« Quoi de 9 ? » 131 : du 30 juillet au 5 août 2007

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Quand on dit social et culturel, je crois que ce n’est pas exagéré du tout.

Non, effectivement. On va s’immerger dans un contexte social qui est pénible à priori, mais quand on écoute la personne en question, Mme Azalée Pointet, je l’appellerai Azalée… on se rend compte qu’il y a des gens qui sont vraiment courageux sur cette terre.

 

Et ça, ce n’est pas la première fois que l’on va à la rencontre justement de gens peu connus, qui ne font jamais la une des médias. On l’a vu avec M. de Sousa, il n’y a pas longtemps qu’il souffre d’une maladie qui ne paraît pas forcément grave. Pour Mme Pointet, parce que je crois que tout a commencé par un rhumatisme quand elle était jeune.

Elle avait des problèmes d’arthrose et cela a empiré. Là, elle est sur le fil du rasoir, tous les jours quasiment. Comme elle nous le dit dans le film, elle pleure très souvent, elle a des moments de découragement épouvantables parce qu’elle ne peut pas se bouger. C’est ça le problème et c’est une femme pleine de vie en plus.

 

Comment font ces gens-là. Elle dit avoir eu plusieurs fois l’idée de vouloir mettre fin à ses jours, mais comment font-ils pour malgré tout garder le sourire et avoir encore envie de vivre ?

Moi, je pense que le rôle de son mari est hyper important dans ce qu’elle vit, parce qu’il l’a toujours soutenue. C’est lui qui s’occupe de faire les tâches ménagères dans le sens où elle ne peut pas forcément les assumer. Je crois que le fait d’avoir aussi des enfants et des petits-enfants joue un rôle prépondérant dans son moral.

 

On l’a vu le jour du tournage à Saint-Aubin dans sa boutique, elle est en effet très bien entourée par ses deux enfants, plus de deux enfants au fait, je ne sais pas combien elle en a ?

Si je ne fais erreur, il y a trois enfants et pas mal de petits-enfants. Mais je crois que ce qui joue aussi un autre rôle, c’est que c’est une femme qui adore bricoler, qui fait de la gravure sur verre. Son hobby la maintient quand même. Elle aime le monde, elle a son petit magasin, donc elle voit du monde, ça veut dire que pour elle, les journées ne se passent pas dans la morosité, mais plutôt dans le contact humain.

 

Elle aime la créativité, elle aime créer. Elle dit que depuis toute petite, elle a fait de la peinture, de la sculpture, qu’elle trouvait des éléments de récupération, je crois, avec lesquels elle travaille ?

Elle travaille énormément avec tout ce qui est nature en fait. Elle adore travailler sur des écorces par exemple. Elle aime aussi, ce qui est très drôle, l’art japonais. Quand on va chez elle, on s’en rend compte. Elle fait de la calligraphie. On aurait quelqu’un d’autre pour en parler, ça serait mieux, n’est-ce pas Anaïs ? Elle adore la calligraphie japonaise, elle a des projets. Elle aimerait apprendre le japonais. C’est une femme finalement qui est très motivée, qui vit à fond, parce qu’elle ne sait pas ce que le lendemain réserve !

 

Et comme tu le dis, elle a encore envie d’apprendre, bien sûr. Elle a aussi envie de faire plaisir, parce que tout ce qu’elle vend dans sa boutique est relativement bon marché.

Oui. C’est tout ce qui a de plus abordable. C’est fait maison en plus. Elle a de l’originalité, elle a de la fantaisie, elle a du punch. Elle a du punch.

 

Justement, quand nous avons été vers elle, c’était tout près de la Fête des mères. Elle préparait plein de petits objets décoratifs pour souhaiter bonne fête à nos mamans et visiblement, encore une fois, à des prix très très abordables. Elle a envie, pas d’avoir un maximum de clientèle, mais de faire plaisir à un maximum de personnes.

Là en l’occurrence, elle avait surtout pensé aux enfants en se disant qu’ils n’ont pas forcément un budget énorme. Elle avait fait des prix tout ce qu’il y a de plus abordables pour qu’un enfant puisse faire un cadeau à sa maman.

 

Ce que je te propose Alain, c’est qu’on regarde peut-être ce sujet ensemble, se remémorer cette interview qui s’est déroulée ici avec Azalée et l’on peut reprendre cette discussion juste après.

Pas de problèmes, ça joue.

 

Très bien. Alors à tout à l’heure. On écoute Mme Azalée Pointet.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le grand plateau comme dirait Bertrand Duboux, de « Quoi de 9 ? », toujours avec Alain Sunier.

Voilà.

 

On a vu Azalée. C’est vrai que chaque fois, c’est un vrai plaisir de la voir. On sent que c’est difficile de souffrir plus que cette femme elle souffre. Moi, je retiendrai en plus de tout ce qu’elle a dit, c’est peut-être faire un peu du narcissisme tout cela, mais on lui a fait réellement plaisir à cette femme en l’invitant chez nous et je crois que cela nous a fait du bien aussi.

Je dirais que le football a du bon dans le sens que moi, j’ai fait la connaissance de son mari il y a plusieurs années de cela et lorsque je l’ai vue dans le train, dans le régional local, ça m’a fait tilt parce que j’avais déjà eu l’occasion d’aller chez elle. Elle avait un petit commerce à Môtiers, à l’époque, et j’y avais acheté une carafe parce que j’adore cela. Quand je l’ai vue, le fait que je connaisse très bien son mari, a sans doute facilité le fait qu’elle se rende ici pour témoigner de son quotidien.

 

Je faisais une remarque avant au Tour de France et au grand plateau. Mais c’est vrai que les vrais héros, ce n’est pas toujours ceux que l’on croit ?

Les vrais héros ne sont pas forcément, n’occupent pas forcément, le devant de l’actualité ou le devant de l’écran. On a autour de nous, ça j’en suis persuadé, beaucoup de gens qui sont sans doute héroïques et que l’on ignore et c’est aussi le but de notre télévision d’aller à la rencontre de gens comme ça.

 

Le problème, on le sait, ces gens sont souvent très discrets, timides, réservés. On pourrait presque profiter pour lancer un appel finalement à nos téléspectatrices et à nos téléspectateurs. Si vous connaissez, même si c’est dans votre famille, dans leur famille, des personnes qui, comme Azalée, souffrent vraiment comme ce n’est pas possible et qui, malgré cela, ont encore une envie, une rage de vivre, qu’ils nous écrivent, qu’ils nous téléphonent. On ira les contacter.

C’est sans aucun problème. Je crois qu’il faut vraiment que notre télévision aille à la rencontre de tout un chacun, parce que l’on voit beaucoup trop de vedettariat actuellement dans les chaînes dites traditionnelles. Je crois que les gens qui sont à nos côtés méritent aussi qu’on parle d’eux.

 

Surtout que ces héros, dont on parle dans les médias conventionnels comme tu dis, sont souvent fabriqués de toutes pièces, soit par ces mêmes médias d’ailleurs ou alors ce sont des sportifs mais qui n’ont plus vraiment le mérite, sans vouloir reparler du dopage, mais qui n’ont pas vraiment le mérite qu’on pourrait leur accorder.

Je pense que justement les médias faussent grandement la vision du sport dans le sens où l’on va médiatiser à coin tel ou tel coureur et en plus de cela, il y a l’esprit de clocher qui n’arrange rien. Je crois, et là je le répète peut-être mais, on a autour de nous des gens qui méritent qu’on s’intéresse à eux.

 

Tu as raison, on ne le répètera jamais assez. Pour nous, Mme Azalée Pointet, c’est un véritable héros. J’espère qu’on en rencontrera encore beaucoup comme cela. En tout cas, notre télévision leur est ouverte. C’est avec eux qu’on a envie de faire ce chemin.

Absolument. Ils sont les bienvenus. Ils nous font signe et on accourt !

 

Très bien. Merci Alain en tout cas de m’avoir aidé à présenter cette première partie de « Quoi de 9 ? ». On se retrouve dans quelques secondes pour quelque chose d’un petit peu plus léger, une petite balade du côté de Saint-Blaise. À tout de suite.

 

 

Voilà, comme promis, on se retrouve avec Alain pour parler d’une magnifique petite commune neuchâteloise, le village de Saint-Blaise.

Le village de Saint-Blaise qui a des richesses qu’on ignore. On a tendance de toute façon, comme il y a l’autoroute, on a tendance à ne pas faire attention à s’arrêter là, mais je crois que cela vaut le détour.

 

C’est une commune, tu as fait quelques recherches comme d’habitude, ça remonte à quelques centaines voire quelques milliers d’années, non ?

La première trace, cinq mille ans. Au temps des Romains, il y avait déjà… Saint-Blaise existait déjà, mais s’appelait Arinis ou Arens. Le village est construit le long du Ruau qui est ce ruisseau que tu as filmé et qui prend sa source à Voëns. À propos de Voëns, on peut aussi signaler qu’il y a Vöens et Maley qui font partie de Saint-Blaise. Les deux hameaux plus Saint-Blaise sont ensemble.

 

Tu parles de ce fameux petit ruisseau. Il a vraiment marqué la commune même économiquement un certain temps.

Le petit ruisseau en question parcourt toute la commune du haut en bas et sur le cours d’eau en question sont construites des scieries. On l’utilisait pour fouler la vigne, le raisin. Le premier moulin est situé fin du XIIème siècle. C’est la première mention du premier moulin à Saint-Blaise.

 

On peut d’ailleurs de nos jours, toujours remonter ce sacré ruisseau et y voir encore quelques moulins ?

Il en reste un dont la roue a été restaurée en 1974. Il a été complètement restauré en 2003. On y voit aussi des maisons de maître du XVIème XVIIème siècle. Il y a aussi le Chemin du diable. Le Chemin du diable est une voie romaine, une ancienne voie romaine et l’on voit très bien la marque des roues dans la terre, cela veut dire, c’est si l’on veut un embranchement de la Vy d’Etra qui permettait d’aller sur Avenches. Vy d’Etra cela signifie « via strada », cela veut dire que c’est une voie pavée. Depuis là, on pouvait se rendre à Avenches.

 

Elle continue aussi direction Yverdon, sauf erreur.

Elle fait effectivement, on peut l’emprunter, d’ailleurs le plateau de Bevaix fait partie de la Vy d’Etra, et pour les marcheurs potentiels, il n’y a pas de problèmes, ils peuvent faire Neuchâtel-Yverdon par la Vy d’Etra sans aucun problème. C’est très bien indiqué.

 

Que dire d’autre sur ce village de Saint-Blaise, sur son passé ?

Ce que l’on peut dire, c’est que fin XIXème il y avait un moulin qui était en fonction. Il y a quelque chose de très très joli. Il y a une grande différence entre le haut de Saint-Blaise et le bas Saint-Blaise. De tous temps, on a fait une différenciation même au niveau du nom, puisque c’est le bas Saint-Blaise qui s’est appelé d’abord Saint-Blaise, puis par la suite le haut Saint-Blaise a été englobé dans le même nom.

 

C’était une commune indépendante ?

Ils ont un fort passé romain. On y retrouve de nouveau la présence des lacustres lorsqu’on va au lac. Ils ont profité, la commune a profité par rapport à la construction de la… le gain qu’ils ont fait sur le lac, ils ont profité pour faire un port, un endroit très très accueillant. Le haut ne s’est presque pas développé si l’on regarde le vieux village, tandis que le bas effectivement, là s’est énormément développé au détriment de la vigne notamment.

 

Je me souviens quand ils ont construit l’autoroute, ils avaient dû déplacer la petite église, je ne sais pas si tu te souviens ?

Oui. D’ailleurs, c’était une grosse opération. C’était sur rails si je ne fais erreur.

 

Exactement. Ils ont dû la déplacer de je ne sais pas combien, reculer de vingt ou trente mètres, une vieille église qu’ils ont dû mettre sur roulettes et l’avancer de quelques centimètres par heure jusqu’à sa place définitive.

Elle se trouve en fait quand on va en direction de Marin au sud de la voie de chemin de fer qui va sur Berne.

 

C’est un exercice assez rare qu’ils avaient fait ce jour-là ?

Oui un exercice rare, mais couronné de succès puisqu’il n’y a pas eu de problème. Elle est toujours là, elle est toujours intacte.

 

Tout cela pour faire passer en effet cette fameuse autoroute. Tu as parlé du port. C’est vrai que c’est un joli port, bien fait, même sur le plan du paysagisme. Il y a des nouvelles plages qui ont été créées et qui vont d’ailleurs direction Neuchâtel jusqu’au Laténium d’Hauterive.

Absolument et il y a aussi le complexe des Fourches qui est assez connu pour ceux qui font du sport, puisqu’il y a possibilité. Il y a la piste Vita, il y a possibilité d’y faire de la grimpe et c’est notamment l’un des lieux de prédilection du Neuchâtel Xamax actuel.

 

La seule chose que l’on peut regretter à Saint-Blaise, c’est qu’ils aient abandonné les fameux motocross.

C’est des bons souvenirs, ça remonte… cela nous met un petit coup de jeune. Cela fait trente ans peut-être qu’il y a eu le dernier à vue de nez.

 

Oui, une trentaine d’années, je pense. J’y allais avec mon papa. Bien plus de trente ans, j’ai l’impression que cela n’existe malheureusement plus. C’était une belle époque, parce qu’il y avait… Les Suisses étaient brillants. Je me souviens du champion suisse de l’époque qui était un certain Rapin qui avait un garage à Corcelles-près-Payerne.

Moi, je ne me serais pas souvenu du nom du gars en question. J’avais plus l’habitude, en étant enfant, d’aller au motocross qui se déroulait à Pierre-Pertuis, puisque je n’habitais pas loin de là.

 

J’avais oublié que tu étais Bernois.

Cela ne se dit pas !

 

Non. C’est vrai que c’était un bel événement, un joli événement. Il y avait vraiment des centaines et des centaines de personnes qui venaient à ce moto-cross. Il comptait, je crois, pour les championnats d’Europe en tout cas pour les Championnats du monde. C’était vraiment quelque chose de très sérieux et des très très beaux souvenirs. Enfin voilà. On a fait notre petite page nostalgique. Merci en tout cas Alain d’avoir fait ces recherches sur le village de Saint-Blaise. On se retrouve dans quelques secondes pour parler cette fois, on va prendre de la hauteur, puisque l’on va monter sous le toit de la gare à Bevaix, à la galerie Quint-Essences. À tout de suite.

À tout de suite.

 

Quand je dis quelques secondes, on va d’abord se rendre à Saint-Blaise visiter ces petits moulins, le port, et après l’on vient vraiment définitivement clôturer cette émission ici à la galerie.

On va de ce pas à Saint-Blaise.

 

Allons-y.

 

 

Après cette petite balade à Saint-Blaise, on se retrouve ici toujours avec Alain pour parler des deux artistes qui exposent ici à la galerie Quint-Essences. Des artistes que tu connais bien.

Oui.

 

Notamment M. de Sousa, puisque nous avons fait trois émissions sur lui.

Je les connais tous les deux. D’ailleurs, on a fait une émission avec Carla aussi. Une femme qui est la joie de vivre par excellence, quelqu’un de très très très souriant.

 

Juste quelques mots pour commencer sur l’ami Jorge de Sousa, ses peintures, ses sculptures.

Ses peintures, c’est vraiment de l’art africain. Il fait de l’aquarelle entre autre. Au niveau sculptures, il travaille avec du plomb. Maintenant, je crois qu’il est utile de préciser qu’il ne peut plus ni peindre, ni sculpter, étant donné son problème de santé. Mais au niveau des thèmes, c’est différent. Sa peinture, cela serait plutôt le quotidien des gens. Il a observé en retournant en Angola parce qu’il voulait monter une petite entreprise là. Et au niveau des sculptures, c’est une référence aux conflits qu’il y a en Angola, notamment le problème des mines antipersonnelles.

 

Si ses peintures sont en effet très colorées, très joyeuses, parce qu’il décrit la vie du quotidien, mais ses sculptures sont par contre quand même beaucoup plus impressionnantes ?

Elles sont beaucoup plus sombres et en plus de cela, il les enduit de vert-de-gris, parce que l’on sait que le plomb peut-être toxique et cela leur donne un aspect un peu patiné, un peu vieillot qui peut-être accentue encore le côté dramatique qu’il veut exprimer.

 

Il voulait exprimer les douleurs de son pays, les atrocités justement causées par les mines antipersonnelles, il ne pensait pas lorsqu’il les faisait à sa maladie qui le détruit aussi ?

Là maintenant, la souffrance a changé de camp. Ce n’est plus les gens qui marchent en Angola, c’est lui qui a des problèmes et en parlant de marche, il a de plus en plus de problèmes, même pour se déplacer et pour manger. Sa situation empire, on pourrait presque dire, malheureusement, de jour en jour.

 

Enfin, on a toujours une pensée pour lui, parce qu’il fait partie de nos amis. On l’aime bien. Parlons aussi de Carla, Carla Peairo.

Oui.

 

Qui est aussi Angolaise, qui a un style un peu identique à l’ami Jorge ?

Elle, disons que le domaine de Carla Peairo est plus féminin. Elle s’est attachée à décrire le quotidien de la femme et la maternité, la fécondité. Elle a des tableaux aux tons très très chaleureux, tout comme Jorge d’ailleurs, mais où les courbes sont on ne peut plus féminines.

 

Pour parler de son pays, l’Angola, un pays qui a connu plus de trente ans de guerre ?

Quand on l’a rencontrée, elle rentrait, elle était en Angola une semaine auparavant à Luanda, la capitale. Elle a été en mesure de nous expliquer ce qu’il se passe actuellement. En fait, son pays est en phase de reconstruction, en particulier la capitale. Elle a une très belle image, elle disait que les arbres étaient gris tellement il y a de la poussière, tellement il y a de chantiers en cours.

 

Elle était très positive sur l’avenir de son pays. Elle disait en fait qu’il est en reconstruction. Petit problème avec l’eau encore qui n’est pas toujours très propre ?

Le problème de l’eau est lié au problème des canalisations comme elle nous l’explique, dans le sens où les canalisations sont pourries, ce qui fait que l’eau est plus facilement dans la rue que dans le lavabo ou la baignoire !

 

Enfin, c’était encore une fois l’Afrique qui était de nouveau au premier plan de notre sujet. Une région quand même qui nous touche. On a quelques personnes dans l’équipe qui étaient d’origine africaine. Un continent où vraiment la guerre ne peut pas s’arrêter.

Il y a deux problèmes. Il y a des problèmes d’ethnies, c’est-à-dire qu’il y a des ethnies qui vont dominer d’autres ethnies, ça c’est l’un des aspects et l’autre aspect, c’est la présence de multinationales dans le sens où elles pourrissent complètement la situation. On voit la Chine par rapport au Tchad et au Soudan. On voit les Américains en Angola. Ils s’approprient vraiment toutes les ressources qui pourraient permettre à la population de vivre sans doute mieux.

 

Finalement, ces pays qui ont envahi l’Afrique sont en train de se retirer ou sont presque entièrement retirés, mais d’autres sont venus plus sournoisement ?

Absolument. Auparavant, l’Angola, on peut le rappeler, était une colonie portugaise. Il y a eu, ils ont acquis leur indépendance dans la souffrance, ça c’est clair et net. Mais dès que le pays a été indépendant, les investisseurs ont profité des luttes internes et intestines pour se placer, notamment économiquement.

 

Enfin voilà. Un continent malheureusement toujours brigandé, mais avec des gens, on l’a vu avec Carla, on l’a vu avec Jorge, des gens qui sont encore positifs, optimistes, qui transmettent des messages d’espoir et c’est cela qu’on va peut-être retenir de nos deux invités qui, je le rappelle, exposent actuellement encore à la galerie ici Quint-Essences, sous le toit de la gare de Bevaix où se trouvent nos studios. Voilà. Je crois que l’on a fait le tour.

J’espère bien oui.

 

Merci Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. On vous remercie d’être toujours aussi nombreux. Je vous souhaite une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod