« Quoi de 9 ? » 144 : du 29 octobre au 4 novembre 2007

 

 

Françoise Berthod

 

Mesdames et Messieurs bonjour. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci Françoise. Madame, Monsieur, bonjour et merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. À mes côtés, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Juste avant que nous commencions cette émission, j’aimerais saluer une équipe dela Télévisionsuisse alémanique qui nous fait l’honneur de filmer notre émission pour un reportage qui sera diffusé prochainement. Alors bienvenue à eux et merci de penser à nous et surtout de nous faire un peu de publicité en Suisse alémanique.

Cela pourra faire du bien peut-être pour le journal.

 

Cela peut faire du bien pour notre journal, pour notre télévision aussi. Et cela va aussi faire du bien pour notre stress, puisque c’est entre cinq cents et six cent milles personnes qui risquent d’écouter nos bégaiements…

On se retrouve sur ce plateau avec également Socrate, ton fidèle ami.

Voilà. Socrate, c’est mon chien qui… si il est là, ce n’est pas par hasard, on va parler, on a réalisé un film surla Journéedu chien à Bôle.

 

Absolument. Une journée très intéressante qui réunissait un grand nombre d’associations de la région et d’ailleurs, qui travaillent avec les chiens.

C’est cela qui est bien, parce que quand on pense à une journée du chien, on se dit : « Tiens, c’est un défilé de mode ou éventuellement de l’agility », ce que l’on voit assez fréquemment. Mais là, ils font venir toutes sortes de sociétés, que cela soit du sauvetage, de l’aide aux handicapés, du secours en cas de catastrophe. Toutes sortes d’associations qui montrent que le chien peut être utile. Ce n’est pas seulement un petit toutou de compagnie comme celui-ci, mais le chien peut travailler et être utile pour aider des personnes, que ce soit des handicapés ou autres, en danger ou en situations périlleuses.

 

En effet, on a pu découvrir et on a pu discuter aussi avec plusieurs spécialistes. Bien sûr qu’il existe un grand nombre de chiens. On a fait quelques petites recherches. Environ quatre cents races à travers le monde et chaque race, on peut dire, peut avoir une spécialité qui lui convient parfaitement bien.

Tu dis quatre cents races, mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi tous les croisements. En Suisse, officiellement, il n’y a que 25% des chiens qui sont pures races, qui ont les papiers.

 

D’accord. Ce que nous avons pu constater durant cette journée, comme tu l’as dit, plusieurs associations. On a pu voir une démonstration de chiens de compagnie, de chiens de bergers, de chiens pour la chasse, des chiens d’aveugles, des chiens de sauvetage. Chaque race, comme je le disais, a son caractère particulier. Le problème, c’est quand on achète un chien qui ne correspond pas à nos besoins, finalement.

C’est clair qu’il faut bien réfléchir à ce que l’on va faire avec le chien. Il y en a certains, cela ne va pas en appartement, parce qu’ils ont besoin de courir, de se dépenser. Il y en a qui sont mieux adaptés si on a des enfants en bas âge. On ne peut pas prendre un chien juste parce qu’on le trouve joli ou comme cela. Il faut savoir qu’un chien, il faut s’en occuper. Ce n’est pas comme un chat qu’on peut laisser toute la journée, il suffit de changer sa caisse et remplir sa gamelle, il est content… Le chien, lui, a besoin de la compagnie, mais il a besoin de se dépenser. Il a besoin de faire beaucoup de choses.

 

En agissant correctement, on éviterait évidemment tous les accidents que l’on peut dénombrer chaque année en Suisse.

Alors, éviter tous les accidents, ce n’est pas possible. Tu parles de chien de chasse : à la chasse, il y a aussi des accidents. Il y a deux semaines en France, il y a un chasseur qui a tué un adolescent par accident. Le risque zéro n’existe pas, mais on pourrait diminuer déjà pas mal de morsures. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a plus du tiers des morsures, c’est sur des enfants. Bien souvent, les enfants ne connaissent pas le comportement qu’ils doivent avoir face à un chien. Il y a quelques règles à respecter. C’est, premièrement, qu’il ne faut jamais interagir avec un chien si il n’y a pas un adulte qui est présent.

 

Donc, apprendre aux enfants de ne pas aller tout seul vers un chien.

De ne pas aller vers le chien, attendre que ce soit le chien qui vienne vers l’enfant, ça c’est aussi important ; et si on se retrouve dans une situation avec un chien errant, inconnu, qu’il n’y a pas d’adulte, il faut prendre ce que l’on dit la position du poireau, c’est-à-dire qu’il faut rester debout, immobile, les bras le long du corps, surtout se taire, ne pas crier, ne pas pleurer et regarder en l’air. Ne jamais fixer un chien dans les yeux. Si jamais on est tombé à côté d’un chien, il faut se mettre dans la position de la pierre. Il faut se mettre en boule, de nouveau bien se protéger, ramener les bras et, aussi un cas de figure, on n’y pense pas souvent, c’est si l’enfant est en train de manger quelque chose. Le chien va être intéressé, que ce soit une barre de chocolat, une glace, n’importe quoi. Là, si un chien arrive qui se fait menaçant, ne pas avoir peur de laisser tomber sa nourriture qu’on est en train de manger, parce que le chien, là, il va aller sentir la nourriture et il se désintéressera du gamin.

 

Oui. Des comportements qui paraissent logiques finalement.

Cela paraît logique, mais il y a certains enfants qui n’ont jamais vu de chiens de près, peut-être parce que dans leur famille, ils n’en ont pas, dans leur entourage non plus… Ils n’ont pas l’habitude d’avoir ce contact avec les chiens, cela serait bien de pouvoir les éduquer. Le service vétérinaire cantonal du canton de Genève met à disposition des cours pour les écoles primaires. Ce n’est pas obligatoire, mais les professeurs qui veulent peuvent s’annoncer et là, il y a des spécialistes qui viennent donner des cours adaptés aux enfants.

 

Cela pourrait être une bonne idée, même dans les écoles enfantines déjà.

Eux, ils les font en première primaire à Genève.

 

Oui, parce qu’on parlait des accidents. Il y a eu sept cents morsures l’année passée qui ont nécessité des soins chez un médecin. Les propriétaires ont une grosse responsabilité aussi.

Oui, bien sûr. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que dans ces cas de morsures, plus de la moitié, la personne qui s’est fait mordre connaissait le chien, ça c’est important… Il y a une grande majorité, c’est soit le propriétaire du chien, soit les enfants, cela représente les deux tiers des morsures.

 

Très bien. On revient sur la journée de Bôle. On y verra d’ailleurs Lolita Morena qui est, comme on le sait, une passionnée d’animaux, une grande protectrice aussi de ces petites bêtes.

C’est notre Brigitte Bardot à nous.

 

On peut dire ça comme cela. Un peu plus jeune quand même….

On verra d’ici quelques années ce que ça donne…

 

On verra d’ici quelques années. Je ne sais pas si on a fait le tour. En tout cas, cette fête à Bôle était magnifiquement bien organisée, puisqu’ils avaient même monté une piscine pour montrer les chiens de sauvetage dans l’eau travailler et aussi des chiens, cela je ne connaissais pas, je connaissais les chiens pour aveugles. Je ne connaissais pas les chiens pour handicapés.

Ça, pour les personnes qui ont des lourds handicaps. Le chien peut aller ouvrir des portes, aller amener le courrier, allumer la lumière, éteindre la lumière, il fait plein de petits gestes utiles qui simplifient la vie de la personne et qui lui permet de rester autonome.

 

Cela, j’ai trouvé vraiment fantastique. Des chiens qui coûtent très chers, vingt, vingt-cinq mille francs, je crois.

Il faut les éduquer, cela prend du temps. Un chien qui obéit comme cela au doigt et à l’œil et qui réussit à retenir tous ces commandements, il faut lui apprendre, cela ne vient pas du jour au lendemain. Même si il va le faire une fois pour avoir une récompense, pour qu’il le fasse systématiquement, ça demande du temps et c’est cela qui coûte cher.

 

On verra le monsieur en chaise roulante, la façon dont il parle de son chien était vraiment très émouvante.

Pour lui, c’est clair, c’est… Il vit avec toute l’année. C’est vraiment une personne comme si il vivait en couple avec son chien, on peut presque dire cela. En plus, il lui est utile ! Donc on peut comprendre que le jour où il va le perdre, cela va être un sacré choc pour lui !

 

Tout à fait. Bien. Merci Daniel pour toutes ces explications. Merci aussi à Socrate de nous avoir assistés.

Je crois qu’il fait très bien le décor. Il n’a pas été très embêtant.

 

Un chien à recommander.

Si jamaisla Télévisionsuisse allemande a besoin d’un chien pour le décor, on le prête volontiers.

 

Voilà. On leur fera un prix ! Merci Daniel, à très bientôt.

À bientôt.

 

 

Voilà. Après ce charmant moment passé en compagnie de Lolita Morena et de ces charmants chiens qu’on a vus à Bôle, on revient ici dans notre studio à la gare de Bevaix avec Julien Pisenti. Bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour partir dans quelques instants sur le Mont Vully, je pense que tout le monde connaît le Mont Vully, cette petite colline qui se trouve en face de Neuchâtel, de l’autre côté du lac, pour parler d’un festival qui a eu lieu il n’y a pas tellement longtemps qui s’appelle le

Le Vully Celtic, qui a eu lieu du 31 août jusqu’au 2 septembre et qui a attiré quand même plus de douze mille personnes. Ce n’est pas rien du tout.

 

Un festival, vous qui êtes sûrement un spécialiste des festivals, plus que moi, assez unique quand même. Cela n’a rien à voir avec le festival de Nyon

Cela n’a rien à voir avec les concerts, parce que c’est vraiment un festival sur le monde celtique. On sait que dans nos alentours, le canton de Neuchâtel, c’était vraiment un nid de Celtes. Nos origines, c’est vraiment celtique à fond. Là, c’est des personnes qui font partie du groupement Pro Vistiliaco qui ont décidé d’entreprendre des fouilles sur le Mont Vully, des fouilles celtiques. J’ai vu qu’ils ont fondé leur groupement en 1977 et là, ils ont fait ce festival pour fêter les trente ans de cette association. En plus, là c’est super bien tombé parce qu’on fête les 150 ans de la découverte deLa Tèneà Marin. Le site archéologique qui a même donné son nom à une période de l’histoire, le deuxième âge du fer.

 

La Tène, un lieu célèbre dans le monde entier, on l’a dit. Le Mont Vully aussi, parce qu’on y a fait des découvertes intéressantes ?

En trente ans, ils ont découvert des pièces de monnaie, de la céramique et même des fortifications avec des portes pour entrer et sortir. Ils ont réussi à voir que c’était une ancienne garnison qui servait un peu de protection, mais ils ne savent pas vraiment si il y avait des habitations ou si il y avait une vie autant politique que religieuse.

 

C’est vrai que le Mont Vully, les Romains aussi étaient intéressés à une autre époque, parce que c’était un endroit assez clé ?

C’est sûr. L’homme a toujours recherché des points stratégiques comme celui-là. Là, on voit que c’est les montagnes qui sortent d’un peu nulle part, c’est un super lieu pour construire des fortifications. On a une grande hauteur et un dégagement sur presque tout le Plateau.

 

Tout à fait. On voit Neuchâtel. On voit Morat, on voit jusqu’à Bienne aussi. Pour revenir juste quelques minutes ou quelques secondes sur les Celtes, ils nous ont laissé aussi des fêtes religieuses. Les fêtes chrétiennes d’aujourd’hui sont calquées sur les fêtes celtes.

Il y a quasiment tout qui vient du mouvement celtique.

 

Je crois qu’on peut le dire, oui.

Et le christianisme est arrivé un peu plus tard et ils ont vu que ces fêtes représentaient pas mal pour les peuples et ils ont repris les dates, les lieux et ils les ont mis à leur sauce…

 

Le mouvement celte, certes, a disparu, mais il reste des passionnés, notamment un forgeron que nous avons rencontré sur le Mont Vully ?

Xavier L’Hoste qui est un passionné du mouvement celtique, mais surtout en tant que forgeron. Il s’occupe aussi des armes et il organise aussi des combats grandeur nature. Ils font partie du mouvement Cladio. C’est vraiment un mordu de chez mordu… On a aussi eu la chance d’interviewer un sellier. C’est des métiers qui ont un peu tendance à disparaître. On ne trouve plus ça.

 

Cela disparaît, mais il forme encore des apprentis quand même, me dit-il ?

Il y a encore des selliers qui forment des apprentis. Je trouve cela très bien parce que c’est des supers beaux métiers très manuels et c’est un peu bête que cela se perde.

 

Il y a des musiciens.

On a vu des musiciens. Toute la musique du film, elle vient d’un groupe de musique qui s’appelle Jasvir, un groupe breton, si je ne me trompe pas. Toute la musique du film, c’est eux qui l’ont jouée sur place et il y a eu plusieurs concerts le soir. Il y avait aussi des animations comme une troupe de jonglage que l’on a aussi interviewée.

 

Oui, des jongleurs bien sympathiques qui étaient très impressionnés par nos caméras. C’était la première fois qu’une télévision les interrogeait. Ils s’en sont bien sortis et ils étaient surtout vraiment très gentils, très sympas.

C’était super sympa pour eux. Il y a eu aussi, pas mal intéressant, des combattants sikhs, parce que c’est des personnes qui ont vraiment gardé l’art de se battre comme à l’âge des Celtes. Ils sont venus faire des démonstrations.

 

Oui, le monsieur quand je l’ai vu, j’ai pensé qu’il était déguisé. Heureusement que je ne lui ai pas posé la question. C’était vraiment

C’est ses vrais habits et ils peignent encore dans leur culture.

 

Absolument. Je crois que l’on n’a pas tout dit sur le mouvement celte, mais on peut recommander aux téléspectateurs et aux téléspectatrices d’aller visiter le Laténium à Hauterive.

Oui. Ils ont une exposition jusqu’en 2008 au Laténium. Il ne faut pas la rater, cela peut être intéressant.

 

Il n’y a pas de problème. Très bien. Merci Julien pour toutes ces explications et à très bientôt.

Merci Jean-Pierre. À plus.

 

 

C’est sur ces magnifiques images que s’achève notre émission hebdomadaire. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod