« Quoi de 9 ? » 207 : du 11 au 17 février 2008

 

 

Totor

 

Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Alain Sunier, Julien Pisenti et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Au menu cette semaine, une comédie musicale, une action sociale au Népal et une exposition avec de la peinture, de la sculpture et de la photographie. On commence avec la comédie musicale et Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Nous avons été ensemble filmer une répétition d’une comédie musicale qui en effet est actuellement montée à Saint-Aubin et dont les organisateurs sont l’Armée du Salut. Alors, on ne va pas trop parler de la comédie, parce qu’il y aura des interviews, tout sera expliqué pendant le film. Par contre, l’Armée du Salut, ses origines, etc.

On peut dire que l’Armée du Salut est née dans les quartiers pauvres de Londres en 1860 et quelques. C’est William Booth qui l’a inventée, parce que lui-même venait d’une catégorie de personnes pas très riches et il a décidé d’empêcher les gens de se perdre dans la débauche des bordels ou l’alcoolisme comme ça. Il a décidé de prendre tous ces gens, comme il disait : « des moutons sans berger » et de les ramener à l’église. Cela n’a pas été une chose facile, parce qu’une fois qu’il les a ramenés à l’église, c’est les personnes qui sont habituées à l’église qui ont refusé les personnes qui n’avaient pas d’argent à s’asseoir sur les mêmes bancs d’église qu’eux. C’est de là qu’il a décidé d’inventer la Mission chrétienne de Londres avec sa femme dans le but de sortir les bancs d’église dans la rue, pour ouvrir l’église à tout le monde. Après, avec le temps, c’est devenu l’Armée du Salut.

 

Est-ce que l’on sait pourquoi ils ont appelé ça « Armée » ?

Le mot « Armée », c’est par rapport à leur uniforme, leur drapeau et surtout, ils voulaient un nom qui fasse un peu, je ne veux pas dire militaire, mais qui se fasse respecter. C’est surtout pour ça le coup de l’Armée du Salut.

 

C’est vrai qu’il y a une hiérarchie chez eux.

Il y a une hiérarchie. Il y a beaucoup de gens qui travaillent. Depuis le début jusqu’à maintenant, l’on voit qu’ils font énormément de choses pour le social, pour les gens de la rue.

 

L’Armée du Salut a pas mal évolué. Elle s’est pas mal diversifiée aussi dans pas mal d’actions différentes.

L’Armée du Salut, de nos jours, est encore très présente. Ils organisent des soupes populaires, des maisons pour les jeunes, des maisons pour les personnes âgées ou en difficultés. Ils sont encore très présents de nos jours dans le monde actif social. On les voit toujours en période de Noël récolter de l’argent dans leurs marmites…

 

Mais ils travaillent aussi beaucoup dans l’ombre de notre société.

Tout ça, c’est pour corriger les petits bugs de notre société, mais ils font ça par derrière, en fait, pour que ça ne se voie pas. C’est bien d’actualité, on essaye de cacher beaucoup de choses aux gens !

 

Et pour revenir justement à ce que l’Armée du Salut, la section de Saint-Aubin est en train de mettre sur pied, une comédie musicale de 50 enfants et ce qu’il faut dire, c’est que tous ces enfants ne sont pas tous de parents étant à l’Armée du Salut. C’était ouvert à tous les garçons et à toutes les filles de la région.

Ils ont mis quelques annonces dans les journaux et ils ont fait un casting pour recruter des chanteurs en herbe pour vraiment ouvrir… parce qu’ils cherchent à s’ouvrir plus qu’au sein des enfants de l’Armée du Salut. C’est ouvert à beaucoup plus.

 

C’est ce que va nous expliquer d’ailleurs tout à l’heure un des responsables de cette comédie musicale. Ce que l’on peut dire encore, c’est la première représentation. Il y en aura ailleurs en Suisse romande, mais enfin la première, c’est ce dimanche à Saint-Aubin.

Dans la grande salle au bord du lac. Je pense que cela vaut le détour d’aller jeter un petit coup d’œil. En tout cas, eux sont tellement enthousiastes de montrer leur travail aux autres personnes.

 

Tout à fait. Et dans le petit sujet que l’on va voir maintenant, on peut déjà se faire une bonne idée de ce qu’ils ont fait. Bien merci en tout cas Julien pour toutes ces explications et à très bientôt.

Mais de rien, à bientôt.

 

 

Après ces comédiens en herbe, on va retrouver un autre comédien, notre ami Totor, qui va vous présenter quelques pages publicitaires ainsi que, bien sûr pour commencer, l’agenda de la semaine.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Alain Sunier, salut Alain.

Salut Jean-Pierre.

 

Tu as eu le plaisir de rencontrer et de nous faire connaître un de tes amis, M. Jean-Denis Jaquet, instituteur, qui est tombé amoureux du Népal.

Oui.

 

Et d’une Népalaise, je crois.

Oui, dont il a eu une charmante fille.

 

Voilà. Il continue d’enseigner dans le canton de Neuchâtel, mais il a créé une organisation vraiment très intéressante, pas très surprenante de la part d’un instituteur au Népal.

Sa première idée, c’était non seulement le Népal, mais il a démarré par exemple en Egypte. Son idée, c’était d’aider les enfants qui ont des problèmes de scolarisation. Il faut reconnaître- il y a à peu près 70 % d’agriculture au Népal, que les enfants sont plus facilement occupés à aider les parents à travailler qu’à aller à l’école. Ce d’autant qu’ils doivent payer un écolage, l’uniforme ainsi que tout ce qui est matériel scolaire. Quand il a vu ça, sa fibre… dans la vallée, il se trouve à ce moment-là dans la vallée de Katmandou, la capitale, sa fibre d’instituteur n’a fait qu’un tour, il a décidé de créer une association qu’on appelle CILL.

 

Il nous en parlera d’ailleurs très, très bien dans cet entretien. Le Népal, un pays que l’on ne connaît pas très, très bien. C’est calme politiquement, qu’est-ce qui se passe ?

Actuellement, c’est peu recommandé comme but de voyage, parce qu’il y a un bouleversement politique, c’est-à-dire que pendant très longtemps cela a été une monarchie et là, ils ont décidé qu’ils entraient dans une démocratie. L’assemblée, qui est provisoire, doit créer toute une constitution pour justement arriver en démocratie, en république en l’occurrence.

 

Cette réforme ne se fait pas toute seule. Il y en a qui mettent les pieds contre le mur ?

Les Maoïstes mettent les pieds contre le mur, occupent toutes les régions en particulier la vallée du Teraï qui est au sud du pays dans le Gange. C’est l’une des régions les plus peuplées, parce qu’elle permet l’agriculture. Ensuite, on a la région du centre où tout le climat est différent et le fameux Himalaya avec l’Everest, environ 8850 mètres, parce que l’on sait que ça peut varier, ça bouge, où l’on compte les huit plus hauts sommets du monde dans cette région-là. Il est un fait, c’est qu’actuellement c’est vraiment très instable. Normalement, c’est pour avril 2008 que les choses devraient se stabiliser, qu’un gouvernement, cette fois officiel, serait mis en place. Mais on se rend compte que les Maoïstes, donc le PCN, mettent les bâtons dans les roues parce qu’ils estiment qu’ils doivent occuper une place plus importante au sein du nouveau gouvernement par rapport à leur influence sur la population tibétaine.

 

Peut-être juste avant de terminer, une petite anecdote sur l’Everest ?

L’Everest, on parle de sherpas, le sherpa correspond à une ethnie. On dit toujours les gens qui accompagnent les alpinistes. Everest tire son nom d’un gouverneur qui était aux Indes vers les années 1800 et quelques poussières, et comme la montagne en question portait quatre noms différents, c’est-à-dire à la Tibétaine, à la Chinoise, à la Népalaise, ces chers Anglais, qui occupaient l’Inde à ce moment-là, ont décidé qu’il fallait donner un nom civilisé, telle est la parole qui a été dite, à la plus haute montagne du monde et c’était le nom d’un gouverneur.

 

Évidemment…

Anglais.

 

Très bien. Merci Alain pour toutes ces explications et à très bientôt.

Pas de quoi Jean-Pierre. À bientôt.

 

 

Après les neiges éternelles de l’Himalaya, on se retrouve avec notre éternelle Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Pour parler d’un sujet que vous aimez bien, la peinture, la sculpture puisqu’ici, à la gare de Bevaix, nous avons nos studios mais deux étages en dessus il y a la galerie Quint-Essences que tout le monde connaît avec une exposition assez particulière.

Oui une exposition collective intitulée « Grâce à Vous ! ».

 

Avec pas mal d’artistes.

Oui. Il y a dix-huit artistes de tous styles différents.

 

Qu’est-ce que l’on peut y voir ?

Des collages, de la photo, des sculptures, de la peinture à l’huile, de la gouache, des graffitis.

 

Des vitraux aussi, je crois ?

Oui des vitraux aussi. Vraiment de tout.

 

Beaucoup d’artistes. Certains avaient déjà exposé à la galerie Quint-Essences, d’autres exposent pour la première fois leurs œuvres.

Oui.

 

Comme il est dit dans le sujet que nous allons voir, Anaïs Laurent dit qu’il n’y a pas de fil rouge cette fois comme il y avait d’habitude, par contre c’est vrai qu’en se promenant dans la galerie, on va un peu de surprise en surprises.

Oui. Le visiteur peut découvrir des techniques mixtes, du collage, des peintures à l’acrylique aussi. Différentes choses, oui.

 

Voilà. Vous nous avez donné envie, à nos téléspectateurs aussi, d’aller visiter cette exposition qui se tient jusqu’à la fin février.

Oui, jusqu’au 29.

 

Très bien. Merci Françoise pour toutes ces explications et à très bientôt.

Merci à vous. À bientôt.

 

Bonne fin de journée.

 

 

On se retrouve une dernière fois sur le plateau de « Quoi de 9 ? », juste le temps pour moi de vous remercier d’avoir suivi nos émissions, de vous souhaiter une très bonne fin de journée et de vous dire de bien prendre soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod