« Quoi de 9 ? » 050 : du 18 au 24 décembre 2006

 

 

Merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle. Au menu de cette semaine, une action humanitaire, un hommage à un grand acteur français et une balade dans la réserve du Fanel.

On commence avec Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Pour parler donc d’une action humanitaire.

Oui.

 

Un long entretien que tu as eu avec un nouveau collaborateur.

Exact. Notre homme, c’est-à-dire Cesar, pas l’homme de la chaise -mais l’homme des actions humanitaires. Cesar vient du Cap-Vert.

Rapide présentation du Cap-Vert. C’est un archipel d’îles. Il y a les îles Sous le vent et les îles au Vent. Les plus touristiques pour ceux qui seraient intéressés sont les îles Sous le vent avec deux aéroports à Sal et à Santiago. L’île est bénéficiaire d’un climat qui est intéressant, puisque c’est un climat sec, température moyenne 20 à 25 degrés, démocratie. Alors là, vous ne risquez pas vraiment le coup d’État. Il est bon de savoir quand même que c’est une île qui a été peuplée par les Portugais, par les esclaves ou ex-esclaves noirs, ce qui débouche sur une deuxième langue officielle qui est plus ou moins officielle maintenant, qui est o crioulo, c’est-à-dire le créole. Mais la langue de base est le portugais, vu que c’était une ancienne colonie portugaise.

 

D’accord et ça se trouve au Sud de l’Équateur ?

Alors non. Là, tu es un petit peu bas, si je ne me trompe pas, c’est peut-être moi qui dit des bêtises, non c’est au large des côtes sénégalaises, mauritanienne et gambiennes. C’est-à-dire au niveau de ces trois pays, ce qui constitue la corne ouest de l’Afrique, c’est-à-dire l’extrême ouest de l’Afrique.

 

D’accord. On se rend peut-être dans notre studio au rez-de-chaussée où tu as donc interrogé Cesar Èvora sur cette action humanitaire qu’il mène déjà depuis plusieurs années.

Absolument.

 

Alors à tout de suite.

 

 

Voilà, on retrouve Alain Sunier. Le sujet t’a probablement très intéressé vu que tu es instituteur, tu as une formation d’instituteur ?

Oui. Le sujet en question n’est que la pointe de l’iceberg dans le sens où l’on sait très bien, nombre de pays dits sous-alimentés, sous-développés, souffrent de problèmes d’éducation au niveau scolaire, puisqu’on manque de places, on manque de fonds, on manque de moyens. Je crois que nos téléspectateurs, n’étant pas forcément rivés sur TOR, ont déjà vu d’autres reportages qui stigmatisent justement les conditions, style quarante ou soixante élèves dans une petite salle avec plusieurs degrés. L’action de Cesar est louable. Où j’aimerais pousser un petit coup de gueule, c’est de constater quand même que lorsqu’il s’agit d’avoir des cahiers, des crayons et autres bricoles auprès des Centres scolaires, on se heurte à des portes fermées. Alors que pour avoir personnellement vu les stocks qui traînent dans les caves des collèges, il y aurait de quoi alimenter la moitié du continent africain en gommes, crayons, etc. Là, c’est d’ordre politique, donc je n’entre pas en matière.

 

D’accord. Ce Cap-Vert finalement n’est pas si bien développé que ça. Les Portugais ne font peut-être pas vraiment leur boulot là-bas.

Le problème du Cap-Vert est assez simple. C’est une région qui est sèche, donc les ressources ne sont pas nombreuses, c’est essentiellement la pêche. Le tourisme qui prend son essor de plus en plus grâce, je dirais, à Cesaria Èvora, qui a largement répandu la culture du Cap-Vert et l’on retrouve, il n’y a pas vraiment d’exception au Cap-Vert, on retrouve le même problème dans tous les pays africains. Ce n’est pas un problème d’instits, ce n’est pas un problème d’effectifs, je dirais, de pédagogues, mais le problème c’est la place, c’est des régions qui sont plus pauvres que d’autres, parce que le tourisme n’y a pas accès, essentiellement les îles qui se trouvent dans la partie haut vent, donc le Nord. Et là, on se trouve dans un paysage montagneux, je crois qu’il y a des similitudes à faire par rapport au début du vingtième ici où les gamins venaient des fermes isolées pour aller dans leur classe, où un prof avait cinq niveaux, de un à cinq très souvent, c’est cette situation-là que l’on retrouve au Cap-Vert.

 

Mais cela dit, dans nos vieilles écoles, on ne manquait pas de crayons, de stylos et de papier quand même.

Ni d’eau et de neige.

 

Ni d’eau et de neige. Enfin voilà ce que fait Cesar Èvora. Il recueille cette marchandise, qu’il transporte, qu’il fait transporter ensuite dans ces îles natales.

Juste.

 

Il organise aussi des concerts. Il va également organiser quelque chose de particulier en cette fin d’année.

En cette fin d’année, c’est surtout une série d’animations qu’il va organiser. Animations qui sont basées sur le respect d’autrui, sur la tolérance, l’absence de racisme. C’est un thème qui est très à la mode ces temps et ces jours de Noël.

 

Et ça se passe ?

À Pierre-à-Bot.

 

À Pierre-à-Bot.

C’est à Pierre-à-Bot du 28 au 30 décembre, si je ne fais erreur.

 

D’accord. On espère qu’il aura beaucoup de succès, qu’il aura beaucoup de personnes qui vont s’y rendre. C’est un peu pour les enfants.

Oui, c’est axé sur les enfants, ça c’est clair. À tel point que si par exemple, les parents, évidemment qu’il y a une contribution financière par rapport au repas, il y a quatre repas qui sont « offerts » (offerts entre guillemets). Les enfants de parents démunis ou un peu justes financièrement peuvent très bien se rendre là pour autant qu’ils amènent un cahier, un crayon ou quelque chose qui contribue à l’action.

 

D’accord. On aura peut-être l’occasion de revenir sur cette action, qui s’appelle Neuchâtel Humanitaire.

Voilà. L’Association Neuchâtel Humanitaire.

 

Voilà. Merci Alain et au plaisir de te revoir sur le plateau de « Quoi de 9 ? ».

Merci.

 

 

On retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour rendre hommage à un acteur français, M. André Raimbourg. Qui connaît André Raimbourg, peut-être pas beaucoup beaucoup de gens ?

Normalement oui, mais sous un autre nom.

 

Avec un autre nom. On le dira après. André Raimbourg, grand acteur français, chansonnier aussi et, on peut donner quelques indices, qui est mort en ?

En 1970.

 

Mais avant de vous dire qui c’est, vous allez le découvrir maintenant lors du petit reportage que nous avons réalisé avec Rita Hosang, à Payerne, dans la fantastique salle qui s’appelle « Le Beaulieu ». Une salle vraiment mythique dans laquelle il s’est déjà déroulé beaucoup de choses, dans laquelle l’acteur français Fernandel était venu jouer il y a une trentaine d’années. Une salle qui a été restaurée par la famille Chassot. Enfin, vous allez voir tout ça dans le petit sujet qui va suivre.

 

 

Bourvil, voilà le nom de l’acteur André Raimbourg que tout le monde connaît. André Raimbourg, c’est vrai que c’est toute une époque de notre jeunesse.

C’est carrément une grande époque pour les gens.

 

Un très grand nombre de films.

Comédien, chanteur. Il a tout fait, vraiment le comédien de ces années-là, entre 1917 et 1970.

 

Jusqu’à sa mort.

Oui.

 

Il a réalisé un très grand nombre de films. Juste avant de mourir, il avait terminé un film.

Le Cercle rouge avec Alain Delon et Yves Montand.

 

Yves Montand, c’est juste. Combien de films, combien de chansons, c’est vertigineux. Parmi les films les plus célèbres…

Il y a la Grande vadrouille, la Traversée de Paris. Il y en a vraiment beaucoup de ses films. Des chansons comme « Salade de fruits ».

 

Vous ne voulez pas la chanter ?

Non, non. Il ne faut pas me demander cela, rien à faire.

 

Il fait partie de cette génération avec Fernandel.

Oui. Il avait justement… Après avoir vu Fernandel, il a décidé de faire des films. Fernandel, c’est lui qui l’a propulsé.

 

C’est vrai que c’était un grand bonhomme, romantique.

Qui jouait un peu des films l’air benêt. Ce n’était qu’une apparence.

 

Il avait fait des films policiers aussi. Ca lui allait déjà moins bien.

Moins bien.

 

On était tellement habitué à le voir

Comique.

 

Comique, mais toujours ce petit côté romantique, sympathique qui se voit dans ses chansons.

Exact oui.

 

Mais je pense que ses films, on va les voir et les revoir. Cela rentre dans les…

Grands classiques. Il y a beaucoup de gens qui demandent ces films-là. En fin d’année chaque fois sur les télévisions, on revoit tout.

 

On a eu raison de passer ce petit sujet maintenant, puisque on arrive dans les fêtes de fin d’année. Cette exposition, vous avez pu le voir, s’est déroulée dans cette salle à Beaulieu. Salle qui était en train de tomber en ruines et qui a été sauvée par la famille Chassot, dont les deux fils ont été des grands coureurs professionnels. Ils ont repris, ils ont investi passablement pour essayer d’en refaire un lieu, un haut lieu culturel dans la Broye vaudoise. J’espère qu’ils vont réussir.

Leur idée est bonne de refaire des salles de danse ou de concerts.

 

Oui. Tout à fait. C’était un petit peu leur rêve. Comme l’expliquait M. Chassot, ils sont relativement bien situés, très près de Neuchâtel, Fribourg, Bienne, Berne avec l’autoroute. On verra. Ils ne savaient pas encore quelle serait la future exposition qui va se dérouler. Quoi qu’il en soit, c’était impressionnant de découvrir tous ces objets.

C’est gigantesque.

 

Et là, ils ont vraiment réussi un joli coup comme on dit dans la région. Voilà Françoise. On se réjouit de vous revoir pour parler d’autres sujets.

Merci.

 

À très bientôt. Bonne fin de journée à vous. Merci.

À vous aussi. Merci.

 

 

J’ai le plaisir d’avoir à mes côtés César Carrasco, bonjour César.

Bonjour Monsieur.

 

Pour parler d’un petit travail, d’un travail important que vous avez fait sur un tournage dans la réserve du Fanel. Cette réserve naturelle qui se trouve près de Neuchâtel. On regarde peut-être le sujet ensemble et après vous allez nous dire ce que vous en pensez et surtout nous parler de la musique. On y va.

Oui.

 

On y va et l’on se retrouve tout de suite.

 

 

Voilà après cette petite promenade au bord du canal de la Broye avec César. C’était facile, difficile de faire le montage ?

Non, non. C’était un beau sujet. Ce sont des images qui touchent. Les images de la nature, ça vous amène à essayer de beaucoup plus travailler et aussi avec les effets, ça a pris un peu plus de temps que les autres.

 

Voilà. Il y avait beaucoup d’images, des images qui se ressemblaient un peu. C’était difficile de raconter une histoire.

Oui, mais c’est plus facile avec des choses qui touchent la nature, de jouer, de raconter.

 

C’est plus facile que de faire un montage où il y a des êtres humains.

Non plutôt un montage de la ville, de bâtiments, je ne sais pas, mais bon, si vous mettez un autre moniteur qui le touche c’est plus facile.

 

D’accord. La guitare, le petit morceau que vous avez joué.

Par exemple, oui. Cela aurait été différent si c’était juste des voix ou des gens.

 

En tout cas, c’est un beau sujet. Toute l’équipe ici a trouvé que vous avez fait un très très bon travail.

J’ai essayé.

 

Vous êtes trop modeste. On aura du plaisir à se revoir. Vous aimez bien monter ce genre de sujet. On se réjouit de voir d’autres sujets montés par vos soins et d’autres musiques créées par vous-même.

D’accord.

 

En tout cas merci César pour cet excellent travail et Mesdames et Messieurs puisqu’il reste encore quelques secondes, je vous signale  les expositions au rez-de-chaussée, l’exposition sur la Norvège de Joël Perrenoud avec également maintenant des photographies de Julien Pisenti sur des paysages et sur des insectes. À visiter à tout prix. À la galerie Quint-Essences aussi de la peinture. Vous aimez bien la peinture, vous êtes peintre aussi.

Bien sûr oui.

 

Des peintures de M. Basset et Mme Dubois, des huiles sur le Doubs, sur St-Tropez. Et que vous dire d’autres encore ? Que l’on s’approche de la fin de l’année et que l’on vous prépare pour la semaine prochaine, qui sera la dernière émission de l’année, un concert exceptionnel qui se déroulera au temple de Bevaix.

Voilà, je crois vous avoir tout dit. J’espère ne rien avoir oublié. Merci César de m’avoir aidé à présenter ce sujet sur la réserve du Fanel.

De rien.

 

À très bientôt et bonne journée à vous.

Merci, bonne journée.

 

Merci. Bonne journée à vous aussi Mesdames et Messieurs, bonne semaine. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod