« Quoi de 9 ? » 137 : du 10 au 16 septembre 2007

 

 

Madame, Monsieur, soyez les bienvenus sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Au menu cette semaine, trois reportages. Pour en savoir plus, je vous propose « Quoi de 9 ? », c’est dans quelques secondes avec nos collaborateurs.

 

 

Pour m’aider à présenter le premier sujet de la semaine, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler d’un sujet un peu surprenant peut-être pour une petite télévision comme la nôtre, quoi que… On va parler de la Migros, ce grand, cet immense magasin.

Oui effectivement, la Migros qui est un magasin commercial que tout le monde connaît, mais qui a aussi un côté social et culturel qui n’est pas forcément connu de tout le monde.

 

C’est vrai que ses fondateurs, je ne me souviens plus en quelle année, enfin…

C’est en 1925 que Gottlieb Duttweiler a créé cette société. D’ailleurs au début, c’était une société, ce n’était pas une coopérative. C’est devenu une coopérative en 1941.

 

À l’origine, les deux fondateurs, je crois que M. Duttweiler a lancé cela avec son épouse, sauf erreur, avaient une idée déjà bien précise de ce qu’ils avaient envie de faire.

Oui. Pour eux, ce qui était intéressant, ce qu’ils voulaient faire, c’était d’enlever les intermédiaires qu’il y avait entre les producteurs et les consommateurs. Déjà à l’époque, il y avait des distances qui s’établissaient. Ce n’était pas encore au niveau mondial. Il n’y avait pas encore la mondialisation que l’on connaît maintenant. Déjà au niveau suisse, on ne savait plus si la salade était cultivée par M. Machin ou si elle venait de Zurich. Ils ont voulu faire cela pour éviter les intermédiaires, pour éviter des coûts aussi.

 

Si les origines de la Migros étaient quelque chose de pas très connu, ce qu’ils appellent chez eux, le Pour-cent culturel, c’est encore moins connu, je crois, et pourtant cela ne date pas d’aujourd’hui ?

Le Pour-cent culturel officiel date d’il y a cinquante ans. Cela a été institutionnalisé, mis dans les statuts en 1957. Mais déjà avant, dans les années 40, ils commençaient déjà de soutenir la culture. Il y avait notamment un prix pour le cinéma suisse. Il y avait aussi des Écoles-club Migros qui ont été créées en 1948. C’est donc bien avant le Pour-cent culturel et c’était déjà quelque chose… même si ce n’était pas un statut obligatoire, ils avaient déjà cette volonté de participer à la vie de la société.

 

Pour en revenir à ce Pour-cent culturel, il y a les écoles Migros que l’on connaît bien, qui sont répandues dans toute la Suisse.

Voilà, justement. Les Écoles-club Migros qui font en fait de la formation, ce n’est pas que de la culture. Il n’y a pas que des cours de dessin, il y a des cours de langues, il y a toutes sortes… Ce Pour-cent culturel n’est pas dédié qu’à la culture. Si on prend le montant qui lui est alloué en 2006, c’est un peu moins de cent vingt millions de francs suisses. C’est déjà une somme considérable, mais plus de 50% de cette somme est partie à la formation, justement dans les Écoles-club Migros, des bourses d’études, etc. Il n’y a que 25% qui sont dédiés spécifiquement à la culture. Il y a encore 5% dans le social, il y a aussi du bénévolat, etc. Cela ne concerne pas que la culture. On sait qu’il y a aussi des institutions qui ont été créées grâce à ce label « Pour-cent culturel ». Il y a une institution qui se trouve à Rüschlikon dans le canton de Zurich, qui est l’Institut Gottlieb Duttweiler. Il y a quatre parcs nature qui ont été créés, un au mont Gurten en-dessus de Berne, un en Suisse romande au Signal de Bougy, un près de Bâle, à Münchenstein dans l’ancien parc qui avait accueilli Grün 80, l’exposition. Je ne sais pas si tu te souviens de cette expo.

 

Je n’étais pas né !

Tu n’étais pas né… Pourtant en tant que paysagiste, tu devais apprécier cette expo où il y avait plein de fleurs. C’était magnifique.

 

C’est vrai que c’est un événement qui avait marqué.

Et le quatrième site vert se trouve juste à côté de l’Institut Gottlieb Duttweiler, toujours à Rüschlikon. Il y a aussi une chose qui est intéressante, c’est qu’ils ont aussi fait une Fondation, une Institution de la ligne ferroviaire du Monte Generoso au Tessin. Ils ont repris la ligne ferroviaire, ils ont aussi fait un parc en haut. Il y a une grotte de l’ours qui a été inaugurée très récemment. Cela appartient aussi à la Migros.

 

C’est assez impressionnant, et ce qui fait vraiment plaisir finalement, c’est que les principes, les règles de base de M. et Mme Duttweiler sont quasiment bien respectées.

Justement, ce qui est « rigolo » entre guillemets avec ce Pour-cent culturel, c’est que dans les statuts officiels, c’est au minimum un demi-pourcent du chiffre d’affaires de la coopérative, mais ça, s’est établi sur une moyenne des quatre dernières années. Même si une année, ils font du déficit, ils doivent avoir plus d’un demi-pourcent du chiffre d’affaires et non pas du bénéfice, surtout s’il n’y a pas de bénéfice, qui est réparti pour la culture et pour le social. Cela, il faut quand même oser le faire !

 

Nos amis téléspectatrices et téléspectateurs se demandent peut-être pourquoi on parle de la Migros finalement. On va peut être conclure là-dessus. On a fait dernièrement un petit reportage à l’Université de Neuchâtel.

Justement, c’est le prix culturel. C’était là, en l’occurrence, le Grand Prix culturel Migros Neuchâtel-Fribourg qui a été attribué à une œuvre qui a trouvé place dans les murs de l’Université de Neuchâtel, à la Faculté des Sciences, à UNIMAIL.

 

Tout à fait. C’était une œuvre réalisée par l’artiste neuchâtelois, Jean-Michel Jaquet. Une œuvre qui s’appelle « La Grande Partition ». Tu sais sûrement pourquoi ?

Oh alors, je ne suis pas dans les méandres du cerveau de l’artiste, mais il emploie, il a pris cela comme une partition musicale et il l’a appliqué plutôt à la biologie vu que l’on est à la Faculté des Sciences. Il a réuni quelques signes. Enfin, il y en a quatre, cela sera dit longuement dans le reportage et il a joué avec ces signes en les tournant, en les torturant dans tous les sens pour voir en fait qu’avec quelques signes, quelques fragments, on peut faire une multitude de choses.

 

Tout à fait. C’est un très beau travail qu’il a réalisé. En tout cas, tous ceux qui étaient à ce vernissage étaient absolument impressionnés par ce travail qui est assez grand. Ce n’est pas un petit tableau de deux mètres sur un mètre.

Non, je ne pense pas que l’on puisse l’acquérir et le mettre dans son salon.

 

Absolument. On regarde ce petit sujet, en attendant, je te remercie de toutes ces explications et je te dis à bientôt.

À bientôt.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » où j’ai le plaisir d’accueillir Feisal, bonjour.

Bonjour M. Lambert.

 

Vous avez réalisé un magnifique petit montage sur une chorale neuchâteloise pas très connue, mais qui mériterait de l’être et qui s’appelle « Le Coup de Joran ».

Oui.

 

Pouvez-vous nous parler de cette chorale ?

Cette chorale, s’appelle « Le Coup de Joran » qui était fondée à la base par M. Charles-André Huguenin. En fait, à un moment donné, comme lui a pris sa retraite, c’était une dame, une institutrice qui a repris cette chorale. Elle s’appelle Mme Dominique Jeanrenaud.

 

Voilà. Et une autre dame est venue aussi, très vite, je crois pour l’aider.

Oui, parce que le nombre d’enfants continuait d’augmenter. C’était un peu dur pour Mme Dominique, donc elle a appelé sa collègue qui s’appelle Mme Delphine Aloe. Actuellement, elles sont deux comme directrices de cette chorale.

 

D’accord. J’ai eu le plaisir de faire le tournage à Fontaines. C’est là où nous avons été les rencontrer. Vous avez fait le montage. Vous avez pu remarquer je crois, simplement en faisant le montage, la discipline qui existait dans cette chorale.

Oui. La discipline s’apprend… Ce n’est pas facile, mais c’est dedans là. Ils ont donné leur propre temps, parce que les répétitions se font à l’heure…

 

À la pause de midi.

Entre midi et demi et une heure et demi, c’est-à-dire dans leur propre temps. Donc, vous voyez comme ils se sont donnés. Tout d’abord, ils pique-niquent ensemble avec les enfants.

 

C’est sympathique, oui.

Et les répétitions se font comme ça.

 

D’accord. On l’a dit ou on ne l’a pas dit, je crois, les enfants viennent volontairement, ça ne fait pas partie du programme de l’école. Ils viennent volontairement, mais on exige d’eux, vous l’avez dit, la discipline parce que cette chorale donne pas mal de concerts chaque année, je crois.

Exactement. Même si les enfants viennent volontairement, ils sont obligés de s’inscrire. Une fois que les enfants sont inscrits, il est exigé de rester tout au long de l’année, parce qu’il y a pas mal de concerts comme vous l’avez dit.

 

Bien. J’espère que l’on aura donné envie aux gens d’aller écouter les concerts de la chorale du « Coup de Joran ». On remercie en tout cas les deux directrices que l’on peut voir dans le reportage qui ont accepté très gentiment de répondre à nos questions. Merci aussi à vous Feisal pour cet excellent montage et je vous dis à bientôt.

Merci infiniment et à bientôt.

 

Alors, on va écouter cette petite chorale et l’on se retrouve dans quelques minutes pour parler d’un métier très très peu connu.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » après avoir écouté ces magnifiques chansons avec Gaétan Berthod, bonjour Gaétan.

Bonjour.

 

Vous êtes chez nous juste pour quelques semaines, on expliquera pourquoi tout à l’heure, mais surtout vous faites un métier qui n’est pas très connu, médiamaticien. Est-ce que vous pouvez nous dire de quoi il s’agit ?

Oui. C’est un métier qui a été inventé par Swisscom au alentour de 1999-2000. C’était pour faire le pont entre des informaticiens et des employés de commerce, parce qu’il manquait en fait des personnes à cet endroit-là pour se comprendre entre deux métiers.

 

Les employés de bureau, les employés de commerce et le monde informatique.

Le monde informatique. Un informaticien est très technique et les employés de commerce moins. C’est beaucoup plus des utilisateurs d’ordinateurs et on essaye que la machine fonctionne.

 

Quelles raisons pourriez-vous évoquer pour donner envie à un patron d’engager finalement un médiamaticien ?

Un médiamaticien cela permet aussi… On fait aussi des sites Internet.

 

Oui aussi.

On est aussi dans l’audiovisuel. On a des bases de marketing, comptabilité. On a une palette assez large. On n’est pas des experts, ça c’est sûr, mais on sait bien se débrouiller.

 

Bien. C’était intéressant d’apprendre ce nouveau métier. Vous êtes donc médiamaticien de profession. Vous avez souhaité venir passer quelques semaines ici chez nous, à Télé Objectif Réussir pour différentes raisons, notamment parce que la vidéo vous passionne.

Oui. Maintenant je suis une formation d’ingénieur des médias. Je suis en train de faire un cours à la HEIG-VD, cela dure trois ans et, en fait, je suis intéressé par l’audiovisuel et j’ai décidé justement de faire un stage à la télévision.

 

D’accord. On a eu du plaisir en tout cas à vous recevoir. Dès que vous êtes arrivés chez nous, on vous a proposé un montage assez compliqué qui traînait dans nos tiroirs… Est-ce que vous pouvez nous en parler ? C’est un travail qui a été fait par des médiamaticiens justement.

Oui. En fait, ils ont fait des films sur la discrimination et le racisme et vous avez fait aussi un reportage avec deux caméras et j’ai dû monter cela. J’ai fait sept petits films.

 

Aujourd’hui, on en verra qu’un seul. Juste peut-être quelques mots sur le sujet qu’ont choisi ces deux filles et ce garçon.

Oui. C’est un jeu de miroir. Il y a une femme blanche et une femme noire. C’est tout expliqué dans le reportage.

 

C’est vrai. Ils font les mêmes gestes dans un miroir.

Oui. J’ai trouvé assez intéressant leur point de vue sur le film.

 

Très bien. On va regarder ce petit sujet. Je vous remercie déjà de nous avoir aidés à monter ces sujets et vous transmets tout le plaisir que nos collaborateurs ont eu à travailler avec vous.

Merci à vous.

 

Très bien. C’est parti pour ce petit sujet et on se retrouve encore une fois, juste après.

 

 

C’est sur ce magnifique petit sujet que se termine notre émission de la semaine. Merci de l’avoir suivie. À très bientôt. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod