«Quoi de 9 ? » 210 : du 3 au 9 mars 2008
Totor
Instant précis d’état
États d’autres pour un présent
Précision de principe Vie
Décision pour longtemps…
Temps pour geste crédule
Testicules d’un savoir ?
Avoir d’un pour moi
Pour poing d’élixir…
Ces paroles, Mesdames et Messieurs, sont de Boillat X. Boillat X, que nous aurons le plaisir de recevoir dans quelques instants dans le cadre de notre émission « Quoi de 9 ? ». Un « Quoi de 9 ? » qui cette semaine, vous sera présenté par Françoise Berthod, Julien Pisenti et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour. Merci d’avoir décidé de passer quelques instants sur Télé Objectif Réussir. Merci aussi à notre ami Totor, qui nous a lu quelques extraits d’un livre écrit par Boillat X. Boillat X., poète et philosophe. On va en parler avec Julien Pisenti. Bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
Comme moi, vous avez pu découvrir cet homme extraordinaire qui mérite d’être connu, parce que vraiment, il doit être unique au monde.
C’est un personnage qui est unique au monde déjà par sa façon d’être, ainsi que sa manière de voir les choses et d’écrire. Ces poésies… il met le problème sur la table. Il dit ce qu’il a en travers de la gorge, il le crache ! Il faut aussi dire que c’est une personne sympathique, parce que… On ose utiliser ses termes ?
Allons-y, parlons comme lui !
« Il en a rien à foutre de tout ce qui l’entoure », et il dit ce qu’il pense. C’est une personne qui a horreur de celles qui disent tout bas ce qu’elles pourraient dire tout haut.
C’est vrai. C’est là qu’il se révèle intéressant. Il a beaucoup de sincérité. On pourrait penser qu’il est grossier comme ça, parce qu’il a de la peine à commencer une phrase sans dire « Nom de Dieu ». Mais finalement on le sait, parce qu’on a un petit peu appris à le connaître. C’est malgré tout un homme très sensible.
Très sensible ; c’est dans sa nature. On a l’impression qu’il broie du noir, comme il le dira dans le sujet. C’est sa couleur principale même si ce n’est pas une couleur. Mais il voit du noir depuis qu’il est tout petit. De par sa pensée, c’est noir ; et de par sa façon de parler, c’est noir. Mais lorsqu’on discute comme ça avec lui en-dehors du tournage, on s’aperçoit qu’il ne l’est pas du tout. C’est quelqu’un de très sympathique, sachant rester lui-même ; comme on a pu le constater pendant le tournage.
Même s’il est un peu négatif en parlant de sa vie. Il a l’air de dire qu’il a essayé beaucoup de choses, et qu’il a échoué des choses. Mais en définitive, sa vie est bien remplie, parce que faite de musique, de sculpture, de poésie.
Il a aussi commencé un métier de potier pour pouvoir ensuite accéder à la sculpture. Il joue du saxophone, écrit des poésies et fait de la peinture. Mais son art est très brut ; tout comme lui…
C’est très brut et en même temps, je reviens là-dessus, on sent qu’il a énormément de cœur et de sensibilité, et il nous a tous vraiment beaucoup touchés et beaucoup émus en venant nous rendre visite ici.
Justement, ça montre bien que c’est un personnage qui était fait pour venir sur notre plateau. Il n’avait pas forcément besoin de dire quelque chose, mais l’a quand même fait. C’est un homme qui a du cœur, et c’est justement des gens de ce style qu’il faudrait inviter à la télé.
Ce n’est pas un hypocrite et ça, ça fait du bien !
En effet ! On a intérêt d’être dans ses petits papiers quand on est en face de lui, parce qu’il ne va pas hésiter à cracher tout ce qu’il a, voire à cracher sur nous.
On va encore dire que le montage a été réalisé par Adrian Sarealba. Quant à l’entretien, il a été mené par notre collaborateur Cesar Evora. Cela n’a pas été facile, mais il s’en est bien sorti.
Il s’en est bien sorti et je dis : « Bravo Cesar, c’est super cool ce que tu as fait et salutations !»
Merci en tous cas Julien de m’avoir aidé à présenter cet ami Boillat X.
De rien Jean-Pierre.
On se retrouvera tout à l’heure pour parler de tout à fait autre chose.
Sous les tropiques.
On écoute notre ami Cesar Evora et notre ami, notre frère que dis-je, Boillat X. À tout de suite.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? », juste pour proposer à Totor de nous présenter l’agenda de la semaine, ainsi que quelques pages publicitaires.
Après les coups de gueule de notre ami Boillat X, on va passer au coup de gueule de Julien Pisenti. On sait que vous êtes un grand amoureux de la nature, des insectes et de la protection de l’environnement. Vous allez nous parler aujourd’hui de la forêt amazonienne.
La forêt amazonienne qui s’étend dans le bassin sud-américain et qui comprend le Venezuela, le Brésil et Cie. J’aimerais aussi préciser que ça représente 7 millions de kilomètres carrés. On pourrait mettre 160 fois la Suisse dedans ! Malheureusement, elle est ravagée…
Pourquoi faut-il absolument protéger cette forêt ?
Il faut protéger cette forêt sachant que chaque année on découvre de nouvelles espèces, tant animales que végétales. Et dans les espèces végétales, il y a beaucoup de plantes que l’on pourrait utiliser pour la fabrication de médicaments. Et on trouve au moins 40 % des espèces du monde dans le bassin amazonien ; ce qui représente une biodiversité énorme.
Pourquoi est-ce également si important de la préserver, pour l’eau par exemple ?
Parce qu’un tiers des nuages viennent du bassin tropical amazonien et se retrouvent sur toute la planète ; ce qui nous fournit de l’eau. Et si on commence déjà par tailler ses arbres, on va au-devant d’un bouleversement climatique qui va se répercuter sur toute la planète.
Donc, en plus de la perte de la forêt, il y aurait aussi un rapport au problème du réchauffement ?
Le réchauffement climatique. En coupant les arbres, on va augmenter l’effet de serre. Il faut aussi préciser que l’effet de serre, c’est un phénomène naturel mais il a été considérablement augmenté par l’homme à cause de ses productions de gaz carbonique. Là justement, si on commence à couper toutes les forêts qui protègent le sol, ça générera un effet de réflexion du soleil. La forêt ne va plus absorber le soleil, et ça séchera la terre qui va refléter le soleil dans l’atmosphère. Ce qui va réchauffer… On dit que dans une quarantaine d’années, il y aurait sept degrés de plus pour le climat de la planète !
À part cela, que pourrait-on faire pour sauver ces forêts ?
Il existe des marques de produits équitables, genre Max Havelaar. Il y a aussi des associations comme le WWF, qui prônent la protection de la forêt amazonienne. Ce qui est drôle, c’est qu’ils ont fait une étude aussi. Ils ont estimé que si chaque Suisse mettait un franc pour la forêt, en une année, on sauverait la superficie totale de la Suisse en forêt. Ce serait également bien d’éviter d’acheter les produits à usage unique. On utilise beaucoup de papier, genre lingettes jetables. D’éviter aussi des phénomènes de mode tels que les planchers de salle de bain en tek. En Suisse, il y a bien assez de bois ! Malheureusement, il n’est pas plus résistant… En Suisse, on plante plus d’arbres que l’on en coupe. Alors autant se servir dans nos forêts où il y a suffisamment de bois, plutôt que d’aller dévaster les forêts primaires. Le gouvernement brésilien a fait une belle boulette en ouvrant des voies de communication pour permettre le rempaillage, le déboisage et tout ça. Ils ont fait des routes à travers les forêts primaires et là, c’est une porte ouverte pour tous les bûcherons, agriculteurs. Tout au long de ces routes, on sait que tout est dévasté sur cent kilomètres à la ronde. Un autre truc, qui va aussi dans le mauvais sens, provient du 70 % des émissions de CO2 au Brésil. C’est dû à la déforestation et aux arbres qui sont brûlés ; ce qui est complètement bête puisqu’on sait que les arbres récupèrent justement une bonne partie du CO2. Si on les coupe et qu’on fabrique du CO2, qui récupérera après ?
Absolument ! Je vous posais la question tout à l’heure… Comment nous autres Suisses pourrait-on lutter contre ces méfaits ? Récemment, on s’est rendu au Papiliorama, qui se trouve maintenant à Kerzers. On y a rencontré son directeur, M. Caspar Bijleveld, qui nous a parlé d’une exposition ; une exposition de photographies. Une démarche intéressante, puisque les photographies seront prochainement vendues aux enchères, et qu’une partie des bénéfices seront destinés à la sauvegarde d’une réserve naturelle qui se trouve au Belize.
Oui. Au Belize, la réserve du Papiliorama.
La réserve qui serait celle du Papiliorama. Ce photographe, vous le connaissez un peu ? Vous avez un petit peu étudié ?
J’ai fait une petite recherche sur Frans Lanting. C’est un personnage né en Hollande, à Rotterdam en 1951, et qui par la suite, par son amour de la nature, a voulu faire découvrir par ses magnifiques photos tout ce qui était menacé sur terre. Il a voyagé à travers les forêts tropicales, en Afrique, et aussi écrit un livre sur les pingouins et les bonobos. Il a également écrit un livre sur son exposition « Jungles ». Il a réalisé beaucoup d’ouvrages illustrés. Tout ça pour promouvoir la protection de tous les trésors planétaires menacés.
Une magnifique exposition qui a fait le tour du monde, et qui s’arrête maintenant au Papiliorama à Kerzers.
Ces 43 photos s’arrêtent au Papiliorama, et c’est là que sera organisée la vente aux enchères à la fin de l’exposition. Il faudrait aussi rajouter que l’exposition se terminera le 28 avril.
Parfait. Je crois qu’on a tout dit… Vous avez pu pousser votre coup de gueule, et on a pu faire un peu de pub pour cette exposition. On va tout simplement s’y rendre, regarder ces magnifiques tableaux et écouter son directeur.
Cela sera que du plaisir !
Et que du bonheur ! Merci Julien et à très bientôt.
On se retrouve avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Pour parler de notre regretté collaborateur Éric Broye, puisque nous allons aujourd’hui diffuser l’une de ses poésies.
Oui.
Sur des images de berger cette fois.
Sur des images de berger, qui était en réalité son métier.
Il était berger à la montagne, alors que celui que nous verrons dans le film est un berger qui travaille dans la région des Trois Lacs.
Exactement.
Que dire encore ? Le montage a été réalisé par Oscar Garcia, qui s’est spécialisé dans ce genre de montage et prête lui-même sa voix. En étant berger, c’était plus facile pour Éric d’écrire ?
Je pense que c’était plus facile pour lui. Ce n’est pas un métier où il doit être concentré toute la journée. Il reste avec ses moutons, et le soir venu, il peut laisser aller son imagination et mettre ses pensées sur papier.
Cela se remarque d’ailleurs dans ses poèmes.
Toujours liés aux femmes.
Ils parlaient toujours des femmes. On sentait qu’il avait le temps d’approfondir ce sujet sur son alpage.
Oui.
Bien. Il ne nous reste plus qu’à regarder ce petit sujet réalisé par Oscar Garcia, et d’écouter attentivement ce poème d’Éric Broye. Merci en tous cas Françoise, et à très bientôt.
À bientôt, merci à vous.
C’est sur ces belles paroles que s’achève notre émission hebdomadaire. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très, très bonne journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod