« Quoi de 9 ? » 205 : du 28 janvier au 3 février 2008

 

 

Totor

 

Salut à tous. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, Alain Sunier et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci à Totor. Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, bonjour et merci d’avoir décidé de passer quelques instants en notre compagnie. À mes côtés, Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Dans quelques instants, tu auras le plaisir de recevoir sur notre plateau M. Frédéric Mairy qui est chargé de communications au Théâtre du Passage à Neuchâtel. Mais avant cela, il serait peut-être bien que tu nous rafraîchisses un peu la mémoire. Finalement, qui a eu cette idée folle d’inventer un jour le théâtre ?

Le théâtre, c’est les Grecs de toute façon. On situe les premières pièces de théâtre au VIIème siècle avant Jésus-Christ. Tout part en fait de la mythologie puisque l’on célébrait les dieux et un beau jour, Thespis, un poète athénien, a décidé de mettre des paroles. Mais il y avait au départ qu’un seul acteur. Il n’y avait pas d’autres acteurs. Petit à petit, la tendance s’est étendue. Il y a trois, par exemple, tragédiens, Sophocle, Echyle et, il va me revenir, Euripide qui ont marqué leur génération. En particulier Echyle qui a, on le suppose, écrit nonante tragédies et on en a plus que sept, dont les Persées qui était peut-être la tragédie la plus connue. La comédie apparaît plus tard, c’est-à-dire vers 486 par l’intermédiaire d’Aristophane qui est le plus connu. C’est un homme qui met en scène le quotidien, c’est-à-dire les luttes du héros pour vaincre l’amour, pour vaincre l’opposition de ses parents et cela finit toujours très, très bien comme le veut la tradition de la comédie. Il y a également le drame satyrique. Le drame satyrique est basé sur la bouffonnerie et on se moque essentiellement des dieux et des puissants. C’est un art qui est très populaire au départ, mais qui va petit à petit gagner ses lettres de noblesse et se répandre en particulier, ce qui n’est pas trop surprenant, en Macédoine et en Sicile.

Au niveau de l’évolution du théâtre, ce que l’on peut dire, c’est qu’il n’y avait que des hommes comme acteurs et qui étaient affublés d’un gros phallus pour montrer qu’ils étaient hommes ou d’une paire de seins postiches énormes pour jouer des rôles de femmes. On portait le masque. Le masque permettait en effet d’amplifier la voix et cela permettait aux gens qui étaient aux derniers rangs de très bien comprendre ce qui se disait. Il y a d’ailleurs un théâtre assez fabuleux, un hémicycle qui se trouve à Epidaure. Il faut imaginer que les pièces se jouaient de jour. On devait tenir compte de la météo. Mais alors, ce qui est complètement fou, c’est qu’on y mettait quinze mille personnes. À Athènes par exemple, les gens du peuple ne payaient pas leur place au théâtre. Bien au contraire, on leur donnait de l’argent parce qu’ils avaient perdu une journée de travail. Cela, c’est un élément assez drôle. Je l’imagine assez mal aujourd’hui…

Autre élément qui est drôle, c’est que les pièces de théâtre étaient censées susciter une émotion forte chez les spectateurs. Émotions tellement fortes d’ailleurs que les femmes enceintes étaient interdites de spectacle, parce que l’on avait trop peur que sous le coup de l’émotion, tout d’un coup, elles nous pondent un enfant. En revanche par exemple, les esclaves avaient accès au théâtre ce qui est assez bizarre. C’était vraiment un domaine très, très démocratique et petit à petit qui s’est développé. On a par exemple au niveau situation, l’orchestre. On a une scène, des panneaux peints en guise de décors. On a même une machinerie. On a par exemple une machine qui permet de soulever un comédien. On le voit souvent, c’est souvent en comédie d’ailleurs, il y a deux tours tournantes en forme de prismes, ce qui permet de changer le décor au fur et à mesure que la pièce évolue. Et on a un plateau roulant pour amener les morts, parce qu’il avait été décrété qu’on ne montrait pas la mort aux spectateurs en direct, donc les morts, les pseudos morts, étaient amenés de l’arrière-scène par plateau roulant lorsqu’il y avait un drame. Sinon au niveau des anecdotes, on peut dire que les Grecs ont fortement influencé les Romains puisque les Romains vont reprendre les pièces des Grecs et après le théâtre va connaître un essor international, cela ne va pas rester confiné, si l’on veut, et chez les Grecs et chez les Romains, d’où par exemple l’existence du Théâtre du Passage à Neuchâtel.

 

Là, tu me tends la perche ! On aura l’occasion de revenir, de toute façon, sur l’histoire du théâtre.

Oui.

 

Une télévision culturelle se doit de faire ça de temps en temps. Très bien. Je te laisse aller retrouver M. Frédéric Mairy et moi je te dis, à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

Merci Messieurs pour toutes ces explications. Place maintenant à un comédien maison qui va vous présenter l’agenda de la semaine, ainsi que quelques pages publicitaires. Il s’agit bien sûr de notre ami Totor.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Qui n’a jamais rêvé de rencontrer Lucky Luke dans sa vie ? Je pense tout le monde. Nous, on l’a rencontré. C’était à Nods, il y a quelques semaines, où nous avons pu assister à un concours un peu particulier, un concours d’équitation western. Alors, c’est quoi l’équitation western ?

En fait l’équitation western, c’est de l’équitation qui vient d’Amérique. À la base, c’était surtout un métier. Le métier des vachers, des cow-boys. En Suisse, on a tourné ça en concours et c’est là que l’on fait des concours d’équitation western. C’est tout ce qui rapproche le bétail, les chevaux. Ranger du bétail dans des enclos. Tourner autour des bidons, des courses de vitesse avec les chevaux.

 

Finalement, le but c’est de jouer aux cow-boys mais en chronométrant, en réalisant une performance.

Voilà. Nous, on a tourné ça en concours parce que c’est un métier normalement, le métier de vacher. Chez nous, on n’a pas beaucoup de paysans qui courent après les vaches avec des chevaux ! En l’occurrence, on a dû adapter certaines règles comme les violences, de taper les animaux comme ils le feraient aux États-Unis. Il y a la course au lasso qui est interdite, choper les veaux au lasso et il y a tout : le fait de toucher une bête avec sa cravache ou son chapeau, c’est strictement interdit.

 

C’est clair que l’on travaille avec des vrais chevaux, un vrai troupeau de vaches.

C’est un troupeau de douze à quinze vaches.

 

Donc on a compris, on ne doit pas les martyriser. On doit tout faire pour ne pas les blesser. Ce n’est pas le but, mais les cow-boys doivent déplacer ce troupeau.

En fait, ils ont une zone de bétail où il y a le troupeau qui se trouve à l’intérieur. Ils sont une équipe. En cattle pennning, ils sont tout seuls. Autrement, on a le team penning où ils sont une équipe de trois.

 

D’accord.

Quand cela se passe en équipes de trois, ils doivent séparer trois vaches du troupeau et les mettre dans un enclos.

 

Qui se trouve à l’autre bout

Qui se trouve à l’autre bout du terrain. En moins de deux minutes, je crois.

 

D’accord. Le travail, c’est d’aller chercher ces trois vaches que le jury a désignées, de les sortir du troupeau et les amener…

Il y a aussi une petite anecdote. Ils sont truffés de règles, parce que c’est un concours suisse et on trouve vingt règles dans le truc. Il y en a une qui est assez sympa en équipes ou quand ils sont tout seuls. Une équipe de trois cavaliers, par exemple, ils sont appelés sur l’arène dès le départ et au bout du troisième appel, si le cavalier n’est pas dans l’arène, il élimine toute l’équipe. C’est assez strict.

 

D’accord. Il y a également un concours de vitesse, je crois.

Oui. Il y a un concours de vitesse. Ils doivent tourner autour de trois ou quatre tonneaux le plus rapidement possible avec leur cheval. C’est assez acrobatique, parce que ça tourne très vite autour des tonneaux, on le verra dans le film. À la limite, le cheval est presque à l’horizontale quand il tourne.

 

C’est vrai, on le verra d’ailleurs avec les images, il faut être un bon cavalier.

Il faut vraiment être un bon cavalier et avoir un bon lien avec son animal, parce qu’on lui fait faire des choses qu’il n’a pas forcément l’habitude de faire.

 

En tout cas, on peut encourager nos téléspectateurs à assister à ce genre de compétition.

Ils ne demandent que ça. Ce n’est pas super ouvert.

 

Effectivement, il y a très peu de public et c’est quand même intéressant, parce que l’on est vraiment dans un autre monde. Ils sont habillés comme des cow-boys, que ce soit les hommes ou les femmes.

Cela n’a rien à voir avec ce que l’on a vu à la télé il y a quelques semaines, de l’équitation comme ça. C’est vraiment différent.

 

On peut dire aussi que les équipes sont mixtes. Cela n’a aucune importance. Merci Julien pour toutes ces explications et on se rend à Nods pour rencontrer l’équitation western.

 

 

C’est sur ces images que se termine notre émission hebdomadaire. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod