« Quoi de 9 ? » 117 : du 23 au 29 avril 2007
Madame, Mademoiselle, Monsieur, ravi de vous retrouver sur Télé Objectif Réussir. Pour vous présenter l’émission de la semaine, Alain Sunier, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
Cette semaine, trois personnes, je peux dire, très intéressantes, vraiment passionnantes que nous allons vous présenter. Tout d’abord, une femme avec Alain Sunier. Il s’agit de Mme Michelle Perrin.
Oui Michelle Perrin qui nous a été recommandée par le sculpteur et peintre, Monsieur…
Buhler.
Et l’on ne regrette absolument pas cette rencontre. Moi en particulier, parce que je dois dire que j’ai eu l’occasion de faire pas mal d’interviews et c’est l’une de celles qui m’a vraiment impressionné et marqué de par la personnalité de l’invitée notamment.
D’accord. On peut très bien ne pas en dire plus. On laisse planer le suspense et l’on vous écoute dans ce long entretien que vous avez eu, qui était suivi aussi de démonstration, de musique. Tu t’es engagé d’ailleurs corps et âme.
Pleinement.
Alors, on regarde ce sujet, Alain Sunier et Michelle Perrin et l’on se retrouve dans quelques minutes.
Voilà. On se retrouve avec Alain. Alors, c’était l’euphonie gestuelle.
C’était l’euphonie gestuelle. Pour moi, une musique totalement ignorée de mes connaissances. J’ai dû donc me documenter et ce qui m’a frappé, c’est qu’une fois de plus, c’est l’Orient qui dicte, qui propose des méthodes afin de se retrouver soi-même, d’avoir une certaine harmonie entre son extérieur et son monde intérieur. Et on le retrouve avec le Taï Chi comme l’a dit Mme Perrin avec plein de disciplines qui nous viennent du Vietnam ou de Chine, du Japon et du Tibet.
Une méthode psycho gestuelle comme elle le dit.
Absolument. Et surtout une musique qui joue un rôle hyper important, qui n’est pas faite n’importe comment, ce qui signifie que lorsqu’on veut appliquer l’euphonie gestuelle, il faudrait en principe acheter les CD prévus pour la pratiquer.
Oui, parce que la musique a été spécialement conçue pour…
Elle joue un grand rôle, puisque, elle le dit aussi dans l’interview, c’est une harmonie entre le son et le geste. Il est vrai que lorsqu’on entend une sirène, on ne se sent pas forcément très bien. Il est vrai que lorsqu’un ICN, puisqu’on est aux premières loges, tire la sonnette d’alarme entre guillemets, on ne se sent pas très bien. Donc l’homme, l’être humain est sensible aux sons, ça c’est clair et net.
Et quand tu as vu Mme Michelle Perrin, tu t’es senti très bien.
Ah je dois dire que j’ai été sensible à son regard et surtout une espèce de beauté intérieure que j’ai trouvée vraiment agréable.
Et on le voit quand elle danse aussi. Cette communion entre l’intérieur, l’extérieur.
Elle est quasiment dans une autre dimension. On a l’impression qu’elle est dans une bulle. On en reste pantois en tout cas, moi, j’en suis resté pantois !
Elle a fait d’ailleurs une petite démonstration dans la galerie Quint-Essences le soir même où tu l’as rencontrée. D’ailleurs, on te voit tester la méthode.
Tester la méthode, c’est pour se donner une idée. C’est pour savoir, on connaît chacun d’entre nous, nos propres problèmes. Je pense donc qu’il n’est absolument pas ridicule d’assister à… une petite leçon comme celle-là, afin tout d’un coup d’y adhérer parce que l’on s’y sent bien.
Elle parlait de méthode psycho gestuelle, on l’a dit. Elle parle aussi d’une hygiène intérieure.
Oui. Je crois que sa comparaison est excellente, lorsqu’elle parle de bien se doucher. Donc, on est bon pour une année ! L’hygiène intérieure, ce n’est pas forcément l’estomac. C’est tout le domaine des sentiments, de la pensée. Je m’excuse pour les téléspectateurs, de ces conneries qui nous traversent l’esprit quelques fois et qui nous rendent agressifs ou dédaigneux ou je ne sais quoi. L’hygiène intérieure dans le cadre d’euphonie vise à calmer, à tempérer, à donner une certaine sérénité à la personne.
En tout cas, c’était intéressant. On a eu du plaisir à l’écouter, à la regarder danser aussi et comme tu l’as dit, c’est vrai que cela se voit sur elle, cette façon qu’elle a de vivre.
Elle respire une harmonie que j’envie, je dois dire.
On a beaucoup apprécié. Elle a aussi beaucoup apprécié, cela nous a touché. Elle nous a écrit plusieurs fois pour nous remercier de cette entrevue et de cet excellent entretien que tu as réalisé avec elle.
Pour faire un excellent entretien, il faut être deux. En l’occurrence, c’était le cas.
En tout cas, nous avons eu beaucoup de plaisir, nous aussi, à la rencontrer. J’espère que tu vas pouvoir nous proposer le plus possible et très bientôt, des entretiens aussi riches et aussi passionnants.
Il y a une démarche qui est spécifique à TOR, c’est de rencontrer des gens finalement qui n’ont pas un nom, qui n’ont pas un titre, qui n’ont pas du monsieur ou du docteur de… pardon M. de Montmollin. Mais l’on se rend compte, par rapport à cette philosophie-là, qu’autour de nous, il y a passablement de gens qui sont hyper intéressants, qui ont un vécu qui mérite d’être dévoilé et moi, je vais continuer dans ce sens, c’est bien clair en essayant de dénicher, trouver les gens bêtement de la rue, mais qui ont des choses à dire, qui touchent peut-être plus l’individu que la masse et c’est cela qui me paraît important.
Je pense que c’est très bien et puisque tu parles de beauté, tu me tends un petit peu la perche pour lancer le sujet suivant que l’on va vous proposer. C’est une petite balade à travers le village de Boudry où l’on y découvre aussi – quand on a une caméra et que l’on doit absolument rapporter des belles images – on découvre beaucoup de choses que l’on ne connaissait pas, que l’on n’avait jamais vu.
Je crois que l’habitude tue l’attention et la curiosité. Je suis parti du Landeron. Le bourg du Landeron est connu… Je suis parti du Landeron, j’y suis revenu quelques années plus tard. J’ai découvert des choses que je n’avais pas vues, alors que j’y avais vécu une dizaine d’années. Je crois que c’est important d’avoir le regard aiguisé, affûté, parce qu’il y a plein de belles choses qui nous entourent.
Extra. On verra si je fais découvrir aux Boudrysans, Boudrysannes, des choses qu’ils ne connaissaient pas. Qui sait ? Quoi qu’il en soit, on vous emmène autour du château, dans les vieilles rues jusqu’au bord de l’Areuse.
Bonne balade.
Merci et à tout bientôt.
A tout bientôt.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Je disais tout à l’heure qu’aujourd’hui nous allions vous présenter des gens très intéressants. Il y a eu Michelle Perrin tout à l’heure. Maintenant, il s’agit d’un homme et d’une femme, Tom et Françoise.
Du Tipi Grill à l’entrée d’Avenches. C’est excellent, parce que c’est deux personnes qui sont dans leur univers, qui ont décidé de monter un Tipi à Avenches et de là les gens s’arrêtent au bord de la route pour venir manger un hamburger ou boire un café. En tout cas, ils sont super les deux.
En effet, c’est des gens intéressants. Ils ne sont pas tout jeunes et ils sont en train de réaliser plus ou moins des rêves.
Voilà. Des rêves d’enfant. Quand on pense que Françoise, la gérante du Tipi Grill, son arrière arrière ou comme elle le dit « Ur, Ur, Urgrossmutter », c’était une Indienne. On voit qu’ils sont bien dans le truc des Indiens, parce que dans leur Tipi, ils ne vendent pas d’alcool.
Tout à fait. Elle le dit, mais elle n’a pas voulu trop trop s’allonger sur le sujet. Mais c’est vrai que les Indiens ont de gros problèmes d’alcool.
Voilà. Il y a eu avec l’eau de feu de gros problèmes !
Françoise avait une arrière arrière grand-mère qui était indienne. Tom, par contre, c’est un bon Suisse, un bon Suisse allemand, mais qui réalise un peu ses rêves d’enfant.
Depuis gamin, il est fan de bisons. Là, il a la chance de travailler avec des gens qui ont des bisons juste à côté du domaine. C’est vraiment son grand rêve. Il le réalise.
Oui. On le verra d’ailleurs dans le film. C’est vrai qu’à deux cents mètres de là, il y a deux paysans qui essayent de s’en sortir, on sait que l’agriculture a aujourd’hui des problèmes, qui élèvent des bisons.
Il faut toujours trouver le petit truc pour ne pas faire comme les autres. Un élevage de bisons, c’est une super idée. Vu qu’ils ont pu se mettre en association avec le Tipi, il s’appelle le Tipi Grill et ils leur vendent de la viande de bison.
En allant faire ces images, j’ai aussi été très ému en regardant Tom accroché contre la barrière en voyant quelques images où il regarde ces grosses bêtes.
C’est super joli.
On voit d’ailleurs un mâle au fond. Il fait une tonne.
C’est des sacrées pièces. On n’a pas trop envie d’aller se frotter…
Il ne m’a d’ailleurs pas conseillé de rentrer dans l’enclos à cause de cela.
Je comprends.
Parce que le patriarche me regardait d’un drôle d’œil.
Oui. C’est vraiment le mâle dominant. J’ai vu qu’il y avait les jeunes qui étaient séparés des enclos des adultes.
Voilà. Tout à fait.
Mais il a quand même sa grande suprématie sur toutes ces femelles.
Bien. En route pour le Tipi Grill à Avenches pour y rencontrer Françoise et Tom, ainsi que de la musique.
De la musique indienne. C’était super chouette de faire ce sujet aussi pour la musique et les images pour le mélange.
Je pense. Écoutez attentivement ce sujet et l’on revient juste après pour raconter encore quelques petits détails là-dessus.
Après ce film sur les Indiens d’Avenches, ils parlent d’un tour du lac, le Slow Up. Cela signifie quoi le Slow Up ?
C’est une bonne question. Le Slow Up, c’est un mouvement populaire, c’est une manifestation un peu particulière qui a été mise sur pieds juste avant l’Expo.02. Cela rentre dans le cadre de ce que l’on appelait « les journées sans voitures ».
D’accord.
C’est très écolo. Il s’en fait dix, douze, treize, quatorze, quinze actuellement en Suisse, même plus.
Donc, ce n’est pas forcément autour du lac de Morat.
Non. Là, il y en a un autour du lac de Morat. C’est d’ailleurs le 29 avril, ce dimanche.
C’est bientôt.
Toutes les routes sont fermées et c’est des dizaines, des dizaines de milliers de cyclistes qui peuvent tourner autour du lac sans être dérangés par les voitures.
C’est vraiment bien. C’est super. C’est une bonne initiative qu’ils ont prise.
Une bonne dizaine en Suisse chaque année. L’année passée, je crois que cela a rassemblé plus de trois cent cinquante mille personnes.
Quand même. Alors, ils passeront devant le Tipi Grill.
Ils passent exactement devant le Tipi et c’est pour cela que Françoise a dit, je lui souhaite qu’elle ait du monde, mais pas trop quand même, puisque vous êtes une télévision neuchâteloise, j’invite tous les Neuchâtelois et les Neuchâteloises qui passeront en vélo dimanche à s’arrêter, ils auront un café qui leur est offert.
Ils sont tellement gentils. Je pense qu’ils vont respecter ce qu’ils ont dit.
Probablement.
Mais je pense que les Neuchâtelois auront de la peine à aller vers elle et dire : « Je suis Neuchâtelois, offrez-moi un café. » Elle, elle ne va pas forcément savoir que c’est des Neuchâtelois.
On fera une enquête pour savoir ce qui va se passer.
Cela serait intéressant de faire ça.
Je vous souhaite une très bonne journée Julien.
Moi aussi Jean-Pierre.
Merci pour cet excellent montage. À bientôt Mesdames et Messieurs. Merci pour votre fidélité à Télé Objectif Réussir. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod