« Quoi de 9 ? » 118 : du 30 avril au 6 mai 2007
Madame, Monsieur, nous sommes ravis de vous retrouver sur votre télévision sociale et culturelle Télé Objectif Réussir. Au menu de ce « Quoi de 9 ? » hebdomadaire du sport, beaucoup de sport avec Alain Sunier pour commencer.
Bonjour Jean-Pierre.
Alors, tu as rencontré deux jeunes hommes du canton de Neuchâtel, sportifs, dynamiques, intéressants avec qui, je crois, on a eu du plaisir et eux, ils ont eu aussi du plaisir de passer quelques instants avec nous.
Effectivement, le démarrage a été plutôt pénible. Mais finalement, cela s’est très très bien passé. C’est deux jeunes gens qui n’ont l’air de rien, mais qui pratiquent un sport de combat et ils nous ont expliqué un petit peu leur parcours par rapport à leurs buts, leurs idées, leurs options quant à la vie, quant à la manière de la mener.
D’accord. Le premier d’entre eux était Éric Graf. Il y avait aussi M. Daniel Cosandey. Ils se sont unis finalement, ils ont uni leurs forces pour fonder un club, si j’ai bien compris.
Ils ont fait salle commune en fait par rapport à deux arts martiaux qui sont quand même assez différents. Je suppose, c’est pure supposition de ma part, qu’il s’agit déjà d’un facteur économique. Louer une salle à deux est nettement meilleur marché que seul et finalement les deux sports en question, sports de combat, sont totalement complémentaires. Donc cela ne posait aucun problème.
Ils pratiquaient déjà le sport. Ils enseignaient déjà le sport à La Chaux-de-Fonds dans une salle et ils viennent d’ouvrir à Serrières, juste à côté de la gare, cette nouvelle salle.
Oui effectivement pour les dix ans de leur activité, ils ont ouvert cette salle. Salle qui est absolument magnifique comme on le verra sur les images, parce qu’il y a une déco qui a été soignée. Ils ont fait attention au cadre afin de mettre les pratiquants vraiment dans le bain en plein.
Éric Graf, sa spécialité, c’est l’aïkido.
Oui. L’aïkido qui est un sport très très récent comme il va le dire. Mais finalement qui a pris une ampleur assez importante. Tout le berceau et du Vô-Vietnam et de l’aïkido est Chaux-de-Fonds. On connaît La Chaux-de-Fonds pour les arts martiaux, on connaît La Chaux-de-Fonds pour l’escrime, on connaît La Chaux-de-Fonds pour le hockey sur glace. Je crois qu’au niveau du sport, ce n’est pas très étonnant que cela ait démarré là.
L’aïkido, en effet, ça c’est le sport pratiqué par M. Graf. Oui récent bien sûr, parce que quand on parle d’arts martiaux, on pense au Japon…
On pense judo.
On pense judo et là, cela remonte très très loin.
C’est-à-dire que c’est assez récent. Il y a une espèce d’osmose, de mutation. Le résultat d’une profonde réflexion du fondateur qui a voulu transformer non pas ce sport de combat en combat, mais plutôt en une forme de philosophie, une forme de sagesse, une forme de contrôle de soi. C’est plutôt à ce niveau-là que cela s’est joué.
Concernant le Vô-Vietnam pratiqué par M. Daniel Cosandey.
Le Vô-Vietnam comme son nom l’indique vient du Vietnam. Là aussi, même philosophie. Le but n’est pas d’attaquer, le but est de savoir se contrôler et le but est de savoir comment gérer un conflit sans pour autant en passer par les mains ou par des actes violents.
Écoute, je te propose que l’on retourne voir ces deux personnages que j’ai beaucoup appréciés. On les écoute. Il y aura aussi pas mal d’images puisque nous avons été tourner des images dans leur nouvelle salle à Serrières. On y verra notamment beaucoup d’enfants aussi.
Oui.
Et ensuite, l’on se retrouve juste après pour parler de l’aspect social de ce sport.
On est d’accord. Cela joue.
C’est parti pour cet entretien. À tout de suite.
Voilà, retour sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Alain. En effet, je disais tout à l’heure que c’est une émission sportive, mais derrière des sports et surtout derrière des sports comme ceux que l’on vient de voir, c’est vrai qu’il y a un aspect social qui n’est quand même pas négligeable.
C’est une forme d’école de conduite quelque part. C’est-à-dire qu’ils le disent très bien d’ailleurs, c’est que l’enfant – on prend l’enfant vu qu’on en a vu passablement – apprend à maîtriser ses gestes, donc il est peut-être moins enclin à se bagarrer qu’un autre parce qu’il sait exactement comment gérer l’histoire.
Et l’on voit que le respect chez eux est une notion qui est enseignée, qui est très présente.
Oui. Elle est d’autant plus présente qu’ils ont créé un cadre qui force au respect puisqu’ils saluent un mur. Il y a une attitude communautaire bien qu’elle soit individuelle qui rentre en ligne de compte qui est très très importante. C’est un sport individuel, mais finalement, c’est un sport collectif. C’est assez paradoxal.
Ce mur, disons comme tu le dis, c’est presque un autel je dirais. Il y a au fond la photo du fondateur du Vô-Vietnam et de l’aïkido. C’est vrai qu’ils commencent par saluer les fondateurs et ensuite ils sont face aux maîtres qui étaient présents, donc MM. Graf et Cosandey et ensuite ils saluent leur maître avant de commencer.
Et ils se saluent entre eux aussi.
Ils saluent l’adversaire.
Il y a une forme de respect qui est importante d’autant plus qu’on vit dans une société où le respect a tendance à partir à vau l’eau. Je pense que c’est une excellente école de vie.
Voilà. Il y a donc ce respect tout en mêlant un sport de combat, un sport de défense.
Il y a défense, il y a attaque, ce qui est très bien dit, c’est que finalement ce n’est pas parce que l’on fait ce sport-là qu’on doit en avoir le besoin dans une vie pratique et habituelle. Ce serait plutôt le contraire, c’est-à-dire le fait de pratiquer ce sport nous permet de nous contrôler, de contrôler ses gestes, ses accès de colère, cette folie puisque cela existe aujourd’hui. Là, cela ne peut être que bénéfice pour les pratiquants, ça c’est bien clair.
Oui, en effet, parce qu’ils expliquent à leurs jeunes que c’est un sport quand même qui peut être dangereux aussi.
Il peut être mortel.
Il peut être mortel. Les coups qu’ils peuvent donner, qu’ils sont capables de donner. C’est vrai, cela pourrait faire un petit peu peur d’enseigner à des enfants de 8, 9, 10, 11 ans, des exercices de ce genre.
Mais la question a été posée et ils y répondent très bien dans le sens où c’est une forme de canalisation des forces, des esprits pour que la personne qui pratique ce sport ne l’utilise pas à toutes les sauces. Le but, c’est finalement le self contrôle, c’est savoir canaliser, savoir tempérer les moments de violence qu’on pourrait avoir.
D’ailleurs, c’était intéressant lorsque nous avons reçu ces deux maîtres ici, de voir en effet à quel point ils étaient calmes, très zen.
Oui. Presque trop zen d’ailleurs.
Presque trop zen.
Daniel m’a posé des problèmes au niveau de l’interview, parce qu’il fallait quasiment lui extirper les mots de la bouche. Au fur et à mesure que l’interview a progressé, cela s’est amélioré, mais je dois dire que cela a été pour moi, un moment de légère panique.
Pas facile d’interroger des voix intérieures ou des gens comme cela, sujets à la méditation !
Allez comprendre le cheminement de ces gens-là !
En tout cas, on a eu du plaisir à les rencontrer.
Oui.
J’espère qu’on aura l’occasion de refaire une émission ; pourquoi pas avec eux et de suivre aussi l’évolution de ces jeunes.
Moi, je suis persuadé de toute façon que l’évolution qu’ils donnent ne peut-être que bonne. Ca, c’est bien clair.
Très bien. Merci en tout cas Alain de nous avoir fait rencontrer ces deux Messieurs et à très bientôt pour d’autres entretiens tout autant passionnants.
À bientôt.
À bientôt, merci et bonne journée.
Merci.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Adrian, bonjour.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour parler, on est toujours dans le sport, de la planche à voile. Un sport de saison, plus ou moins connu. C’est un sport que l’on ne voit peut-être pas beaucoup à la télévision, mais l’on voit beaucoup de planches sur le lac.
C’est exact. Comme discipline sportive en tout cas, la planche à voile est moins développée, moins bien connue comme les autres sports, le foot, le ski.
Parce qu’elle est moins médiatisée probablement.
Oui.
Est-ce que c’est un sport très moderne ou c’est un sport qui a quand même déjà quelques années ?
Oui. C’est un sport qui colle à une image branchée, à une image moderne.
Les premières planches, cela date de quand ? Les années cinquante, soixante ?
Pour parler d’un historique de la planche à voile, on s’est mis d’accord pas encore sur la paternité, mais en tout cas sur la naissance de la planche à voile qui apparaît dans les années soixante, précisons quelque part en Pennsylvanie.
C’est encore les Américains qui ont créé ce sport.
Oui, exactement.
Cela fait quand même déjà plus de quarante ans que cela existe.
Il y a trois périodes bien classifiées dans son histoire, à savoir les pionniers qui vont depuis sa naissance jusqu’en 1977. Après, c’est l’époque d’or 1978-1987 et par la suite, il y a eu le perfectionnement avec les hauts et les bas, avec l’apparition de tout ce que l’on voit maintenant.
Le but finalement, c’est d’aller toujours plus vite.
Oui. C’est exact.
Je me souviens les toutes premières planches, c’était des vraies barques à sable. C’était très gros, très long, très large. Cela n’allait pas très vite.
C’est juste. Sans arrêt, pendant son histoire, la planche à voile a connu plein de mutations. On connaît déjà que tout de suite après sa naissance, il y a eu la marque Windsurf qui a commencé à …
Se développer.
En 1976, on connaît déjà le premier champion mondial.
D’accord.
Un jeune qui a treize ans, un certain Robbie Nash qui a fait parler de lui. Par la suite, on a commencé à implanter des écoles. Il y a eu l’apparition de la prise de spécialités. Il y a eu la première Coupe du monde et aussi les premiers jeux olympiques et tout au long de son histoire, on n’a jamais arrêté d’abattre des records mondiaux de vitesse.
Oui. Justement, quelle vitesse maintenant les planches approchent-elles ?
En 2005, on parlait déjà d’un certain 48 nœuds, ce qui revient dans les 90 km/h et je suis sûr que c’est déjà du passé.
Je crois sauf erreur que ce genre de vitesse, c’est dans des canaux dans le Sud de la France. Intéressant aussi dans ce sport, l’âge n’a pas tellement d’importance. Vous disiez tout à l’heure : un jeune de treize ans était le premier champion du monde. Je pense que les plus vieux aujourd’hui qui font de la planche doivent avoir cinquante, soixante ans. Il n’y a pas de raison.
Ce n’est pas forcément lié à l’âge. Ce que l’on sait, c’est qu’au début tout était possible, mais maintenant, avec les écoles et toutes les façons de créer le spectacle, c’est vrai que c’est très varié.
Je pense que maintenant, on le voit d’ailleurs dans le montage que vous avez réalisé, c’était des images qui ont été tournées au bord du lac de Morat.
C’est exact.
Dans un club qui s’appelle « LA BISE NOIRE » qui est assez connu dans la région et c’était un jour où il devait y avoir force 9, force 10, je crois, sur le lac. C’était à la limite de la tempête.
C’est vrai, c’est des conditions idéales pour faire du surf.
Voilà avec le lac qui moutonnait pas mal et l’on voit d’ailleurs certains planchistes qui préféraient se jeter dans l’eau que d’essayer de faire un virage.
C’est le jour aussi de profiter de ce spectacle, cette opportunité de s’amuser un petit peu.
Voilà, de se défouler. C’est un sport finalement très écologiste qui ne fait pas de bruit, qui ne pollue pas et c’est vrai, c’est un plaisir pour les spectateurs de regarder un peu cela. Vous, vous n’avez jamais fait de la planche ?
Non malheureusement, je n’ai pas essayé. Mais c’est vrai que cela donne vraiment envie.
Cela donne envie. Je vous propose que l’on regarde peut-être le sujet et après l’on se retrouve pour parler montage.
D’accord.
Alors à tout à l’heure.
À tout à l’heure.
Voilà. On se retrouve ici à Bevaix après ces belles images prises au bord du lac de Morat. C’est l’un des premiers montages que vous avez fait. C’était difficile, pas trop difficile ?
Pas assez difficile pour dire.
Pas assez difficile…
Je peux dire que c’est quand même différent. J’ai découvert à l’occasion comment cela se passe quand on doit faire des interviews aussi. La différence entre les deux, c’est que dans les reportages, les découvertes, que j’appellerai comme cela, on est plus impliqué dans un travail logique pour créer un certain historique pour pouvoir enchaîner techniquement tout le travail qui suppose le montage. En revanche, les interviews, c’est plus technique.
Plus facile d’après vous ?
Plus facile d’après moi à monter une interview.
Oui, parce que les interviews, il y a une certaine… on ne peut pas faire autrement que de suivre ce que les gens se sont dits.
Suivre celui qui parle, alterner des plans de coupe. En revanche, pour la réalisation des reportages, il ne faut pas ignorer aussi la partie audio qui représente quand même une création cent pour cent et qui en fait sur place est le fruit d’un travail de gens vraiment passionnés.
C’est vrai. Pour cela, on a de la chance ici dans notre équipe. On a pas mal de musiciens. Qui a fait la musique de ce que l’on vient de voir ?
La musique, c’est quelqu’un de très passionné qui s’appelle Julien Pisenti.
C’est Julien Pisenti qui a fait la musique, c’est juste.
Musique électronique d’ailleurs, très branchée, qui va très bien sur le profil du reportage.
C’est vrai. Il y a une collaboration entre celui qui fait les images, c’est une chose et après le monteur qui essaie de donner un sens peut-être à toutes ces images, à créer une histoire, un scénario.
C’est exact. C’est la création, vous l’avez bien dit, elle a un gros mot à dire, un grand rôle à jouer de par la création de la musique et ensuite par le feeling qui permet que les images se déroulent et s’enchaînent différemment.
En tout cas merci beaucoup pour cet excellent travail et l’on se réjouit de voir d’autres montages que vous aurez réalisés. Merci Adrian, très bonne journée.
Merci de m’avoir invité. Très bonne journée.
Dernière partie de ce « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler d’un événement quand même qui va se dérouler sur nos têtes ici dans la galerie Quint-Essences.
Ce vendredi.
Ce vendredi à 18h30 où notre amie, Anaïs Laurent qui va fêter les deux ans déjà de sa galerie va faire une exposition spéciale.
Oui. Une exposition collective. Elle va retracer, inviter tous les artistes qui sont venus pendant les deux ans, presque tous les artistes.
Tous ceux qui sont venus exposer ici.
Oui. Peintres, sculpteurs, dessinateurs, photographes.
Voilà. Il y a nos collaborateurs déjà. Ils sont plusieurs à avoir exposé ici, Cesar Carrasco.
Oui exact. Julien Pisenti, Patrick Perret, Lyse.
Lyse bien sûr et Joël Perrenoud. Qu’est-ce qu’il y a eu comme artistes qui ont…
M. Bühler avec ses sculptures, M. Basset.
Il y a eu aussi ces deux jeunes.
Oui. Kesh.
Kesh et Wilo qui avaient eu un énorme succès.
Très grand succès oui.
Qui vont ramener ici quelques œuvres.
Oui. Ils amènent tous de nouvelles œuvres.
D’accord. Un vernissage, je pense qu’il sera sympathique, il risque bien d’y avoir pas mal de monde.
Oui. On l’espère.
Puisque il y a un grand nombre d’artistes qui sera présent plus leurs amis et supporters. De toute façon, vous avez rencontré Anaïs Laurent que vous avez interrogée sur ses deux ans. Elle raconte ou racontera tous ses beaux ou mauvais moments, parce que tout n’a pas été forcément facile.
Ce n’est pas simple aujourd’hui d’avoir une galerie.
De faire marcher une galerie. Mais elle a eu beaucoup de mérite et je crois que tous les artistes qui vont venir vendredi, c’est un petit peu aussi pour lui rendre hommage.
Pour lui rendre hommage, exactement.
Très bien. On se réjouit d’écouter cet entretien que vous avez eu avec Anaïs. En attendant, je vous souhaite une bonne fin de journée, bonne semaine.
À vous aussi, bonne semaine. Merci.
Au revoir Mesdames et Messieurs. Merci de nous être fidèles. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod