« Quoi de 9 ? » 101 : du 1er au 7 janvier 2007

 

 

Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue dans cette toute première émission de l’année 2007. À mes côtés, Françoise Berthod, bonjour.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors pour bien commencer l’année, nous nous sommes rendus au Café du Château à Valangin pour y rencontrer un peintre assez original.

Oui pas quelconque.

 

M. Roland Duding. Je ne sais pas si l’on veut déjà dire quelques mots. Qu’est-ce qui vous a frappée ou surprise agréablement ?

Son côté joyeux par rapport à tout ce qu’il a vécu avant. Son passé, pas comme tout le monde, une enfance pas comme tout le monde.

 

Et au chômage, soixante ans. Une situation qui est probablement difficile à vivre.

Où d’autres personnes seraient beaucoup plus aigries que lui.

 

Je pense aussi. On va peut-être regarder le sujet. On va donc se rendre au Café du Château à Valangin pour y rencontrer ce peintre, c’est vrai, un peu hors du commun.

Oui.

 

 

Voilà. On se retrouve ici à Bevaix avec Françoise Berthod. Alors, Roland Duding, une enfance pas facile.

Non pas du tout. Il a perdu sa maman à l’âge de cinq ans. Il a été placé dans des établissements comme Belmont… à Belmont justement en premier et après dans le canton de Fribourg chez des gens, des paysans. Il était plutôt là…

 

Ce qui est intéressant, c’est que quand on essaye de lui faire dire que ça été pas facile, il n’est pas d’accord.

Non. Il n’est pas d’accord. Il s’est tout de même plu et il a trouvé des côtés positifs.

 

Sa maman est décédée très vite, son papa n’a pas pu s’occuper de toute la famille.

Non. Il a été placé à plusieurs places. Une fois chez une tante aussi et après à la Maison des Jeunes où là, il dit encore le côté positif de cette Maison des Jeunes, où il a eu des amis, des copains, où il a pu faire la fête. Il ne voit que le positif, ne parle que du positif.

 

Il ne parle que du positif. Et même 55 ans, soixante ans après, il est toujours un petit peu comme il prétendait, comme il disait être quand il était jeune. C’était vraiment intéressant de le rencontrer. Sa démarche aussi de vouloir peindre Valangin.

Oui, le village de Valangin. Là, je n’ai pas trop compris pourquoi il a fait ça, par remerciements, je ne sais pas.

 

Je pense. Le restaurant du Château de Valangin l’a invité à exposer. Il ne voulait pas venir avec d’autres œuvres que celles du village qu’il aime bien aussi.

Il a fait d’autres peintures. Il a fait autre chose avant.

 

C’est un passionné du Creux-du-Van. Mais là, il voulait vraiment honorer le village de Valangin qui le recevait. C’est vrai que cette autre démarche aussi qui est touchante, cette mission…

Oui justement, il donne une participation de la vente de ses œuvres à la mission pour les aveugles.

 

À la mission chrétienne pour les aveugles. C’est ça. Il a été touché par un prospectus qui montrait que des enfants pouvaient devenir non voyant suite à des problèmes de …

Nutrition.

 

Cela c’est vrai que c’est une particularité qui nous a donné envie d’aller le rencontrer et ce que j’ai trouvé sympathique aussi, c’est cette volonté qu’il a de vouloir rencontrer les gens en dessinant tous les samedis.

En public. Il apprend aux enfants certaines techniques et aux adultes.

 

Voilà. Cela ne se voit pas très bien dans le sujet que l’on vient de voir, mais il y prend un immense plaisir à expliquer. Les gens sont là, lui posent des questions. Il y avait notamment une dame qui débutait dans l’aquarelle qui lui demandait plein de conseils.

C’est un passionné, ça c’est sûr.

 

Aussi autres choses, on reviendra, on retournera probablement aussi au Café du Château parce que les propriétaires ont vraiment plein d’idées, d’imagination. Cela va être pour nous une source de reportages intéressants. Voilà.

L’exposition est jusqu’au 28 janvier.

 

Oui, C’est bien de le rappeler. Les gens peuvent encore monter jusqu’à la fin du mois à Valangin, au Café du Château et l’on y mange aussi très bien, pendant qu’on y est.

Exactement.

 

Extra. On se retrouve dans quelques minutes pour parler d’autres informations sur la vie de notre télévision.

Oui. À tout à l’heure.

 

Alors à tout à l’heure.

 

 

Il y a quelques temps, nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Rolf Bloch, qui nous a même fait l’honneur de venir ici à la gare de Bevaix ici dans nos studios. Alors, qui ne connaît pas Rolf Bloch ? Rolf Bloch, ce n’est pas seulement le chocolat… salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Rolf Bloch c’est aussi…

C’est un médiateur hors pair comme on a pu un petit peu l’évoquer précédemment.

 

Tout à fait.

C’est lui principalement qui s’est occupé des fonds de déshérence qui ont représenté la bagatelle de trois cents millions de francs distribués à des Juifs qui avaient souffert de la guerre, entre autres.

 

Voilà. Les fonds de déshérence, c’est quoi finalement ? On en cause de temps en temps, voire même souvent. C’est quoi finalement cette somme d’argent ?

C’est simplement les sommes d’argent, il faut dire que c’est tributaire des systèmes de loi de chaque pays, mais en Suisse par exemple, il y a le secret bancaire qui va tout bloquer. Aux États-Unis, après dix ans, si quelqu’un n’a pas récupéré son argent parce qu’il est décédé, la famille pourra accéder aux comptes.

 

Mais ces fonds en particulier, c’est de l’argent qui a été volé par les Allemands ou c’est de l’argent qui a été placé par les Juifs pendant la guerre.

Non, ce n’est pas du tout de l’argent qui a été placé par les Juifs dans le sens que pour le moment, je ne sais même pas si à l’heure actuelle, le problème est réglé entre banques américaines, enfin organisations juives et banques suisses. En revanche, c’est un fonds humanitaire qui a été prévu par la Confédération qui a décidé parce qu’elle est allée assez loin, qu’il y aurait sept représentants pour nommer une Commission et gérer ça. Il voulait moitié-moitié. Sept divisé par deux, c’est un peu gênant. Donc, ils ont pris trois Juifs, ils ont pris trois Suisses et comme M. Bloch est mi-Juif, mi-Suisse. Il a été la septième roue du char. C’est lui qui le dit, ce n’est pas moi !

 

Mais je crois qu’il a assez bien géré cette histoire.

Absolument.

 

Parce qu’aux États-Unis, ça c’est bien moins passé qu’ici. Beaucoup de procès…

C’est le système qui veut ça. Les Américains attaquent avant même de consulter un dossier.

 

Il nous a parlé encore d’autres choses.

Oui un pays qui lui tient à cœur, puisque c’est la fondation d’Israël. Ce n’est peut-être pas mal de signaler que l’État d’Israël apparaît il y a quatre mille ans, après on en entend plus parler parce qu’il y a des invasions, toute une série de tribus qui vont coloniser. C’est l’époque du roi David. On retrouve cet état d’Israël, c’est aussi une affaire commerciale entre parenthèses, il ne faut pas l’oublier, à la fin des années quarante. Il me semble que c’est 1946.

 

M. Bloch a un avis assez honnête face à cette problématique. Il ne soutient pas forcément, par exemple, toutes les démarches d’Israël actuellement.

Non. Lui ce qu’il préconise, je crois qu’on est sur la voie, mais cela fait tellement de temps que ce conflit perdure, s’enlise, la seule possibilité, ça serait une délégation internationale avec une pression internationale qui soit conséquente. Or, qu’est-ce qu’on voit ? On voit qu’Israël est soutenu largement par les États-Unis et tant qu’il y aura ce soutien-là, moi, je ne vois vraiment pas de solutions.

 

Ils font un petit peu ce qu’ils veulent.

Ils font ce qu’ils veulent. Ils légitiment des interventions qui ne le sont pas forcément. Il y a des moments où je serais pro Palestinien.

 

M. Bloch, lui, n’irait pas jusque là, mais il reconnaissait que le dernier conflit en tout cas n’était pas très très correct.

Pas très net.

 

Bien. En tout cas, nous, on a eu du plaisir à rencontrer M. Bloch. Encore une fois, c’était un grand honneur pour nous qu’il vienne ici.

Absolument.

 

Nous nous étions proposés d’aller chez lui. Non, il a absolument voulu venir ici nous rencontrer. C’était un grand plaisir pour tout le monde.

Et je pense que nos questions ne l’ont pas rendu dingue !

 

Oh !

Bonne Année.

 

Bonne Année. Merci Alain, à très bientôt. Porte toi bien.

Merci.

 

 

On se retrouve pour cette dernière partie de « Quoi de 9 ? » avec Françoise pour nous parler, expositions ?

Oui, on change d’année, mais pas d’exposants.

 

On change d’année, mais pas vraiment d’expos. Vous voulez dire quoi par là, que…

Toujours M. Joël Perrenoud et son exposition de photos sur la Norvège au rez-de-chaussée de la gare.

 

Au rez-de-chaussée, c’est juste, mais avec un…

Des photos d’insectes de Julien Pisenti.

 

Voilà. Notre collaborateur. À la galerie Quint-Essences aussi, peut-être un événement qui s’approche ?

Oui. Ce vendredi 5 janvier dès 18 h, le vernissage de M. Dennis Esteves, peintre brésilien, accompagné de M. Michel Bühler, un artiste de la région.

 

Un artiste de la région.

Avec des personnages en argile.

 

Voilà. En effet, ne manquez pas ce vernissage, toujours très sympathique et très couru ici à Bevaix. M. Esteves, c’est vous qui l’aviez interviewé ?

Oui.

 

Assez intéressant, les œuvres qu’il fait. On voit là les œuvres de M. Esteves, ça ressemble un peu à Picasso.

Oui, très tendance Picasso.

 

C’est d’ailleurs un homme qu’il admire énormément. Voilà pour les expositions qui se préparent à la galerie. De quoi allons nous encore parler, des émissions à venir.

Oui. Le programme de la semaine.

 

Donc, la semaine prochaine ce sera…

Un reportage sur la Télévision locale camerounaise.

 

Une tv locale qui est en train de se créer. Deux Camerounais sont en effet venus ici. C’est Alain Sunier qui les a interrogés, parce qu’ils souhaitent créer une télévision au Cameroun, ils sont venus un petit peu nous demander des conseils. Ce sera intéressant d’écouter ces deux messieurs et aussi un petit concert.

Un concert au Château de Valangin de Mmes Pfister et Pasche, piano et flûte.

 

Voilà. Un très joli concert de musique classique que nous avons en effet enregistré au Château de Valangin.

Voilà, je crois que l’on a tout dit. Très bien. On va se retrouver la semaine prochaine. En attendant, merci Françoise.

Merci à vous, bonne semaine.

 

Bonne semaine à vous aussi. Portez-vous bien Mesdames et Messieurs, prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod