« Quoi de 9 ? » 107 : du 12 au 18 février 2007
Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Soixante minutes d’émission comme chaque semaine. A mes côtés, ai-je encore besoin de le présenter, Alain Sunier.
Bonjour Jean-Pierre.
Bonjour Alain. Aujourd’hui, des sujets assez variés. On va commencer par parler d’un guérisseur. Oui, ça existe toujours et nous irons faire une petite balade sur le Mont Vully avec Patrice Mojonnet pour se retrouver ensuite avec Alain pour parler d’un cirque pas tout à fait comme les autres et l’on terminera avec Françoise Berthod pour parler de l’actualité ici à la gare de Bevaix. Alors, commençons juste de dire quelques mots sur Bernard Quiquerez. Un nom qui sonne le Jura.
Qui fleure bon le Jura.
Un guérisseur de nos jours, c’est assez surprenant.
C’est surprenant et cela ne l’est pas dans le sens où l’on, ne serait-ce qu’au Val-de-Travers, tu as déjà deux ou trois guérisseurs qui sont dans le coin, c’est une tradition, je dirais, Arc jurassien. Mais lui, il est sur Fribourg, il est à Bulle.
Une tradition, mais on le verra dans l’entretien et dans les témoignages dont il nous a apporté les preuves, que ce n’est pas vraiment folklorique.
Non pas vraiment folklorique et il a eu des appels du Brésil, il a eu des appels de l’étranger et ce qu’il nous disait, enfin on va le voir, ce n’est pas une question de distances en fait. Lui est croyant et quand il s’agit de guérir, il a commencé par le bétail et après les gens. Quand il veut guérir quelqu’un, il s’adresse à Dieu.
Voilà oui. Il le dit franchement et il prétend qu’il a des excellents résultats.
On en a eu la preuve avec un document de l’actuel vétérinaire cantonal.
Tout à fait oui.
Où il a guéri un petit veau ou une vache à distance qui avait une hémorragie.
Oui. On va peut-être regarder ce sujet tranquillement et ensuite on philosophera un petit moment là-dessus.
Un petit moment.
Alors, c’est parti.
Voilà. De retour sur le plateau de « Quoi de 9 ? ». Vraiment surprenant ce Bernard Quiquerez ? Surprenant en effet, tu le disais, il en a parlé, c’est quand même ce vétérinaire cantonal fribourgeois qui à deux ou trois heures du matin lui téléphone en lui disant : « J’ai une vache ou un veau qui est en train de mourir, est-ce que tu peux faire quelque chose ? » Et il a réussi à faire quelque chose.
Absolument. Il a des témoignages qui sont assez forts. Il a notamment sorti quelqu’un du coma.
Oui, il le dit.
Qu’est ce que l’on pourrait dire encore ? C’est un type qui a plusieurs cordes à son arc puisqu’il fait de la scie.
Il fait de la scie musicale.
Et il a un vécu qui est assez original. Tu le connais peut être mieux.
Oui. Je le connais bien depuis de nombreuses années. C’est vrai qu’il n’a pas eu une vie facile. Il fait très confiance aux gens, C’est un homme particulier. Ce n’est pas très surprenant de l’entendre… Moi, ça m’épate quand même toujours, à une époque où il semble que l’on sait tout, la science nous a fait tout découvrir.
La médecine au top.
La médecine aussi. Qu’on puisse par téléphone arrêter une hémorragie, faire sortir quelqu’un du coma et avoir des dizaines, des centaines de témoignages qui le prouvent et des témoignages de médecins. Quand il parle par exemple que des médecins lui téléphonent quand ils doivent opérer quelqu’un qui est trop excité, qui est trop nerveux. Pour que les médecins lui téléphonent…
Cela, c’est son grand truc, c’est-à-dire préparer les gens pour une opération, les stabiliser, les calmer. C’est un peu sa profession de foi. Il s’est axé là-dessus, c’est ce qu’il en dit en tout cas. C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui ont recours à lui et semblerait-il avec succès.
Oui et les médecins l’appellent. Soit c’est psychologique, même si c’était psychologique, ça ne peut être que psychologique à quelque part pour calmer quelqu’un, mais cela a de l’effet.
Oui. Il est convaincant, c’est clair.
Il est convaincant, il est convaincu. Les médecins, il a même réussi à convaincre des médecins et des dizaines voire des centaines de patients. C’est vrai que c’est assez extraordinaire. Voilà. C’était Bernard Quiquerez.
C’était Bernard Quiquerez.
On le reverra sûrement car il a plein de choses à nous raconter, des aventures intéressantes. On se retrouve tout à l’heure pour parler d’un cirque.
D’un cirque. On commence notre cirque tout à l’heure.
D’accord. Alors à tout de suite Alain.
À tout bientôt.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Patrice Mojonnet, bonjour Patrice.
Bonjour Jean-Pierre.
On va faire une petite pause avant de reprendre un autre sujet avec Alain Sunier, on va parler du Mont Vully.
Oui.
Je ne sais pas si tout le monde connaît le Mont Vully. Ce n’est pas au Japon, contrairement au nom, c’est bien en face de Neuchâtel. Cette petite colline que l’on voit quand on habite ici sur Le Littoral. Le Mont Vully dont on pourrait dire beaucoup de choses. Tu le connais aussi un petit peu, toi ?
Tout à fait. C’est la montagne, disons si l’on regarde depuis Neuchâtel, c’est la montagne la plus haute.
Juste en face, de l’autre côté du lac.
De l’autre côté, il y a le lac de Morat, d’un côté le lac de Neuchâtel et je crois que depuis le Vully, sauf erreur, on peut voir le lac de Bienne aussi.
Voilà oui. C’est une montagne intéressante, peut-être que tous les Neuchâtelois ne la connaissent pas.
De 700 à 800 mètres. (Ndlr : 653 m.)
Absolument. D’un côté, l’on voit le lac de Neuchâtel, légèrement sur la droite on voit le lac de Bienne et si l’on se retourne, on voit même le lac de Morat.
Exactement.
Une petite montagne, on n’a pas tout filmé, parce qu’on pourrait y passer une semaine ou deux, c’était une fortification qui a été utilisée par les Celtes, par les Romains. C’était une montagne, un barrage naturel sur Avenches et même l’armée suisse en 1914-18 a creusé des grottes pour cacher ses hommes.
C’est juste.
On a aussi pris des images un peu plus romantiques avec le canal de La Broye, avec le pont.
Oui, qui enjambe le canton de Neuchâtel avec le canton de Fribourg.
Absolument.
C’est cela qu’il faut retenir. Il y a beaucoup d’enclaves, l’on si perd.
Cela c’est juste.
Vaud, Berne ou Fribourg. Ces trois cantons qui se suivent et il y a des enclaves sans arrêt. Pour les impôts, c’est…
Un peu compliqué. Et ce pont en question, ça c’est sûr que peu de gens le connaissent, parce qu’on ne peut pas y aller avec une voiture. On ne peut y aller qu’à pieds ou à vélo.
Exact.
Ce n’est pas le pont de la Sauge, ce n’est pas le pont qui se trouve à Sugiez, c’est un pont qui se trouve entre deux, qui est exclusivement réservé pour les piétons et pour les vélos.
Oui, c’est juste. Effectivement, on voit que des piétons, des gens à vélo.
Voilà. Un montage qui a été réalisé, disons-le encore une fois, par César Carrasco.
Exactement.
Où l’on voit le pont, le Mont Vully, le lac de Morat. Tu as décidé de choisir du piano pour illustrer musicalement ce sujet. Pourquoi du piano et pas un autre instrument ?
C’est une discussion que l’on a eue entre César et moi. César voulait du piano. Il m’a dit : « Je veux que du piano. Je ne veux pas d’autre instrument. » Alors, j’ai dit : « On fait du piano. »
D’accord.
Il y a plusieurs sons de piano sur mon synthétiseur et j’ai pris le son piano le plus réel possible et d’après les images, j’ai fait une musique qui correspond à ce qu’il y ait un feeling, qu’il y ait un…
Entre la musique et les images qu’il y ait un rapport, une relation étroite.
Oui et que cela se suive avec les images, le plus proche possible. En fonction des sujets, j’ai voulu dans ma tête, avec les images, je change de façon de jouer suivant les images et c’est cela qui donne en fait, la…
Cette parfaite symbiose qu’il y a finalement, qui se voit au final.
Oui. Exactement.
Tu as raison. Les images sont par moment assez romantiques et par moment, un peu plus dures, un peu plus sèches et tu t’es adapté à cela.
Oui. Je me suis adapté à cela. J’ai justement, les images romantiques, j’ai donné beaucoup d’accent dans ma musique, j’ai donné beaucoup de cœur à ce qui se voyait et les images comme tu le dis, un peu plus abruptes, j’ai plaqué des accords simplement, que des accords sans qu’il y ait une mélodie pour justement donner une différence entre le moment où l’on voit les oiseaux aquatiques, les cygnes et après l’on retourne dans des images plus, je ne veux pas dire banales, où l’on retrouve des maisons.
Absolument.
Alors là, j’ai plaqué des accords.
D’accord. Je crois que c’était bien une fois que nous développions un petit peu comment nous réalisons la musique pour montrer finalement que nous ne mettons pas n’importe quelle musique sur nos images, qu’il y a une véritable collaboration entre la personne qui a pris les images, la personne qui fait le montage et la personne qui fait la musique. Toi, en l’occurrence sur ce sujet. Je pense que maintenant en regardant le sujet, nos amis téléspectatrices et téléspectateurs se rendront mieux compte de ce que tu expliquais juste avant.
Oui. C’est pour donner justement aux personnes l’envie de regarder ce sujet, l’envie de vivre avec ce sujet et se dire qu’en fait, c’est que la musique apporte énormément. Elle m’apporte énormément et c’est presque la pièce centrale d’une émission, parce que si l’on ne met pas de musique du tout, si l’on met que des images, il n’y a rien.
Absolument. En tout cas, je te remercie Patrice pour toutes ces explications et l’on se retrouve très bientôt pour probablement parler encore une fois de musique.
D’accord.
Très bien. On part au Mont Vully et l’on se retrouve avec Alain Sunier pour parler d’un cirque. À tout de suite.
Après le Mont Vully, on se retrouve ici à Bevaix pour repartir dans quelques minutes dans le Val-de-Travers.
Exact.
C’est là que nous avons rencontré le fameux cirque…
Chnopf.
Voilà. J’allais le dire. Un cirque intéressant. L’organisatrice du festival, je crois que c’est elle, Hors Tribu, me disait que c’est un cirque qui jouait sous le plus grand chapiteau du monde, parce qu’ils n’ont pas de chapiteau et qu’ils jouaient sous les étoiles, etc. Tu as un petit peu étudié la philosophie de ce cirque, je crois, qui n’est pas tout à fait comme les autres.
Non. Il n’est pas tout à fait comme les autres dans le sens qu’il vise à la promotion des artistes, donc cela veut dire que les gens, ils sont six, de quatorze à dix-neuf ans. Le but est pédagogique, mais également artistique. C’est un apprentissage de vie communautaire, puisqu’ils ne se quittent pas pendant une année. Et là, il y a une infrastructure assez grande. Je crois que le directeur en a parlé avec notamment une institutrice, les cours sont donnés dans une roulotte, cuisinier, etc. Et cela fait dix-sept ans qu’il existe.
Et le directeur actuel, qui est assez jeune, qui a fait du théâtre a l’air de savoir mener sa troupe. On le verra dans le petit sujet. Ils ont une petite cérémonie pour mettre tout le monde…
En condition.
En condition avant le spectacle. C’est vraiment une philosophie. On sent, j’ai passé quelques heures avec eux, on sent cet esprit, en effet, de famille. En même temps, on sent un esprit d’entreprise parce qu’il faut les faire fonctionner et il y a le côté artistique et le côté spectacle.
Il est à relever, en parlant d’entreprise, qu’il n’y a que 10% des fonds publics qui sont versés, le reste, c’est le cirque qui gère tout. Donc le 90% est partagé entre des donateurs et le résultat des spectacles.
Comme on le disait tout à l’heure, vu qu’ils jouent dehors, ils prennent des sacrés risques.
Ils prennent des risques énormes. On l’a vu à Môtiers, puisqu’il y a eu un temps exécrable. Les gens avaient de la boue quasiment jusqu’aux genoux, si ce n’est pas sous les bras. Alors là…
Ils ont pris des risques. Le spectacle a été interrompu par un orage et ils ont repris ensuite. C’est vrai qu’il leur faut plusieurs heures pour monter le chapiteau et si tout d’un coup, il se met à pleuvoir toute la journée, c’est fichu !
C’est cuit !
Ils peuvent repartir. Ils n’ont pas encaissé un franc.
Exactement.
Ils ont quand même dû fonctionner et avoir des frais de fonctionnement.
Ce que l’on peut aussi souligner, c’est qu’ils passent par des régions marginalisées, ça c’est une chose.
Aussi.
Ils ont une référence et ils s’efforcent, en Romandie, de parler français et en Suisse allemande, de parler le suisse allemand.
C’était bien de dire qu’en Suisse, il n’y a pas que le cirque Knie et l’on se doit, je pense, de soutenir ce genre de cirque. Ils reviendront, du moins je l’espère, l’année prochaine dans le Val-de-Travers ou ailleurs en Suisse romande. Donc, allez les voir. On rappelle encore une fois le nom du cirque.
Chnopf.
Chnopf. Alors, on regarde leur spectacle et ensuite juste après, on va lancer un petit appel en leur faveur. Alors, départ pour le plus grand chapiteau du monde.
Voilà.
Ne croyez surtout pas Mesdames et Messieurs qu’il pleut tout le temps au Val-de-Travers. C’était le seul jour l’année passée où il a plu.
Exact.
Le jour du festival Hors Tribu.
J’en suis témoin.
Tu en es témoin. Mais concernant ce petit cirque, on a vu qu’il lançait actuellement un appel sur Internet. Tu peux peut-être nous en dire deux mots.
Ils sont dans la région de Zürich-Oerlikon. Ils ont un problème dans le sens où ils n’ont plus d’emplacements pour mettre leurs caravanes. Ce n’est pas seulement le camping d’hiver, puisqu’ils préparent leur spectacle même arrêté. Il leur faudrait donc un terrain pour pouvoir mettre leurs caravanes, une salle de gymnastique afin de s’entraîner qui fasse quatre à cinq mètres de haut. Bonjour les acrobaties !
C’est du cirque.
Il leur faut également un garage et un quatrième élément qui m’échappe maintenant, mais les gens qui seraient prêts à les héberger sont les bienvenus. Ils cherchent également un musicien.
Pour leur prochaine tournée.
Pour leur prochaine tournée.
D’accord. Si vous voulez plus d’explications, vous avez pu lire en bas de votre écran l’adresse Internet de ce cirque et espérons qu’il sera toujours là, l’année prochaine et espérons que notre appel…
Sera entendu.
Sera peut-être entendu jusqu’à Zürich et l’on se réjouit de les retrouver. Voilà. Merci Alain.
Merci Jean-Pierre.
On se réjouit aussi de te retrouver bientôt.
Merci.
Pour l’instant, on va passer à Françoise Berthod.
Ah Françoise…
Tu as quelque chose à nous dire aussi.
Non.
Alors, tu vas lui laisser ta place et l’on se revoit pour un autre sujet très bientôt.
Oui. À bientôt.
Dernière partie de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler des expositions, tout d’abord au rez-de-chaussée.
Toujours les mêmes.
Toujours les mêmes, c’est-à-dire…
Joël Perrenoud avec La Norvège, ses fameuses photos norvégiennes et les insectes de Julien Pisenti.
Une très belle exposition. Profitez de venir la voir, cela va peut-être s’arrêter un jour. Et si l’on monte tout en haut sous le toit de la gare, deux autres artistes ?
Dennis Esteves, peintre brésilien, tendance Picasso.
Voilà. Tendance Picasso oui.
Et un artiste bevaisan, Michel Buhler, qui fait des gouaches et des sculptures.
Des sculptures. Il pétrit la terre.
Très spéciales.
Une exposition qui a beaucoup de succès aussi. On ne peut qu’encourager les téléspectateurs et téléspectatrices à venir la visiter.
Jusqu’à la fin du mois.
D’accord, merci Françoise pour toutes ces explications.
Merci à vous.
Passez une très bonne semaine à vous aussi, Mesdames et Messieurs, prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod