« Quoi de 9 ? » 149 : du 3 au 9 décembre 2007
Totor
Oh pardon. Madame, Monsieur bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Linda Fischer, Lyse et Jean-Pierre Lambert.
Madame, Monsieur bonjour. Merci à Totor pour cette excellente présentation. J’ai le plaisir aujourd’hui de recevoir Lyse, bonjour Lyse.
Bonjour.
Avec qui on va parler poésie et notamment, peut-être que tout le monde ne le sait pas, des origines de la poésie ou du mot poésie.
Le mot poésie a une origine dans la Grèce antique où toute forme littéraire en fait était appelée poésie. La poésie de la Grèce antique ne différenciait pas la prose, les vers. Ensuite, Aristote a différencié certaines formes de poésie, la poésie comique, dramatique et lyrique.
On parle de poésie, on parle de prose. Quelles différences il y a entre la poésie et la prose ?
La poésie est plus spécifiquement écrite en vers, mais il existe aussi des poèmes en prose qui ont repris l’imagerie et la musicalité des rythmes de la poésie. On appelle sonnet une poésie de quatorze vers qui comprend deux strophes de quatre vers qu’on appelle quatrains et deux strophes de trois vers qu’on appelle tercets. On différenciait les différentes sortes de poésies par ces termes. La poésie était faite plus pour être entendue que pour être lue. Elle se modifie au fil du temps, elle se modernise par Mallarmé d’ailleurs, qui a plus spécifiquement axé ses poésies sur les mots rares.
Il y a d’autres styles aussi que les grands poètes ont imposé ou instauré en plus de Mallarmé ?
Oui, oui bien sûr. Il y a trois grands styles de poésies qui sont l’épopée, qui raconte en général les exploits d’Hérode, de l’Antiquité ou contemporain. On peut citer la chanson de Roland qui a été diffusée par les troubadours au Moyen Âge, le roman de Renard qui est aussi écrit en vers à cette époque-là. La poésie lyrique dont Baudelaire, Verlaine, Lamartine, sont les représentants et la poésie dramatique. On connaît Racine, Corneille.
Et plus près de nous, il y a Georges Brassens, qui était aussi un poète célèbre ?
Georges Brassens a mis en musique beaucoup de poèmes qui sont célèbres et les siens en particulier. Quand on écoute Georges Brassens, on peut vraiment entendre des rimes et la musique des mots. Il a une façon de dire les mots en étant uniquement soutenu par la musique.
Et encore plus près de nous et c’est la raison pour laquelle nous avons parlé poésie aujourd’hui avec vous, c’est parce que dans quelques minutes, quelques secondes, notre collaboratrice, Simona Radulica Montserrat, a reçu un poète neuchâtelois, Monsieur François Berger et je pense que c’était bien de parler poésie juste avant comme introduction, puisque M. Berger est poète, écrivain. Il est également avocat à Neuchâtel. Il dit qu’il ne pourrait pas faire un métier sans l’autre et c’est un écrivain poète déjà connu, qui a reçu des prix. Les thèmes qu’il préfère sont les thèmes assez classiques, l’amour, la solitude, le couple, la vie, la mort. Un homme, je crois, intéressant qui mérite d’être connu pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore et je pense qu’on peut laisser la parole à Simona qui va le rencontrer. Merci en tout cas, Lyse, pour toutes ces explications. On en sait maintenant un petit peu plus sur la poésie. À bientôt.
Merci à vous.
On se retrouve Mesdames, Messieurs dans un peu plus de dix minutes, après cet entretien de Simona avec M. François Berger.
Voilà. Après ce passionnant entretien entre M. François Berger et notre amie Simona, place maintenant à notre ami Totor qui va vous présenter l’agenda de la semaine, ainsi que quelques publicités. Totor qui fait la une de notre journal Objectif Réussir ce mois. On laisse la parole à Totor, et on se retrouve juste après.
Après la magnifique prestation de Totor, on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler de chats, parce que tout à l’heure, nous irons visiter l’exposition féline qui s’est tenue à Neuchâtel. Mais avant, comme on l’a fait pour la poésie tout à l’heure, les chats, l’origine du mot chat qui est intéressante, je crois ?
L’origine du mot chat vient du bas latin « cattus » qui signifie guetter. On considérait le chat, quelqu’un qui guette sa proie.
D’accord, ça paraissait logique.
Oui.
Les chats, c’est une vieille histoire avec l’homme qui remonte à l’époque des Égyptiens ?
Oui, d’abord les premières traces de chat, on les trouve déjà 60 à 70 millions d’années en arrière, mais les relations avec les humains, on la considérait toujours avec les Egyptiens au IIIème millénaire avant J.-C. Et là, le chat était considéré comme l’incarnation de la déesse Bastet, comme symbole de fécondité et de l’amour maternel. Il paraît que là, ils pratiquaient même le sacrifice du chat.
D’accord. On a retrouvé dans des tombes, des chats et des êtres humains, je crois ?
Oui, en 2004, je crois, on a trouvé dans des tombes en Chypre des chats momifiés à côté des humains, alors ça fait repousser la relation avec les humains au XIIème millénaire avant J.-C.
Cette relation est toujours restée avec le chat et vous avez fait quelques petites recherches pour donner des conseils à ceux qui voudraient acheter un chat ou avoir un chat chez eux prochainement par exemple.
Aujourd’hui, il y a plus de 80 différentes races de chats qui sont classifiées. Il y a encore le chat domestique commun qui est aussi très chou. Mais en général, il y a la validité qu’on devrait les faire vacciner entre la 9ème et la 12ème semaine de leur vie, surtout contre la grippe et les rhumes de chats. Mais avant cela, on devrait les déparasiter, parce que cela ne leur fait pas trop du bien si ils sont déjà un peu malades et encore prendre le vaccin. Après, ils atteignent leur majorité sexuelle à huit mois et là, les chattes pourraient avoir jusqu’à douze petits par année.
On parle beaucoup des chats. Les chats font la une des médias aussi depuis plusieurs semaines, plusieurs mois pour une raison précise.
Oui. Par hasard, SOS chats à Noiraigue avait trouvé un magasin à Bienne où l’on pouvait acheter des fourrures de chats. Il y a des gens qui considèrent que c’est bien contre le rhumatisme et des choses comme cela, ce qui n’est pas prouvé scientifiquement ! Je crois qu’un chat vivant, c’est quand même mieux pour la santé des gens. Suite à ça, cela a amené à une tannerie à Coire qui vraiment vend la fourrure et la peau de chats. On a fait des recherches sur cela. En Suisse, il n’est pas interdit de faire ça. Par contre, il y a une loi qui va entrer en vigueur en 2008 qui interdit l’importation de toutes fourrures chats ou chiens de l’étranger. Mais le travail même en Suisse n’est pas encore interdit. Il y a même Brigitte Bardot qui a écrit à Micheline Calmy-Rey une pétition, qui aimerait bien que la Suisse interdise aussi le traitement des peaux de chats en Suisse même. Pour le moment, il y a une pétition qui est en marche, alors si vous voulez, vous pouvez la signer.
Je pense. Il y a eu en Alsace, en Savoie plutôt, cinq cents chats qui ont disparu depuis le début de l’année et l’on pense qu’ils sont peut-être… ils ont peut-être été tués et transportés ensuite en Suisse.
Oui, c’est la dernière note qui est sortie dans le journal, dans le Matin, qu’on avait trouvé en Haute-Savoie plus de 504 chats qui ont peut-être été tués de cette manière-là.
D’accord. Mais vous nous garantissez que votre peau, là, n’est pas une peau de chat.
Non. C’est super synthétique.
On est rassuré. Merci Linda pour toutes ces explications et je vous dis à bientôt.
On va maintenant Mesdames et Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, nous rendre à une exposition féline qui a eu lieu à Neuchâtel où vous allez voir des chats, mais pas des chats de gouttière. Ce n’est pas les mêmes chats qui ont été tués, je pense en Savoie, c’est vraiment des chats d’exposition, de grandes races. Vous y entendrez son président d’organisation, un membre du jury ainsi que de nombreux éleveurs. Voilà, en route pour Neuchâtel pour voir ces magnifiques petits chats. À tout à l’heure.
Après ce magnifique moment passé en compagnie de nos amis les chats, on se retrouve avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour parler d’un sujet beaucoup plus sérieux, beaucoup plus grave. Il s’agit d’un petit clip réalisé par les apprentis, étudiants médiamaticiens de Neuchâtel.
Oui, c’est un travail de diplôme, un sujet sur le racisme, la discrimination raciale.
Comment ont-ils présenté la chose ?
Il y a eu plusieurs clips. Il y a eu un choix et ils ont décidé de filmer une bagarre avec une personne étrangère qui tourne mal. La personne va à l’hôpital et décède à l’hôpital.
Ils n’ont pas trop donné d’importance aux images, mais plutôt à un texte.
Exactement. Ils ont choisi un texte pour bien faire comprendre qu’il faut arrêter de faire une discrimination pareille et que cela sème la mort et il y a des gens qui tombent pour rien !
Écoutez. On va peut-être regarder ce clip avec beaucoup d’attention. C’est un sujet toujours et malheureusement d’actualités. Très bien. Merci Françoise, à bientôt.
À bientôt, merci à vous.
C’est sur ces images que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Je vous souhaite une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod