« Quoi de 9 ? » 202 : du 7 au 13 janvier 2008

 

 

Totor

 

Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Alain Sunier, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Monsieur, bonjour et merci d’être venus nous rendre visite sur Télé Objectif Réussir. Comme vous avez pu le remarquer, Totor porte les couleurs du Neuchâtel Xamax. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans quelques minutes, nous allons recevoir M. Silvio Bernasconi, président du Neuchâtel Xamax. Il ne va pas nous parler que de Xamax, il va nous parler de son entreprise aussi et de son projet de créer une télévision dans le canton de Neuchâtel et celui du Jura. Mais avant de parler de ça, nous allons discuter avec Daniel Zumbrunn que je salue, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler de cette fameuse nouvelle loi en matière de radio et de télévision qui a été modifiée il n’y a pas tellement longtemps par le Conseil fédéral. Pourquoi ont-ils eu envie de modifier cette loi ?

En fait, c’est la SSR qui demandait plus de moyens pour pouvoir faire face à la concurrence des télés étrangères qui font des décrochages maintenant pour la Suisse et pour pouvoir maintenir la qualité, pouvoir continuer de produire des émissions de qualité, ils ont demandé plus d’argent au Conseil fédéral. Ils ont décidé de créer une nouvelle répartition des profits créés par la redevance et d’en accorder plus à la SSR, cela va dans leur sens, ils n’ont pas eu tout ce qu’ils exigeaient, mais ils ont quand même eu plus de moyens. Avec ce qu’il restait, ils ont décidé de le répartir différemment, parce que finalement certaines télés touchaient cinq, six cents francs par année. Finalement, ce n’est pas cela qui les faisait vivre ou pas vivre. Ils ont décidé de concentrer cette aide qui provient de la redevance sur treize régions qui couvrent toute la Suisse pour limiter les besoins et pour que chaque télévision régionale ait suffisamment de moyens pour pouvoir s’en sortir.

 

Cette nouvelle loi provoque une véritable révolution, on peut dire, dans le paysage médiatique, dans le paysage des télévisions en Suisse, puisque le Conseil fédéral va ainsi imposer treize télévisions régionales, pas une de plus, pas une de moins. Treize télévisions, cela fait presque une télévision pour deux cantons, voire trois cantons suivant où en Suisse allemande. On pourrait dire quoi ? Que le paysage maintenant va se répartir qu’entre trois catégories de télévision. Il y aura la SSR comme tu l’as dit tout à l’heure

Qui est le diffuseur public, qui n’a pas le droit de faire de bénéfices, qui est mandatée par la Confédération pour certaines choses et qui doit être une télévision généraliste.

 

Tout à fait. Télé suisse romande, suisse allemande et tessinoise. Il y aura ensuite treize télévisions.

Qui seront régionales, supra-cantonales pour certaines et qui vont remplacer ce que l’on avait actuellement, qui étaient des télévisions locales. On prend l’exemple du canton de Vaud : il y en avait une à Nyon, Lausanne, Yverdon, etc. Maintenant cela sera vraiment une télévision pour le canton de Vaud. Ils seront encore avec le canton de Fribourg, ça c’est un peu une exception.

 

Les Fribourgeois ne sont pas très, très contents. Cette loi fait beaucoup de remous. Bon…

Finalement, les Fribourgeois seront un peu entre deux. Ils auront droit à deux télévisions. Ils auront la télévision vaudoise Vaud-Fribourg qui sera obligée de faire un décrochage pour les informations sur le canton de Fribourg et ils auront aussi la télévision bernoise, parce que le canton de Fribourg est bilingue. Finalement, ils auront deux télévisions pour le prix d’une !

 

Et il y aura une troisième catégorie de télévisions, ce sont les télévisions qui finalement ne recevront pas un seul centime de la part de la Confédération. Télé Objectif Réussir fait partie de ces télévisions. On sera un peu les exclus, ce n’est pas nouveau pour nous, un peu les exclus dans ce monde de la télévision. Seul avantage, c’est la liberté que nous avons puisque contrairement aux autres télévisions, nous n’avons pas l’obligation de faire l’actualité. Nous n’avons pas l’obligation d’avoir un cahier des charges bien précis. Si on avait envie, nous, de faire une émission, une télévision cent pour cent sportive, on aurait le droit ou cent pour cent musicale, on aurait le droit. C’est la compensation, pas d’argent mais la liberté… On a choisi cette option…

Est-ce qu’on l’a vraiment choisie ?

 

Non, c’est vrai. On va de toute façon, nous, continuer quelles que soient les décisions de l’OFCOM, Télé Objectif Réussir est certain d’être là encore en 2008. Ce n’est pas le cas, par contre, pour certaines télévisions et là, on va parler de ce qui concerne Neuchâtel et le canton du Jura. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons invité M. Bernasconi. Tout le monde connaît Canal Alpha qui diffuse dans le canton de Neuchâtel. Canal Alpha a fait une demande à l’OFCOM pour pouvoir obtenir cette fameuse concession qui leur permettrait de pouvoir émettre sur tout le canton du Jura également. Mais voilà, M. Bernasconi est venu avec deux autres personnes pour présenter leur propre projet. Tu connais plus ou moins ces deux personnes, puisque l’une est jurassienne comme toi ?

Il s’agit de M. Steulet qui est le patron des radios locales Fréquence Jura, RJB et de RTN, qui est bien connu dans ces régions-là. Le troisième larron, c’est M. Stettler.

 

Lui aussi, a travaillé dans les médias ?

Qui a travaillé dans les médias, à la télévision à son époque.

 

Tout à fait. Et bien sûr, M. Silvio Bernasconi qui n’est peut-être pas un spécialiste des médias, mais qui, par contre est un spécialiste pour redresser des entreprises, voire même pour créer des entreprises. Je pense qu’il nous parlera de tout cela tout à l’heure. J’espère qu’on a été suffisamment clair pour expliquer cette nouvelle loi. En tout cas, Merci Daniel de m’avoir aidé à le faire et je te dis à bientôt.

À bientôt.

 

Mesdames et Messieurs, le temps d’un générique et l’on se retrouve sur ce plateau avec M. Silvio Bernasconi. À tout de suite.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » juste quelques secondes. Le temps pour moi de donner la parole à notre ami Totor qui va vous présenter l’agenda de la semaine, ainsi que quelques pages publicitaires. À toute à l’heure.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

On ne pourra pas nous reprocher, là on va faire plaisir à M. Bernasconi, de ne pas parler de sports sur Télé Objectif Réussir. D’abord, on a parlé de Xamax tout à l’heure et maintenant, on va parler d’un sport qui est finalement très peu connu, qui est le concours complet. De quoi s’agit-il ?

Le concours complet regroupe trois disciplines. Dans l’ordre de course, nous avons donc le dressage, ensuite le cross et enfin ce que l’on appelle le concours hippique classique, c’est-à-dire les obstacles.

 

C’est un sport, on peut le comprendre en t’écoutant, qui demande des capacités assez exceptionnelles, parce qu’entre le cross et le dressage, ce n’est pas la même concentration.

C’est deux mondes. Disons qu’il y a une chose qu’il faut vraiment souligner, c’est que cela demande non seulement des qualités de la part du cavalier, mais ça demande aussi des qualités de la part du cheval qui doit être comme le dit la dénomination « complet », c’est-à-dire en dressage, être capable de se maîtriser puisqu’il y a vingt figures imposées. Il y a l’élégance qui entre en ligne de compte, il y a la souplesse, il y a le port de tête. Là, on est dans le soft, je serais tenté de dire…

 

Tout à fait. Très anglais.

Oui. Très british n’est-ce pas ? Et lorsqu’on arrive au cross, c’est encore une autre affaire puisque le but, là j’ai été assez surpris, n’est pas de faire le meilleur temps, mais de faire un temps idéal qui est fixé par le commissaire de courses. Et là, il s’agit de foncer et affronter notamment des obstacles dit naturels, bien qu’ils soient construits. Ils sont construits essentiellement en bois avec des hauteurs pas trop impressionnantes. En revanche, des largeurs et des profondeurs qui le sont.

 

Le cross est dangereux aussi d’ailleurs, parce que lorsque nous avons été filmer ces championnats d’Europe juniors que l’on verra tout à l’heure, en même temps en Allemagne se déroulait une compétition où une cavalière s’est tuée sous son cheval. Le cross est la partie la plus dangereuse, parce que les obstacles, tu l’as dit, sont fixes. Il y a aussi la fatigue. Cela dure quand même quelques minutes. Ils doivent ménager leur monture, c’est le cas de le dire, puisque le lendemain, il y a d’autres compétitions. C’est toujours avec le même cheval, mais il y a quelques particularités intéressantes, je crois, sur le cross ?

Au niveau du cross d’abord, ils ont tant de mètres à faire par minute et pour savoir exactement où ils en sont, les cavaliers ont en général un chronomètre, mais par exemple, tous les cinq cents mètres, il y a une horloge qui leur indique le temps idéal auquel ils devraient se trouver par rapport à leur départ. Cela, c’est une chose. Tout ce qui est protection. C’est-à-dire que l’on fait attention non seulement au cavalier qui va avoir casque et protège dos par exemple. On fait attention au cheval aussi. Il a souvent de la vaseline sur le poitrail et sur les pattes antérieures, sur le devant. Comme cela, si il heurte un obstacle, il va peut être se faire moins mal, les sabots sont protégés. Les fers comportent des crampons.

 

Il y a une chose particulière aussi au niveau du saut, des obstacles ?

Au niveau du saut d’obstacles, on tient compte finalement des épreuves précédentes, cela veut dire qu’au niveau de la hauteur des obstacles et surtout au niveau de l’écart entre chaque obstacle que ce soit des triples ou bêtement la rivière, on laisse plus de temps au cheval. Cela veut dire qu’il y aura moins d’obstacles dans un concours complet que dans un concours dit d’obstacles.

 

Maintenant concernant les nations, à ces championnats d’Europe juniors, j’ai vu des équipes, le Portugal était là, une équipe de Russie, d’Allemagne, d’Angleterre. Mais c’est toujours un peu les mêmes nations qui ont l’air d’être en tête ?

Je dirais que c’est étonnant et cela ne l’est pas dans le sens où on retrouve les Anglophones ! On sait que les Anglais et le renard, c’est une longue histoire, parlez-en à la reine. La chasse à courre, évidemment que l’on retrouve l’Angleterre mais on retrouve les anciennes colonies anglaises souvent en tête d’affiche, c’est-à-dire les Australiens, les Néo-Zélandais, les Américains. Au niveau plus européen, on va trouver, si l’on regarde que ce soit en championnat du monde ou dans le cadre des Jeux olympiques, les Allemands et dans une moindre mesure, les Français. Cela, c’est à peu près les six nations qui ressortent vraiment du lot.

 

La colle du jour, je sais que tu aimes bien, quand et pourquoi a-t-il été créé ce genre de concours complet ?

C’est assez simple, le point de départ, c’est l’armée. On testait les chevaux pour voir leur résistance, parce que l’on sait qu’à l’époque, on n’avait pas de tanks, ni de camions. C’était les chevaux qu’on utilisait et c’est les militaires qui testaient les chevaux afin de savoir s’ils étaient capables de tenir les distances courues lors de l’envahissement, au hasard, de la Russie par notre ami Napoléon.

 

Absolument incollable. Comme tu l’as dit tout à l’heure, c’est vrai que les chevaux sont très sollicités. Il y a des contrôles antidopage, on le verra d’ailleurs dans le petit sujet. Des vétérinaires sont là pour regarder comment se comportent les chevaux, parce que les cavaliers auraient tendance à tricher, pourquoi pas ? Leur cheval peut boiter, mais si ils pouvaient le dissimuler, ils le feraient volontiers.

Il faut bien reconnaître que toutes les dispositions sont prises, afin que l’animal et le cavalier soient préservés, on dira. Dans le sens où il y a d’abord un contrôle vétérinaire avant même le début des épreuves pour savoir si le cheval est en bonne forme, s’il n’a pas de blessures visibles ou non visibles. S’il n’a pas un état de fatigue trop présent, ne serait-ce qu’avant de commencer. Cela, c’est une chose et en plus de cela, lors des épreuves elles-mêmes, il y a en permanence des gens, un vétérinaire, qui se trouvent sur place le long du parcours, prêts à intervenir au moindre problème.

 

J’espère qu’on aura donné envie à nos téléspectateurs d’aller voir ce genre de concours. Une chose est sûre et encore une fois, M. Bernasconi avait raison tout à l’heure, il n’y avait pas de médias à ce championnat d’Europe. Nous étions la seule télévision. C’est quand même, je trouve, regrettable parce que cela se passait en Suisse, les championnats d’Europe, ce n’est pas tous les jours et cela demande pas mal d’investissements les courses équestres. Je pense aussi, un peu plus de télévisions, cela leur ferait un peu plus de sponsors, ils ne seraient sûrement pas contre ! Merci Alain de m’avoir assisté et je te dis à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

On se retrouve une dernière fois sur le plateau de « Quoi de 9 ? » juste le temps pour moi de dire que c’est notre ami Feisal qui a réalisé le montage du sujet que vous venez de voir. Merci encore Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. Je vous souhaite une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod