« Quoi de 9 ? » 140 : du 1er au 7 octobre 2007

 

 

Julien Pisenti

 

Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Laetitia Sefini, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci Julien. Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. Merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Sur notre plateau, ce matin, pour m’aider à présenter la première émission de la semaine, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler ensemble du bénévolat dans le canton de Neuchâtel, mais en général aussi. Un mot comme ça qui, on sait ce que cela veut dire quand on parle de bénévolat, mais on a constaté en étudiant ce sujet que le bénévolat avait quand même une immense importance dans notre société.

Tout le monde a déjà fait dans sa vie du bénévolat en le sachant ou en ne le sachant pas, que ce soit dans un club sportif, dans une association villageoise quand il y a des fêtes de village. On a vu, le week-end passé, la Fête des vendanges à Neuchâtel, elle ne pourrait pas s’organiser sans les bénévoles.

 

C’est presque inné, on pourrait dire, le besoin de faire du bénévolat. Comme tu le dis, on en a tous fait sans savoir que nous faisions du bénévolat, de toute façon sans mettre cette étiquette. C’est presque un besoin de vouloir de temps en temps aider sans être payé.

C’est aussi rendre des services, tout simplement. Cela rentre dans le cadre du bénévolat, mais si on le fait pour quelqu’un de sa famille, on ne va pas dire : « Je suis bénévole de faire ça. »

 

Évidemment.

C’est un service que l’on rend à des amis, à la famille ou à un club, une société. On n’utilise pas forcément ce terme mais, finalement, tout temps donné ou travail effectué pour quelque chose sans être rémunéré, c’est du bénévolat.

 

C’est vrai que c’est intéressant, par besoins vitaux ou pas, mais c’est vrai que cela nous permet parfois de pouvoir nous approcher d’organisation qui n’est pas exactement notre tasse de thé ou qui n’est pas forcément notre passion très précisément.

Oui, tout à fait. Cela me fait penser que dans le cadre, moi, j’adore la musique, j’ai aidé à organiser le festival Terre des hommes à Neuchâtel pendant plusieurs années, alors que je n’avais pas d’atomes crochus forcément spécifiquement avec Terre des hommes. Je ne fais pas partie de cette société, de cette association, mais j’ai quand même aidé à organiser ce festival pour apporter un peu d’argent pour leur société.

 

Cela est certain. On a fait une liste, on a essayé de regarder ça ensemble, c’est vrai qu’il y a un très, très grand nombre d’associations, clubs sportifs, qui, sans les bénévoles, ne pourraient pas fonctionner.

C’est clair. On peut parler des clubs sportifs, dans les villages, ils n’existeraient pas si il n’y avait pas de bénévolat, que ce soit les entraîneurs, que ce soit les parents qui conduisent les enfants, surtout pour les enfants. Mais que ce soit aussi, moi, je me souviens dans mon village, on avait un club de hockey. Des fois, il nous arrivait de nous lever à 2 heures du matin pour aller arroser la patinoire naturelle qu’on confectionnait. On se retrouvait tout seul au milieu de la nuit avec une lance incendie par moins quinze, et on espérait que le suivant n’ait pas oublié de mettre son réveil !

 

On philosophie, là, sur le bénévolat aujourd’hui, parce que notre collaborateur, Alain Sunier avait invité ici il y a quelque temps, M. Eddy Blandenier, président des bénévoles neuchâtelois, si je puis dire.

Il fait partie de l’Association neuchâteloise des services bénévoles, mais c’est des bénévoles qui sont plutôt axés sur la santé et le social. Eux, ils ne vont pas s’occuper des clubs sportifs ou ce genre de truc. Eux vraiment, c’est des vrais bénévoles parce que toutes les activités qu’ils ont, c’est des choses qui ne se font pas par d’autres associations.

 

Je trouve ce côté absolument génial qu’a eu M. Blandenier, d’organiser des réseaux de bénévoles dans tout les domaines où cela ne se serait peut-être pas fait tout seul.

Eux, ce qu’ils font surtout, c’est qu’ils centralisent tout le canton parce que les bénévoles agissent très localement. On ne va pas demander, si il faut conduire quelqu’un à la Migros au Locle, on ne va pas demander à quelqu’un du Landeron d’aller faire le trajet pour l’aider à faire ses commissions. On va prendre quelqu’un du Locle.

 

Absolument et cela demande une certaine organisation. Il faut que l’handicapé ou la personne ayant un problème de déplacement sache à qui s’adresser pour obtenir d’éventuels services.

Voilà. Il faut mettre en relation les personnes parce qu’il y a des gens qui ont du temps à offrir, des gestes à faire, mais ils ne savent pas à qui le faire. Il faut pouvoir entrer en relation avec des personnes qui ont des problèmes de santé dus à l’âge ou etc. Ces personnes, elles, ont aussi besoin de pouvoir contacter les gens qui peuvent les aider. Il faut ce lien pour que les gens puissent se rencontrer.

 

C’est exactement cela qu’a fait M. Blandenier.

Ils ont coordonné un peu tout ce qu’il se passe au niveau du canton de Neuchâtel et ils ont même des associations qui coordonnent entre les différents cantons.

 

Tout à fait. C’est un sujet vraiment… une rencontre vraiment très intéressante. On se réjouit de la présenter à nos téléspectateurs. Vous le verrez, ceux d’entre vous qui aimeriez contacter M. Blandenier, c’est très facile. Il a toujours besoin de bénévoles, même si, il estimait que le nombre était entre 1500 et 1600, ce qui paraît beaucoup.

Cela paraît beaucoup, mais finalement ce n’est pas des gens qui travaillent entre guillemets à cent pour cent. Un bénévole peut-être qu’il va rendre un service d’une heure durant toute la semaine ou durant tout le mois. Il faut le maximum de personnes pour que le jour où on a besoin de quelqu’un à telle heure, à tel endroit, on ait quelqu’un à proposer.

 

Absolument. On va peut-être regarder cet entretien, je rappelle qu’il a été réalisé par Alain Sunier qui recevait donc M. Eric Blandenier.

Eddy.

 

Eddy Blandenier. D’accord. Merci Daniel, à très bientôt.

À bientôt.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Laetitia Sefini, bonjour Laetitia.

Bonjour.

 

On va parler musique avec une charmante personne que nous avons rencontrée ici, à Bevaix, qui est musicienne et qui était venue animer la vie de personnes âgées au home de La Lorraine durant une demi journée. Il s’agit donc de Mme Géraldine Rabot qui a une particularité, une spécialité assez originale.

Oui, l’orgue de Barbarie.

 

Voilà. L’orgue de Barbarie. Un vieil instrument. Vous en connaissez un petit peu les origines ou… ?

Les origines du mot barbare, peut-être ?

 

Oui, pourquoi pas ?

C’était des gens de la haute société française qui disaient que les gens qui venaient de loin ou d’ailleurs étaient des barbares.

 

Cela serait l’origine du nom de cet instrument.

Oui. Il y en a plusieurs.

 

Il y a eu plusieurs versions, en effet. Un instrument assez intéressant parce que finalement, c’est un petit peu le père de l’ordinateur. C’est quand même un rouleau qui fait de la musique, c’est assez spécial.

Oui. Très.

 

Vous avez étudié… Plusieurs professions entrent en ligne de compte pour fabriquer cet instrument.

Il y a le noteur qui fabrique les cartes perforées et le facteur d’orgue qui les construit ou les répare.

 

Que peut-on dire encore sur cet instrument ?

C’est un instrument à vent, qu’on utilise dans la rue pour gagner sa vie ou annoncer des spectacles.

 

C’est vrai. C’est à cet effet qu’il était utilisé déjà il y a quelques dizaines voire plus d’une centaine d’années, mais il est très actuel aussi, parce que Mme Rabot qui nous explique d’ailleurs, comment lui est venue cette passion en fait ?

De son père.

 

De son père qui était, je crois, lui-même joueur d’orgue de Barbarie. Le répertoire, on pourrait penser que le répertoire est le même que l’on entend souvent sur les carrousels des forains.

Oui.

 

Mais c’est quand même plus sophistiqué que cela.

Il y a plusieurs bonnes vieilles chansons quand même.

 

Par exemple.

Les Chevaliers de la table ronde ou la Valse brune ou même Parlez moi d’amour !

 

La Valse brune, je sais que vous la savez par cœur

Oui… mais non.

 

Parlez-moi d’amour alors

Non.

 

Non plus. Cela sera pour une autre fois ! On revient donc sur Géraldine Rabot. C’est touchant de l’écouter, de nous parler aussi des personnes âgées chez qui elle va. C’est aussi touchant de l’écouter, parce qu’elle leur parle. Elle leur passe les chansons, mais elle s’adresse aussi à eux.

Oui. Elle est très naturelle, très expressive, très dynamique. Elle aime beaucoup faire ce qu’elle fait. Elle aime beaucoup rendre les gens heureux par rapport à sa musique, à ses chansons.

 

C’est ce que l’on a remarqué. Quand elle s’adresse aux gens, en effet, elle essaye de leur donner quelques petits indices pour qu’ils devinent quelle sera la chanson et évidemment ces gens qui ont entre soixante, septante, quatre-vingt ou nonante ans, ils ont un plaisir fou de retrouver ces belles chansons.

Bon puisque vous ne voulez pas nous en chanter une, on va écouter Mme Géraldine Rabot tout de suite.

Oui.

 

Avec plaisir. D’accord. Merci en tout cas Laetitia pour toutes ces explications et au plaisir de vous retrouver pour parler d’une autre émission.

Merci à vous.

 

À bientôt.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » juste quelques secondes, le temps pour moi de vous annoncer la diffusion d’un petit clip sur la discrimination, le racisme, qui a été réalisé par des étudiants du CPLN, étudiants médiamaticiens. Le sujet qu’ils nous présentent aujourd’hui parle de la discrimination qu’il y a entre hommes et femmes… Oui, ça existe toujours. On regarde ce petit sujet et on se retrouve juste après avec Françoise Berthod.

 

 

On se retrouve avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler ensemble de la galerie Quint-Essences. Pour ceux qui ne le sauraient pas, la galerie Quint-Essences se trouve au-dessus de nos studios ici à la gare de Bevaix sous le toit de la gare.

Exact.

 

Il s’y déroule une exposition déjà depuis plusieurs semaines, peintures, photographies.

Poèmes.

 

Une manifestation assez originale, puisqu’à côté de chaque œuvre, il y a un poème qui a été écrit le plus souvent par l’artiste.

Ce qui permet une autre réflexion.

 

Que simplement l’œuvre d’art. Le 9 octobre, il va se passer une soirée exceptionnelle, unique.

Unique à la galerie.

 

Puisque d’abord, une invitée d’honneur.

Oui, Mehlile Prince qui viendra déclamer des poèmes de l’Occident.

 

C’est assez compliqué.

De l’Orient d’hier à l’Occident d’aujourd’hui.

 

D’accord.

Des poèmes d’amour.

 

Il y aura également d’autres poèmes qui seront

Oui, les quatre artistes qui seront là, qui exposent.

 

On peut peut-être rappeler leurs noms.

Julien Pisenti, Anaïs Laurent, Michel Buhler et Micheline Sidler.

 

Voilà. Ce qui est intéressant dans leur démarche, c’est qu’ils ont chacun leur spécialité.

Exact, mais ils ont travaillé ensemble pour faire leurs poèmes.

 

Exactement.

Par exemple, un a fait la photo et l’autre personne a aidé pour le poème, a écrit le poème par rapport au ressenti qu’elle avait en regardant l’image.

 

Un travail collectif, une approche vraiment je crois, intéressante et c’est vrai que quand on écoute les poèmes, on sent qu’il y a beaucoup de sentiments, beaucoup d’émotion derrière tout cela.

Oui. Et comme d’habitude, chacun peut interpréter à sa manière. Il faut que les gens se déplacent et viennent écouter.

 

Absolument. On va juste leur donner un petit avant goût, puisque Michel Buhler et Anaïs Laurent sont sur notre plateau et nous ont fait le plaisir, ils vont nous faire le plaisir, de nous lire quelques poèmes.

Exact.

 

En tout cas merci Françoise pour toutes ces explications et à très bientôt.

À très bientôt et merci à vous.

 

 

Feu sacré

Dans l’éclat salutaire du soleil se dessine le chemin

méandre de lumière sans pareil, feu sacré du destin

le sable d’ocre brûle l’humble voyageur qui hurle dans cette sombre traversée de douleurs déchirée

en le fine pâleur estompée du désert à nouveau retrouvé

l’âme doucement bercée

s’entoure d’une pleine sérénité.

 

 

Les mots

De toi prisonnière

depuis toujours :

je dors avec,

je me réveille avec,

tu ne me quittes jamais.

Tu m’amènes

là au fond du gouffre,

là en haut de la falaise,

loin dans les mystères,

proche comme ton souffle

sur mon cou et trop intime…

je suis devenue ta victime

et pourtant,

que de portes tu m’ouvres,

vers l’intérieur comme l’extérieur

et tes fenêtres s’ouvrent

sur mes jardins secrets

que la lumière inonde.

 

Douceur retrouvée

Sur un rivage

plein d’orage.

dans la lumière irisée

d’une sombre marée,

apparaît brusquement

comme un déferlement

une pluie d’écume étoilée

d’une douceur tamisée.

Au-delà de cette rive

tout n’est que douce brise

car l’apparence dévoilée

livre sa douceur retrouvée.

 

 

Tout feu tout flamme

De jour apprivoisé, la nuit tu échappes à tout contrôle.

Tu m’embrases d’un seul regard

Tu domptes le noir d’un baiser plein de flamme

Tu danses de joie, éparpillant tes étincelles

Dans les braises d’un lit qui t’a vu naître : tu es feu d’amour.

 

 

Voilà. C’est sur ces magnifiques poèmes que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. À très bientôt. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod