« Quoi de 9 ? » 141 : du 8 au 14 octobre 2007

 

 

Laetitia Sefini

 

Bonjour Mesdames et Messieurs. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Julien Pisenti, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci Laetitia. Madame, Monsieur bonjour et merci de nous recevoir encore une fois chez vous. À mes côtés, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler cinéma avec toi. Qui ne connaît pas le NIFFF, qui signifie ?

Neuchâtel International Fantastic Film Festival, parce qu’ils n’ont rien trouvé de mieux que de le faire en anglais, vu que c’est international. C’est un peu la langue qui est utilisée dans ce milieu.

 

Voilà. Le NIFFF existe depuis l’an 2000, je crois.

Oui, tout à fait. C’était la 7ème édition cette année.

 

Qui a eu relativement pas mal de succès, malgré le temps qui n’était pas très

Le temps, il n’y a que la partie open air qui en dépend, parce que généralement si il pleut, on a plutôt tendance à aller au cinéma qu’à aller se promener au bord du lac. Ils ont eu dix-sept mille personnes, donc quatre mille de plus que l’année passée. Ils étaient contents de la fréquentation.

 

Cela peut paraître bizarre parce qu’il semble qu’il y a de plus en plus de festivals qui s’organisent un petit peu partout, mais le NIFFF, je crois, a quand même une particularité intéressante.

Déjà, c’est ciblé sur un type de films, donc le film fantastique qui est en fait plus ou moins tous les films, toutes les sortes de films qui ne sont pas dans la réalité. Cela peut être, bien sûr on pense aux films d’horreur, les films de fantaisie, aussi des films d’animation. Tout ce qui n’est pas dans la réalité, la science fiction par exemple, aussi. Tout ce qui a un décalage par rapport à la vie de tous les jours.

 

D’ailleurs sa directrice se défend que le film fantastique n’est pas que des films d’horreur.

Bien sûr. C’est ce que l’on pourrait croire, en tout cas à l’époque. On a l’habitude des séries B américaines. Des films de séries B qui n’étaient vraiment pas… style « Les griffes de la nuit » avec Freddy Kruger et Cie où c’était vraiment pour faire peur. Non, ce n’est pas que cela. Il y a aussi tout le côté science fiction, « Le Seigneur des Anneaux » ou autres.

 

Je ne sais pas si cette année il y a quelque chose de particulier à dire par rapport aux autres éditions. Ils ont fait l’open air pour la première fois.

Voilà. C’était la grande nouveauté cette année. C’est vrai qu’ils n’ont pas eu de chance avec la météo. C’est quelque chose qui va certainement perdurer et qui va plaire aussi à toute la population.

 

Le NIFFF a une façon particulière de décerner ses prix, sauf erreur.

Particulière. Non, c’est un peu comme cela dans tous les festivals, simplement il y a certains prix particuliers. Il y a le prix principal qui est le « Narcisse du meilleur film ». Narcisse parce que c’est l’artiste H.R. Giger qui a créé la statuette et qui a baptisé cela en narcisse. On ne va pas dire que c’est à cause du narcissisme des artistes.

 

Non, non

Surtout pas. Ce n’est pas notre genre. Mais il y a aussi d’autres films. Il y a notamment le « Méliès d’argent » qui est décerné. Là en fait, c’est une distinction qui sélectionne un film pour participer au « Méliès d’or ». Ce Méliès, c’est quoi ? C’est une fondation de films fantastiques de tous les festivals européens. Il y en a une vingtaine, cela va du Portugal, Espagne, Italie, Suède, Grande-Bretagne, même jusqu’à la Lettonie, à Riga, tous ces festivals. Chacun sélectionne un film, ça fait un prix et lors du dernier festival, cette année, c’était en Suède, ils prennent tous les différents films qui ont été sélectionnés dans les endroits et ils élisent le « Méliès d’or ».

 

D’accord. Chaque ville sélectionne un film et après ils se trouvent tous ensemble

Ils font une compétition à l’intérieur de leur festival à eux, spécifique pour les films européens et ils en sélectionnent un long métrage, un court métrage pour participer à la « finale » entre guillemets lors de celui qui se déroule en dernier. En l’occurrence, c’était en septembre cette année.

 

C’est intéressant. Cela permet de garder, de tisser des liens dans tous les festivals.

Voilà. Cela tisse des liens entre tous les festivals. Ils peuvent s’échanger des contacts, des films, des réalisateurs. Ils peuvent vraiment bien communiquer aussi, on peut se jauger l’un l’autre, voir comment ils évoluent, dans quelles directions ils vont. C’est vrai que c’est quelque chose de très intéressant.

 

Peut être encore un mot sur la Présidente du jury.

Cette année la présidente, c’était Lucile Hadzihalilovic, qui comme son nom l’indique, est Française.

 

Absolument oui.

Qui en fait a été invitée comme Présidente du jury, parce qu’en 2005, c’est son film qui avait gagné le Narcisse du meilleur film au NIFFF.

 

D’accord. Très bien. D’autres explications, on va en avoir dans quelques instants grâce à Anaïs Emery, la présidente, la directrice artistique.

La directrice artistique, non le président, c’est Olivier Müller. En gros, c’est elle qui fait la programmation, elle ne s’occupe pas de tous les films, mais quand même c’est elle qui choisit les films, qui a des contacts, qui voyage à l’étranger, qui va dans d’autres festivals pour avoir un peu des contacts et présenter des films toujours plus intéressants.

 

On le verra, c’est une femme très, très compétente et très passionnée surtout par le cinéma, évidemment.

C’est clair, quand on est directrice d’un festival. C’était déjà une passionnée de cinéma avant qu’ils aient décidé d’organiser ça. Ce n’est pas des golfeurs qui ont décidé d’organiser ça…

 

Absolument. On va peut être leur donner la parole. Je dis leur, parce que Mme Emery sera interrogée par Simona Radulica Montserrat, notre charmante collaboratrice.

Tout à fait.

 

À bientôt Daniel. Merci et bonne continuation.

Merci.

 

 

Merci Mesdames pour toutes ces explications.  On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler sport et un très beau sport, la voile et notamment les M2, des magnifiques bateaux qui ont régaté il n’y a pas longtemps sur le lac de Neuchâtel.

Le M2 Speed Tour était de passage sur le lac de Neuchâtel avec vingt-sept équipes. C’est une compétition qui se trouve en Suisse romande sur les deux lacs, le lac de Neuchâtel et le lac Léman. Juste là, à l’occasion, il y avait une manche sur le lac de Garde en Italie. C’est des bateaux qui sont entre 7,00 et 8,53 mètres. C’est les seules limites qu’ils ont à respecter avec la hauteur de voile et les mètres carrés de portée de la voile au vent. On trouve 50 m2 pour la grande voile. On a 70 m2 pour le foc et 20 m2 pour le spi.

 

Ce n’est pas des petits, petits bateaux quand même

Non. Ils disent que c’est des petits bateaux, parce que c’est une catégorie qui vient des formules 40, donc des grands voiliers, des grands multicoques et tout. Ceux-là sont un peu plus petits, ce qui permet de les transporter sur des petits lacs ou comme ça.

 

Ils ont un mât de seize mètres de haut, ce qui fait qu’il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup de vent pour aller très, très vite.

Non, non. Eux, ils vont très vite. Ils vont quasiment à la vitesse du vent. C’est pour cela qu’on dit que c’est des petits bateaux. C’est quasiment les seuls bateaux qui vont à la vitesse du vent.

 

C’est des bateaux qui vont très, très vite, parce qu’ils ont un très faible tirant d’eau.

Voilà.

 

Et comme tous les trimarans, comme tous les catamarans, c’est des bateaux de course.

Voilà. C’est des bateaux de course et surtout dans ces catégories, il n’y a aucune règle dans le dessin, dans le poids du bateau. Il y a de perpétuelles évolutions, donc ça change à chaque fois. Ils gagnent de la vitesse de plus en plus.

 

On remarque depuis quelques années qu’il y a de plus en plus de gens qui se passionnent pour la voile.

Oui depuis la victoire d’Alinghi en 2003 à la Coupe de l’America. Ensuite, on a de nombreux marins suisses, on ne le dirait pas vu qu’on est un petit pays et que l’on touche à aucune mer, on a quand même pas mal de marins suisses. On a Roger Montandon qui nous a fait une traversée de l’Atlantique à la rame. Extraordinaire.

 

Lui, a montré qu’on est courageux en Suisse.

Je trouve extraordinaire son truc. Dominique Wavre qui a fait le Tour du monde en solitaire sans escales.

 

Il y a déjà quelques années de cela.

Il y a déjà quelques années et ensuite, il y a Bernard Stamm qui court dans plusieurs régates dans le monde qu’ici en Suisse romande. Pierre Fehlmann, on a les frères Ravussin, etc.

 

M. Wavre aussi.

Oui, oui.

 

C’est clair qu’on a aussi des marins extrêmement compétents. L’explication que l’on m’a eu donnée, c’est qu’ils ont appris sur les lacs évidemment et que les lacs que ce soit le lac de Neuchâtel ou le lac Léman ne sont pas si faciles que ça à naviguer.

Non, par rapport au vent, c’est beaucoup plus technique que sur un plan de mer ou d’océan. C’est clair que l’on n’a pas les grandes vagues, les coups de tabac ou comme cela. Mais sur nos lacs par exemple, sur le lac de Neuchâtel, on peut avoir autant du vent, de la bise, du foehn, du joran. Cela peut changer assez rapidement.

 

Les vents changent très vite et il faut être très attentifs.

Il faut être attentif aux drapeaux, aux feux qu’il y a au port, à chaque débarcadère. Il faut faire attention à cela. Il faut bien s’y connaître niveau vent par là autour, car comme je le disais, ça change souvent.

 

Vous dites, bien sûr on n’a pas de grosses tempêtes comme il y a sur la mer, mais cela dit, lors de cette régate des M2 plusieurs bateaux quand même ont chaviré

Non. Il n’y a pas besoin de beaucoup de vent pour faire chavirer des bateaux et il y en a, comme ils le disent dans le film, qui ont chaviré et qui ont réussi à planter le mât parce que l’on n’a pas des grands fonds…

 

Les mâts font seize mètres. Si ils chavirent où il y a moins

Il reste planté le bateau.

 

C’est vrai. Les bateaux ont souffert même si il n’y avait pas de fort vent ce jour-là.

Oui. Justement vu que c’est des petits bateaux avec une assez grande portance au vent, il n’y a pas besoin de grande chose !! Un coup de joran et s’est vite retourné…

 

Pouvez-vous encore vite nous expliquer comment se calculent les points ?

Les points se calculent sur sept manches de course qui se sont déroulées sur le lac de Neuchâtel et le lac Léman. C’est tout simple en fait, le premier, celui qui arrive premier a un point, le deuxième deux points et cela se passe comme cela et à la fin de la saison, c’est celui qui a le moins de points qui remporte la coupe.

 

Celui qui a gagné.

Celui qui a gagné.

 

Très bien. Il ne nous reste plus qu’à aller voir cette régate filmée à Neuchâtel. J’aimerais encore remercier le Cercle de la voile de Neuchâtel qui nous a mis à disposition un bateau rapide avec un excellent pilote.

C’était excellent pour aller… Au niveau des images, c’était super.

 

Tout à fait. Si on avait dû se contenter des images prises depuis la terre.

Non. On n’a aucun mouvement, aucune sensation de vitesse ou quoi que ce soit. Tandis que là, on retrouve la vitesse.

 

Là, c’est absolument magnifique d’être au cœur de la régate avec ce bateau et ces voiliers qui allaient très, très vite.

C’est super de voir des trucs comme ça.

 

Absolument. Je crois que l’on a tout dit sur ces régates, sur cette régate. À signaler encore que c’est vous qui signez le montage de ce magnifique sujet.

Le montage et la musique.

 

Le montage et la musique absolument. C’était une grande première concernant la musique… Je crois que ce sujet est très apprécié, parce que le Club de la voile de Neuchâtel a mis ce film sur leur site Internet.

Oui. Et on parle du film sur de nombreux sites Internet de voile. Ils parlent de nous comme quoi on leur a fait un film.

 

Alors, la vie est belle.

La vie est belle.

 

Très bien. On s’en va au Nid-du-Crô regarder cette course. À très bientôt. Merci.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

On se retrouve sur terre pour parler d’un sujet beaucoup plus grave qui a été réalisé par des médiamaticiens de Neuchâtel. On en a déjà parlé plusieurs fois. Ils ont dû réaliser plusieurs petits films sur le racisme, la discrimination. Le film que l’on va voir aujourd’hui s’appelle « La vie d’une femme ». Il est intéressant parce qu’ils ont voulu aborder ce problème sous un autre angle en parlant, j’allais dire simplement, mais c’est extrêmement grave évidemment, tous les cas de violence qui existent au sein des couples et dont on a beaucoup, beaucoup de peine à causer. Je vous propose de regarder ce film de ces trois jeunes garçons et on se retrouve juste après pour parler de la galerie Quint-Essences.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour parler évidemment de la galerie Quint-Essences où il y a toujours cette exposition assez spéciale, assez extraordinaire.

Oui, c’est une exposition collective avec quatre peintres, quatre interprétations différentes et avec de la poésie aussi.

 

Il y a donc Michel Buhler

Julien Pisenti, Anaïs Laurent et Micheline Sidler.

 

Voilà. Comme vous dites. En effet, c’est quatre visions du monde différentes avec quatre artistes, c’est bien normal. Et dire qu’à côté de chaque œuvre, il y a une poésie.

Il y a une poésie que d’autre personne a interprété. Une personne a vu l’œuvre et a retranscrit ce qu’elle ressentait.

 

Voilà. C’est assez original comme exposition. Un travail collectif finalement. On ne peut qu’encourager nos téléspectatrices et téléspectateurs de se rendre à la galerie

Jusqu’au 27 octobre.

 

Jusqu’au 27 octobre, d’accord. Quoi dire d’autres ? On a tout dit…

On a tout dit.

 

Très bien. On va laisser le suspens aux gens qui viendront visiter, d’accord. Merci en tout cas Françoise, bonne fin de journée, bonne continuation.

Merci à vous. Pareil.

 

Merci à vous aussi Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, une très belle soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod