« Quoi de 9 ? » 145 : du 5 au 11 novembre 2007

 

 

Laetitia Sefini

 

Bonjour Mesdames et Messieurs. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Daniel Zumbrunn, Cesar Evora et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci à Laetitia et à son ami Totor. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. J’ai le plaisir de recevoir ce matin, Cesar Evora, bonjour Cesar.

Bonjour Jean-Pierre Lambert.

 

Vous êtes le fondateur de Neuchâtel Humanitaire, vous êtes aussi monteur au sein de l’équipe d’Objectif Réussir, mais vous êtes là aujourd’hui justement pour nous parler de cette fondation que vous dirigez depuis plusieurs années.

Oui effectivement, merci. L’Organisation Neuchâtel Humanitaire a été fondée en 2001 et ceci en faveur des enfants des îles du Cap-Vert, à travers ici des collectes de matériel scolaire qui sont permanentes, ainsi qu’organiser des camps en hiver, des journées enfantines plus précisément, ainsi que des camps de musique en été.

 

Cela, c’est en Suisse que vous les organisez ?

Oui, en Suisse, on a des projets socioculturels et pour le Cap-Vert, le pays d’intervention, on a des projets socioéducatifs.

 

D’accord. Très bien. Au Cap-Vert très précisément, les écoles ont de la peine à se développer ?

Les écoles ont de la peine à se développer en montagne, mais dans les zones urbaines, le Cap-Vert se développe très bien. L’école au Cap-Vert est beaucoup plus disponible qu’en Afrique continentale. Mais n’empêche que le problème demeure, c’est la carence en matériel scolaire.

 

C’est là où justement votre association intervient en recueillant du matériel en Suisse ?

Oui en Suisse, grâce aux dons généreux des enfants et aux activités que nous faisons que j’ai énumérées tout à l’heure. Notre devise : « Aimer pour mieux partager » vraiment se vit avec tout le cœur nécessaire qui est dû à cela.

 

Grâce à des dons, grâce aussi à une soirée qui a eu lieu il n’y a pas longtemps, on en reparlera, vous avez donc pu recueillir passablement de matériel pour le Cap-Vert ?

Oui. D’ailleurs, grâce à votre émission, je pourrai humblement remercier l’association Enfants d’Afrique, présidée par M. François Volery et le coordinateur artistique, M. Killy Semedo du Cap-Vert qui ont en juin, effectivement, organisé deux soirées de bienfaisance. Cette année, nous avions été choisis, l’organisation Neuchâtel Humanitaire a été choisie, pour bénéficier de la recette de ces deux soirées.

 

L’un des organisateurs est capverdien aussi ?

Justement M. Killy Semedo, qui est le coordinateur artistique de cette soirée. C’est lui qui est aussi capverdien et c’était une bonne occasion de le rencontrer et de faire sa connaissance.

 

Grâce au bénéfice de la soirée, vous avez donc pu acheter, vous avez pu aussi réunir pas mal de matériel qui est déjà parti pour le Cap-Vert.

Oui, grâce à ce don. C’est la première fois que nous recevions un don financier, car d’habitude, on ne nous avait jamais accordé des dons financiers, parce que notre philosophie c’est plutôt de donner directement en récoltant du matériel scolaire. Mais comme les temps changent beaucoup et que l’on avait besoin d’acheter du nouveau matériel scolaire et aussi de faire partir par container du matériel de classe qui est donné par l’école de Neuchâtel, cet argent va pouvoir nous encourager dans tous nos futurs projets socioéducatifs au Cap-Vert et socioculturels ici en Suisse pour les journées enfantines et les camps de musique en été. Nous avions reçu sept milles francs de la part…

 

De cette soirée à Estavayer.

De cette soirée à Estavayer et nous les avons mis à disposition de Voiles Sans Frontières Suisse qui est le transporteur officiel du matériel scolaire. Nous leur avons octroyé mille francs en guise d’encouragement et ces mille francs ont été versés à Voiles Sans Frontières Suisse et ira pour appuyer leur projet, d’autres projets qu’ils ont, parce qu’ils ne vont pas seulement au Cap-Vert, ils vont aussi au Sénégal.

 

C’est cela leur vocation. Là, on a une magnifique photo des enfants du Cap-Vert.

Oui, c’est dans les montagnes, tout en haut dans les montagnes à 2000 km où les enfants ne peuvent pas avoir tout le matériel scolaire et il ne faut pas oublier qu’au Cap-Vert, tout le matériel scolaire n’est pas gratuit. Quand les enfants vont à l’école, ils ont aussi un repas par jour, ce qui les incite à revenir à l’école. Il ne faut pas oublier de dire que Voiles Sans Frontières Suisse, c’est une association suisse qui propose aux amateurs de voile de s’engager, de naviguer utile.

 

On donnera le site de Voiles Sans Frontières pour que les gens puissent le noter et éventuellement les contacter.

Cette année, on a pu avoir… la collecte de matériel scolaire s’élève à deux cents kilos qui seront distribués sur place. Je ne vais pas oublier de dire que dans ce monde, nous avons deux types de classe, ceux qui ont beaucoup d’appétit et peu de dîner.

 

Oui et puis

Ceux qui ont plus de dîner que d’appétit ! C’est dans ce sens-là que nous pensons à ceux qui ne sont pas nés du bon côté de la pauvreté…

 

Cela, c’était la tâche philosophique. Mais, vous avez raison de le rappeler. Les problèmes sont encore loin d’être résolus au Cap-Vert mais en Suisse aussi. Vous l’avez dit tout à l’heure, il y a des enfants qui ne peuvent pas s’offrir des vacances et votre association s’en occupe aussi.

Oui avec tous nos petits moyens du bord, car nous ne sommes pas une association qui dispose de moyens financiers, etc. Et grâce à ce don de la part d’Enfants d’Afrique, nous allons pouvoir mener à bien quelques projets que nous n’avions pas pu, les années passées, mettre sur pied. Il faut dire aussi que nous recherchons des membres, des jeunes pour venir me donner un coup de main car pour l’instant, nous ne sommes que cinq. J’ai été longtemps tout seul. Souvent, je ne manque pas de courage pour aimer son prochain.

 

En tout cas le message a passé. Bravo pour tout ce que vous faites, ça touche beaucoup notre télévision aussi qui est sociale comme chacun le sait.

Oui.

 

On va peut-être regarder ce sujet que nous avions tourné à Estavayer. Le montage est de Laetitia Sefini. C’est un beau spectacle. Les jeunes, les enfants là-bas, se sont vraiment donnés de la peine.

Oui pour des amateurs surtout. On a vu un spectacle de professionnels.

 

Je crois que l’on peut dire ça.

Oui. Aussi l’engagement, l’engouement et la motivation de ces enfants, de ces tous petits enfants, le plus jeune devait avoir sept, huit ans, et ce fut pour moi un arc-en-ciel d’amour et de solidarité rarement vu dans notre pays.

 

Presque spontanément. Très bien, partons à Estavayer regarder ce magnifique spectacle et moi je vous dis, à bientôt.

Merci beaucoup.

 

À bientôt Cesar.

À bientôt Jean-Pierre, merci.

 

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » après ce magnifique spectacle. On se retrouve ici en compagnie d’un nouveau collaborateur, notre ami Totor qui est juste à côté de moi, qui porte un nom prédestiné pour travailler sur Télé Objectif Réussir, TOR Totor. Totor qui viendra chaque semaine nous présenter l’agenda de Télé Objectif Réussir, ainsi que quelques pages de publicité.

On se retrouvera juste après pour parler d’un sujet avec Daniel Zumbrunn.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Je pense que tu as apprécié notre ami Totor ?

Oui, c’est un gars tout sympa.

 

Tout sympa absolument comme toute l’équipe chez nous. Le sujet que nous allons présenter maintenant concerne un concours de chevaux, pour être plus précis d’attelage. Un sport pas très connu, mais pas très ancien non plus ?

Oui. J’ai découvert qu’en fait, ils ont adapté les règles, vraiment formalisé ce sport qu’est l’attelage en 1969. À l’époque, le président de la Fédération équestre internationale n’était autre que le Prince Philippe, duc d’Edimbourg, le mari d’Elisabeth II.

 

Tout le monde connaît.

Bien sûr. Et c’est lui qui a mis en place une commission pour un peu codifier ce sport et le faire évoluer comme il est actuellement et comme on pourra le voir tout à l’heure.

 

C’est incroyable. Ils ont presque recréé tout un vocabulaire pour ces courses.

Justement les conducteurs, ce n’est pas des cochers ou je ne sais pas comment on pourrait les appeler, c’est des meneurs. C’est eux qui mènent l’attelage et c’est eux qui dirigent. Pour diriger, ils n’ont pas des rênes comme les cavaliers, mais ils ont ce que l’on appelle des guides. C’est aussi des lanières en cuir qui permettent de diriger le cheval, de lui dire d’aller à gauche, à droite, d’accélérer, de freiner, etc.

 

Ce qui est intéressant, on le verra dans le film, il y a toutes sortes de chevaux, plus ou moins grands, plus ou moins petits suivant aussi si c’est des juniors ou des cavaliers expérimentés, mais ce n’est pas forcément que des chevaux pur sang, etc. Tu as fait aussi une petite recherche à ce sujet.

Oui. Il n’y a pas que des chevaux de course, parce qu’il n’y a pas que le temps qui compte. Il y a aussi l’exercice de maniabilité où ils doivent passer des obstacles sans faire tomber les balles qu’il y a sur des petits cônes. Là, j’ai vu qu’il y a des passionnés en France qui ont absolument, ils ont découvert la race des Franches-Montagnes, ils ont voulu essayer avec un Franches-Montagnes. Ils en ont pris un qui avait eu des bonnes notes dans les allures quand il a été noté lors des réunions officielles et ça ne marchait pas. Il n’était pas doué pour l’attelage. Mais ils ont persévéré, ils se sont dits : « Cette race doit être faite pour ça » et là, ils ont demandé conseil à Fred Cachelin, des Hauts-Geneveys qui lui, leur a conseillé un Franches-Montagnes et il s’avère qu’il fait très bien cette tâche. Maintenant, ce couple de Français est arrivé dans les dix premiers au Championnat de France avec un cheval des Franches-Montagnes, qui même si c’est un cheval moyen, ce n’est pas un grand cheval, il a peut-être du mal dans les foulées. Il doit faire un peu plus d’efforts, mais il a un caractère tellement docile qu’il est très maniable et il fait plaisir à ses propriétaires. Il joue avec ça, mais il est vraiment très maniable et ils arrivent à avoir de très bons résultats.

 

Je n’ai pas de peine à croire que ce cheval du Jura soit capable de faire des bons résultats, parce que ce n’est pas du trot attelé, ils ne vont pas à 40, 50 km/h. La docilité de l’animal est importante aussi.

Oui, c’est sûr et la précision dans le travail et cette façon de communiquer, si on peut dire, avec les humains, il ressent bien les choses. C’est un cheval qui a été vraiment sélectionné. La sauvegarde de la race a fait qu’il a été très surveillé, comme il était aussi utilisé dans l’armée suisse, l’armée avait des critères très élevés. Ils ont vraiment fait une sélection, c’est l’une des rares races qui est issu d’un bassin de population, si l’on peut dire, aussi petit, mais qui était autant sélectionnée au cours des années et qui a toujours été utilisée, pour le travail et après pour les loisirs, même pour la thérapie. Il est utilisé à Bellelay au centre pour aider des malades. C’est vrai que c’est un cheval qui a vraiment un très bon contact, même si on n’est pas un bon cavalier, on n’a jamais de problèmes avec un Franches-Montagnes…

 

Cela c’était important de le dire tout comme il est important de dire dans le même ordre d’idée que ce n’est pas forcément celui qui a le plus d’argent qui va gagner ce genre de courses. D’ailleurs, l’un des concurrents va nous en parler. Il n’y a pas que l’argent qui compte !

Non parce que justement ce n’est pas comme on pourrait le dire dans un concours hippique où là c’est de la performance. Il faut absolument passer des murs de deux mètres et demi. Il faut absolument passer des oxers très larges. Là, ce n’est pas la performance physique. Il n’y a pas de question de dopage, de sélection du plus grand, du plus fort, du plus beau. C’est vraiment le travail… et d’habituer le cheval à être précis dans ses gestes et dans sa façon de tirer le convoi. Là, n’importe quel cheval qui aura pris le temps de travailler arrivera à faire du bon travail.

 

Là aussi, je pense particulièrement à des jeunes que nous avons d’ailleurs interrogés et où c’était assez intéressant d’entendre sa remarque. Il disait qu’il y a deux ou trois ans, il finissait toujours dernier et que maintenant, petit à petit, il remonte dans le classement. Je pense que c’est un sport qu’on peut recommander à tous ceux qui aiment le cheval.

C’est la première chose qu’il faut faire. Si on veut faire un sport avec un animal, c’est aimer l’animal et bien le connaître parce qu’aussi, ils le diront dans le reportage, si jamais on commence à trop fouetter les chevaux, on aura des pénalités, autant pour l’image que l’on donne aux spectateurs, mais pour le bien-être du cheval. Le cheval n’a pas besoin qu’on le frappe pour qu’il fasse quelque chose, soit il a envie de le faire et on lui apprend à le faire, soit si il ne veut pas le faire et il sera destiné à faire d’autres choses. Mais cela ne sert à rien de le maltraiter juste pour son petit plaisir personnel.

 

C’est intéressant. C’est vrai qu’il y avait un membre du jury qui surveillait particulièrement ce comportement.

Oui parce qu’on est toujours tenté quand on a de mauvais résultats de mettre la faute sur le cheval et d’essayer de le pousser, d’aller trop loin. Mais cela ne sert à rien, si il n’est pas dans un bon jour, il n’est pas dans un bon jour… Il fera mieux la prochaine fois.

 

Absolument. On va aller regarder cette compétition. Cela avait donc lieu à Wavre, magnifique petit village à l’est de Neuchâtel. Merci Daniel pour toutes ces explications. Tu as pu faire un petit peu de pub pour le canton du Jura, je crois que tu as eu raison.

Pour le Jura bernois aussi, j’ai parlé de Bellelay.

 

Absolument. Très bien. On s’en va voir ces chevaux. À tout bientôt.

À bientôt.

 

 

On se retrouve une dernière fois sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour parler de la galerie Quint-Essences où une artiste assez particulière expose ses œuvres.

Oui, Mme Jeanne Dettori Blandenier.

 

Que fait cette dame ?

Artiste peintre non figurative et qui travaille avec d’autres matériaux comme du sable, du bois, du bronze. Elle emploie beaucoup d’autres matériaux.

 

Elle prétend, on l’a rencontrée. On passera d’ailleurs très prochainement cet entretien, elle prétend ne pas être une artiste.

Oui parce qu’elle n’a pas fait d’études particulières. Pour elle, ce n’est pas une vraie artiste.

 

Mais c’est vrai que ce qu’elle fait, c’est vraiment magnifique. On sent quand même qu’elle est passionnée et qu’elle maîtrise bien les outils, les instruments qu’elle utilise.

Oui justement.

 

On rappelle qu’elle expose ici à la galerie Quint-Essences, à la gare de Bevaix, juste sous le toit.

Oui.

 

Très bien. Merci Françoise pour toutes ces explications.

Merci à vous, bonne journée.

 

Merci, bonne journée.

Au revoir Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs. Merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Passez une bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod