« Quoi de 9 ? » 110 : du 5 au 11 mars 2007

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Comme nous le faisons déjà depuis une année, nous vous avons préparé soixante minutes d’émission. Pour en parler, Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

On va commencer par une rubrique assez longue qui traite du social, qui traite du bénévolat, puisque tu as rencontré M. Eddy Blandenier. Un homme assez discret, mais terriblement efficace.

C’est un homme qui a très tôt évolué dans le domaine socio culturel.

 

Il est maître socio-professionnel, je crois.

Oui. Il a travaillé pendant dix ans à Lausanne. D’ailleurs, il le dit, une dizaine d’années. C’est quelqu’un qui s’investit énormément pour les autres, mais qui n’oublie pas de se préserver en ayant à son propre compte, 50% d’activité indépendante qui lui permet de mettre sur pieds des projets justement dans le social ou de proposer des projets à d’autres associations que celles de Neuchâtel.

 

Nous l’avons interrogé là plus particulièrement pour son rôle de président

Non. Ils sont trois, cela s’appelle « Espaces bénévoles » à Neuchâtel. Ils sont trois, si l’on veut, c’est un petit peu le triumvirat faîtier qui coordonne les éventuels nouveaux projets pour le bénévolat dans le cadre du canton de Neuchâtel.

 

D’accord. Est-ce que l’on regarde peut-être ce sujet qui dure près de vingt-cinq minutes ?

Je crois que c’est une bonne idée.

 

Ensuite, l’on reviendra après sur le phénomène du bénévolat.

D’accord, ça joue.

 

Très bien. Alors je te laisse retrouver, c’était dans notre petit studio orange, juste à côté, M. Eddy Blandenier et toi-même.

No problem.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » toujours avec Alain Sunier. J’ai retenu là une phrase dans ce qu’a dit M. Blandenier qui m’impressionne quand même beaucoup. Il a dit : « Notre société ne fonctionnerait pas sans le bénévolat. » C’est quand même assez fou comme remarque.

Effectivement là, il m’a ouvert les yeux. Il m’a ouvert les yeux par rapport à ce que j’ai pu voir dans le cadre du football ou autres où effectivement en tant qu’entraîneur de juniors par exemple, c’est du bénévolat pur et dure. Il n’y a pas d’histoires de rétribution ou de salaire quelconque. Cela signifie que c’est à peu près dix heures sur une semaine à consacrer à d’autres.

 

Tu parles du monde du football au niveau du bénévolat. Cela peut être valable pour plein plein d’autres choses.

Effectivement, il y a une brochette d’activités où si il n’y avait pas de bénévoles, elles n’existeraient pas. On pense au directeur de fanfare, on pense aux gens qui vont s’investir par exemple pour un référendum ou une pétition, un stand et on fait signer. On rencontre tous les jours, dans notre quotidien, des gens qui font du bénévolat peut-être sans le savoir. Chez moi, il y a eu une prise de conscience quand il a parlé de cela, c’est vrai que notre société tourne au travers du bénévolat. On le retrouve ailleurs, je crois que c’est typiquement occidental… quoique.

 

Oui, puisqu’il dit franchement qu’on ne pourrait pas fonctionner sans cela.

Moi, ce que je remarque, c’est qu’au niveau du bénévolat, il y a une forte demande. Cela veut dire qu’il y a une forte démission des gens actuellement qu’on peut expliquer par le fait qu’on a une tendance à l’égoïsme de plus en plus grande et l’on se rend compte que bien des sociétés essayent de recruter du monde. Je donne l’exemple du Val-de-Travers, fanfare, où des gens ne jouent plus. Ils ont dû grouper trois ou quatre fanfares pour arriver à une vingtaine de musiciens. Là, il y a une forme de démission qu’il faudrait peut-être essayer d’éradiquer, mais c’est sans doute liée à la manière dont notre société fonctionne où c’est le chacun pour soi. Si l’on regarde au niveau des personnes âgées, avant, elles restaient dans leurs familles ou la fille ou le fils s’en occupaient, maintenant, je vais être méchant, mais on les parque dans des homes. C’est vraiment… il y a toute une mouvance, toute une tendance vers le chacun pour soi au détriment du bénévolat.

 

On manque de bénévoles, mais les besoins par contre ne cessent pas d’augmenter avec la crise, on aurait de plus en plus besoin de bénévoles. C’est l’une des raisons pour laquelle on a un peu orienté notre télévision dans le social et dans le culturel. Dans le social pour justement soutenir des initiatives comme tout ce que fait M. Blandenier et plein d’autres organisations.

Ce que l’on peut dire, c’est que M. Blandenier coordonne, c’est clairement dit dans l’interview, cela peut être très local, par district. C’est en fonction des besoins finalement de chaque commune. On retrouve dans chaque commune des bénévoles, ça c’est clair et net. Moi, ce qui me frappe, c’est que c’est toujours les mêmes. Les visages nouveaux sont rares.

 

À Bevaix d’ailleurs, il vient de se créer une section de bénévoles pour aider, soit des personnes malades, soit des personnes âgées à faire leurs courses.

Oui et c’est d’ailleurs ce qui nous a mis la puce à l’oreille, puisqu’il y avait un appel sur place ici. On l’a reçu à la gare pour que des gens s’investissent pour d’autres, leur amènent leur temps libre, finalement, sacrifient, sacrifier est peut-être un peu fort, sacrifient leur temps libre pour aider d’autres gens. Mais c’est vrai que la tendance actuelle est plutôt à tirer la couverture à soi et à s’occuper de son petit nombril.

 

M. Blandenier disait qu’il y avait 1600 bénévoles quand même, malgré tout, dans le canton de Neuchâtel.

1600 bénévoles, ce qui est beau.

 

Ce qui paraît énorme.

Oui, mais en fonction de la demande, comme tu l’as très bien dit, j’ai l’impression que les 1600 bénévoles aujourd’hui deviennent un peu justes pour demain, ce qui veut dire que si des gens se sentent des velléités ou des ailes pour le bénévolat, rien ne les empêche de contacter M. Blandenier. Je crois que tu sais où cela se trouve d’ailleurs.

 

Oui à Neuchâtel.

À Neuchâtel, mais la rue, tu…

 

Je ne l’ai plus dans la tête, mais on pourra mentionner en bas sur l’écran le numéro de téléphone du service de M. Blandenier pour qu’il puisse ensuite lui-même éventuellement aiguiller les gens dans les différents villages.

Exactement.

 

Où ils pourraient donner un petit peu de leur temps. Voilà. J’espère que notre appel a été entendu et que M. Blandenier recevra plein de téléphones.

On l’espère pour lui et pour les gens qui bénéficient du bénévolat.

 

Absolument. Très bien. Merci Alain pour toutes ces explications et à très bientôt.

Il n’y a pas de quoi. À bientôt.

 

 

Après cette longue page sociale sur le bénévolat, une petite page culturelle avec Laetitia Sefini, bonjour.

Bonjour.

 

Vous avez fait un montage assez intéressant sur une dame qui s’appelle Mme Géraldine Rabot.

Oui.

 

Que nous avons rencontrée dans le home de La Lorraine où elle est venue faire un petit concert pour les personnes âgées.

Oui.

 

Quelle est sa spécialité, peut-être en deux mots, à cette chère dame ?

Elle joue de l’orgue de Barbarie et chante des anciennes chansons, assez vieilles.

 

Oui du début du siècle. Pour parler toujours de Mme Rabot, cela se passe un peu comment dire, de père en fille, chez eux.

Oui, c’est son père qui lui a donné l’envie de continuer et d’aller plus loin.

 

Elle joue avec un vieil orgue.

Oui.

 

Peut-être le même que son père utilisait déjà.

Je sais que son orgue a vingt ans à peu près, mais je ne sais pas exactement si c’est celui de son père ou pas.

 

Elle nous a dit quelque chose d’intéressant sur le nombre de personnes qu’il y a encore en France, je crois qui s’occupent de

Oui. Il reste trois noteurs dont deux à Paris et un à Toulouse qui sont spécialement dévolu à son type d’orgue de Barbarie : les orgues Erman.

 

Elle fait une distinction. Il y a deux professions si j’ai bien compris, il y a le facteur d’orgue de Barbarie.

Oui.

 

Que fait cette personne ?

Il répare ou construit les orgues de Barbarie.

 

Et la personne qui écrit la musique, qui compose ?

C’est un noteur.

 

Et c’est là qu’elle disait qu’il n’y en a plus que trois en France. Si ces trois personnes disparaissent, il n’y aura plus de… Elle risque de ne plus pouvoir utiliser son orgue. Très bien. On va peut-être l’écouter. C’est un très joli concert qui se déroulait dans le home de La Lorraine où Mme Géraldine Rabot reviendra sur tout ce que l’on vient de discuter maintenant.

D’accord.

 

On se retrouve dans quelques minutes.

 

 

On se retrouve avec Laetitia pour parler encore un petit peu de cet instrument après avoir écouté ce magnifique concert. Déjà l’origine du mot « orgue de Barbarie », Barbarie ?

C’est un nom qui n’est pas défini. Les Grecs appelaient les gens qui ne parlaient pas grec, justement, des barbares ou la haute société française qui appelait les gens venus de loin des barbares.

 

Donc l’orgue de Barbarie serait un instrument joué par ces gens-là ?

Oui, qui viennent de loin.

 

Qui viennent de loin. Un peu des vagabonds… c’est aussi un instrument de rue.

Oui.

 

Qui a une signification aussi particulière. À quoi utilisait-on cet instrument ?

On l’utilisait dans la rue plus précisément pour attirer les badauds, annoncer des spectacles.

 

C’était l’instrument idéal, pas forcément pour chanter, mais juste passer un peu de musique, attirer les gens et passer

C’était aussi un moyen de gagner sa vie.

 

Voilà. On ne va pas vous demander de chanter l’une de ces chansons, mais même si toutes ces chansons ne sont pas de votre génération, vous les appréciez quand même ?

Oui bien sûr. J’ai été bercée par cela venant de ma maman.

 

Et cela a suffi pour que vous aimiez. De tête comme cela, quels sont les titres que vous avez aimés ?

« Parlez-moi d’amour ».

 

C’est la dernière que nous avons entendu, je crois.

Il y avait…

 

Des tangos de toute sorte.

« La valse brune », je crois. « Chevaliers de la table ronde » , j’aime bien.

 

C’est bien, c’est sympa de savoir que même à votre âge, on s’intéresse encore à ces chansons de Charles Trenet, d’Edith Piaf ou de Bourvil aussi. On a monté deux sujets sur cette dame.

Oui.

 

Là, on a entendu l’interview et la musique. Il y aura encore un sujet où il n’y aura que de la musique, que des chansons.

Oui.

 

Voilà. Je crois que l’on a fait le tour ou il y avait encore une conclusion que vous aimeriez nous donner.

En conclusion, l’appellation du mot barbare pour cet instrument qui nous émerveille est un peu bizarre, mais on l’apprécie pour son son et ses grands mystères…

 

Voilà une conclusion bien poétique. Merci Laetitia et à tout bientôt.

Merci.

 

 

On retrouve pour cette dernière partie du « Quoi de 9 ? », Françoise Berthod, bonjour.

Bonjour.

 

Pour nous parler, comme d’habitude, des expositions mais il y a du nouveau.

Il y a du nouveau.

 

Pas au rez-de-chaussée.

Non, au rez-de-chaussée, toujours Joël Perrenoud avec ses photos de Norvège.

 

Voilà.

On espère qu’il va bientôt les changer.

 

Je crois. Il vient de rentrer de Norvège, il a sûrement fait des nouvelles photos et parallèlement, il y a aussi Julien.

Julien Pisenti avec ses photos d’insectes, la nature.

 

Tout ce qui le passionne aussi. Et à la galerie Quint-Essences ?

Ce vendredi, il y aura un nouveau vernissage.

 

À 18h30.

18h30 oui. D’un artiste peintre brésilien, australien. Brésilien, c’est fini. M. John Richard Phillips qui vient de Sydney, des peintures à l’huile, de l’eau, de l’eau.

 

C’est sa grande passion.

Son obsession, c’est l’eau et les couleurs.

 

De très très grands tableaux.

Et des couleurs vraiment pastel, douces.

 

Très décoratif avec probablement des tableaux qui lui ont donné beaucoup de travail, de réflexion, je suppose.

On aura de toute façon un entretien avec John Richard Phillips très bientôt que l’on diffusera dès que possible dans le cadre de nos émissions.

On lance un appel à la population de Bevaix pour qu’elle vienne voir ce vernissage.

 

Oui. On le répète encore une fois. Vendredi 9 mars dès 18h30 à la galerie Quint-Essences, ici à la gare de Bevaix.

Très bien. Merci Françoise pour toutes ces explications.

Merci à vous. Bonne semaine.

 

À la semaine prochaine. Portez-vous bien Mesdames et Messieurs. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod