« Quoi de 9 ? »
106 : du 5 au 11 février 2007
Madame, Monsieur, bonjour ou bonsoir et
bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Merci d’avoir à nouveau décidé de passer
quelques instants en notre compagnie. J’ai le plaisir aujourd’hui de vous
présenter une nouvelle collaboratrice, Laetitia Sefini,
bonjour.
Bonjour.
Laetitia, vous avez réalisé votre
premier montage.
Oui.
Et c’était sur un artiste bevaisan.
Oui.
Dites-nous peut-être quelques mots de ce
Monsieur.
Michel
Buhler est un artiste peintre et sculpteur qui vient
de Bevaix.
Et qui fait des œuvres un petit peu
bizarres, des sculptures un petit peu bizarres ?
Un
peu oui.
On les verra de toute façon dans le
sujet. On va peut-être commencer par regarder cet entretien qui a été réalisé
par Alain Sunier et après on parlera des problèmes ou
des plaisirs que vous avez eus à faire ce montage.
D’accord.
Alors à tout de suite.
Voilà. On se retrouve sur le plateau de
« Quoi de 9 ? » toujours avec Laetitia.
C’est le premier sujet que vous avez
monté. Vous connaissiez déjà l’informatique avant de venir chez nous ou
bien ?
Oui.
J’ai appris plusieurs…
Programmes.
Avec
cela j’ai pu être aidée surtout par Daniel.
Qui vous a formée au programme de
montage.
Oui.
D’accord. C’est quand même différent
qu’un traitement de textes ou un traitement de photos. Le tournage a été fait
avec deux caméras ou trois caméras ?
Trois
caméras plus une qui a été faite dans le…
Dans la galerie.
Voilà.
Les plans de coupe où l’on voit les
sculptures et où l’on voit les tableaux.
Oui.
D’accord. Quelle est la principale
difficulté quand l’on se retrouve devant son ordinateur avec comme vous l’avez
dit, trois cassettes.
Oui.
Plus une cassette de plans de coupe.
C’est
surtout le début du montage, essayer de remettre la vidéo avec la bande son.
De synchroniser les trois caméras.
Et
après couper ce qui va, ce qui ne va pas.
Et comment vous choisissez finalement,
parce qu’à un certain moment, on voit Alain qui pose des questions, on voit M. Buhler, on voit aussi les sculptures. Comment décidez-vous
quelle caméra vous allez choisir pour le montage ?
On
écoute surtout l’interview et l’on voit en fonction de qui parle, de quoi il
parle.
Vous êtes obligée d’écouter ce qu’ils
disent attentivement et de regarder les deux images finalement.
Oui.
Parce que vous n’avez pas chaque fois
montré la personne qui parle. On voit de temps en temps des plans d’écoute
notamment sur Alain.
Oui.
Pendant que M. Buhler
cause. Et les sculptures aussi que vous incorporez dans le film.
Oui.
Il parle de plusieurs sculptures qu’il a faites que l’on a pu retrouver à la
galerie. On a fait des plans et on les a incrustés dans le film vidéo.
Au bon endroit où M. Buhler
parlait.
Oui.
D’accord. Et pour parler sur un plan
plus général, comment vous trouvez l’idée de faire du montage. Est-ce que c’est
un travail de routine, est-ce qu’il y a une part créative qui vous
intéresse ? Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir, qu’est-ce qui vous
plaît le plus ?
On
apprend beaucoup déjà. Il y a plein de nouvelles choses que j’ai apprises comme
les petites touches secrètes. Il y a plein ….
Il faut du goût, il faut du talent
aussi.
Voilà.
D’accord. On se réjouit de voir d’autres
montages sur lesquels vous travaillez actuellement.
Oui.
On aura le plaisir de vous revoir sur ce
plateau pour en parler.
D’accord.
En tout cas bravo pour ce beau travail
et merci. À très bientôt.
Merci
Jean-Pierre.
On se retrouve avec Alain Sunier, salut Alain.
Salut
Jean-Pierre.
Une fois n’est pas coutume. On va parler
un petit peu politique, enfin je ne sais pas si l’on peut appeler cela comme
ça, si un peu.
Un
peu oui.
En vous montrant d’abord quelques images
sur l’une des nombreuses manifestations qui se déroulent depuis quelques mois
dans le canton de Neuchâtel. Une manifestation qui avait eu lieu à Neuchâtel et
qui a été montée, le fameux sujet a été monté par Cesar
Evora sous forme d’un petit clip. On regarde peut-être ce petit sujet et
ensuite on discute de ce mécontentement grandissant et général de la
population.
Voilà.
Après ces images. On a vu plein de
banderoles, des tambours, des slogans. Cela m’a fait un peu penser au 1er
mars 1848. Je dis ça, je n’y étais pas. Toi, non plus. Mais, c’était déjà la
même histoire, c’était les gens du Haut qui descendaient
à Neuchâtel pour dire au prince qu’ils n’étaient pas contents.
Oui.
Le 1er mars 1848, Les Chaux-de-Fonniers, Loclois et les gens du Val-de-Travers
se sont mobilisés pour signaler leur mécontentement au représentant du roi de
Prusse à Neuchâtel.
Ensuite, cela s’est répété bien souvent
depuis 1848 jusqu’à aujourd’hui. Mais c’est vrai que depuis une année, le
nouveau gouvernement, le nouveau Conseil d’État n’a pas vraiment la côte dans
le Haut du canton.
Il
est clair que par rapport aux errances qu’ils ont eues en arrivant à un déficit
absolument épouvantable pour le canton, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas su gérer,
les prédécesseurs n’ont pas su gérer. Il faut appeler un chat, un chat. Ils
n’ont pas su gérer les finances de la population. Là, ils sont obligés de
partir dans des mesures drastiques, dans des restrictions. C’est clair que dès
qu’il y a restrictions, la bonne population réagit. Moi, le premier d’ailleurs.
Bien sûr. Mais quand même ce qui est
surprenant, ce n’est pas les gens du Bas qui montent au Château pour dire qu’on
leur enlève tout. C’est toujours ceux du Haut qui estiment être lésés dans
cette histoire.
Le
fait est qu’au niveau des gens du Haut, ils sont profondément choqués pour deux
raisons. D’abord une restructuration de l’hôpital de Chaux-de-Fonds
qui est à mes yeux tout aussi bon, voire meilleur que celui de Neuchâtel. Je ne
veux pas faire le Montagnon, comme on dit. Et il y a
le problème des Hautes Ecoles, donc ingénieur, horlogerie, qui risquent de
disparaître pour être mises ailleurs. Et c’est clair quand on connaît le passé
horloger de
Tu as quand même l’impression, toi, en
étant plus ou moins neutre qu’ils sont vraiment en train de pénaliser le Haut
du canton.
Ils
pénalisent non seulement le Haut du canton, mais je dirais les régions
périphériques, puisque le Val-de-Ruz est touché. Le Val-de-Travers est touché avec l’hôpital de Couvet et il y
a une certaine illogique dans la démarche. Moi, je suis assez casse-cou. Ca
m’est arrivé de finir aux urgences à Couvet. Je n’aurais pas pu aller aux
urgences à Couvet, je me serais peut-être saigné. Donc c’est un hôpital, je
parle du Vallon, parce que j’y habite, c’est un hôpital qui a toute sa raison
d’être. Ca, c’est clair et net.
Maintenant comme le disait il n’y a pas
tellement longtemps Mme Perrinjaquet dans l’Express,
le Conseil d’Etat finalement ne fait que d’appliquer ce que lui demande le
peuple.
Oui,
oui. Notre amie Sylvie qui est très forte en rhétorique, renvoie effectivement
la balle aux gens qui ont voté ces changements. En fait, ils ont surtout voté
des mesures, accepté des mesures pour que les finances cantonales se portent
mieux.
Oui. Cela ne précisait pas ces histoires
d’hôpitaux ou de Technicum.
Non.
Pas du tout.
Enfin, c’était je pense intéressant
d’une fois aborder ce sujet, puisque l’on se veut être aussi une télévision
sociale et l’on va suivre évidemment ce qui se passe et pourquoi pas inviter
prochainement l’un ou l’autre de nos conseillers d’État.
Mais
avec plaisir. Histoire de les chatouiller un peu sur des décisions fort
impopulaires.
Très bien. Alors à très bientôt Alain
pour de nouvelles aventures. Merci.
On se retrouve sur le plateau de
« Quoi de 9 ? » pour la troisième partie de notre émission
hebdomadaire avec Oscar Garcia, bonjour Oscar.
Bonjour
Jean-Pierre.
Pour une émission que vous avez montée
sur les dangers d’Internet. C’est une émission qui a eu lieu aux Cafés
scientifiques de l’Université de Neuchâtel dont l’animateur était M.
Jean-Olivier Pain, je vous le dis, de toute façon pour que vous puissiez
l’observer. C’est un Monsieur que vous connaissez, si vous écoutez
Avec
plaisir.
Voilà. On se retrouve avec Oscar pour
parler d’Internet. Qu’est-ce qui vous a frappé ou qu’est-ce qui vous a
intéressé le plus dans ce débat ?
Alors
le débat est très très intéressant, car Internet,
c’est un bien-être technologique et un progrès considérable qui est venu, si
vous voulez, amener un petit peu une révolution dans le monde du futur.
Des communications, tout à fait.
Et
surtout là, on va surtout voir les aspects, la face cachée d’Internet.
C’était le but de ce débat.
Absolument.
Et pour ceci, M. Jean-Olivier Pain a rassemblé quatre spécialistes qui ont
animé ce débat et qui ont justement développé sur l’aspect des dérives comme
par exemple, on va vite survoler quelques points.
Oui, dites.
La
criminalité sur Internet, c’est-à-dire par exemple la pénétration sur la vie
privée et également la protection des mineurs, par exemple pour des sites
visités par des enfants et également la lutte contre la pédophilie.
Voilà. Cela, c’est les grands dangers
d’Internet dont tout le monde cause.
Les
grands dangers.
Enfin. On a quand même pu voir avec ces
spécialistes qu’il y a semble-t-il pas mal de précautions qui peuvent être
prises ?
Tout
à fait. Évidemment, il y a pas mal de protections et
également, on a pu voir également les dangers qui sont également nécessaires
comme par exemple au point de vue des cookies où l’on ne peut pas préserver
notre identité sans pouvoir évoluer dans le confort et l’utilisation que le
surfeur a.
Je sais bien. Ce problème est un peu
contradictoire, dans un sens on reproche à Internet l’anonymat qui permet,
comme vous l’avez dit tout à l’heure, à des gens pédophiles et autres de faire
de la criminalité et en même temps, on reproche un petit peu à Internet de ne
pas préserver complètement notre anonymat.
Absolument,
car à partir du moment où l’on navigue avec les cookies…
On peut savoir qui dit quoi.
Voilà.
Nos coordonnées et tout. Mais ce ne serait pas possible de naviguer dans cet
univers-là sans ces cookies.
C’est clair. Comme vous le dites, on a
vu les beaux côtés et les mauvais côtés d’Internet. Maintenant, je ne sais pas.
Vous seriez responsable d’un enfant, deux enfants, vous auriez un ordinateur,
vous feriez comment ? Vous auriez peur de les laisser aller sur
Internet ?
Alors
évidemment maintenant qu’est-ce qui se passe ? À travers ces nouveaux jeux
qui sont vraiment très très bien faits et qui
peuvent, où les jeunes peuvent finalement se perdre dans un monde un peu de
fantastique…
Un monde virtuel.
Voilà.
Un monde virtuel qui devient plus riche que la réalité, qui est un petit peu la
routine, la vie et certains jeunes se perdent et passent des heures et des
heures dans ce monde virtuel.
Donc, il ne faut pas trop que les
parents se disent : « Pendant que mon fils est devant son ordinateur,
il ne fait pas de bêtises », ce n’est pas forcément vrai.
Pas
forcément vrai. Peut-être que les parents devraient insister sur… leur faire
connaître davantage la lecture ou la nature.
J’espère que le message sera entendu, en
tout cas par les parents qui ont Internet à la maison. Merci Oscar pour ce
montage et ces quelques explications sur Internet.
Je
vous en prie.
À très bientôt. Merci.
À
très bientôt. Merci beaucoup.
Dernière partie de « Quoi de
9 ? ». On vous avait promis son retour. Elle est revenue, bonjour
Françoise.
Bonjour
Jean-Pierre.
Alors. Vous nous avez beaucoup manqué.
Alain l’a dit.
Oui
Alain l’a dit. Je le remercie beaucoup.
Il vous a remplacée comme il pouvait.
Très
bien remplacée.
Vous trouvez ?
Il
a fait ses commentaires. C’est Alain.
Enfin. On ne regrette pas votre retour.
Pour nous parler d’expositions. Celles qui se passent d’abord ici au
rez-de-chaussée.
De
Joël Perrenoud toujours sur
Toujours sur
Et
de Julien Pisenti avec ses insectes.
D’accord. Des belles photos qu’on peut voir
ici dans le hall.
Dans
le hall d’entrée, oui.
Inviter les gens à venir les visiter. Et
dans la galerie Quint-Essences ?
L’exposition
de Dennis Esteves, peintre brésilien.
Qui fait de très jolis tableaux. Il
s’inspire beaucoup de…
Picasso.
Picasso. Et un artiste de la région
aussi.
Oui.
Michel Buhler, bevaisan.
Michel Buhler
dont on a vu tout à l’heure l’entretien qui a été réalisé par Alain.
Des
sculptures vraiment très bizarres avec des noms encore plus bizarres.
Oui, c’est un homme très intéressant, on
a pu le voir, qui a beaucoup de culture. Si jamais les gens n’avaient pas pu
suivre cette émission… C’est peut-être la bonne occasion de rappeler que nos
émissions tournent en boucle toutes les heures, donc dans quelques minutes,
vous verrez le début de « Quoi de 9 ? » avec l’entretien de
Michel Buhler.
Voilà. Merci Françoise pour toutes ces
explications.
Merci
à vous. Bonne journée.
Au plaisir de vous retrouver la semaine
prochaine. Au revoir Mesdames, au revoir Messieurs, portez-vous bien, prenez
bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod