« Quoi de 9 ? »
105 : du 29 janvier au 4 février 2007
Madame, Monsieur, bienvenue sur Télé
Objectif Réussir et merci pour votre fidélité. Pour ce cinquième « Quoi de
9 ? » de l’année, une émission de soixante minutes, comme d’habitude,
mais un petit peu particulière, puisque nous allons parler de personnes qui
sont passionnées pour différentes choses. À mes côtés, pour en parler, Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour
Jean-Pierre.
Vous-même, vous êtes aussi un passionné
de photographies.
Voilà.
Et j’imagine que M. Gilbert Ernst que
nous avons, que vous avez rencontré est aussi un passionné de photos comme
vous.
C’est
un passionné de photos, mais un peu d’une autre époque, si l’on peut dire.
Vous trouvez.
M.
Ernst arrive près de ses quatre-vingts ans. Lui, il est vraiment à la vieille
école. Il faut tout faire comme on faisait dans l’ancien temps. Par exemple, il
est contre le numérique et moi je travaille en numérique. Pas facile de
trouver…
Cela, vous avez eu de la peine à
l’avaler, celle-là.
J’ai
eu de la peine à l’avaler.
Quand il a dit : « Le
numérique, ce n’est pas de la photo » où quelque chose comme ça.
Quand
il précise encore qu’il faut marquer le nom des personnes qu’on photographie
pour les reconnaître après, je trouve que c’est un peu fort. Maintenant avec le
numérique, on arrive vraiment à des qualités exceptionnelles. Il faut mettre le
prix. Le numérique, ça devient quand même bien, moi je trouve.
Mais pour le reste, la passion se
ressemble. Les mêmes principes, les mêmes règles.
Oui.
La passion se ressemble. Il est souvent en train de se balader pour aller faire
ses photos. Il bouge un peu dans toute
Tout à fait. Il nous a montré pas mal de
photos intéressantes qu’il a réalisées.
Il
a été super cool de nous amener toutes ses diapositives qu’on a pu montrer dans
le film.
On va peut-être regarder ce film et on
en reparle deux minutes après.
Voilà.
Ok.
Cela marche. Alors ça tourne.
On se retrouve toujours sur le plateau
de « Quoi de 9 ? » toujours avec Julien après avoir vu et écouté
surtout M. Ernst. Pas mal de choses intéressantes, notamment sa condition
physique.
Voilà.
Pour son âge, il a un âge déjà avancé, mais il a toujours une condition
physique, l’on peut dire, irréprochable. Il s’exerce entre chaque saison. Quand
il ne fait pas de photos, quand il ne va pas se promener, il fait ses exercices
chez lui. Il explique bien qu’il monte ses tant de marches par jour.
C’est impressionnant. Ce que l’on ne lui
a pas vraiment demandé, mais on peut le demander à vous, puisque vous avez la
même passion, pourquoi les insectes plutôt que les vieilles maisons, les
personnages ?
C’est
une bonne question. En tout cas, dans mon cas, je préfère les insectes, parce
que cela me permet de faire découvrir aux gens des petites choses auxquelles
ils ne font pas forcément attention. Par exemple, un insecte. Voilà, se dire il
y a un papillon, la punaise, mais moi, j’ai envie de montrer plus.
M. Ernst, c’est la même chose.
C’est
la même chose. Lui, c’est vraiment la passion. C’est surtout pour les
papillons. En tout cas, c’est très utile de faire cela, car les différences de
papillons il y en a.
Il a envie de communiquer aussi.
Il
a envie de communiquer.
On le voit.
Oui,
on le voit. Pendant l’interview, je n’ai pas posé beaucoup de questions,
c’était surtout lui qui parlait, tellement il avait envie de parler.
Votre idée, c’est ça. C’est finalement
pour pouvoir montrer aux autres.
Pour
pouvoir montrer aux autres, oui.
C’est presque votre principale….
Je
me fais ma petite collection chez moi et toutes les plus belles photos.
J’essaie de faire des photos assez techniques pour reconnaître l’insecte et des
photos un peu plus jolies pour exposer.
Si
je peux exposer comme les photos que j’ai ici au travail dans le corridor, ça
me permet de montrer comment c’est de plus près aux gens.
De montrer votre travail.
De
montrer mon travail, oui. Et les petites bêtes.
Quand on vous entend parler de ça ou M.
Ernst, on dit : « Tiens, c’est un peu des solitaires, ces
gens-là ».
Non,
non.
Et en même temps, vous avez quand même
envie de parler et de montrer ce que vous faites.
C’est
super important pour la photo, c’est de… On ne peut pas faire de la photo en
groupe et il l’explique bien. Moi, la photo, c’est entre moi et mon appareil de
photos, c’est tout.
En tout cas, vous l’avez dit et je le
rappelle aussi, vous exposez actuellement au rez-de-chaussée de la gare ici à Bevaix, un certain nombre de vos tableaux, de vos insectes.
Et
si je peux glisser encore un petit truc, c’est que j’ai bientôt, d’ici deux
semaines, des photos qui vont partir au Bar King à Neuchâtel.
Il y aura une exposition également.
Une
exposition également oui.
À
déterminer la longueur.
C’est une très bonne idée. On en
reparlera encore de temps en temps avec vous.
D’accord.
Bien. Merci Julien, à tout bientôt.
Merci
Jean-Pierre et à la prochaine.
À la prochaine.
Après ce sujet bien sérieux de M. Ernst,
on va passer à quelque chose d’un petit peu plus gai, d’un petit peu plus
romantique. Enfin, quoique les photos de M. Ernst étaient romantiques quand
même. Une petite respiration musicale en compagnie de Patrice Mojonnet, salut Patrice.
Salut
Jean-Pierre.
Tu as de nouveau pour nous composé de la
musique classique pour illustrer un sujet sur le canal de
Exactement.
C’est de la musique classique qui convient parfaitement au tournage. Le canal
de
Très naturel toujours.
Très
naturel avec sa faune aquatique. Là-dessus, j’ai créé pour vraiment donner de
l’expression à l’image et ça s’est fait en collaboration avec Oscar. Je crois
que tout est parti d’un domaine musical que je voulais bien donner. Une musique
classique qui joue avec l’eau, avec les arbres, avec la nature.
Alors, on va peut-être regarder ce sujet
et l’on se retrouve après pour parler encore un petit peu musique ensemble.
Oui,
d’accord.
Alors, on y va. C’est parti pour le
canal de
Voilà. De retour sur le plateau toujours
avec Patrice. Encore juste une question après avoir vu ce magnifique sujet.
Comment tu fais pour décider le genre de musique que tu vas mettre ?
Alors
je regarde les images et en fait comme j’ai la possibilité d’improviser sur
divers styles de musique, j’adapte automatiquement ce qui me semble le mieux
pour illustrer ces images de façon à ce qu’elles soient bien imprégnées, de
façon qu’il y ait un bon équilibre.
Il doit y avoir un mariage entre les
images, le style de montage et la musique.
Voilà
exactement.
Un sujet bien réussi. C’est un sujet qui
marie bien ces trois choses.
Oui,
c’est ça.
D’accord. On aura l’occasion d’en
reparler parce que je sais que tu prépares actuellement plusieurs sujets avec
d’autres collaborateurs.
Oui.
Sur des sujets de nature. On aura
l’occasion d’en reparler dont notamment un sujet assez important avec César Carrasco, je crois.
Exactement.
D’accord. Très bien. Bonne journée
Patrice, à bientôt.
Merci.
Et merci pour toutes ces explications.
À
bientôt.
En compagnie de Daniel Zumbrunn pour le dernier reportage de la journée ou de la
semaine, salut Daniel.
Salut
Jean-Pierre.
Pour parler donc de M. Phlippe Zumbrunn, ce n’est pas la
première fois que l’on en cause.
Non,
c’est même la quatrième.
La quatrième fois. Cet extraordinaire
bonhomme qui a fait tant de choses dans sa vie et qui continue encore d’en
faire d’autres. C’est un homme de radio. On ne sait pas tout sur lui. On sait
qu’il était le fondateur de Radio Framboise, mais il a fait d’autres choses.
En
fait, il est entré à la radio déjà, à
C’est qu’à la base, il est ingénieur du son.
Voilà.
Il est ingénieur du son. Il est technicien. Il a toujours bricolé des choses.
Même pour la photo, il avait bricolé un flash électronique à l’époque où tous
les autres étaient encore à l’ampoule. Ca ne lui a jamais fait peur de bricoler
des choses parce que son métier de base, c’est vraiment technicien.
Donc collaboration avec
Après,
dans l’ordre, il y a eu Radio Thollon en France
voisine. En 1983, le Conseil fédéral a décidé de libéraliser les radios,
permettre à des radios privées, à des radios locales de voir le jour et là il a
été contacté par Gilles Baillod pour s’occuper de
Radio Neuchâtel. Quelques années plus tard, il y a Waldo
Sartori aussi de
Et c’est vrai que Radio Framboise a tout
de suite été une radio pas du tout comme les autres. Là, on a senti vraiment
quand même que Philippe Zumbrunn n’était pas
n’importe qui.
Voilà.
Il a toujours innové. Il a toujours eu des bonnes idées finalement. Il a
toujours su s’entourer des bonnes personnes. Il a toujours pu faire progresser
les choses. Il le dit lui-même d’ailleurs quand il a arrêté Radio Framboise, il
a dit : « Maintenant, c’est une affaire qui tourne, il n’y a plus
besoin de moi, quelque part je m’ennuie. Il me faut un nouveau défi, un nouveau
but, il faut relever un challenge ». Être à la tête de quarante-cinq
personnes, une entreprise qui marche toute seule, ça ne l’intéressait plus, ça
ne le passionnait plus. Il est tellement passionné qu’il faut toujours faire
des nouvelles choses, découvrir des choses. Inventer, innover, ce n’est pas un
professeur Tournesol, mais presque dans les idées en tout cas.
Il a presque le physique du professeur
Tournesol.
Mais on va peut-être justement le
regarder, l’écouter et on peut peut-être en dire deux mots après.
D’accord.
Voilà. Après M. Philippe Zumbrunn, le retour ici avec Daniel. C’est vrai que c’est un
type extraordinaire. En tout cas, moi, il m’impressionne toujours pas seulement
parce qu’il a déjà un certain âge, mais cette envie de créer, cette envie de se
lancer des défis comme tu le disais tout à l’heure.
C’est
ça. Lui, le train-train quotidien, ce n’est pas fait pour lui. Il faut qu’il y
ait toujours des nouvelles choses, qu’il s’investisse, qu’il construise, qu’il
essaie de bâtir des choses. Plus pour les autres que pour lui finalement, parce
que quelque part cela ne va pas lui rapporter grand chose. Son projet Radio
Jazz International, ça ouvre un type de radio qui n’existe pas vraiment. Les
radios spécialisées jazz qui existent dans le monde, elles sont la plupart
spécialisées dans un type de jazz et lui, il fait plutôt chaque heure a son
type de jazz. Il touche à tous les types de jazz. Cela fait vraiment une
ouverture et ça permet aux passionnés d’écouter vraiment tous les types, ce que
l’on ne peut pas forcément faire si l’on chope juste une ou deux radios qui
sont complètement spécialisées dans un type.
Cela sera d’ailleurs l’objet du dernier
entretien que tu as eu avec lui sur Radio Jazz.
Sur
Radio Jazz et tous les autres projets qu’il a encore, qu’il réalise en
parallèle. Mais le principal, c’est vraiment Radio Jazz International.
Finalement cet homme, si je me souviens
tous les entretiens que tu as eus avec lui, c’est un gars qui n’a pas arrêté de
créer. Il commençait sa vie en créant une Maison des jeunes à Paris, pas tout à
fait comme les autres, dans laquelle la musique avait un rôle important à
jouer. Après, il y a eu toute la suite. La photo où il inventait aussi, la
radio.
Comme
je l’ai dit avant, la photo. Il bricolait ses appareils encore. Dans
Moi, je crois finalement que ce n’est
pas le vexer de dire qu’il me fait vraiment penser au professeur Tournesol.
Cela est certain avec des résultats fantastiques. Quoi qu’il en soit, on
écoutera encore ce dernier entretien puis on va sûrement garder le contact avec
lui, lorsque sera encore plus développée Radio Jazz International, je pense.
J’espère
bien, parce qu’il est toujours intéressant et surtout il connaît énormément de
personnes. Des personnes aussi très intéressantes. On peut avoir des contacts
avec ces gens par son intermédiaire, c’est tout bénéfice pour nous aussi.
Bien. On ira le retrouver à Bôle, il n’y a pas de problème. Merci Daniel pour nous
avoir fait rencontrer ce personnage hors du commun et à tout bientôt.
À
tout bientôt.
On termine ce « Quoi de
9 ? » en compagnie, non pas de Françoise Berthod,
mais d’Alain Sunier.
Ah
désolé.
Je dis cela pour ceux qui ne t’auraient
pas reconnu et pour parler d’expositions.
Oui,
ces éternelles expositions qui perdurent dans nos murs.
Qui perdurent dans nos murs.
Ce
n’est pas beau ? Nous avons Julien Pisenti et
notre ami Joël Perrenoud qui nous arrive par
sous-marin de Norvège.
Tout à fait.
Et
une fois franchie la rédaction d’Objectif Réussir, vous arrivez chez Anaïs
Laurent, c’est-à-dire la galerie Quint-Essences où se
trouve encore et toujours Dennis Esteves, brésilien
de son état, trente ans, un artiste qui a du talent et de l’avenir, cubiste et
un autre homme qui a vendu énormément, pour ceux qui seraient intéressés par
une petite statue un petit peu spéciale, Michel Buhler
de Bevaix qui fait également des gouaches et qui
connaît alors un succès phénoménal.
C’est vrai. Cette exposition est
fantastique. Elle a eu un succès, elle a un succès.
Elle
a un succès.
Bon. Je crois qu’on a fait le tour.
Merci d’avoir été aussi rapide, aussi bref et aussi bon.
Merci
pour cette bonté.
Bonne fin de journée à toi, porte-toi
bien.
De
même.
Bonne fin de journée à vous Mesdames et
Messieurs. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod