« Quoi de 9 ? » 146 : du 12 au 18 novembre 2007
Françoise Berthod
Bonjour Mesdames et Messieurs. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, Adrian Sarealba et Jean-Pierre Lambert.
Merci à Françoise et à Totor. Mesdames et Messieurs bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. J’ai le plaisir aujourd’hui de recevoir sur notre plateau Adrian Sarealba, bonjour Adrian.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler d’une artiste roumaine que vous connaissez bien, qui s’appelle Anka Seel.
J’ai connu Anka au milieu des années nonante à Neuchâtel, quelque part dans une galerie d’art. C’était le vernissage de son exposition. Depuis, on se croise, on se parle. À chaque fois que l’on se voit, étant donné qu’on est issu du même milieu artistique, on a l’occasion de retrouver des anciens collègues, des connaissances et on parle en général de la vie culturelle suisse, roumaine et de l’art en général.
Anka est une artiste déjà très connue. Elle a exposé dans les quatre coins du monde.
C’est une artiste accomplie. Anka a grandi et fini son Université des Beaux-Arts avant les années nonante, déracinée par une époque communiste qu’elle dénonce souvent dans ses propos. Elle remémore encore et encore dans ses œuvres, un certain passé, une belle époque aujourd’hui disparue.
Aujourd’hui, elle est en Suisse. Elle se plaît bien aussi en Suisse quand on l’écoute.
C’est juste. Exactement. C’est ce qu’elle dit. Pour parler un petit peu formes et contenu liés au contenu de sa philosophie, si vous voulez, je me permets une petite réflexion, je la trouve parfois iconographique dans ses représentations et des fois, je pense même qu’elle suit un petit peu la théorie d’un grand théoricien de l’art allemand du XXème siècle, Erwin Panofsky, qui utilisait cette expression de l’image historique. Ce qui se passe, c’est qu’à travers ses personnages, pour dire les anges qu’elle utilise sur ses toiles, dans ses compositions, on a l’impression de ne pas être transporté dans le passé mais de réincruster un passage du passé dans le présent. Ici, c’est tout un art.
Justement. Elle manie plusieurs arts. Elle fait de la peinture, mais elle fait aussi du collage.
C’est une artiste complète. Elle fait de la gravure, elle fait des livres illustrés accompagnés de gravures ou des estampes japonaises. Dans son travail, on trouve toujours un jeu permanent des couleurs et des matières différentes. Elle utilise d’ailleurs le métal, des bouts de parties du métal dans son œuvre, pas seulement comme supports, mais les intègre dans la réalisation artistique qu’elle fait. On va trouver, dans ses techniques mixtes d’ailleurs, on va trouver des collages, des anciennes photographies retouchées, des pages d’imprimés et même des pièces de monnaie.
On en arrive maintenant au sujet que nous allons regarder. Enfin, à l’entretien que Simona Radulica Montserrat a réalisé avec l’artiste ici dans notre studio. C’est vous qui avez réalisé le montage de ce sujet, est-ce que vous pouvez nous en parler ?
C’était un montage que j’ai beaucoup aimé par rapport au personnage que j’ai dû présenter, que vous avez filmé. C’est un montage assez classique que j’appellerais « les deux parties ». Le premier tableau, chez elle dans son atelier. Là, on voit bien toute une palette d’œuvres et de réalisations artistiques. En deuxième partie, on a eu la partie technique du studio. Là où elle se définit, elle répond. Mais j’aimerais bien mettre en remarque, liée à ce montage, la belle musique que notre collaborateur Patrice Mojonnet a su créer sur mesure.
En effet, je pense que c’est un très beau travail collectif.
C’est exact.
Très bien. Merci en tout cas Adrian pour toutes ces explications sur votre compatriote et on écoute Simona qui rencontre donc Mme Anka Seel. À bientôt.
À bientôt. Merci beaucoup.
Avant de recevoir notre prochain invité, place à notre ami Totor, salut Totor. Totor qui va nous parler de l’agenda de la semaine et qui va tourner avec vous quelques pages de publicité. À tout de suite.
Voilà. Après cette petite pause publicitaire, il ne nous reste plus qu’à remercier Totor pour son excellent travail et à saluer Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
On a été étudier, visiter, filmer un meeting qui s’est déroulé il n’y a pas tellement longtemps à Cudrefin, juste en face de Neuchâtel. Il s’agissait d’un meeting consacré à la VW, à la Volkswagen, cette voiture absolument mythique.
Voilà. Oui. On peut dire la voiture du peuple.
La voiture du peuple pour traduire.
Qui est mythique par son endurance et sa forme qui est super jolie. C’est surtout sur un coup de foudre, l’acquisition d’une « cox ».
C’est une voiture qui plaît toujours, mais tout le monde ne connaît peut-être pas, en tout cas les plus jeunes d’entre nous ou d’entre vous, les origines de la VW ?
Non. Les origines… elles ont été créées parce que les Allemands voulaient une voiture du peuple. C’est une voiture qui est née un peu sous les formes, grâce à une esquisse d’Adolf Hitler en 1938. Le but, c’était d’être la voiture du peuple. Donc, une voiture qui roule à 100 km/h et capable de transporter une famille de quatre personnes et qui a une consommation de sept litres au cent, maintenant qui n’est pas mal, mais pour l’époque, c’était bien.
C’était surtout son prix que finalement Hitler voulait le plus bas possible.
Oui maintenant c’est 1'000 Reichsmark et en plus les Allemands, ils avaient la possibilité de cotiser sur un compte pour pouvoir acquérir une Coccinelle, c’était vraiment la voiture pour le peuple.
Ce qui est très surprenant, c’est le nom de l’ingénieur, l’ingénieur qu’a mandaté Adolf Hitler.
Voilà justement. L’ingénieur qui a été mandaté, c’est M. Ferdinand Porsche, le papa de nos chères petites Porsche. Justement de la base de cette Coccinelle, après il a créé ses modèles de sport Porsche. Comme il le dit dans le reportage, ce n’était pas forcément un truc qu’il voulait travailler avec Adolf Hitler, c’est qu’il n’a pas vraiment eu le choix pendant ces époques-là !
Beaucoup de personnes n’avaient pas le choix. Cette sacrée Coccinelle, Volkswagen a connu une évolution absolument extraordinaire techniquement ?
Techniquement oui. Au fur et à mesure des années, il y a la lunette arrière qui s’est rattachée ensemble. Sur les premières Coccinelles, c’était deux hublots. Ensuite, on a eu une modification des ailes, des phares. On a un peu retrouvé aussi les phares avant un peu plus ronds, des pare-chocs. Elle a suivi, en fait, l’évolution de toutes les voitures, la même chose que toutes les autres voitures en fait.
On a vu, on le verra dans le petit reportage, il y a énormément de passionnés qui font revivre ces voitures que l’on ne construit plus déjà depuis quelques années.
Surtout, moi, ce que j’ai trouvé excellent pendant ce meeting, c’est qu’ils ont mis vraiment deux marques ensemble qui n’ont rien à voir. On retrouve la Coccinelle et la Vespa qui est une petite moto à deux roues.
À cause de la forme, je pense.
Voilà. C’est juste en rapport à la forme. On connaît bien la Vespa Piaggio qui est italien et VW allemand. Cela n’a vraiment rien à voir, mais elles sont sympas à voir, rien que pour l’œil et la forme. On retrouve un peu les mêmes formes chaloupées et tout…
Une chose avait frappé l’organisateur quand je l’avais interrogé. Je lui avais dit qu’il y a une trentaine d’années, j’avais acheté une Coccinelle et comme lui était beaucoup plus jeune que moi, il était impressionné, il avait presque envie… parce qu’il dit : « Malheureusement maintenant, on ne peut plus acheter une Coccinelle. »
Non, non. Rien que le fait d’acheter une Coccinelle, on peut dire que c’est une voiture pas très chère, mais l’investissement qui suit après, c’est quand même gros ! C’est aussi excellent parce que je vois, il y a aussi mon grand-papa qui avait une Coccinelle quand j’étais tout petit. Quand mon papa était tout petit aussi, il roulait en Coccinelle. Ce n’est pas si loin que cela en fait…
Les Allemands en ont vendues combien ?
À peu près dans le monde, il y en eu vingt-et-un millions à peu près.
Donc, cela fait autant de personnes, de propriétaires…
C’est énorme. Ce qui fait mal au cœur, c’est quand on voit le nombre qu’ils en ont construites et le nombre abandonnées dans les granges qui sert de poulailler, qui sert de rangement.
Les collectionneurs en rêvent de trouver des vieilles voitures comme ça.
Cela fait un peu mal au cœur.
Absolument. Encore peut-être une dernière chose… Est-ce que l’on construit encore de nos jours des Coccinelles ?
De nos jours, on ne construit plus d’anciennes Coccinelles. En Allemagne, cela fait déjà depuis 1980 où c’est la dernière Coccinelle cabriolet qui a été construite. Ensuite au Mexique, ils en ont construites jusqu’en 2003 et maintenant la seule qui est construite, c’est la New Beetle.
Voilà. Bon. Je crois que l’on a fait le tour de ce magnifique sujet. Merci en tout cas d’avoir fait toutes ces recherches.
De rien Jean-Pierre.
On s’en va à Cudrefin pour regarder ce sujet qui a été monté par notre collaborateur, Adrian Sarealba. À très bientôt Julien, et merci encore.
À la prochaine.
Voilà. C’est sur ces images que se termine notre émission hebdomadaire. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod