« Quoi de 9 ? » 150 : du 10 au 16 décembre 2007
Totor
Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, Françoise Berthod, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.
Madame, Monsieur, bonjour. Merci à Totor pour cette présentation. Je suis heureux de vous retrouver dans le cadre de cette nouvelle émission. À mes côtés, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.
Salut Jean-Pierre.
On va aller avec toi faire un petit tour en Afrique, c’est l’idéal, c’est de saison.
Oui, ça nous dépaysera un petit peu.
Absolument. Pour parler d’un pays qui, peut être que tout le monde ne le sait pas, à changer de nom il n’y a pas tellement longtemps.
On va aller en République démocratique du Congo. Il s’agit de l’ex-Zaïre et pour remonter encore plus loin de l’ex-Congo belge.
À l’époque où les Belges avaient été…
En premier, c’est le roi des Belges, Léopold II qui avait colonisé ça, mais à titre privé. En 1908, il y a eu un peu des scandales, parce qu’en Belgique on a appris comment on traitait les Africains là-bas avec l’esclavage et tout et il a dû remettre ce bien, ce territoire à la Belgique, à l’État belge. À partir de là, officiellement, l’esclavage s’est arrêté.
Combien de temps a duré cette colonisation belge ?
Cela a duré jusqu’en 1960. Là en 1960, il y a eu des émeutes, il y a eu l’Indépendance. Les Belges se sont réunis, ils ont réfléchi pendant un mois et ils ont accordé l’Indépendance. Ils ont profité de rapatrier pas mal de biens et là c’est devenu indépendant. Il y a même le Katanga qui a fait ses sessions. C’est la partie où il y a toutes les mines de cuivre, de diamant, etc. qui était un pays riche et là, au bout de quelques années, le président, M. Kasa-Vubu a réussi à récupérer le Katanga et à réunifier le pays. Après par là-dessus, il y avait toujours des tensions entre Kasa-Vubu et Tshombe qui était le président du Katanga et il y a Mobutu qui est arrivé par là et il a mis tout le monde d’accord et il a formé la dictature qu’on a connue.
Dictature qui a plus ou moins cessé avec l’arrivée de Kabila, je crois ?
Mobutu est resté pendant de nombreuses années. C’est lui qui a fait la réforme, qui a fait appeler le pays, le Zaïre. Il a demandé à transformer tous les noms de villes. Kinshasa s’appelait Léopoldville avant. Il a mis un nom africain. Même son nom à lui, il s’appelle maintenant Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga, quelque chose comme ça…
Tout à fait, oui.
Il a vraiment africanisé tout le pays et cela a duré jusqu’en 1997 où là, c’est Laurent Désiré Kabila qui a pris le pouvoir, suite à un coup d’État et qui a plus ou moins instauré la démocratie. Il a changé le nom du pays en République démocratique du Congo, mais c’était plus ou moins encore la dictature. Il tenait bien encore le pays. Après en 2001, il s’est fait assassiner et là, on a hésité à faire des élections mais comme il y avait de grandes tensions, on a préféré prendre son fils aîné, Joseph Kabila, qui est encore le président actuel, qui a même été élu par le peuple en 2006, qui a été confirmé dans ses fonctions. Maintenant on peut dire qu’ils ont un président élu par le peuple, que c’est vraiment une démocratie.
Je crois savoir que tu as pris contact avec une personne qui a habité cette région dans les années 50 et qui t’a raconté un petit peu comment cela se passait ?
Exactement. C’est une amie belge qui vit en Belgique maintenant, mais qui est née là-bas. Son père et sa mère sont allés s’installer là-bas à l’époque du Congo belge. Ils étaient dans le Katanga, près d’Elisabethville et elle, elle est née là-bas. Elle a vécu jusqu’à l’âge de treize ans dans le pays. Elle a vécu l’indépendance du pays. Elle me dit ses sentiments, elle garde vraiment un souvenir merveilleux de ce pays. C’était vraiment presque une vie idyllique si on veut. Bien sûr avant l’indépendance, elle allait à l’école, mais c’était des écoles rien que pour les Blancs. Les Noirs n’avaient pas accès à l’école, mais par contre elle m’a dit qu’elle n’a jamais vu d’esclavagisme. Il n’y a jamais eu de problèmes de ce genre. Cela, c’était réglé depuis bien longtemps.
Donc pas de traces d’esclavage dans les années 50, par contre l’armée avait des drôles d’habitude ?
Cela, c’est après l’indépendance quand Mobutu est arrivé. Là on racontait, sous le manteau, qu’en fait quand les ouvriers sortaient des mines les jours de paie, l’armée les attendait et les rackettait. Elle leur prenait les ¾ de leur salaire. Ils en prenaient sûrement une partie pour leur poche et pour Mobutu pour enrichir le dictateur qui en avait bien assez, qui exploitait toutes ces mines, qui en plus allait racketter les pauvres ouvriers qui n’étaient déjà pas trop payés. Cela, c’est vraiment quelque chose qui se faisait, que tout le monde voyait et que personne n’osait dénoncer à l’époque. Vu que le climat devenait comme ça, ses parents ont décidé de rentrer à la mère patrie, donc en Belgique et maintenant elle a vécu tout le reste de sa vie en Belgique, mais elle regrette vraiment de ne pas avoir pu rester dans ce pays, parce que c’est quand même ses racines. C’est là qu’elle est née. C’est vrai qu’elle aurait bien aimé pouvoir y retourner. Avec les tensions qu’il y a toujours, il y a même encore une force de l’ONU qui est sur place, ce n’est pas possible.
Tout n’a pas encore vraiment été réglé là-bas. La preuve dans le petit sujet que l’on va voir maintenant. Il manquerait encore des hôpitaux, il manquerait encore des écoles. Enfin, il y a des gens qui bougent et justement le Père Charles Makengo Nzila, qui est comme son nom le dit, Africain, qui est le curé de Bevaix, Boudry, Cortaillod et La Béroche et que j’ai eu le plaisir de rencontrer justement il y a quelques jours en compagnie d’une paroissienne, Mme Antoinette Clerc. Ils ont créé une association ici en Suisse. Ils essayent de recueillir des fonds et ils ont commencé de construire un hôpital à Kinshasa. C’est une très belle initiative, on peut encourager nos téléspectateurs à la soutenir. Merci Daniel. Je te dis à bientôt.
Moi pas, parce que j’aimerais juste signaler qu’ils ont leur Souper Loto le 31 décembre et qu’il est grand temps de s’inscrire car c’est sur réservations et il faut le faire jusqu’au 15 décembre.
C’est juste. Dans l’agenda, nous avons mis une page pour signaler l’événement. Très bien. Merci à bientôt. À tout à l’heure Mesdames et Messieurs avec Totor avec l’agenda justement et quelques pages publicitaires.
Après ce petit voyage en Afrique, on se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » où il fait un tout petit peu moins chaud pour retrouver Totor qui va nous présenter l’agenda de la semaine ainsi que quelques pages publicitaires. À tout de suite.
Merci Totor. On se retrouve en effet sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Noël approche. Il est temps maintenant de penser à aller faire des cadeaux. Il y a plusieurs façons d’aller faire des cadeaux. On peut aller dans les supermarchés, on peut aller dans les magasins de nos villes ou de nos villages, mais on peut aussi aller dans les fameux marchés de Noël et c’est de ça qu’on va parler les deux. Les marchés de Noël, est-ce que c’est une invention récente ou pas ?
Pas du tout. Ils datent du XIVème siècle. Ils proviennent de l’Alsace, de Bavière.
C’est là qu’on a organisé les premiers marchés de Noël.
Oui. Le fameux marché de Strasbourg dont tout le monde ou presque a entendu parler, où connaît.
Cela ça reste, je pense, le plus gros marché de Noël qui se fait en Europe.
En Europe oui. Après, il y a eu à Zurich dans la ville. Après le plus grand en Suisse romande c’est Montreux.
Qui dure une semaine ?
Montreux dure un mois.
Tous les jours.
Oui depuis 11 heures du matin jusqu’à 22 heures le soir.
Si on en parle aujourd’hui, c’est qu’il y en a aussi un magnifique qui se déroule à la fin de cette semaine, c’est à Morat.
Oui, très typique.
Très typique. Le sujet que vous allez voir maintenant, c’est le marché de Morat de l’année passée que l’on diffuse aujourd’hui pour vous donner envie d’y aller. Voilà. On a peut-être donné une idée à nos téléspectateurs pour cette fin de semaine d’aller à Morat ou dans le canton de Neuchâtel il y a aussi quelques marchés de Noël qui s’organisent.
Moins typiques. Cela vaut la peine d’aller jusqu’à Morat.
D’accord. Très bien. Merci Françoise. À très bientôt, on s’en va à Morat.
Merci.
Après le Père Noël, les boules, six verres de vin chaud, on se retrouve avec Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour parler non pas seulement du chapeau de Catherine Tissot, l’artiste que vous avez rencontrée, même si elle porte de magnifiques chapeaux.
Catherine Tissot expose actuellement au Carrousel du Louvre qui se trouve dans l’enceinte du Palais du Louvre que tout le monde connaît sûrement à Paris. C’est un lieu où ils organisent des événements mondains, autant des défilés de mode que des expositions. Ce lieu a une caractéristique, c’est que comme la Pyramide du Louvre, elle a aussi sa pyramide en verre sauf que celle-là, elle part à l’intérieur. Elle descend à l’intérieur du sol et c’est ce qui apporte de la lumière à l’intérieur de la galerie. C’est une galerie de 7000 mètres carrés divisés en quatre salles qui permet d’être assez modulable dans les événements qu’ils organisent.
Et tout le monde peut aller là exposer ou il faut avoir été invité ?
Tout le monde peut aller exposer là-bas. C’est par demande individuelle. Là, cette année il y a la Société nationale des Beaux-Arts qui organise justement cette exposition. Catherine Tissot a été invitée.
C’est une femme intéressante, Catherine Tissot et je pense, on peut le dire, une vraie artiste. Non seulement, cela se voit à travers ses œuvres, ça se voit bien sûr à travers son look qui est assez exceptionnel.
À travers sa personne.
Une femme très élégante.
Il faut oser ! Parce qu’on la croise dans la rue, c’est autant avec ses grands chapeaux. Elle n’a pas mis u chapeau exprès pour venir faire son interview, elle est comme ça…
Après ce que l’on vient de dire sur Catherine Tissot, je pense que maintenant tout le monde est impatient de faire sa connaissance. Alors, on lui laisse la place et on vous écoute vous entretenir avec elle. Merci Julien, à tout bientôt.
Merci Jean-Pierre.
Merci à Catherine Tissot de nous avoir accordé cet entretien. C’est sur ce beau chapeau et sur cette femme fort intéressante que se termine notre émission de la semaine. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, Mesdames et Messieurs. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod