« Quoi de 9 ? » 127 : du 2 au 8 juillet 2007

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Pour m’aider à présenter la première émission de la semaine, Julien Pisenti, bonjour.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors, on va parler d’un truc assez dynamique, qui s’est déroulé au rez-de-chaussée de la tour de l’Office fédéral des statistiques à Neuchâtel. Il s’agissait d’un défilé de mode, mais un petit peu particulier…

Il était particulier parce que c’est deux filles Sarah Dysli et Telma Matos.

 

Deux jeunes filles.

Deux jeunes filles qui sont dans une classe de médiamaticiennes et qui avaient déjà des débouchés dans la mode et tout. Elles voulaient créer leur propre marque et elles ont décidé de tirer ce projet pour en faire un travail de fin d’étude, un TPI comme ils l’appellent, travaux pratiques intermédiaires pour leur CFC. Il y avait tout des professeurs, des invités qui sont venus voir pour juger et tout. C’était une bonne idée, c’était bien concret en tout cas.

 

Oui. Il y avait, je crois, toute la direction du CPLN plus pas mal de gens de leurs familles.

Des gens de la famille, des commerçants qui pourraient ouvrir des portes comme cela à gauche, à droite. Elles ont tout organisé elles-mêmes. Elles ont fait venir des amis pour la musique. Il y avait le DJ Cort-$ et R-Nestinho et son groupe. Je ne peux pas dire tous les noms, je n’y arriverai pas. Ca bougeait pas mal. Disons que ce qui n’était pas mal, c’est qu’elles ont bien mélangé les personnes. Ils ont vraiment fait un truc pour tout le monde.

 

Ceux qui ont défilé, ce sont des amis à eux, ce n’est pas des professionnels.

Voilà, ce n’était pas des professionnels comme elles le disent dans le sujet, c’est des personnes qui ont fait Miss Fête des Vendanges ou régionales.

 

Ou même des amis de classe, je crois.

Même des amis d’école, du voisinage. C’était vraiment du copinage total.

 

Cela fait partie de leur profession d’organiser eux aussi, pourquoi pas, des événements ?

Ce n’est pas vraiment leur métier. Mais on voit que déjà le fait d’avoir travaillé là-dedans, cela a ouvert des portes pour la suite, je pense. Mais ce n’est pas vraiment, ce n’est pas ce qu’elles apprennent à faire.

 

Ce n’est pas des organisateurs, mais disons le public relation

Disons qu’avec tout ce qu’elles ont appris à l’école, elles arrivaient à gérer une manifestation dans ce genre.

 

Voilà. C’est vrai que c’était quand même assez impressionnant, elles sont jeunes. Elles devaient affronter tous ces problèmes de musique, de regards.

Oui. Il y a eu beaucoup de problèmes avec la musique.

 

Enfin, c’est nous qui avons eu des problèmes, surtout. Eux aussi un peu, mais

De leur côté, je pense, elles ont eu aussi des problèmes. Pour le son, parce qu’ils ont mal partagé le son dans la salle.

 

C’est juste.

Il y avait des haut-parleurs à gauche et des haut-parleurs à droite. J’ai eu la chance de pouvoir demander à R-Nestinho, la personne qui rapait, s’il pouvait me prêter le CD démo de ce qu’ils avaient chanté. J’ai pu mettre la musique, caler des images par rapport au CD et faire un petit patchwork de la musique que l’on entendait là-bas et de ce qu’il y avait sur le CD.

 

C’est vrai, on a filmé. Vous avez fait une sorte de clip de l’événement. Cela a été filmé avec trois caméras qui étaient réparties le long du parcours.

Il y en avait une à chaque extrémité et une au milieu en hauteur. Ce qui m’a permis d’avoir pas mal d’images pour le montage.

 

Et vous avez pu jouer avec ces images, avec la musique.

Cela fait un montage assez dynamique, parce qu’il y avait chaque fois trois caméras qui filmaient la même scène.

 

En tout cas, je sais que cela leur a fait très plaisir. On leur a déjà montré ce que nous avons fait. Elles vont même garder ça comme… C’est le seul vrai grand souvenir qu’elles auront puisqu’elles avaient invité tous les médias.

Il y avait tous les médias mais pas beaucoup sont venus.

 

Je crois bien que l’on était les seuls, sauf erreur.

Cela devait être cela.

 

Encore une fois, on a pu jouer là un rôle social et culturel puisqu’il y avait de la musique. Tout cela en même temps. Très bien. Je ne sais pas si vous avez tout dit sur l’événement.

Je veux encore remercier R-Nestinho et tout son groupe pour nous avoir prêté le CD pour le montage.

 

D’accord.

Et aux deux filles avec l’organisation de nous avoir invités.

 

D’accord. Très bien. On va remercier tout le monde, y compris vous et vous féliciter pour votre travail.

Merci.

 

Extra. Merci Julien. On regarde ce petit sujet et à très bientôt.

D’accord. À la prochaine.

 

À la prochaine.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » pour une petite balade que nous allons vous proposer au bord du lac de Schiffenen. Peut-être que vous ne savez pas où cela se trouve, Schiffenen. Pour les automobilistes qui vont régulièrement à Fribourg, qui prennent la route Morat-Fribourg, vous ne pouvez pas faire autrement que de passer au bord de ce lac. Un lac artificiel qui a un barrage, qui a été construit dans les années soixante et c’est une histoire assez intéressante, puisque le lac de Schiffenen a été réalisé grâce à la Sarine qui arrive là. À cette époque, les ingénieurs pensaient, en tout cas réfléchissaient à l’hypothèse de dévier la Sarine pour la faire rentrer dans le lac de Morat et faire un barrage ensuite à cet endroit. C’est assez fou de penser aux idées qu’ils pouvaient avoir à cette époque quand ils avaient envie de faire un barrage pour fabriquer de l’électricité.

Le choix de Schiffenen, c’est aussi pour une autre raison. Schiffenen se trouve sur le canton de Fribourg et ils craignaient à cette époque de le faire ailleurs, notamment vers Morat, parce que là, on se serait trouvé en partie sur le canton de Berne. Enfin tout cela pour vous dire comment on fonctionnait un petit peu à cette époque. On était pressé de faire des barrages pour avoir notre autonomie électrique et l’on n’était pas très disposé à partager forcément avec un autre canton.

Pour vous parler du barrage de Schiffenen, ce n’est pas la Grande-Dixence, mais enfin tout de même, une hauteur de 47 m, une longueur de couronnement de 417 m, volume du barrage 185'000 m3. Un bassin d’alimentation de 1400 km2, une surface du lac de 4,25 km2. Une longueur de 12,7 km et un volume de 65 millions de m3. Il est assez particulier ce lac ou ce barrage, puisqu’il va presque jusqu’à l’intérieur de la ville de Fribourg. Il est intéressant aussi pour les promenades même si il est un petit peu dangereux, parce qu’il n’y a que des falaises tout autour du lac. On y découvre des châteaux qui sont malheureusement privés, ce qui fait que l’on ne peut pas accéder aux jardins. Enfin, c’est une région qui mérite quand même d’être visitée. Des personnalités importantes habitent au bord du lac, notamment l’ancien conseiller fédéral, M. Joseph Deiss.

Voilà en gros tout ce que je pouvais vous dire sur ce lac de Schiffenen. Alors, à vos bicyclettes si vous faites du vélo ou à pieds et faites le tour de ce lac. On regarde ce petit sujet et l’on se retrouve dans quelques minutes.

 

 

Après cette magnifique petite balade au bord du lac de Schiffenen, on se retrouve avec Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Alors tu vas, une fois n’est pas coutume, nous parler peinture, sculpture, puisque tu as rencontré un artiste vraiment pas tout à fait comme les autres. Un homme très attachant sur qui nous avons d’ailleurs fait trois volets, trois entretiens. On va commencer par le volet qui traite de sa passion, qui est justement la sculpture. Pourquoi ? Parce que d’ici quelques jours, il va exposer ici à la galerie Quint-Essences.

Oui. Juste.

 

Qu’est-ce que tu peux nous dire de M. de Sousa, je crois.

Alors, Jorge de Sousa Monteiro, c’est quelqu’un qui a toujours aimé dessiner et c’est à l’occasion d’un voyage qu’il a effectué en Angola, puisqu’il est originaire d’Angola, où il voulait monter une affaire et s’établir, c’est à cette occasion-là qu’il s’est dit : « Bon maintenant, je me lance dans la peinture, parce que vraiment j’aime cela. »

 

M. de Sousa fait de la peinture. Il fait de la sculpture. L’Angola, un pays pas très facile où les gens ont beaucoup souffert et cela se voit dans ses œuvres.

Absolument, ce qu’il cherche à faire, c’est vraiment rendre les mutilations qu’il a pu voir dans certains villages. Il a parcouru la campagne. Il a eu l’occasion de voir, de rencontrer des familles, des jeunes filles, de rencontrer la vie habituelle en Angola, hors villes, si l’on veut et dans ses peintures, c’est ce qu’il cherche à redonner, c’est vraiment le quotidien des gens.

 

C’est vrai, ses peintures sont assez positives, sont sympathiques. Il n’y a pas vraiment de souffrances. On voit des scènes de la vie de tous les jours.

Non. C’est plutôt au niveau des sculptures qu’il a exprimé le désarroi de la population. C’est des sculptures en plomb et il a rajouté du vert de gris pour les patiner, les vieillir un peu. Il a fait lui-même son moule. C’est du plomb qui a été récupéré, donc c’était du matériel de récupération.

 

Oui. C’est de toute beauté.

Magnifique.

 

C’est vraiment des sculptures, vraiment, il ne se fout pas du monde, comme on dit.

Bon, elles ne sont pas d’une taille énorme, ça on peut le préciser quand même. Mais elles sont magnifiques. Elles sont très parlantes.

 

Et très lourdes

Oui, le plomb !

 

C’est un homme aussi attachant, on ne va pas trop en dire peut-être, parce que l’on a donc un deuxième volet que l’on verra bientôt et un troisième volet. Dans un volet, on parlera de l’Angola.

Oui.

 

Et dans un volet, on parlera de

Sa maladie.

 

Terrible maladie dont il est atteint, qui l’empêche d’ailleurs de continuer de peindre et de faire des sculptures.

Il a dû arrêter effectivement son art parce qu’il n’arrive plus à tenir ne serait-ce qu’un pinceau. On verra dans l’autre volet qu’il a aussi de la peine à manger maintenant. Il a un problème de paralysie lente et en fait il s’est décidé à exposer, parce que c’est ses amis qui lui ont dit : « C’est bien ce que tu fais, alors essaye peut-être d’exposer et pendant que tu es encore dans le coup plus ou moins. »

 

Une chose que l’on peut déjà malheureusement dire, c’est que ses œuvres sont probablement les dernières.

Absolument. Il ne peut plus exercer, il ne pourra plus exercer son art.

 

Il ne pourra plus peindre ou faire de la sculpture.

Voilà.

 

C’est vrai qu’en exposant, il y a un petit côté sentimental, il n’était pas très motivé d’abord à exposer, ni à vendre, peut-être justement à cause de cela.

Oui.

 

Sachant que s’il vend toutes ses sculptures, toutes ses peintures.

Il n’y a plus de traces.

 

Il n’y a plus de traces, mais je suis persuadé qu’il sera quand même content qu’on s’intéresse à ce qu’il fait. Pour l’instant, il est très isolé chez lui. J’espère qu’il pourra venir au vernissage ce vendredi, malgré son handicap. Mais c’est vrai que cela peut être une belle consécration pour lui si des gens emportaient ses peintures et ses sculptures.

C’est une forme de reconnaissance finalement du public envers lui et ça, je pense que c’est important surtout par rapport à son cas et ses problèmes de santé.

 

On fera tout notre possible pour qu’il puisse être là vendredi et là je crois, que rien que pour rencontrer le bonhomme, ça vaut vraiment la peine de se déplacer.

Il a une joie de vivre et une force de vie qui m’a, moi, abasourdi parce que ses jours sont comptés…

 

Oui c’est vrai et malgré cela, il a

Oui. Il a une joie de vivre qui est communicative.

 

Foi en la vie qui est vraiment

Je trouve que cela fait réfléchir, cela laisse même pantois !

 

On a de la peine à parler de nos propres petits bobos quand on a rencontré cet homme.

Absolument.

 

J’espère qu’il y aura beaucoup beaucoup de monde ce vendredi, 6 juillet, ici à la gare de Bevaix pour rencontrer les œuvres et M. de Sousa.

J’espère aussi pour lui.

 

Merci en tout cas Alain de nous avoir fait, encore une fois, rencontrer un homme extraordinaire et à bientôt pour d’autres rencontres.

D’accord, ça marche.

 

Merci.

Pas de quoi.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On vient de faire connaissance avec M. de Sousa, ce peintre, ce sculpteur.

Oui.

 

Très très attachant que nous a présenté Alain Sunier, qui va donc exposer ici ce vendredi.

Exact.

 

Mais il ne sera pas tout seul. Il y aura également une peintre.

Avec Mme Carla Peairo.

 

Qui elle fait de la peinture.

Et qui vient aussi de l’Angola comme lui, qui est originaire de l’Angola.

 

D’accord. Des peintures très colorées, très gaies. Un petit peu comme les tableaux de M. de Sousa, je crois.

Oui, un petit peu le même style que lui.

 

Bien. Cela sera une exposition très angolaise, très portugaise.

Très colorée.

 

Qui attend les fidèles de la galerie Quint-Essences.

Ce vendredi à 19 h.

 

Ce vendredi 6 juillet à 19h. L’exposition dure

Jusqu’à fin août.

 

Venez quand même au vernissage. C’est là que l’on peut rencontrer les artistes.

Oui justement voir Monsieur…

 

 

Discuter avec eux, etc. Très bien et parallèlement, on continue de suivre la fameuse carrière de

Julien Pisenti, notre collaborateur.

 

Qui après avoir exposé ici à la gare, exposé au Bar King, etc. va sévir maintenant au

Temple du Bas, exact.

 

D’accord.

Du 3 au 30 juillet. Des photos…

 

Et vous qui êtes connaisseuse, spécialiste.

Moi, je ne suis pas spécialiste… dans la famille oui.

 

Sa spécialité, c’est quoi ?

Les insectes et il y a aussi d’autres peintures. D’autres peintures, mais là, le secret est gardé.

 

Est bien gardé.

Exact.

 

On en reparlera aussi, parce que c’est jusqu’au 30 juillet. Là, on a 27 jours…

Pour aller voir l’exposition.

 

Bien. On en reparlera. Il pourra aussi venir nous en parler, pourquoi pas de son exposition ? Très bien. On va en rester là pour aujourd’hui. Merci en tout cas Françoise de m’avoir aidé à présenter cette rubrique artistique.

Merci.

 

Merci aussi à vous Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. On vous souhaite une très bonne fin de journée, une très bonne semaine, à bientôt. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod