« Quoi de 9 ? » 139 : du 24 au 30 septembre 2007

 

 

Cesar Evora

 

Madame, Monsieur bonjour. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, notre émission « Quoi de 9 ? ». Cette semaine avec Françoise Berthod, Julien Pisenti, Laetitia Sefini, Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci Cesar. Bonjour Laetitia.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. On va commencer cette semaine en parlant du village de Valangin.

Oui.

 

Vous avez un petit peu étudié ce magnifique village avec son château, son vieux bourg. À quand remonte un peu cette histoire de Valangin ?

Entre le XIIème et le XVIème siècle. Valangin était un comté s’étirant sur le Val-de-Ruz et les Montagnes neuchâteloises.

 

Et il était habité par ?

Aarberg. La famille Aarberg-Valangin.

 

La famille Aarberg-Valangin, d’accord. Qu’est-ce que l’on peut dire encore sur ce beau château ?

Par la suite, en 1592, la comtesse de Neuchâtel Marie de Bourbon a racheté le château pour 70 000 écus d’or.

 

Autant que cela ?

Oui. Je pense que cela ne faisait pas beaucoup…

 

Donc cela a changé de famille, finalement ?

Oui. Cela a été régné par plusieurs de la même famille.

 

D’accord.

Dont Gérard, Jean, Claude d’Aarberg avec sa femme, Guillemette de Vergy et par la suite, René de Challant.

 

Je crois que c’est des portraits que l’on voit, sauf erreur, dans la salle des Chevaliers de Valangin pour ceux qui souhaitent aller le visiter.

Oui.

 

Quoi d’autre sur le Château de Valangin ?

Plusieurs monuments sont dans tout le village de Valangin, la fontaine, la tour du bourg, la collégiale.

 

Voilà. Tout est très bien conservé.

Oui.

 

On parle de Valangin. Pourquoi est-ce que l’on parle de Valangin ? Parce que nous avons été faire un petit reportage, dont vous avez été chargée de faire le montage. Il s’agissait de la Foire aux puces, je crois que cela s’appelle comme cela ?

Oui.

 

La Foire aux puces de Valangin. Une foire, vous l’avez vu, un petit peu particulière puisque cela n’a rien à voir avec les grandes… ce n’est pas des antiquités qui sont vendues. Ce n’est pas une brocante, c’est ce qu’ils appellent, je crois, des vides galetas. Les gens, de temps en temps, débarrassent leur galetas. Au lieu de jeter, ils viennent essayer de vendre ça dans la rue.

Oui.

 

Je ne sais pas si vous avez noté des choses particulières en faisant le montage. Des choses qui vous ont marquées, que vous avez appréciées ?

Beaucoup de rires, beaucoup d’enfants qui jouent, des musiques, beaucoup de monde aussi.

 

Oui beaucoup d’enfants qui viennent aussi vendre leurs bandes dessinées ou leurs vieux jouets. Moi, ce qui m’a particulièrement fait plaisir de rencontrer, c’est M. Gilbert Duvoisin. Vous avez vu ce que fait ce Monsieur ?

Oui, la soupe.

 

Il fait la soupe aux pois. Je trouve que pour moi, pour nous peut être, notre télévision, je trouve que des gens comme cela, c’est vraiment des gens qui sont très importants dans nos petits villages. Ce que j’ai aimé, on le verra dans l’interview, il dit que cela fait quarante ou quarante-cinq ans qu’il prépare la soupe aux pois et il insiste pour dire qu’il fait cela bénévolement. Il ne se fait donc pas payer pour faire cela. Il est aimé dans tout le village, il est connu par tout le monde. Il nous a même donné la recette que les gens pourront noter s’ils ont un petit stylo à côté d’eux et surtout, il a peur que cette tradition se perde et il nous dit qu’il a transmis la recette à son filleul, qui va aussi pouvoir poursuivre, quand M. Duvoisin prendra définitivement sa retraite.

Voilà ce que l’on peut dire sur cette manifestation. Cela a beaucoup de succès. Nous étions montés très, très vite pour filmer, je crois 6h30-7h du matin. Les premiers exposants venaient déjà pour

Installer.

 

Installer leur stand. Qu’est-ce que l’on pourrait dire encore sur Valangin avant que nous regardions le sujet ? Dire encore qu’il y a toute l’année, presque tout l’été, il y a un petit train que les enfants peuvent utiliser au bord de la rivière.

Avec les adultes aussi.

 

Les adultes aussi, d’accord. On peut peut-être regarder ce sujet. Je rappelle que c’est vous qui avez fait le montage, ça s’appelle « La Foire aux puces de Valangin ». Merci Laetitia pour toutes ces explications historiques et à très bientôt.

Merci Jean-Pierre.

 

 

Voilà. Après ce petit voyage à Valangin, on se retrouve ici à la gare de Bevaix avec Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

En somme, on va aller visiter, revisiter le Jardin botanique qui se trouve au vallon de l’Ermitage. C’est un montage qui a été réalisé par notre ami, Oscar Garcia. Le vallon de l’Ermitage, je pense que tous les Neuchâtelois savent où cela se trouve, c’est sur les hauteurs de Neuchâtel juste en dessous de l’ancien hôpital des Cadolles. Un vallon qui est très connu à Neuchâtel, parce qu’il y a des gens célèbres qui y ont habités, Friedrich Dürrenmatt, notamment.

M. de Montmollin.

 

La famille de Montmollin, bien sûr. Ce Jardin botanique, avant, se trouvait au Mail, maintenant il se trouve au vallon. Le canton de Neuchâtel ou la ville de Neuchâtel a racheté une vieille propriété qui a appartenu à un avocat notaire, je m’en souviens, parce que c’est un peu le quartier de mon enfance, qui nous terrorisait il y a quarante ou cinquante ans

C’était le méchant du quartier.

 

C’était le méchant du quartier, parce que toute la région était interdite. On n’osait pas y aller. Si on y allait, il nous envoyait la police… C’était assez particulier !

Ce n’était pas de la rigolade, alors !

 

Ce n’était pas de la rigolade, mais cela reste un très, très beau vallon et c’est une très bonne idée qu’ils ont eue, c’est vrai, d’y installer le Jardin botanique de Neuchâtel.

C’est une super bonne idée, parce que c’est vraiment naturel le coin-là.

 

Il y avait déjà de très beaux arbres ce qui a permis assez facilement aux paysagistes de faire…

De se baser de la nature pour faire un truc super accueillant.

 

Voilà. Tout à fait. Juste avant que l’on parle des raisons pour lesquelles nous avons été filmer là haut, dire que le Jardin botanique, il n’y a pas tellement longtemps, a risqué de disparaître, parce que

Toutes les subventions et tout…

 

L’Université de Neuchâtel a décidé de retirer son appui financier et c’est la Fondation Sandoz, qui a finalement sauvé le jardin en faisant un don.

Heureusement, parce que, on ne peut pas dire qu’à Neuchâtel, on manque de coin de nature, mais il faut au moins garder ça, cela fait partie du patrimoine.

 

Absolument. Et un Jardin botanique, je pense que c’est absolument indispensable.

C’est important, c’est indispensable dans chaque ville.

 

Absolument. Ce n’est pas du folklore. On essaie de sauver des espèces.

On garde ce que l’on peut toujours garder de nos jours, ce que l’on arrive à garder et de le faire découvrir aux gens qui habitent tout près.

 

Tout à fait. Le Jardin botanique de Neuchâtel est intéressant, parce qu’il organise régulièrement des expositions, des manifestations et on est monté là-haut pour faire un petit tournage, parce que l’on avait trouvé intéressant ce qu’ils faisaient. Ils avaient parlé des insectes finalement indispensables.

Voilà. Des insectes sociables que l’on pourrait utiliser dans notre jardin en même temps pour le nettoyage, la pollinisation ou la fabrication de produits.

 

Donc les abeilles, les fourmis

On retrouve les abeilles, les fourmis, oui. Le Musée d’Histoire naturelle leur a prêté leur grande fourmilière et quelques exemplaires de fourmis.

 

Vous, on sait que vous êtes un passionné d’insectes, de photographies d’insectes notamment. Finalement c’est vous qui auriez dû venir filmer ça avec nous, parce que c’est compliqué de filmer des insectes. Vous en savez quelque chose !

Surtout, il faut pas mal de patience et là vu que c’était une fourmilière présentée du Musée, c’était dans des verres et tout… Il y a des reflets, des problèmes de netteté. En l’occurrence pour filmer des insectes, il faut du bon matériel !

 

Absolument. Les fourmis, c’est assez facile à filmer, à part les reflets. Les abeilles, un petit peu plus compliqué parce qu’évidemment

Il y a beaucoup de mouvements.

 

Dès que l’on s’approche avec les caméras, elles ont envie de fuir…

Surtout les abeilles, quand on peut les filmer en-dehors de leur ruche, elles sont, on peut dire, à leur dernier stade où elles vont butiner. Mais tout se passe à l’intérieur de la ruche où on trouve un premier stade, les abeilles qui fabriquent les alvéoles pour les prochaines progénitures. À partir du dixième et vingtième stade, elles commencent à perdre justement leur glande nourricière de gelée royale pour nourrir les futurs petits. Elles sortent, elles commencent de sortir de la ruche pour aller butiner, pour ramener du nectar pour notre bon miel.

 

J’ai quand même préféré les filmer sur les fleurs que de m’approcher de la ruche. C’est quand même effrayant

Logiquement, normalement, on ne risquerait rien du tout. Il faut quand même dire que les abeilles, c’est des insectes qui sont domestiqués.

 

Dressés.

Si l’on peut dire « dressés ». Elles ne vont pas se lever sur un petit escabeau avec un coup de fouet comme cela ! Autrement, on peut dire que c’est des insectes qui ont été domestiqués par l’homme, parce que l’on retrouve plusieurs sortes d’abeilles. Il y a encore des abeilles sauvages comme des abeilles domestiques.

 

Elles n’ont pas le même comportement ?

Elles n’ont pas le même comportement justement, c’est des abeilles un petit peu plus dociles et c’est pour cela qu’il y a la grande polémique des abeilles, soi-disant les abeilles tueuses. Celles-là, elles font énormément, elles produisent beaucoup de miel, mais elles ne sont pas du tout dociles, elles sont même presque dangereuses.

 

Il faut quand même pas trop conseiller à des enfants d’aller s’amuser autour des ruches.

Non, non. Une ruche, ce n’est pas un jouet !

 

Ce n’est pas un jouet. Ne pas aller ouvrir le couvercle, les portes.

Non, jamais s’amuser à ouvrir le couvercle d’une ruche.

 

Même si elles sont domestiquées, elles peuvent quand même

Cela pique quand même ! Une, deux piqûres, cela peut aller, mais si il y en a plus…

 

Si c’est l’essaim qui s’y met, on peut même des fois mourir !

Faire un arrêt cardiaque.

 

Qu’est-ce que l’on peut dire d’autre sur les insectes ? Là, au Jardin botanique, c’était surtout les fourmis, c’était les abeilles, mais on sait que vous êtes un passionné d’insectes en général.

Je ne le dirai jamais trop, les insectes sont très utiles pour nous, pour l’homme, pour les fleurs et il y aussi des insectes mangeurs de bois qui nettoient le bois dans la forêt. On a des insectes mangeurs de viande. Chaque insecte a son utilité. Même le moustique qui, pendant la nuit, qui « emmerde » un peu le monde, il a son utilité !

 

Cela on a de la peine à se l’imaginer.

Non, c’est tellement vite fait d’écraser une mouche où comme cela. On ne devrait pas normalement.

 

Est-ce qu’il y a des insectes qui sont en voie de disparition ou il y a des problèmes avec cela?

Il y a des insectes qui disparaissent toutes les années, une énorme quantité, mais ils y en a qui réapparaissent. D’autres sortes d’insectes qui réapparaissent de la même famille, mais il en disparaît tout le temps. En fait, cela change comme avec le climat. On voit un climat qui commence à se réchauffer, on commence à retrouver de plus en plus de gros insectes chez nous que l’on ne voyait pas il y a quelques années en arrière. C’est surtout dû au climat. Les insectes qui disparaissent, cela ne se fait plus trop maintenant, mais c’est tout avec les pesticides dans les champs. On a disséminé une grande population d’insectes à cause de cela. Maintenant dans l’agriculture, ils se sont dit : « On va quand même faire des trucs un peu plus biologiques. » On retrouve cela dans les champs de réintroduction de papillons.

 

En effet, si on peut faire prendre conscience que les insectes sont vraiment importants comme tous les autres animaux sur la Terre

C’est comme les Inconnus qui disaient : « Les insectes sont nos amis. »

 

Voilà. On y pensera la nuit quand les moustiques nous tournent autour des oreilles…

Non, non.

 

Merci pour ces quelques explications, cela nous a fait plaisir de parler insectes avec vous et on ne peut que recommander aux gens de monter régulièrement au vallon de l’Ermitage pour voir toutes les expositions qui s’y déroulent. Cela sera, je pense, souvent autour des insectes, des fleurs.

Tout ce qui a un rapport avec les fleurs et les insectes. C’est super beau.

 

Très bien. Montons donc dans ce vallon de l’Ermitage pour écouter ces abeilles que notre ami Oscar Evora a si bien monté

Oscar Garcia.

 

Pourquoi je dis cela. D’accord. À très bientôt Julien. Merci beaucoup.

À plus.

 

 

Voilà. On se retrouve après le Jardin botanique pour regarder un petit clip qui a été réalisé par des médiamaticiens de Neuchâtel, qui s’appelle « L’auto-stoppeur », qui va parler de discrimination. Vous verrez, c’est très amusant. C’est réalisé par quatre jeunes, Messieurs Émery, Hartmann, Chassot et Boulanger. On regarde ce clip et on se retrouve pour parler de la galerie Quint-Essences qui se trouve ici, à la gare de Bevaix.

 

 

De retour sur le plateau avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler des artistes qui exposent ici à la galerie Quint-Essences, juste sous le toit.

Exact.

 

Si vous pouvez peut-être nous en dire quelques mots. Ils sont quatre, je crois.

Ils sont quatre et exposent jusqu’au 27 octobre.

 

Ils exposent jusqu’au 27 octobre. On commence peut-être par Julien Pisenti.

Oui, Julien Pisenti.

 

Photographies haute résolution. Photographe amateur depuis peu d’années, mais d’une sensibilité et d’une patience qui lui permet de capter le monde des insectes. Cette fois, Julien nous offre une série de photos sur le thème des « Traces » de toutes sortes.

 

Michel Buhler. Peintures à la gouache non figuratives. Les tableaux qu’il propose expriment le côté matérialisé d’une ou plusieurs facettes de ses poèmes qui eux, sont plutôt intellectuels et philosophiques.

 

Anaïs Laurent, galeriste. Peintures en lavis, figuratives et non figuratives. Les petites illustrations sont faites en encre de couleurs avec pinceaux calligraphiques chinois.

 

Micheline Sidler. Peintures à l’huile figuratives et non figuratives. Peintre à l’huile et à l’aquarelle, capable d’une finesse exquise et d’une recherche soignée. Elle essaie sa main pour la première fois à une expression littéraire avec la même clarté et sincérité qui distinguent tout son travail.

 

Merci Françoise pour toutes ces explications.

Je vous en prie.

 

J’espère qu’avec vos commentaires et les quelques images qu’on a vues, on aura donné envie à un maximum de personnes de venir visiter cette exposition.

Et cette exposition, j’ai oublié le titre « Au-delà des mots : Motus ».

 

Très bien. Merci Françoise. À très bientôt.

Merci à vous. Bonne journée.

 

Merci. Merci Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. J’espère que nos émissions vous ont plu. Je vous souhaite une très bonne fin de semaine. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod