« Quoi de 9 ? » 102 : du 8 au 14 janvier 2007

 

 

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans ce deuxième Quoi de 9 ? de l’année. A mes côtés, Françoise Berthod, bonjour.

Bonjour.

 

Un menu spécial et le mot menu est bien choisi puisque nous allons parler d’abord musique avec Françoise, puis on va parler d’amis camerounais qui souhaitent monter une télévision dans leur pays et ensuite on vous présentera quelques images d’un repas au sein de Télé Objectif Réussir. Alors, on commence par ce concert qui a eu lieu au Château de Valangin.

Exact, concert de Mesdames Pfister et Pasche.

 

Mesdames Pfister et Pasche, deux jeunes filles passionnées de musique classique.

Vraiment passionnées, oui.

 

C’est ça. L’une des deux joue de la flûte traversière.

Et l’autre du piano.

 

Et l’autre du piano. On pourrait parler de la flûte, mais elle va le faire très bien, puisque c’est sa passion. Elle est également professeur de cet instrument. Ce que l’on peut dire aussi peut-être, c’est que ce concert a eu lieu à l’occasion de la fermeture pour la saison hivernale du Château de Valangin.

Exact. Oui.

 

Il paraît que chaque année, la conservatrice termine la saison par un concert et il y avait également une fête qui s’est déroulée juste avant le concert. On en parlera prochainement aussi sur Télé Objectif Réussir. Voilà. Est-ce que l’on part tout de suite là-haut ou vous avez plein de choses à nous dire sur la flûte traversière ?

Non. C’est  bon. On va les laisser elles-mêmes s’expliquer.

 

On va les laisser s’expliquer. Très bien, alors on part à Valangin et l’on se retrouve dans une quinzaine de minutes, je crois.

 

 

Voilà. Après ce magnifique concert qui était donc dans le Château de Valangin, on se retrouve ici sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Alain Sunier, salut Alain.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour parler télévision, une fois n’est pas coutume avec des amis camerounais qui sont venus nous rendre visite et qui souhaitent créer une télévision dans leur pays. Alors, on a profité de les interviewer. C’est toi qui as fait ça.

Exactement.

 

Tu veux nous rappeler le nom du Monsieur qui…

Oh, c’est une histoire romaine.

 

Oui.

Il suffit de connaître Romulus et son frangin, Rhommulus Boyon.

 

Rhommulus Boyon. Boyon était un Romain.

Boyon, je ne sais pas.

 

Enfin, on va regarder cet entretien et ensuite on philosophera sur leurs projets.

C’est parfait.

 

Cela roule.

 

 

Voilà on se retrouve sur le plateau. Intéressant le projet de ce Monsieur, créer une télévision locale au Cameroun.

C’est un projet qui implique un nombre de paramètres assez importants. Cela signifie d’abord d’avoir la technologie qu’il faut, d’avoir des gens qui sont capables de… En plus de cela, il est dans le même cas que nous, dans le sens où je veux dire, il faut des autorisations du gouvernement camerounais et c’est pour cela qu’il a pris l’option de d’abord diffuser sur le « Net ».

 

Il veut aussi un petit peu s’entraîner et prendre un petit peu la température du côté du Cameroun.

Le problème du Cameroun comme d’autres pays africains et compagnies, asiatiques, je suppose, tout le monde n’a pas forcément son ordinateur dans sa cuisine, à côté de son micro-ondes. Enfin, c’est une option. Donc, ça veut dire que l’on passe par des cybercafés.

 

Pour eux là-bas.

Donc au niveau de la diffusion, la diffusion ne pose pas problèmes, mais c’est la réception qui pose problèmes, c’est-à-dire dans quelles mesures il va toucher du monde ou il ne va pas toucher du monde.

 

Oui. Les grandes villes sont probablement câblées, mais pas les campagnes.

Il y a tout. Il y a un immense problème au niveau technologique. C’est ça l’histoire.

 

Enfin bon, c’est un projet sympa et courageux quand même. C’est vrai que la censure existe encore quand même plus ou moins dans leur pays. La télévision est contrôlée.

Absolument, c’est ce qu’on appelle une démocratie directoriale. Ceci est une invention de ma part, dans le sens où tout est permis pour autant que le gouvernement soit d’accord. Ce que l’on vit en Suisse, mais bon, on ne le dira pas trop fort !

 

Cela fait longtemps qu’on a plus de Mobutu ou autre bonhomme de ce genre en Suisse.

On n’a plus des mots fins, que des « mots butus », mais ça, ça nous appartient.

 

Enfin de toute façon, on aura l’occasion de reparler de ces Messieurs, de leur projet. Ils aimeraient que l’on collabore avec eux. On va probablement leur offrir pas mal de reportages que nous aurons réalisés ici et qu’ils diffuseront aussi au Cameroun.

Il y a une chose qui me paraît quand même importante dans la démarche en question. Ils veulent donner à leurs compatriotes et au public afro, puisque là c’est global, une image de l’Europe différente de ce que les gens pourraient penser en étant sur place, c’est-à-dire en Afrique ou ailleurs.

 

Oui, cela avait l’air d’être important pour lui.

Oui, c’est important dans le sens où … Moi, il me donnait un exemple qui m’a frappé. Les gens regardent la télévision. Ils voient une roue tourner. Il y a quelqu’un qui gagne un million. Pour eux, l’Europe c’est ça. Tout le monde est millionnaire, tout le monde gagne de l’argent facilement. Ce qu’il veut, c’est rétablir une certaine vérité et voir aussi, montrer surtout la manière dont la communauté africaine en Europe arrive à s’adapter et arrive à faire les choses plus conformément aux dogmes qui existent ici.

 

En effet, c’est bien pour cela qu’il voulait passer des reportages sur la Suisse. D’ici quelques semaines, peut-être que « Quoi de 9 ? » sera diffusé au Cameroun finalement.

J’en rêve la nuit.

 

Et moi donc. Extra. On reviendra donc sur ce sujet… Puisque aujourd’hui c’est toi qui remplaces Françoise Berthod.

L’irremplaçable.

 

Tu vas nous parler de l’exposition qui se passe au rez-de-chaussée.

Absolument splendide. On a juste changé les photos de place, mais c’est toujours les mêmes, rassurez-vous. On a toujours la Norvège et les insectes.

 

Et les insectes de Julien Pisenti.

Notre joyeux preneur de son.

 

Et la galerie Quint-Essences aussi.

La quintessence monte en Quint-Essences.

 

Toujours des expositions à visiter.

Oui. Toujours au deuxième étage.

 

Quoi dire d’autre ? On a fait le tour sur ce qui avait….

Je crois que c’est le moment d’aller casser la croûte comme on le dit.

 

Oui en effet. Je disais tout à l’heure que c’était un vrai menu que nous offrions aux téléspectateurs. On ne va pas pouvoir les inviter à notre petit repas annuel, parce que l’on n’aurait pas assez de place, mais on va y laisser traîner une caméra, donc vous allez pouvoir être un petit peu avec nous tout à l’heure.

Absolument. J’en salive déjà d’ailleurs.

 

Tu en salives déjà.

Oui.

 

On va en rester là. Merci Mesdames, Messieurs de nous avoir suivi. Portez-vous bien. Prenez bien soin de vous et si tu le veux bien, on passe à table.

À table.

 

Alors, on y va.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod