en tout cas à passer cette journée avec tous ces enfants et on aura sûrement l’occasion de retourner faire des sujets.

Julien : En tout cas, cela sera avec un grand plaisir.

 

Très bien. Merci Françoise. Vous restez avec moi parce que vous avez encore d’autres choses très importantes à nous annoncer. Merci Julien pour ce reportage et à tout bientôt.

Au revoir.

 

 

Est venu nous rejoindre sur le plateau de « Quoi de 9 ? » Alain Sunier, salut Alain.

Bonjour Jean-Pierre et Françoise.

Bonjour Alain.

 

Pour parler de la galerie Quint-Essences. Une fois n’est pas coutume. Ce n’est pas souvent toi qui as fait ça.

Non.

 

Mais comme c’est toi qui as eu le plaisir de rencontrer les deux artistes qui exposent actuellement sous le toit ici à la gare. Deux artistes d’ailleurs qui viennent, qui habitent près de chez toi.

Oui alors, Denis Basset habite précisément dans le même village que moi et Pierrette Dubois vient du Locle. C’est des gens qui sont issus de l’Arc jurassien, des Montagnes neuchâteloises en l’occurrence et qui ont, je dirais un trait d’union, un trait en commun, c’est qu’on a l’élève et le maître, dans le sens où Denis Basset s’est mis à la peinture au travers de Pierrette Dubois qui lui a donné des cours et qui a assez rapidement découvert un certain talent.

 

Je te propose, je vous propose que l’on regarde le sujet. Ca ressort en effet ce que tu dis là et c’est même très charmant, très sympathique de les voir comme ça.

On écoute cela, on regarde leurs tableaux et l’on revient sur le sujet.

 

 

Des paysages enneigés, des paysages du Val-de-Travers même de la Côte d’Azur, ça faisait vraiment plaisir de les voir côte à côte, comme tu as dit tout à l’heure, l’élève et le maître.

Disons qu’on n’a pas vécu un chaud-froid, contrairement à ce que les toiles nous ont proposé, puisqu’on sent qu’il y a une harmonie entre ces deux créateurs, ces deux artistes qui résulte d’un travail commun, à tel point qu’ils partagent des moments de vie, qu’ils se voient régulièrement, qu’ils se critiquent et s’autocritiquent, ce qui est à peu près la seule solution pour évoluer. Mais ce qui m’a frappé, c’est que manifestement, Pierrette Dubois est très très fière de son « poulain », parce qu’alors, elle trouve chez lui des talents énormes.

 

C’est vrai. Mais parlant d’elle. Elle, elle a vraiment du talent. Françoise, vous étiez là au vernissage pour voir l’ensemble de ses œuvres.

Oui. On voit vraiment que c’est le maître. Sans être critique, la différence est flagrante. Ce qu’elle peint, on voit que c’est le maître.

 

On sent que Denis Basset a encore…

Beaucoup à apprendre.

 

Des progrès à faire oui, par rapport à Mme Dubois, ça c’est certain.

Françoise : Ils peignent dans le même style. Ils restent dans leurs paysages les deux, l’arc jurassien…

Alain : Oui et non.

Françoise : Lui, un peu la Grèce et la France, mais très peu.

Alain : Ce d’autant, qu’il est friand des paysages d’hiver. C’est clair que la Grèce et les paysages d’hiver, ce n’est peut-être pas forcément l’endroit approprié.

 

Mais c’est vrai  que ce que tu as dit est vraiment intéressant. On sent que Mme Dubois a beaucoup d’expérience. On sent que lui est en train de la suivre. Il va peut-être la dépasser un jour, mais c’est vrai que c’est beau de voir un peu comme elle le protège, comme elle le soutient, comme elle l’encourage.

Je dirais qu’elle fait preuve d’une pédagogie de bon aloi dans le sens où elle relève sans doute plusieurs défauts qui pourraient y avoir, mais dans un deuxième temps, elle n’oublie jamais de l’encourager, de persévérer et on sent que l’homme, là, a  trouvé – Denis Basset a trouvé sa voie. C’est aussi pour lui un exécutoire, c’est un homme qui a une famille avec trois enfants et comme il nous le dit, ça lui permet ce contact avec la nature, de se ressourcer, de partir avec son chien, de respirer. Je sais de quoi il parle, parce que je suis un peu fait du même bois ! N’allez pas confondre avec Pierrette Dubois d’ailleurs.

 

Non, non. C’est un jeu de mots.

Mais je comprends tout à fait sa démarche.

 

Très bien. Invitons les téléspectatrices et téléspectateurs à venir ici à la gare. L’exposition, c’est jusqu’à la fin de l’année.

Oui jusqu’au 30 décembre.

 

Bien. Merci pour ces explications. Il y a une autre exposition presque permanente.

Toujours l’éternelle exposition.

 

Vous voulez en parler Françoise. Vous êtes un peu la spécialiste.

Alain : Françoise, est-ce que tu peux me dessiner un iglou stp.

Françoise : Je crois que je ne sais plus les faire depuis le temps que je les vois. Il a fondu.

 

Plus sérieusement. Il y a des belles photos de…

La Norvège.

 

De Joël Perrenoud qui sont au rez-de-chaussée.

À l’entrée de la gare.

 

Là aussi, profitez d’admirer ces belles photographies avant…

Qu’il neige.

 

De monter à la galerie Quint-Essences.

Alain : Et malgré les couleurs neigeuses, c’est chaleureux.

 

C’est vrai que c’est chaleureux et c’est le pays qu’il aime. C’est un pays qui lui a fait découvrir l’amour. On ne va pas dévoiler, ce qui fera peut-être un futur sujet.

Autrement, parlons des émissions de la semaine prochaine.

Françoise : Un reportage sur les Miss Chine qui sont venues visiter la caserne de Colombier entre autre.

 

Cela, c’est un sujet qui a particulièrement touché votre voisin Alain.

Alain : Oui, oui. Je suis resté traumatisé quelques nuits, je l’avoue. À tel point que…

Françoise : Tu as pris des vacances.

Alain : J’ai pris des vacances.

 

C’est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’on côtoie des Miss.

Alain : Une pléiade de beautés asiatiques qui ne laissent pas insensibles.

Françoise : Et ne pas oublier Miss beauté.

Alain : Et Miss Beauté qui était présente, 1900….

 

2006. Et aussi l’interview de Pierre Kohler. Cela, c’était aussi très intéressant.

Alain : L’homme est médiatique, donc c’est vraiment un plaisir de discuter avec lui, parce que les choses se passent très facilement.

 

Tout à fait. Il nous expliquera toute la démarche. Pourquoi, il les a invitées etc. On se réjouit de diffuser ce film qui a déjà reçu des compliments avant même d’être diffusé, puisque nous l’avons présenté à l’équipe qui entourait M. Pierre Kohler et ils ont vraiment apprécié ce travail que nous avons fait, dont le montage a été fait par Patrick Perret.

Alain : Qui a un petit clin d’œil que j’aime beaucoup personnellement.

 

Très sympathique.

Alain : C’est frais.

 

C’est vrai puisque dans ce film, on a même pu interroger la speakerine vedette de la télé chinoise qui, pas tout à fait comme nous, parle devant trois cents millions de personnes tous les soirs.

Alain : C’est là que tu nous as dévoilé tes talents chinois.

 

Absolument. On n’en dit pas plus, sinon plus personne ne regardera le film.

Et alors, un autre sujet :

Françoise : Jacky Lagger.

 

Jacky Lagger qui est un chanteur de notre génération.

Alain: C’est clair. Mais qui tient d’après ce qu’il dit à…

Françoise : À rester jeune.

Alain : À garder son esprit d’enfant.

 

J’aime bien sa définition de l’adulte. Il dit que selon le dictionnaire…là, je te pose un peu un piège. Selon le dictionnaire, adulte, c’est…

Alain : Qui est arrivé au bout de son évolution.

 

Exactement. Il dit, Jacky Lagger. Il ne faut jamais être adulte, si adulte cela veut dire ça, évidemment. Il dit que lui, il est toujours enfant et qu’il a l’intention d’y rester jusqu’à la fin de sa vie.

Alain : Ce que l’on souhaite d’ailleurs à de nombreux téléspectateurs, parce que le pouvoir du rêve est infini.

 

Alors je pense que l’on aura une belle semaine prochaine aussi avec les Chinoises et Jacky Lagger qui va nous faire rêver.

Alain : Et comme disait une Chinoise à la caserne de Colombier : « A la guerre comme à la guerre ».

 

Quoi rajouter d’autre.

Au revoir et bonne semaine.

 

Merci de votre collaboration et portez vous bien Mesdames et Messeurs, prenez soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod