« Quoi de 9 ? » 123 : du 4 au 10 juin 2007
Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle. Pour m’aider à vous présenter l’émission de la semaine, Alain Sunier, salut Alain.
Salut Jean-Pierre.
On va parler d’un journaliste que tu as connu comme tout le monde en Suisse romande. Il s’agit de M. José Ribeaud.
Personnage incontournable.
Voilà. Moi, je ne l’avais jamais rencontré, mais on l’a tous vu, puisqu’il a fait vingt-quatre ans au Téléjournal de la Télévision suisse romande et il a aussi été longtemps rédacteur en chef du journal La Liberté. Il est aussi célèbre, parce qu’il avait écrit des livres à l’époque, qui avaient fait pas mal de bruit, il y avait notamment « Quand la Suisse disparaîtra » qui était une analyse.
Je ne l’ai pas lu.
Et « La Suisse, à l’heure de vérité », c’était aussi intéressant.
Oui.
Et un long entretien qu’il avait eu avec M. Kurt Furgler qu’il avait intitulé « À cœur ouvert ». Un homme qui était plutôt à gauche au début de sa carrière. Je ne sais pas ce qu’il est devenu ensuite. Mais en tout cas, il a gardé une fibre sociale assez forte.
D’après ce que j’ai pu voir, social et chrétien.
Social et chrétien tout à fait. Je ne savais pas ce qu’il faisait. C’est vraiment par hasard que je l’ai rencontré dans un petit village de la Broye fribourgeoise et c’est là qu’en discutant, heureusement que j’avais la caméra avec moi, j’ai profité de l’interroger. Quand il m’a dit : « Oui, à soixante-deux ans, c’était il y a dix ans, j’aurais pu prendre ma retraite. J’ai renoncé à le faire, parce que j’ai eu envie de créer justement une radio à Madagascar. »
Radio Haja, Radio Dignité dans l’idiome local.
Voilà et je crois que tu t’es penché sur cette démarche.
En fait, la démarche est simple. C’est le fruit d’un voyage là-bas. C’est le fait qu’on a à faire à quelqu’un qui est très actif et qui, comme tu l’as dit, a une fibre sociale vraiment très développée. Pour lui, il était intéressant d’offrir l’alternative aux Malgaches dans le sens qu’à part la radio gouvernementale qui passe des messages vantant, et le président et les produits que le président vend, parce qu’il y a du commerce à ce niveau-là. Il a voulu offrir justement une radio qui s’adresse plutôt à la masse populaire qu’à une élite qui, de toute façon, était rangée du côté du président. Cela, c’est bien clair, sans entrer en politique, là n’était pas la question. Simplement donner une ouverture sur le monde à des gens qui, finalement, n’y ont pas accès.
D’ailleurs Radio Haja signifie…
Radio Dignité.
Radio Dignité.
Exactement. C’est pour que les gens recouvrent une certaine dignité, puisque c’est quand même un peu le marasme à Madagascar au plan économique, on voit le tourisme, on voit les belles plages, on voit un biotope absolument merveilleux, mais on oublie de voir le quotidien d’un 95% des gens qui tirent la langue pour joindre les deux bouts.
D’ailleurs le problème, il me disait : « C’est bien beau de faire une radio, il faut encore que les gens puissent l’écouter. » C’est pour cela qu’il distribue ces petits postes de radio à travers le pays.
Et surtout, il a trouvé un poste de radio magnifique dans le sens où il se charge au solaire comme on le verra dans le film et qui est muni d’une manivelle, qui, une fois tournée 2 à 3 minutes, permet d’avoir un temps d’écoute d’une heure garanti pendant la nuit, donc rechargeable. Qui vaut quatre-vingts francs, si je ne fais erreur.
Voilà. Cela, c’est vraiment une toute belle démarche. Ce n’est pas un sujet très local pour Télé Objectif Réussir.
Ah non.
Mais enfin, on ne pouvait pas passer à côté d’un tel projet qui est très social et qui est aussi magnifique, parce que finalement créer une radio avec si peu de moyens, c’est…
Non seulement créer une radio, mais créer une infrastructure sur place pour que, petit à petit, ce soit les locaux, les journalistes locaux qui prennent les choses en main et qu’il n’y ait plus besoin d’un apport extérieur donc que les choses se fassent en autonomie complète.
D’ailleurs, il lance un appel. Il aimerait bien que les jeunes ou les moins jeunes journalistes aillent passer quelque temps là-bas pour les former.
Je dois reconnaître que l’appel en question m’a fait tilt. Qui vivra, verra.
Peut-être qu’un jour, tu vas devenir notre correspondant à…
À Madagascar.
Bien. On va regarder ce sujet. Merci Alain d’avoir étudié cela pour nous.
Pas de quoi.
Je rappelle juste encore que le sujet a été monté par notre collaborateur, Oscar Garcia. Voilà, à très bientôt.
À très bientôt.
Après ce petit voyage à Madagascar, on se retrouve ici à Bevaix avec Adrian, bonjour.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour faire un autre petit voyage mais pas très très loin, parce qu’on va aller au Landeron.
Exactement.
Un joli petit village, peut-être que tout le monde connaît, mais vous, vous l’avez étudié spécialement, je crois.
C’est exact. En effet, la cité du Landeron, est née au XIIIème siècle et tire son nom du pré que le comte de Neuchâtel de l’époque acquit en 1325 pour y ériger une place forte.
Comme vous le dites, en effet, Le Landeron est une ville fortifiée avec une porte… On sent que c’était une ville construite presque pour faire la guerre ou en tout cas pour se protéger.
Mais, c’est aussi une ville qui jusqu’à aujourd’hui a su préserver l’atmosphère villageoise par ses bâtiments historiques bien préservés.
C’est vrai. Il y a deux Landeron. Il y a Le Landeron avec des HLM un petit peu plus loin vers le port,,,
C’est vrai. Et la vieille ville…
Il y a la vieille ville.
La place du Bourg surtout qui est l’attraction de cette commune qui se distingue par trois monuments, trois pièces architecturales très importantes. Les deux fontaines…
Qui se trouvent à chaque bout.
Les deux fontaines. Au milieu, on trouve une belle allée de tilleuls qui relie ces deux monuments.
On trouve beaucoup, dans la vieille ville et dans les alentours, des antiquaires et des brocanteurs.
Qui sont situés justement au rez-de-chaussée des maisons qui datent du XV ou XVIème siècle, très bien préservées et qui contiennent beaucoup d’espaces commerciaux.
Les Landeronnais en fait font très attention à cela. Ils sont dynamiques quand même parce que chaque année ils organisent le même week-end que la Fête des vendanges, l’une des plus grandes brocantes ou même la plus grande brocante.
C’est la plus grande brocante en plein air de Suisse.
Avec je ne sais pas, trente, quarante ou cinquante mille visiteurs. Je crois même plus qui viennent visiter. Il y a aussi, j’avais vu un carrousel, un vieux carrousel qui fonctionne depuis 1850-1870.
C’est une très belle attraction en tout cas pour cette commune.
Le Landeron est une commune touristique, mais qui est très bien située aussi.
Très bien située. Il y a plusieurs possibilités d’évasion, à savoir qu’elle est située en pleine région des Trois-Lacs tout près de la Thielle. On a aussi l’Ile de Saint-Pierre où l’on peut visiter un mini musée avec la chambre où Jean-Jacques Rousseau a écrit l’une de ses plus belles pages. On a aussi le massif du Chasseral qui culmine à 1600 m.
Juste à côté.
En général, c’est une très belle… La cité du Landeron a tout pour plaire.
Tout pour plaire. Il y a aussi quelques monuments magnifiques en plus des fontaines.
Qui datent du XVème, du XVIème. Les façades d’ailleurs sont très bien restaurées et très bien conservées. On sait que dans la place du Bourg, le côté ouest a été entièrement bien conservé depuis le XVIème et la partie est date du XVIIème, à cause d’un incendie qui a ravagé toute la partie. Il ne faut pas oublier de mentionner aussi certains monuments comme l’Hôtel de ville avec la Chapelle des Dix mille martyrs. On a aussi le château avec la Tour de l’horloge. Ensuite, toutes ces maisons habitées donc et qui sont par leur importance même numérotées. On a des « Ville » numéros 18, 32, 52 et chacun, il est chargé de son histoire. Rien que de se promener, si vous le voulez, dans cette vieille ville, on a l’impression qu’on vit dans le XVIème siècle.
Qu’on vit à cette époque. C’est le meilleur conseil que l’on peut donner à ceux qui nous écoutent, c’est d’aller boire un verre un soir ou un jour sur l’une des terrasses des nombreux bistrots qui se trouvent dans la vieille ville et de visiter, de regarder. Dans chaque petit coin de rues, il y a quelque chose d’intéressant à voir.
Oui. Exactement.
Très bien. Merci Adrian de nous avoir donné envie d’aller visiter Le Landeron.
Merci Jean-Pierre.
Et à très bientôt pour une autre visite. Merci.
À très bientôt. Merci.
Pour cette dernière partie de notre « Quoi de 9 ? », je retrouve Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Alors, on va parler comme vous avez l’habitude de la galerie Quint-Essences.
C’est exact.
Et d’une toute nouvelle exposition qui commence dans quelques jours.
Ce vendredi 8.
Ce vendredi, le 8 juin. L’artiste…
Mme Alina Mnatsakanian.
Voilà. Qui est d’origine arménienne.
Oui, qui a vécu un peu partout. En Iran, en France, en Californie.
Absolument. D’ailleurs, on l’a interviewée, le petit sujet passera dans très peu de temps. C’est vrai, c’est une femme qui a une trajectoire qui est assez extraordinaire.
Oui.
D’origine arménienne, quand on connaît le génocide de l’Arménie. Ensuite, elle va vivre en Iran. Elle a un passeport iranien puis elle va aux États-Unis, elle a un passeport américain et quand on sait que l’Iran est dans l’axe du mal des États-Unis, c’est vrai qu’elle a une position presque inconfortable. Elle parle aussi très bien le français, parce qu’elle a travaillé en…
France.
Elle a étudié en France et aujourd’hui, elle habite Cortaillod. Une exposition un petit peu spéciale, organisée par Anaïs Laurent de la galerie Quint-Essences.
Oui. Elle commence donc à Neuchâtel à la galerie YD.
C’est cela. À deux places en même temps.
En même temps oui.
Le vernissage commence à la galerie YD à Neuchâtel.
Oui à 17 h.
À 17 h avec un concert.
Un concert de musique japonaise et chinoise, Toshi Miyoshi.
Voilà. On dirait que vous avez été au Japon ! Cela, c’est donc la musicienne. Vernissage, musique et après les gens vont se rendre ici à Bevaix.
Oui au restaurant du Cygne où il y aura un repas.
Qui sera organisé. Il faut s’inscrire.
Exactement oui.
Après, il y aura le vernissage ici à la galerie Quint-Essences avec une projection contre le mur de la gare de Mme Mnatsakanian, d’un film vidéo qu’elle a réalisé.
C’est aussi une spécialité pour elle.
C’est aussi l’une de ses spécialités. Elle est en effet multimédia.
Oui.
Je pense que la meilleure chose que l’on puisse faire, c’est de conseiller aux gens de se connecter sur Internet sur www.quint-essences.ch, où là, il y aura tous les renseignements nécessaires sur les inscriptions pour participer notamment au repas.
Exact.
Voilà. Je crois que l’on a tout dit. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde à ce vernissage.
Je l’espère aussi.
Merci Françoise pour votre collaboration.
Merci à vous.
À bientôt.
À bientôt.
À bientôt Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. Portez-vous bien, prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod