« Quoi de 9 ? » 211 : du 10 au 16 mars 2008

 

 

Totor

 

Salut à tous. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? », avec Daniel Zumbrunn, Martial Ghielmetti et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et merci d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Cette semaine, une émission assez particulière, puisque nous allons tout d’abord parler d’une femme pas tout à fait ordinaire. Puis ensuite, nous partirons à Madagascar, à la rencontre de confrères et de consoeurs qui ont créé une radio locale. On commence avec Martial, bonjour.

Bonjour.

 

Vous allez nous présenter aujourd’hui votre tout premier montage, que vous avez réalisé chez nous. Il s’agit d’une femme pas tout à fait ordinaire, comme je le disais tout à l’heure, qui est écrivain, mais qui a aussi d’autres casquettes, si je puis dire.

Oui, elle est aussi diacre et ingénieur. Elle a travaillé dans l’horlogerie, et est également mère de famille. Un travail qui prend pas mal de temps.

 

Absolument ! Avant de parler un peu plus en détails de Mme Serex, parlons encore vite du montage. Un montage pas très facile à faire, finalement, parce qu’une partie du reportage s’est déroulée à la galerie YD à Neuchâtel, et l’autre partie a été réalisée ici dans le studio.

Oui, exactement. Cela a été un travail intéressant à faire. J’ai surtout découvert au début… C’est vrai que ça laisse pas mal de part à l’imagination. Par rapport au choix des images qu’on va mettre, et par rapport à la galerie, justement, où les images ont été tournées. Puis d’incruster ça dans l’interview…

 

On ne s’en rend pas tout à fait compte quand on voit le travail fini. Il semble que tout est simple, alors qu’il a fallu pas mal composer.

Oui. Il y a pas mal de travail derrière. C’est surtout un choix d’images, de paroles…

 

Il y a un mélange, et ce n’était pas très facile de tourner dans la galerie YD. Parce qu’il y avait beaucoup de monde, et que le son n’était pas forcément toujours comme on l’aurait souhaité. Et c’est là qu’on se rend compte à quel point le rôle du monteur est important. Cela ne suffit pas de faire des interviews ; le montage a beaucoup d’importance.

Oui, pour corriger par exemple. Quand il y a des rires ou que quelqu’un parle, il faut justement trouver le moyen d’amoindrir, d’adoucir ce qui se dit ; les paroles et tout…. Le son prend beaucoup de temps à être modifié, mais c’est vraiment très intéressant. J’ai pris beaucoup de plaisir en tous cas. C’est vraiment un travail super intéressant.

 

Si vous avez du plaisir à faire du montage, c’est bien. Vous avez eu du plaisir à rencontrer cette femme, qui on l’a dit tout à l’heure, fait beaucoup de choses dans la vie. Vous aimez bien son engagement aussi ; son engagement politique

Voilà, sa vision un peu de la vie actuelle. J’aime aussi les parallèles qu’elle fait par rapport à l’histoire. Son livre, par exemple. Son premier roman sur les Croisades. Elle s’est inspirée, en fait, d’une croisade détournée de son but principal pour des raisons politiques. En faisant des parallèles avec la vie actuelle, ou tout ce qui se passe aujourd’hui ; comme les guerres qui sont dirigées par la politique. C’est le genre de truc qui est intéressant, et que j’ai apprécié chez elle. En globalité : les injustices dans le monde, ou la place de la femme dans une société qui ne l’apprécie pas à sa juste valeur. On voit qu’elle est engagée, quand même ; un peu révoltée par rapport à la société de consommation, et par rapport à notre vie et tout. C’est des points de vue que je partage, et ça m’a bien aidé pour m’intéresser à ce que je faisais. Elle a d’ailleurs été interviewée par Linda Fischer.

 

Il ne faut pas oublier de le dire.

Il ne faut pas oublier de le dire, et c’était vraiment intéressant. J’ai bien aimé ses points de vue. D’ailleurs, son roman a l’air intéressant. J’ai lu, survolé quelques pages, et c’est vrai que c’est captivant. J’aime bien aussi sa façon d’écrire.

 

Il y a une poésie qui vous a particulièrement marqué. Sur une réfugiée kosovare, je crois ?

Exactement. Dans son poème, on ressent bien qu’elle essaye de cerner les gens, et elle retransmet bien le désespoir qu’ils peuvent éprouver. Le fait, pour la réfugiée, de se sentir un peu perdue quand elle arrive ici. Comme elle le dit dans son poème, celle-ci cherche une terre d’asile, et je pense c’est le problème que rencontrent tous les réfugiés. Cela ne doit pas être facile. Elle a bien su retranscrire ce que cette femme lui a fait ressentir, en fait. Le sentiment d’être un peu parachutée.

 

C’est sûrement son côté diacre qui doit ressortir ?

Oui, sûrement.

 

En tous cas, on vous remercie pour l’excellent montage que vous avez fait. On rappelle que c’est Linda Fischer qui a mené l’interview.

Exactement.

 

D’accord. On part retrouver ces dames. En attendant, merci Martial et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? »… Juste le temps pour moi de proposer à notre ami Totor de vous présenter l’agenda de la semaine, ainsi que quelques pages publicitaires.

 

 

Une fois n’est pas coutume, nous allons déménager du côté de Madagascar avec Daniel Zumbrunn. Salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

En fait, quand je dis déménager… J’ai eu le plaisir de rencontrer, il y a quelque temps, M. José Ribaud, ancien rédacteur en chef du journal « La Liberté », et ancien journaliste à la Télévision Suisse Romande, qui à 62 ans, a décidé de prendre sa retraite. Et plutôt que de rester sans rien faire, il est parti développer une radio locale à Madagascar. On a trouvé que c’était intéressant de parler de cette initiative. Mais tout d’abord, Madagascar… Tout le monde ne sait pas forcément où ça se trouve, et tu vas nous le dire.

C’est une île qui est dans l’Océan Indien, dans l’Hémisphère Sud. Au niveau du Tropique du Capricorne ; à l’Est de l’Afrique, face au Mozambique.

 

Madagascar, ce n’est pas un des pays les plus riches au monde. Problèmes économiques

C’est clair, comme la plupart des pays africains, il y a très, très peu d’argent. 80 % des personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté. D’ailleurs, on peut aussi voir que le taux de natalité, chez la femme, avoisine une moyenne de presque six enfants par femme. C’est bien là le signe qu’on fait des enfants pour essayer d’avoir des bras. Des bras qui ramèneront un peu d’argent à toute la famille.

 

Comme tu es incollable sur Madagascar, tu pourrais peut-être nous rappeler le nom du Président ? Il est assez original, je crois ?

Le président actuel s’appelle Marc Ravalomanana, et il est au pouvoir depuis les élections de 2001. Cela s’est fait un peu difficilement. Il avait gagné les élections contre le dictateur Didier Ratsiraka, mais celui-ci avait falsifié les résultats. Il avait changé les personnes qui étaient dans la Haute Cour et qui devaient juger la qualité des élections. Il a essayé de s’accrocher, mais là, les gens se sont révoltés, et ils ont fini par reconnaître que notre ami Ravalomanana était bel et bien l’élu.

 

Mais Madagascar est surtout connue pour sa faune, qui est exceptionnelle, je crois.

Voilà. Puisque c’est une île qui a été assez isolée, et qui a été peuplée très tardivement ; il y a à peine 1500 ans. La faune comprend beaucoup d’espèces indigènes qu’on ne trouve pas ailleurs. On y découvre notamment les plus connus : les lémuriens, qu’on ne trouve effectivement nulle part ailleurs. Mais le trois-quarts des animaux qui vivent sur l’île sont des espèces spécifiques à Madagascar, qu’on ne trouve que sur place.

 

C’est intéressant, et je pense que c’est la raison pour laquelle beaucoup d’ornithologues et autres spécialistes se rendent là-bas.

Bien sûr, c’est pour étudier toutes ces… Il y a une biodiversité absolument incroyable. Maintenant, avec la déforestation, vu que l’homme utilise le bois pour tout ; pour se chauffer, construire, cuisiner… On saccage les forêts, et tous ces animaux sont en danger !

 

En attendant, on rappelle juste que c’est Oscar Garcia qui a réalisé le montage, et que le petit film que nous verrons a été tourné par la Fondation qu’a créée José Ribaud autour de cette radio locale. Alors merci Daniel de nous avoir tout dit sur le Président et la vie à Madagascar, et à bientôt.

À bientôt.

 

Allez ! C’est parti pour Madagascar…

 

 

On quitte Madagascar pour revenir ici à Bevaix, où se trouvent nos studios. Merci Mesdames et Messieurs d’avoir suivi nos émissions. On vous souhaite une très, très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod