« Quoi de neuf » 114 : du 2 au 8 avril 20007

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Nous vous avons préparé cette semaine soixante minutes d’émissions comme d’habitude et pour m’aider à les présenter, Myriam Tellenbach, bonjour Myriam.

Bonjour Jean-Pierre.

 

La première émission que nous vous proposons, l’idée est venue de Patrice Mojonnet, l’un de nos collaborateurs, qui a souhaité traiter la problématique de l’informatique, d’Internet avec des personnes âgées. Donc avec la collaboration du home de La Lorraine, de l’école de Bevaix, notre collaborateur a invité dans un premier temps quelques personnes âgées à venir ici à la gare de Bevaix pour leur donner un petit cours d’informatique.

Oui. Il a invité l’équipe de rédaction du journal « Le soleil des aînés ».

 

Voilà. On va peut-être regarder ce sujet. Tout commence ici à la gare de Bevaix avec Patrice qui explique un petit peu le b à ba.de l’ordinateur.

Tout à fait.

 

Très bien. On se retrouve dans quelques minutes pour développer ce sujet.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Myriam. On voit à la fin du sujet que les jeunes ne sont pas convaincus que les personnes âgées avec qui ils ont discuté, ont vraiment tout compris et ils rajoutent, ils estiment que c’est normal. Est-ce qu’ils ont vraiment tout pas compris où quand même ces enfants sous-estiment les personnes âgées ?

Dans cette information et sur Internet, moi, je trouve déjà que les résidents sont venus en grand nombre. C’est vrai qu’ils ne connaissent pas du tout Internet. Il faut remettre les choses dans l’ordre, c’est-à-dire que l’ordinateur cela fait à peu près vingt qu’il est dans les entreprises et dans les foyers. Avant, c’était plutôt des gros ordinateurs qui étaient exclusivement réservés plutôt aux arts graphiques et aux grandes banques pour l’archivage. Les résidents qui ont à peu près quatre-vingts ans maintenant n’ont pas connu, n’ont pas fréquenté le milieu des ordinateurs. Maintenant, ils essayent de découvrir ce que c’est. Donc, il y a eu cette première partie où l’on découvrait Internet et je crois que le domaine de l’archivage, ils ont bien compris que c’est plus facile d’archiver sur un ordinateur que de mettre, d’empiler dans de grands cartons des armoires. Mais par contre, Internet, c’est encore un autre monde. C’est difficile de s’imaginer que l’on peut être relié comme cela dans le monde entier au quart de seconde près avec l’Australie, les États-Unis, etc. Il y a des résidents qui ont trouvé un petit peu long, parce qu’ils n’ont pas accroché parce que c’est un monde qui leur semble trop étrange. À La Lorraine, on a une salle à disposition avec un ordinateur où les résidents peuvent aller seuls ou accompagnés d’une animatrice. On a quelques demandes. Il y a des résidents qui s’intéressent à certains sujets, qui désirent voir des expositions et qui demandent des renseignements. On leur imprime quelques pages sur les renseignements demandés et l’on a deux ou trois résidents qui viennent jouer, qui viennent faire des mots croisés, des jeux sur l’ordinateur. Mais très peu vont d’eux-mêmes sur Internet. Il y a plusieurs difficultés. La difficulté de la dextérité, la souris. Même que j’ai réglé l’ordinateur très lent, la souris très lente. Les personnes âgées souvent tremblent trop et ont de la peine à mettre la souris à un endroit et à cliquer en même temps.

 

Cela, c’était M. Jean Waldvogel qui disait qu’il n’avait plus cette habileté pour travailler avec ça.

Voilà. Mais, j’ai remarqué cela avec plusieurs résidents, pas seulement avec M. Jean Waldvogel. C’est vrai que M. Waldvogel, on l’a vu dans le film a un intérêt sur le monde extérieur et il se tient très au courant des dangers d’Internet et aussi les ressources que l’on peut prendre sur Internet. La plupart des personnes entre soixante et quatre-vingts ans, c’est ce qui les intéresse. Elles vont sur Internet pour trouver des choses qui les intéressent, mais elles ne vont pas comme cela chercher au petit bonheur la chance, des choses pour être derrière un ordinateur. C’est vraiment un outil de travail pour eux.

 

Mais tu parlais de M. Jean Waldvogel qui s’intéresse à tout cela, il aime correspondre avec ses enfants qui n’habitent pas en Suisse. Il n’utilise quand même pas Internet pour faire cela.

Non. C’est vrai qu’il a une fille qui habite en Australie, donc il pourrait avoir des échanges plus rapides et sur le moment. Mais non, il préfère garder ses habitudes avec sa machine à écrire. Et quand les enfants disent à la fin : « Je ne pense pas que les résidents ont tout compris et c’est normal. » Ils n’ont pas expliqué ce normal. Mais moi, je pense que c’est vrai, on a un premier âge dans la vie, où l’on apprend, un deuxième âge, où l’on travaille et un troisième âge, où l’on fait plutôt des loisirs et l’on se repose. Et le quatrième âge, il est plutôt dans le garder des acquis. Ils ont déjà tellement de peine à faire leurs exercices pour pouvoir marcher, continuer à faire des travaux manuels pour garder leur dextérité que c’est difficile de leur donner encore autre chose. Ils préfèrent travailler où ils sont en train de perdre des choses que d’aller voir d’autres nouvelles choses.

 

Tout cela n’est que passager. Je pense que d’ici cinq ans, dix ans, quinze ans, rentreront dans des homes des personnes qui auront touché à l’informatique. Ce n’est que momentané ce problème.

Oui tout à fait. Je pense que les homes vont devoir mettre des prises Internet dans leurs chambres, etc. pour les vingt prochaines années.

 

On est juste dans une époque de transition. On a dans les homes des gens qui n’ont jamais touché un ordinateur. C’est vrai que cela sera bientôt fini.

Tout à fait. C’est un petit peu, entre guillemets, dommage. Cela se voit déjà dans la jeunesse actuelle. On reste chez soi et l’on va découvrir le monde depuis chez soi. C’est aussi une problématique d’Internet. C’est difficile de partager des choses avec d’autres personnes quand on va sur Internet, parce que si l’on utilise cet outil, on va chercher quelque chose qui nous intéresse personnellement et cela ne va peut-être pas intéresser notre voisin.

 

Maintenant, on va rester sur ce sujet mais cette histoire d’inter générations, ce n’est pas la première fois que nous faisons un sujet, tu l’as déjà organisée l’année passée, une rencontre entre les personnes âgées. Cela se fait déjà depuis quelques années à La Lorraine. Est-ce que cela va continuer ce genre de rencontres ? Est-ce qu’il y a vraiment un intérêt des deux côtés ?

Oui, il y a un intérêt. Je pense que les enfants ont quelque chose à apprendre aux personnes âgées, à amener en tout cas leur jeunesse, leur fraîcheur, leurs idées, justement leur dextérité manuelle. Mais les personnes âgées, elles ont toutes leur expérience, leur vécu à amener aux enfants. Moi, je pense que c’est très riche d’un côté et de l’autre. Mais maintenant, c’est tout ce qui va autour, comment on fait cela. Là, c’était une fois que l’on a discuté d’Internet et maintenant ils viennent faire d’autres choses et j’ai l’impression que l’on va plutôt aller vers un travail à long terme.

 

D’accord. En tout cas, les enfants ont du plaisir à venir rencontrer les personnes âgées. On a vu que des liens très étroits se créent avec eux.

Oui tout à fait. Il y a aussi beaucoup d’affection. Les enfants ont besoin d’affection, les personnes âgées aussi. Il y a des petits gestes comme cela affectueux d’une part et d’autre.

 

Merci Myriam pour toutes ces explications. On se réjouit de remonter à La Lorraine pour d’autres rencontres entre les jeunes de l’école de Bevaix et les personnes âgées du home.

En tout cas, je crois que les résidents et le personnel de La Lorraine ont toujours beaucoup de plaisir à recevoir la télévision TOR dans ses murs. Merci à vous.

 

On va remonter très souvent vous voir, ça c’est certain. Merci.

Volontiers.

 

Avant de vous présenter le sujet suivant, je vous propose une petite balade dans le vignoble de Boudry et de Colombier. C’est un montage de notre collaborateur, Cesar Evora.

 

 

Après cette petite promenade dans les vignobles de Boudry, l’on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec notre collaborateur, Feisal Yussuf, bonjour.

Bonjour M. Lambert.

 

Vous avez déjà monté beaucoup de sujets. C’est la première fois que vous venez sur notre plateau pour en parler.

Exact.

 

Vous avez rencontré l’artiste qui expose actuellement ici à la galerie Quint-Essences. C’est vous qui l’avez interviewé parce qu’il ne parle que l’anglais. C’est un artiste australien.

Oui.

 

Vous pouvez peut-être nous rappeler son nom.

Il s’appelle Mister John Richard Phillips.

 

Voilà. D’accord. Il est assez jeune. Il a une spécialité assez originale.

Oui. En fait, c’était intéressant pour moi. Lui était à la base un architecte parce qu’il était passionné par la peinture, il a changé et actuellement il est un artiste peintre. Il peint des tableaux, des toiles. Surtout, il est passionné par l’eau. Actuellement, comme vous l’avez dit tout à l’heure, ses tableaux sont en exposition à la galerie Quint-Essences. Il a peint une vingtaine de peintures. Le thème qu’il a choisi actuellement, c’est : « Dialogue avec l’eau ».

 

D’accord. C’est tout un sujet. Intéressant, c’est vrai qu’il a déjà beaucoup de talent, malgré qu’il soit jeune.

Oui, parce que selon, vous allez voir dans l’interview, il peignait même quand il était enfant. Il a toujours été très très passionné par la peinture.

 

Très bien. Je vous propose que l’on retrouve M. Phillips en votre compagnie et l’on rediscutera après des petits problèmes, disons de la particularité de ce tournage.

D’accord. À tout à l’heure.

 

Alors, à tout à l’heure.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » toujours avec Feisal. Alors, ce n’était pas un sujet très facile, en tout cas au niveau du montage, puisqu’il parlait anglais et qu’il a fallu ensuite faire le doublage. C’est la première fois que vous montez un film avec cette problématique.

Exactement. D’habitude, je fais le montage de films en français et cette fois-ci comme l’interview s’est déroulée en anglais, on a dû faire deux versions, version anglaise et version française. Une fois que j’ai fini avec le montage en anglais, avec la collaboration de mes collaborateurs, Daniel et Julien, tout d’abord j’ai transcrit l’interview. J’ai traduit le texte où il y a l’interview. À la fin, on a établi un texte. Il y avait le rôle de l’artiste qui était joué par Julien et le rôle de journaliste que c’est moi-même qui l’a joué et il y avait le réalisateur, Daniel. Ensemble, on a fait la version française, c’est-à-dire que l’on a fait le doublage. On a reconstitué entre guillemets la version française à partir de la version anglaise. À la fin, on a fait deux DVD qui durent chacun dix-sept minutes.

 

Ce n’était pas très facile. En tout cas, Julien Pisenti disait qu’il avait eu de la peine à lire les textes, à rentrer dans la peau du personnage et à se mettre dans cette ambiance. Pour lui, cela n’a pas été très facile.

Exactement. Même moi-même, en tant que journaliste, j’ai dû faire, en français, j’ai dû répéter à plusieurs reprises pour reproduire le ton, tout cela.

 

C’est cela, retrouver le ton juste.

Exactement, quant à Julien, c’était intéressant d’écouter, d’entendre à combien de reprises il a dû s’astreindre pour produire la version correcte et parfaite.

 

C’était un bon exercice pour tout le monde et je crois que l’on s’en est bien sorti. Le montage est de toute façon toujours bien comme tous vos montages.

Merci.

 

Mais là, il y avait cette problématique qu’il a fallu résoudre.

Exactement, cela existe toujours. Personne n’est parfait, alors on a essayé pour dire de faire la meilleure chose.

 

D’accord. Très bien. Maintenant, on sait que l’on est capable de la faire, si il y a d’autres artistes qui viennent, cela ne sera plus un problème pour nous.

Non. On apprend toujours quand même à perfectionner.

 

Tout à fait. Quoi qu’il en soit, c’était une excellente expérience que nous avons vécue avec ce doublage, ce montage un petit peu particulier.

Exactement, c’est un défi que nous sommes prêts à relever.

 

On est prêt à relever tous les défis de toute façon ! Merci en tout cas, Feisal, pour cet excellent travail.

Merci.

 

Merci aussi à vous Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. On se réjouit de vous retrouver la semaine prochaine. En attendant prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod