« Quoi de 9 ? » 115 : du 9 au 15 avril 2007
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bienvenue sur Télé Objectif Réussir et merci d’avoir décidé de passer quelques instants avec nous. Comme chaque semaine, soixante minutes d’émission ont été préparées par nos collaborateurs et pour m’aider à vous présenter la première, Alain Sunier, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
Alors, il y a quelques semaines, tu as rencontré l’un de nos collaborateurs, M. Denis Stoller.
Oui.
Qui habite et qui travaille à Lausanne.
Chailly, dans le quartier de Chailly.
Tout à fait. Dans le premier entretien que tu as eu avec lui, il nous avait parlé de sa carrière professionnelle.
Exactement. Il s’est retrouvé à la rue assez rapidement en raison d’une mésentente avec son nouveau chef. Mais cela a eu des conséquences assez dramatiques dans le sens où il a été en dépression. Il a eu des moments de cafard absolument épouvantables, pour finir quand même par se relever en s’investissant en fait comme vendeur de journaux dans la rue.
Il avait un super job, il était fonctionnaire.
Oui, il était fonctionnaire aux impôts.
Donc, on peut imaginer que là, il avait un plan de carrière qui était tout fait.
Tout tracé.
C’est un homme très intelligent, très capable. Et voilà, comme tu le dis, un petit problème au niveau du boulot, il perd son job et il fait une profonde dépression. Ce que l’on a pu remarquer, c’est qu’on peut avoir un super job et se retrouver tout à coup dans une situation extrêmement difficile.
Absolument. Et c’est devenu de plus en plus courant. Les études, les diplômes ne sont plus forcément une référence aujourd’hui au niveau du marché du travail, cela devient tendu et sauvage. Cela est clair et net.
Et même quand on est fonctionnaire au service des impôts.
Absolument. Ce n’est même plus une garantie.
Ce n’est plus réservé qu’au privé les « burn-out » et autre chose. C’est vrai qu’il a eu cette chute, profonde dépression. Il a remis toute sa vie en question et je crois que c’est ce qu’il va nous raconter dans ce deuxième entretien.
Exactement. Une espèce de renaissance qu’il a connue au contact des autres.
D’accord. On va vous écouter et ensuite, l’on parlera des vendeurs en général. A tout de suite.
À tantôt.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » après avoir écouté notre ami Denis Stoller. Un très joli entretien finalement très positif, très optimiste.
Très optimiste. Il a retrouvé un équilibre. Il a retrouvé une raison de vivre. Je crois que ce n’est pas le seul dans ce cas dans le sens où il est difficile d’être vendeur, parce qu’il y a un côté, peut-être pitié ou quête d’argent chez les autres. Donc lui, qu’il soit parvenu à sortir si l’on veut de son marasme au niveau travail et qu’il se soit lancé dans la vente, moi, je lui tire mon chapeau.
Ce que tu as dit avant est important. C’est la raison en effet pour laquelle, on a relativement peu de vendeurs et c’est vrai que l’on va peut-être profiter de l’occasion de rappeler déjà à nos téléspectateurs et téléspectatrices et même à tous ceux qui aimeraient vendre notre journal que nous cherchons toujours des vendeurs dans le canton de Neuchâtel, mais aussi ailleurs. Le fait de vendre le journal n’est pas solliciter la pitié. On a toujours dit, les gens échangent un produit contre de l’argent, donc c’est une action commerciale et dire aussi à nos téléspectateurs qu’en achetant notre journal, finalement ils font d’une pierre trois coups, j’ai envie de dire. D’abord ils aident nos vendeurs, ce sont souvent des personnes à l’assurance invalidité, ensuite ils aident notre télévision parce que notre journal est quasiment pour l’instant notre principal sponsor et ils s’informent aussi sur ce qui se passe…
Les goûts et les couleurs.
Vous constaterez en tout cas si vous habitez Bevaix, Boudry, Cortaillod ou Bôle que certaines émissions ont fait l’objet d’articles dans le journal et parfois c’était ensuite le contraire.
C’est juste.
Puisque l’on parle des vendeurs, j’aimerais quand même rendre hommage, si tu es d’accord, à quelques-uns parmi les plus célèbres vendeurs que nous avons eus, dont Denis Fête, dont tout le monde se rappelle.
L’homme aux rollers.
L’homme aux rollers qui aujourd’hui passe des moments plus ou moins difficiles, parce qu’il est dans un home en chaise roulante.
Atteint par l’âge comme on le dit.
Il a un petit peu de la peine à se déplacer. Il ne peut plus vendre le journal, cela le rend évidemment très très malheureux. Si jamais des gens veulent lui écrire, ils peuvent écrire ici à la télévision et on lui transmettra vos salutations. Il y a eu un vendeur célèbre aussi, notamment Marco qui vendait le journal Place Pury et qui maintenant est dans une maison spécialisée de l’AI, parce qu’il doit se refaire une santé après quelques petits malheurs qu’il a eus. Il y a aussi un autre vendeur à qui cela me fait plaisir de rendre hommage, qui s’appelait aussi Denis. Il travaillait à Yverdon. Il était en chaise roulante et m’avait beaucoup marqué parce qu’il était amoureux d’une femme qui avait la sclérose en plaques et je me rappelle de scènes très touchantes que nous avons eues avec lui. Et encore un vendeur fribourgeois aussi qu’on voit ici devant le funiculaire qui descend dans la basse ville. On vous montre également le journal qui se vend actuellement sur les mammouths.
Et non pas les moumoutes… !
Ils n’ont pas les moumoutes, cela va venir peut-être.
Il est important de le préciser.
Voilà un petit peu ce que l’on peut dire sur les vendeurs et c’est vrai encore une fois que c’est un beau métier que d’être vendeur de journaux. Rappeler que tous les journaux se vendaient comme cela, à la criée.
Juste. Il y a un bon siècle.
Il y a un bon siècle et que finalement l’arrivée des kiosques n’a pas forcément été une bonne chose.
C’est-à-dire que l’on a centralisé les journaux dans des endroits déterminés, c’est tout.
Mais on a évidemment supprimé des postes. Je me souviens de vieilles images de télévision où l’on voyait des centaines de personnes à vélo à Paris qui allaient chercher le matin les journaux et qui allaient ensuite les distribuer. Mais cela ne veut pas dire que vendeur de journaux ne reviendra pas à la mode parce que de toute façon, un journal qui est vendu dans un kiosque, le fabricant du journal doit laisser la moitié du prix de vente au kiosque. Nous, on fait pareil avec les vendeurs.
C’est eux qui sont bénéficiaires.
Voilà. Donc, je pense que c’est un job, du moins je l’espère, c’est un job qui va revenir à la mode.
Ce n’est pas toujours facile, il faut le reconnaître.
C’est vrai. Encore une fois, achetez notre journal, vous ferez plaisir à beaucoup de monde. Vous trouvez des vendeurs à la Place Pury à Neuchâtel, à Marin, à Peseux également et dans le Val-de-Travers de temps en temps.
Oui. Cela arrive.
Tu as fait des essais.
Ouf, c’était rude ! La première fois, il y avait moins six degrés. Je n’étais pas équipé pour… J’ai quand même réussi à vendre six journaux dans ma première expérience, mais le 50% a passé en thé bouillant, parce que j’étais frigorifié. Je m’en souviendrai toujours. C’était à Fleurier, devant la Migros pour ne pas la citer.
Mais les vendeurs nous en racontent des choses. On pourrait écrire un livre seulement sur ce qu’il se passe. Le nombre de personnes qui passent à côté d’eux sans même les saluer. Nous, on se comporte peut-être comme cela par rapport à d’autres vendeurs… Et qui font un détour pour ne pas rencontrer ou croiser le regard du vendeur. Ils ne s’arrêtent surtout pas, parce qu’ils ont peur de se sentir obligés d’acheter et que souvent, c’est vrai, neuf personnes sur dix ne disent même pas bonjour au vendeur.
Le nouveau truc maintenant, absolument splendide, c’est le portable. C’est-à-dire que vous voyez le client potentiel arriver, il vous repère. Ils sont trois sur quatre au téléphone quand ils passent devant vous, ce qui évite évidemment de rencontrer le regard. C’est le portable prétexte !
Ne donne pas des idées à ceux qui n’ont pas envie d’acheter notre journal.
Zut.
Enfin, c’est un petit hommage que l’on voulait leur rendre. On en invitera un de temps en temps ici sur notre plateau pour qu’il nous parle de son métier. Voilà merci Alain.
Merci Jean-Pierre.
Pour la discussion sur Denis Stoller et sur les vendeurs et à tout bientôt.
À tout bientôt.
On se retrouve quelques secondes pour un petit sujet sur un étang ou sur un lac, c’est comme on veut, qui se trouve à Avenches. C’est une expérience intéressante parce que c’est un lac qui se trouve à la sortie d’une station d’épuration. Cela permet de favoriser la régénération de l’eau, cela permet de contrôler aussi si l’eau qui sort de cette station est de bonne qualité. Et d’après ce que l’on peut y voir, le nombre de grenouilles, de têtards, d’oiseaux, de canards, c’est un excellent contrôle. On peut se rendre compte que cette eau qui vient exclusivement de la station d’épuration serait, je pense, tout à fait consommable. Voilà, c’était la rubrique écologique d’Objectif Réussir. On regarde ce petit sujet et l’on se retrouve ensuite dans quelques minutes pour parler carnaval.
On se retrouve comme promis sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Laetitia Sefini, bonjour.
Bonjour.
Vous nous avez fait un joli petit montage sur le carnaval de…
Morat.
Voilà. Je sais que vous aimez bien le carnaval, notamment celui de Payerne.
Oui.
Vous y avez travaillé à l’époque ou donné des coups de mains.
Oui.
Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans le carnaval, parce que c’est différent de la discothèque, c’est différent de la boîte de nuit classique.
Il n’y a pas de… comment dire, c’est la fête. Il y a des masques, il y a des confettis. Les villes sont pleines de couleurs. Cela change des habitudes.
Oui et il y a toutes les générations aussi qui sont rassemblées. Des enfants qui se déguisent jusqu’aux personnes âgées.
Voilà.
Le carnaval de Morat est un carnaval un petit peu spécial, j’en sais quelque chose puisque c’est moi qui ait fait les images, les fanfares ne défilaient pas vraiment dans le cortège principal. Ils les ont dispersées dans la ville pour faire patienter les gens pendant que le cortège passe. Alors, vous avez dû faire un montage un petit peu compliqué, un peu particulier. Comment vous avez fait ?
J’ai mis un bout du cortège, un bout de fanfares qui bougeaient ou qui restaient sur place. J’ai essayé de faire un peu plus que cela bouge.
Ce qui veut dire que l’on a la musique originale des fanfares durant tout le reportage et les chars qui se suivent ensuite.
Oui.
On aurait pu éventuellement laisser le son qui était transmis par les chars, mais cela était tout en schwyzerdütsch, puisque Morat est une ville fribourgeoise, mais je crois, à majorité alémanique. C’est vrai que leur spécialité, c’est de crier des slogans politiques et autres.
De toute façon, on le verra dans le montage parce que j’ai laissé en fond les bruitages.
Extra. Voilà un bon sujet qui a bien été monté.
Merci.
Juste puisque vous parlez de Morat, vous avez lu que ça été fondé par une célèbre famille… les Zähringen. Je ne sais pas si je prononce juste. Une vieille famille qui a laissé beaucoup de traces à Fribourg. C’est juste un peu pour vous détendre ! Merci Laetitia pour ces quelques explications et à bientôt pour un autre sujet.
Merci à vous Jean-Pierre.
Bonne fin de journée.
On se retrouve dans cette dernière partie de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour nous parler des traditionnelles expositions. D’abord dans le hall d’entrée ici.
Comme toujours et pour un petit moment encore, Joël Perrenoud, avec des photos de Norvège.
De très belles photos, d’une très jolie région.
Qu’il apprécie beaucoup.
Qu’il apprécie beaucoup et à la galerie Quint-Essences, deux étages plus haut.
L’exposition d’un peintre australien, John Richard Phillips, des grands tableaux avec beaucoup d’eau.
C’est sa spécialité. Des peintures assez difficiles, j’imagine, à réaliser.
Oui. Il joue avec les fonds, les bleus.
Voilà. Extra. C’était un entretien qu’on avait réalisé et les gens peuvent toujours le retrouver sur Internet si jamais vous avez raté l’émission. Cela a été réalisé en anglais par notre collaborateur Feisal. Très bien. Merci Françoise pour toutes ces explications.
Merci à vous et bonne semaine.
À bientôt pour parler d’autres expositions. Très bien. À vous aussi Mesdames et Messieurs, prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod