« Quoi de 9 ? » 103 : du 15 au 21 janvier 2007

 

 

Madame, Monsieur, bonjour et merci d’avoir décidé de passer ces quelques instants sur Télé Objectif Réussir. Dans le cadre de notre émission Quoi de 9 ?, nous allons vous présenter avec notre collaborateur, Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Nous allons vous présenter une heure d’émission comme nous le faisons déjà depuis le mois de mars de l’année passée. Alors, première émission de la semaine, il s’agit d’une rencontre avec trois jeunes étudiants neuchâtelois qui dirigent le ciné-club Halluciné.

Oui, c’est le ciné-club de l’Université qui date d’une dizaine d’années à peu près. Il y a une raison bien simple à leur présence ici, c’est que le thème, c’est l’exclusion. Alors comme on est considéré plus ou moins comme exclus, moi, toi moins, il était de bon aloi de les rencontrer.

 

Oui. C’est eux qui ont eu cette idée. Ils nous ont offert des billets.

Des places de cinéma.

 

Des places de cinéma. Je crois que l’on va regarder ce sujet. C’était vraiment un moment très agréable que nous avons passé avec eux.

C’est juste.

 

Et l’on rediscutera. Il y a eu vraiment des moments assez intéressants dans cette discussion.

Absolument.

 

On se retrouve dans une petite vingtaine de minutes, je crois.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » toujours avec Alain. Voilà, on a passé, c’était en début de soirée que nous les avons rencontrés ici même. Tu as bien aimé discuter avec eux, je crois. Ils étaient très spontanés aussi dans leur réponse.

Absolument. Ils se sont permis d’être très libres. Le but, c’est que moi je m’efface et que ce soit les invités qui parlent. Là, on y est parvenu à un bon degré, au niveau technique.

 

Absolument. C’était plaisant. On ne va pas reprendre tout ce qu’ils nous ont dit, mais d’abord leur démarche. C’est vrai, d’avoir pensé à nous, parce qu’ils achètent notre journal Objectif Réussir à Neuchâtel et cette envie qu’ils ont eue de nous rencontrer et de nous offrir des billets et finalement de venir voir un petit peu ce que nous faisons et comment nous travaillons ici.

Je crois qu’ils avaient surtout envie d’avoir quelques témoignages. Malheureusement, il n’y a peut-être eu que le mien concernant l’univers de l’exclusion. Je trouve que c’est un terme légèrement surfait quand même et j’ai l’impression qu’ils ont été servis. Ils ont été servis, ils se sont rendus compte aussi qu’il y a des gens qui n’ont pas de travail et qui ont quand même quelques traits d’esprit qui rassurent.

 

Oui. Là, tu parles de nous.

Absolument.

 

C’est vrai et quand tu leur as posé la question où ils en étaient eux ? Là, c’était déjà moins positif et moins optimiste que ce que l’on pourrait croire.

Cela été la grande surprise, mais ça rentre tout à fait dans le contexte de la conjoncture actuelle, où l’on remarque que des gens qualifiés, voire hyper qualifiés ne trouvent pas d’emploi. Cela m’a semblé intéressant de leur demander où ils en étaient, du fait que c’est des universitaires, voire déjà licenciés. Pour Gilliane, qui est licenciée en lettres, par exemple.

 

J’espère que cela ne soit pas valable au niveau statistique ce que l’on a fait là. Deux sur trois étaient sans boulot.

Deux sur trois étaient sans boulot. Le troisième avait du boulot, mais n’avait pas fini ses études. Donc, c’était d’autant plus intéressant.

 

D’où la théorie qu’on rabâche à nos enfants et à nos petits-enfants : « Si tu travailles bien à l’école, tu auras du boulot plus tard ».

Là, il y a quelques doutes qui apparaissent.

 

Cela se vérifie quand même un petit peu moins, ça c’est vrai. Autrement pour parler de leur club proprement dit, démarche intéressante de présenter des films qui n’ont pas connu un très grand succès ou qui n’ont pas été diffusés du tout, je crois.

Non, diffusé, ils l’ont été, ça c’est bien clair. Mais, c’est de nouveau des petits cercles de cinéphiles qui se rencontrent. On n’a pas eu l’occasion de les voir à la télévision ou dans des salles de cinéma. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils touchent à tous les styles, c’est-à-dire que ce n’est pas… L’exclusion, ça peut-être dramatique, mais ça peut être hyper drôle aussi. Ils ont essayé quand même d’établir une fourchette de films qui  ne soient pas trop sinistres, afin d’éviter quelques suicides à la sortie du cinéma.

 

Oui, c’est vrai parce qu’ils ont choisi pour cette période de parler de cela.

C’est thématique, c’est sur six mois et après il y a les six mois d’été. Là, ils ne savent pas encore ce qui va arriver.

 

Ce qu’ils vont faire. À une époque d’Internet aussi, intéressant aussi leur démarche puisqu’ils essaient comme ils peuvent de trouver une salle de cinéma qui veut bien les accueillir aussi à Neuchâtel. Ils organisent aussi un bar, ils essaient de créer des discussions entre eux et ceux qui viennent voir le film.

Et une soirée spéciale où là, il y a film et gastronomie.

 

Voilà.

Ce qu’ils ont expliqué, ce que l’on a pu voir. Les plats sont en fonction finalement des différents thèmes qu’ils vont proposer. C’est des courts-métrages. Donc chaque court-métrage correspond à un plat et là, un exclu ne passe pas, étant donné le prix du repas et de la séance.

 

Ah bon.

En revanche, je tiens à dire qu’ils pratiquent des prix hyper intéressants, puisque c’est cinq francs pour les gens qui ont la carte de membre et huit francs pour ceux qui ne l’ont pas, ce qui est alors hyper raisonnable en 2007.

 

Le 23 janvier, une soirée spéciale à l’aula de l’Université ?

Oui avec un premier film en présence de la réalisatrice et un deuxième film au Bio, « La barque est pleine », qui est justement le thème et le titre qu’ils ont mis en tête de leur journal, de leur programme.

 

Espérons qu’ils auront beaucoup de monde à ces deux séances car il ne faut vraiment pas que ce club disparaisse même comme on le disait tout à l’heure, Internet prend maintenant beaucoup de place ou beaucoup trop de place. Tu voulais dire…

Pardon.

 

Non, je t’en prie.

Ils ont quand même des subsides de l’Uni.

Oui.

Donc au niveau financier, je pense qu’ils ne risquent pas grand-chose. En revanche, au niveau motivation… Là, ils sont une quinzaine. Le risque serait plutôt dans le fait que tout d’un coup, ça s’effrite et que plus personne ne soit  intéressé à ce genre d’activités.

 

C’est vrai que c’est du travail visiblement. Les trois là doivent se démener pour attirer...

Pour attirer du monde, trouver des films. Il y a la programmation qui n’est pas évidente. C’est sur le principe de la collégialité, donc chacun amène son opinion pour savoir exactement ce qu’ils vont faire.

 

On aura de toute façon d’autres contacts avec eux. Nous, on y tient beaucoup. Eux, ils y tiennent aussi beaucoup. Donc, on va probablement les revoir, pas pour parler forcément de l’exclusion, mais d’autres sujets avec eux.

Pour le plaisir.

 

Pour le plaisir tout simplement. Je pense que ça va pouvoir amener quelque chose d’intéressant. Aussi bien leurs propres connaissances, comme tu l’a dit tout à l’heure sur la problématique de l’exclusion dans notre société.

D’après ce que j’ai compris, ils nous ont contactés, donc ça signifie concrètement qu’ils ont envie de poursuivre cette première approche, c’est d’aller un peu plus loin.

 

D’accord. On se réjouit de les revoir.

Absolument, alors d’accord.

 

Alors à tout bientôt. Merci Alain.

Merci à toi.

 

 

Deuxième partie du « Quoi de 9 ? » de cette semaine en compagnie de César Carrasco, bonjour Cesar.

Bonjour.

 

Vous nous présentez cette semaine un film dont vous avez fait le montage sur le port du Nid-du-Crô.

Oui. Et Patrice la musique.

 

Dont Patrice Mojonnet en effet a écrit et joué la musique. Des images du port, du lac.

Oui.

 

Des sujets que vous aimez bien monter ça.

C’était joli. C’est un truc assez spécial finalement. Mais je trouve aussi que l’idée du piano cette fois, c’est un truc qui permet de voyager beaucoup mieux. Justement, Patrice il l’a fait très bien.

 

Oui. Vous souhaitiez absolument que cela soit du piano qui soit joué sur ces images.

Oui. Des fois, c’est des trucs qui changent, c’est un peu le montage, trouver la musique et les différents trucs qui collent le mieux.

 

Qui collent le mieux à ça. Ce n’est pas la première fois, je crois, que vous faites un montage en compagnie de Patrice Mojonnet pour la musique.

Non. J’aime bien.

 

Et vous arrivez chaque fois à trouver la bonne symbiose. On va peut-être regarder le sujet et l’on en reparle juste après.

D’accord.

 

Alors, c’est parti.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » après ce joli sujet, romantique, avec la musique de Patrice Mojonnet. Des endroits intéressants, le Nid du Crô, comme c’est aussi un plaisir pour filmer, d’aller chercher des plans sympathiques surtout que c’est l’hiver. Il y a beaucoup moins de gens qui se promènent. On a juste vu un voilier, je crois, faire une sortie. Pour vous, comment s’est passé finalement le montage ? Est-ce que vous avez commencé par faire le montage et c’est Patrice ensuite qui est venu regarder pour la musique ?

Oui. En fait, c’était toujours en train de jouer ce qui allait le mieux, je veux dire entre l’acoustique et les sons électriques. La nature, c’est toujours intéressant. Il y a toujours différentes façons de coller les images.

 

Mais quand vous faites le montage, vous pensez déjà à la musique ou vous vous dites, Patrice, il se débrouillera après. Vous avez déjà vous aussi une musique qui court dans la tête ?

Non. Je suis de ceux où tout vient petit à petit. Je trouve que c’est le mieux. Oui, parce que même si l’on ne veut pas, jusqu’à la dernière minute, on peut avoir pas mal de changements.

 

Extra César. On se réjouit de voir d’autres sujets sur la nature que vous aurez montés en collaboration avec Patrice Mojonnet.

Volontiers.

 

J’aimerais aussi profiter de l’occasion que vous êtes avec moi sur ce plateau pour parler un peu de vous, même si je sais que vous n’aimez pas beaucoup, parce que cela fait quand même… Vous êtes le plus ancien membre de notre équipe de rédaction, cela fait six ans que vous travaillez avec nous. Vous étiez déjà à Neuchâtel avec le journal en 2000, décembre 2000. Vous avez d’abord collaboré à la rédaction du journal, au site Internet et ensuite le déménagement ici à Bevaix. Quel regard est-ce que vous portez sur ces six ans ? Qu’est-ce que cela a changé dans votre vie ?

Un constant apprentissage. On apprend toujours et je crois que votre rédaction, c’est, comme on l’a dit il y a quelque temps, magique, vous vous rappelez ?

 

Si, si. Cela, c’est votre formule.

Non, non, c’est une équipe sympa. Chacun a sa personnalité et je crois que c’est justement pour cela qu’on peut apprendre toujours.

 

Je disais, le fait que vous soyez le plus ancien, ça veut dire que personne de l’équipe n’était là avant vous. Vous avez vu toute l’équipe qui est ici maintenant. Vous les avez tous vus commencer un jour et vous les avez tous vus ensuite repartir dans la vie.

La vie…

 

C’est l’avantage quand on est le plus ancien, si l’on veut, de l’équipe. Il n’y a pas eu que de beaux événements. On a aussi eu des décès, notamment la disparition de Michel Coquoz qui était l’un de vos amis dans le journal. Un moment aussi difficile à gérer, non ?

Oui, c’est vrai. Ce qui est cool maintenant, c’est que sa famille s’en soit sortie et tout va bien. Mais bon, la vie c’est toujours comme cela. On a… il y a des nouveaux virages dans la vie, des chemins qui s’ouvrent et comme je vous le dis, c’est un apprentissage intéressant. Je crois qu’il vaut mieux toujours de les voir avec ces yeux.

 

Apprentissage de la vie, expérience de la vie.

Pas seulement de la vie, avec ceux que l’on rencontre. En ce qui concerne Michel, j’ai appris beaucoup de lui et surtout ce que l’on appelle « le français académique ».

 

Ah pour ça oui.

Maintenant, il y a Monsieur Alain et c’est cool aussi de travailler avec lui. Je crois que ce qui est bien, on aime la poésie tous les deux.

 

Pour vous, ce travail est vraiment important. Je sais que vous avez un esprit, un caractère. Vous me direz que c’était votre éducation, comme vous le dites tout le temps. Pour vous le professionnalisme, c’est quelque chose, c’est sacré ?

Oui. Je crois que ce que je pourrais dire, le professionnalisme n’est pas en fait ce que font les personnes dans les entreprises chaque jour. C’est juste ce que l’on pourrait citer comme professionnalisme, c’est le caractère qui vous apprend à contrôler votre esprit et à pouvoir mieux apercevoir ce qui se passe aux alentours, ce qui vient, ce qui s’en va. Par contre, si on n’a pas ce contrôle ou si on ne le cherche pas, il faut avoir, beaucoup de personnes vont passer et l’on ne va pas se voir, parce qu’il y a plein de trucs qui arrivent dans un moment, dans une journée et justement si l’on peut se contrôler et profiter de ce qui vient même s’il y a des trucs, il y a toujours quelque chose à prendre. C’est un peu ça.

 

Mais quels conseils alors vous donneriez à ceux qui ont de la peine à avoir un comportement professionnel ?

Je ne crois pas qu’il y a un conseil, c’est vraiment une question d’apprentissage. C’est juste d’essayer un peu de se contrôler. Pour moi, c’est toujours, chaque fois que quelque chose arrive un truc, je dis juste un mot, c’est : « On y va ». On y va et si ça vient quelque chose, on s’en fout de ce qui arrive, puisque de toute façon, si vous restez dans le moment à l’endroit, ce sera pire car il y a un truc, après vous allez penser toujours à ce qui aurait pu arriver. Je crois qu’il n’y a pas de choses qui peuvent trotter plus dans la tête que de se demander : « Qu’est-ce qui se serait passé sur quelque chose ? ».

 

Vous êtes d’un caractère courageux.

Je ne sais pas. J’essaie chaque jour. Je crois que c’est le mieux de dire.

 

Vous disiez avant qu’Objectif Réussir, c’était magique donc vous, vous ne faites pas partie de ceux qui ont eu peur quand nous avons passé du journal, nous avons réalisé un site Internet et ensuite nous avons déménagé et décidé de faire une télévision, ça ne vous a pas fait peur cette aventure.

Oui.

 

Vous étiez content de cette évolution.

Je crois que ce qui est important, c’est de vivre avec l’équipe, vivre la situation avec les autres.

 

Les relations humaines.

Voilà. Un peu ça.

 

Pour vous, c’est très important.

Quand on fait quelque chose entre tous ici, le travail qu’on fait, on le fait tous. Je crois que c’est un peu comme ça. Je ne sais pas. C’est ma façon de penser.

 

Mais on l’aime bien, votre façon de penser. Et on a beaucoup de plaisir, en tout cas moi, qui suis celui qui vous connaît depuis longtemps maintenant ici, puisque vous êtes le plus ancien d’entre nous. C’est sûr, quitte à choquer un peu votre modestie, j’aimerais vous remercier pour l’excellent travail que vous avez fait depuis six ans et j’espère que je pourrai compter encore longtemps sur votre collaboration.

Enchanté. J’essaierai. Volontiers.

 

Merci César, à bientôt.

À bientôt Monsieur.

 

 

Pour cette dernière partie de « Quoi de 9 ? » je retrouve Alain. Alain, César Carrasco, c’est un gars que tu aimes bien aussi.

Oh oui. Bien sûr, on est très proche. Je pense que c’est la personne avec laquelle je passe le plus de temps, notamment lorsqu’il fait un texte, parce qu’il part toujours dans des domaines philosophiques sur la vie, les chemins de la vie comme il l’a dit fort justement. Je trouve que c’est méritoire dans le sens où il est quand même hispanophone et il se permet des envolées lyriques que je n’oserais peut-être pas entreprendre. Et il a son côté humain.

 

Cela, c’est absolument exceptionnel. Il a vu beaucoup de choses ici en six ans et pas forcément que des choses sympathiques et agréables. Il a toujours été là pour essayer d’aider les autres, de réparer les dégâts. Alors qu’il aurait des bonnes raisons de se plaindre aussi.

Oh oui.

 

Il n’a pas été forcément gâté par la vie et il est toujours le premier à aider les autres. Voilà. On va sûrement reparler de tout ça avec lui, même si c’est difficile de le faire causer, parce que c’est un grand modeste et comme je suis aussi un grand sentimental, j’ai toujours de la peine à parler avec lui.

Alors, on va parler des expositions qui se déroulent ici à la galerie.

Oui.

 

Au rez-de-chaussée, toujours notre collaborateur Joël Perrenoud.

Joël Perrenoud et sa Norvège. Julien Pisenti et ses insectes pour le bas. Et au deuxième étage, je crois que le vernissage était le 5.

 

À eu lieu le 5 janvier, oui.

Avec Dennis Esteves qui est un Brésilien, une trentaine d’années, très très influencé par le cubisme, qui a eu un maître très très connu au Brésil qui est Sarro. Peintre reconnu et qui expose à la galerie Quint-Essences depuis quelques semaines maintenant.

 

D’accord. Il n’est pas tout seul. Il y a un artiste bevaisan aussi.

Oui. Michel Buhler.

 

Michel Buhler.

Qui nous fait une jolie mélodie en céramique et gouache où il met en opposition des statuettes qui font à peu près vingt centimètres, vraiment des personnages qui m’ont fait penser à Gremlins ou à la Guerre des étoiles, vraiment très étranges. Moi, j’aime bien et qui met en opposition les toiles et les personnages, ce n’est pas systématique, disons.

 

Nous, nous allons le rencontrer dans quelques jours et nous diffuserons le sujet sur Michel Buhler à ce moment-là.

Merci Alain, merci d’avoir remplacé Françoise qui était malade aujourd’hui.

Je préférerais la voir à ma place, très honnêtement.

 

C’est la vie. À tout bientôt.

À tout bientôt.

 

Bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous Mesdames et Messieurs et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod